1. Idée : on remonte la chaîne étage par étage avant toute application numérique.
A.L.I.1 est un suiveur idéal en contre-réaction : ses deux entrées ont la même tension, donc V1=VRX=SWRX. Pour le premier inverseur, l’entrée non inverseuse est à la masse et l’entrée inverseuse est au potentiel nul (masse virtuelle). Le courant entrant dans l’A.L.I. est nul : R1V1−0=R20−V2, d’où V2=−R1R2V1. Le second inverseur donne de même R3V2=−R4V3, donc V3=−R3R4V2. En reportant :
V3=(R3R4)(R1R2)SWRX⟹k=WRXV3=R3R4⋅R1R2⋅S Application numérique : R3R4=10×10310×103=1 et R1R2=47047×103=100, d'où k=1×100×0,82×10−3=8,2×10−2V⋅keV−1 (soit 82mV par keV). Contrôle d'homogénéité : k est bien en volt par keV puisque les deux rapports de résistances sont sans dimension.
2. Idée : ce n'est pas une question de gain, c'est une question de signe. Le premier étage amplificateur après le suiveur est inverseur : pour WRX>0 on a VRX>0 donc V2=−100VRX<0. Par exemple à 60keV, V2=−100×0,82×10−3×60=−4,92V. Une tension négative est toujours inférieure à Vref=+2,0V : le comparateur resterait à l'état bas dans le domaine linéaire étudié, et l'information serait perdue. Le second inverseur applique une seconde inversion ; deux inversions rendent V3 positive et homogène au signe de Vref. Son rôle est donc de rétablir le signe, pas d'amplifier — c'est pour cela que R3=R4.
3. Idée : la condition de basculement porte sur V3, on la traduit sur WRX grâce à k. La sortie passe à l'état haut lorsque V3≥Vref, c'est-à-dire kWRX≥2,0, soit
Wmin=kVref=8,2×10−22,0≈24,4 keV À WRX=60keV : V3=8,2×10−2×60=4,92V. Comme 4,92V>2,0V (et 60keV>24,4keV), la sortie bascule : VE=12V. L’écart entre V3 et la référence vaut ici 2,92V.
4. Idée : Wmin=Vref/k et k est inversement proportionnel à R1, donc Wmin est proportionnel à R1 — c'est ce qui décide du sens de l'arrondi. On veut Wmin=15keV, donc k′=152,0≈0,13333V⋅keV−1. En ne touchant que R1 :
R1′=k′R2S=247×103×0,82×10−3×15=289,05 Ω Cette valeur n'existe pas en E12 ; il faut choisir entre 270Ω et 330Ω. On calcule le seuil obtenu dans chaque cas :
- R1=270Ω : k=27047×103×0,82×10−3≈0,1427V⋅keV−1, donc Wmin=0,14272,0≈14,0keV. À 15keV, V3≈0,1427×15≈2,14V>2,0V : la sortie bascule bien.
- R1=330Ω : k=33047×103×0,82×10−3≈0,1168V⋅keV−1, donc Wmin=0,11682,0≈17,1keV. À 15keV, V3≈0,1168×15≈1,75V<2,0V : la sortie ne bascule pas, le cahier des charges n'est pas tenu.
On retient R1=270Ω pour respecter le seul critère donné : détecter dès 15keV. Le déclenchement se produit en fait vers 14,01keV, soit environ 0,99keV avant la cible idéale. Ce choix admet donc aussi certaines énergies inférieures à 15keV ; faute de seuil de rejet ou de données de bruit, on ne peut pas conclure sur ces autres performances ni sur la sécurité du dispositif réel.