1. Taux de croissance global du PIB réel. La formule du barème est : taux de croissance global du PIB (en %) =PIB2015PIB2022−PIB2015×100.
- Pays A : 4250045900−42500×100=425003400×100=8,00 %.
- Pays B : 3100033170−31000×100=310002170×100=7,00 %.
Interprétation (pays A) : la valeur des richesses créées par les agents économiques résidents du pays A a augmenté globalement de 8,00 % entre 2015 et 2022 ; le PIB étant mesuré à prix constants, cette hausse est une hausse des volumes et non un effet des prix.
2. Population et PIB réel par habitant.
Taux de croissance de la population : pays A, (12,05/11,30−1)×100≈6,64 % ; pays B, (10,50/9,60−1)×100≈9,38 %.
Le PIB réel par habitant est le rapport du PIB réel à la population. Son taux exact, avec g et p exprimés en nombres décimaux, est [(1+g)/(1+p)−1]×100.
- Pays A : (42500/11,3045900/12,05−1)×100≈+1,28 %.
- Pays B : (31000/9,6033170/10,50−1)×100≈−2,17 %.
Comparer les méthodes. La différence des taux donne environ +1,36 % et −2,38 %. Cette approximation figure dans le corrigé source ; elle conserve ici le sens de l'évolution, mais n'est pas une égalité exacte et ne donne pas les résultats demandés à 10−2 près. Garder les données non arrondies pendant le calcul, puis arrondir le taux final.
3. Comparaison du niveau de vie moyen. Dans le pays A, le niveau de vie moyen s'est amélioré de 1,28 % entre 2015 et 2022, car le PIB réel a augmenté à un rythme plus élevé (8,00 %) que celui de la population (6,64 %). Dans le pays B, le niveau de vie moyen a au contraire régressé de 2,17 % : le PIB réel augmente bien de 7,00 %, alors que la population augmente de 9,38 %, de sorte que la richesse supplémentaire est partagée entre davantage d'habitants. Ce qui distingue les deux pays n'est donc pas la croissance elle-même, mais l'écart entre le rythme de la croissance et celui de la démographie.
4. Un PIB en hausse ne garantit pas l'amélioration du niveau de vie. Le pays B en est la preuve chiffrée : croissance positive du PIB (+7,00 %) et recul du niveau de vie moyen (−2,17 %). Deux limites s'ajoutent à ce constat. D'abord le PIB par habitant est une moyenne : il ne dit rien du partage de la richesse, et la croissance peut s'accompagner d'inégalités entre actifs (vulnérabilité des peu qualifiés, employabilité inégale). Enfin, le PIB par habitant renseigne sur un niveau de ressources moyen ; il ne suffit pas à décrire le bien-être ou le développement humain, qui demandent aussi des indicateurs de santé, d'éducation et d'environnement.