Idée : en torsion, la matière proche de l'axe ne travaille presque pas — la contrainte y est quasi nulle. Enlever cette matière coûte donc peu de résistance et beaucoup de masse : c'est tout l'intérêt d'un arbre creux, et c'est ce que ce calcul doit chiffrer plutôt qu'affirmer.
1. Rpg=sReg=3180=60 N/mm2. Le couple est converti une fois pour toutes : Mt=60N⋅m=60000N⋅mm, cohérent avec des diamètres en mm.
2. Section pleine :
τmax=π×20316×60000=25132,7960000≈38,2 N/mm2 ≤ 60 Section creuse 24/20 : D4−di4=331776−160000=171776 mm4, d'où
τmax=π×17177616×60000×24=539651,623040000≈42,7 N/mm2 ≤ 60 Les deux solutions satisfont la condition de résistance, avec des marges respectives de 36% et 29% sur Rpg.
3. Aires de section droite :
Splein=4π×202≈314,2 mm2Screux=4π(242−202)=4π×176≈138,2 mm2 Le tube ne pèse que 138,2/314,2≈44% du plein, soit 56% de masse en moins, pour une contrainte qui ne monte que de 42,7/38,2−1≈12%. À critère de masse et sécurité satisfaite, c'est donc le tube qu'il faut retenir : il échange 12% de marge de contrainte contre plus de la moitié de la masse. Le diamètre extérieur plus grand reste toutefois un encombrement à vérifier dans le carter.
4. Avec di=22mm : D4−di4=331776−234256=97520 mm4, donc
τmax=π×9752023040000=306363,923040000≈75,2 N/mm2 > 60 Ce tube est à écarter : amincir la paroi de 2mm à 1mm a fait bondir la contrainte de 42,7 à 75,2N/mm2, soit +76%, parce que c'est la matière la plus éloignée de l'axe — la plus efficace — qui manque désormais. Le couple admissible correspondant s'obtient en inversant la même relation :
Mt ≤ 16DRpgπ(D4−di4)=16×2460×306363,9≈47870 N⋅mm=47,9 N⋅m soit 80% du couple demandé : ce tube conviendrait à une machine moins chargée, pas à celle-ci.