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Fahmio
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Bac Tunisie
TEC-AGuidage en rotation — montages O et X

Guidage en rotation — remplacer des coussinets par un montage en O ou en X

Idée directrice

Au bac Technique, le guidage en rotation d'un arbre est d'abord assuré par des coussinets, puis souvent remplacé par deux roulements à contact oblique. Le dessin demande de cocher montage en O ou montage en X : le O éloigne les centres de poussée (plus de rigidité, cas porte-à-faux / arbre cannelé) ; le X les rapproche.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Guidage en rotation » ; « montage en O / X » ; « coussinets » ; « porte-à-faux »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Lire d'abord si l'arbre porte une denture / un effort en porte-à-faux.
  • O = centres de poussée éloignés (rigidité) ; X = centres rapprochés.
  • Ne pas confondre guidage (coussinets / roulements) et transmission (pignon rapporté).
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Cocher X par habitude « arbre tournant » ; le bac 2022 rappelle que le O est le cas normal du moyeu tournant, mais un accès difficile peut imposer un O même à arbre tournant.

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets techniques

4 questionsCorrigé masqué

L’arbre de sortie d’un réducteur est guidé en rotation par deux coussinets qui s’usent prématurément. On décide de les remplacer par deux roulements à contact oblique. L’arbre porte en bout, en porte-à-faux, une roue dentée conique dont l’effort d’engrènement crée un moment de basculement sur le guidage en rotation. L’arbre tourne ; la direction de la charge, elle, reste fixe dans le bâti.

  1. Citer les deux fonctions que le guidage doit assurer après le remplacement, puis expliquer pourquoi deux roulements à contact oblique sont nécessaires là où un seul ne suffirait pas.
  2. Choisir entre montage en O et montage en X, et justifier par la position des centres de poussée vis-à-vis de la denture en porte-à-faux.
  3. La roue conique est finalement placée entre les deux roulements au lieu d’être en porte-à-faux. Le montage en X devient-il acceptable ? Justifier.
  4. L’arbre tourne sous une charge de direction fixe : dire laquelle des deux bagues est la bague tournante par rapport à la charge, et en déduire l’ajustement (serré ou glissant) que doit recevoir chacune.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : un guidage ne se réduit pas au centrage. Les deux fonctions sont le positionnement radial de l’arbre (centrage, reprise des efforts perpendiculaires à l’axe) et l’arrêt axial dans les deux sens. Un roulement à contact oblique ne reprend l’effort axial que dans un seul sens, à cause de l’inclinaison de sa ligne de pression : il en faut donc deux, montés en opposition, chacun tenant un sens, et pouvant être précontraints l’un contre l’autre.

2. Idée : ce qui compte n’est pas l’écartement des roulements mais celui de leurs centres de poussée. En montage en O, les lignes de pression divergent vers l’extérieur : les centres de poussée tombent au-delà des roulements et l’envergure utile du guidage augmente. Le moment de basculement créé par la denture en porte-à-faux se répartit alors sur un bras de levier plus grand, donc les réactions dans les roulements diminuent et la liaison est plus rigide. En montage en X, les centres se rapprochent et les réactions augmentent. On retient le montage en O.

3. Idée : supprimer le porte-à-faux, c’est supprimer l’argument qui imposait le O. Si la roue est placée entre les deux roulements, son effort n’engendre plus de moment de basculement sur le guidage : les roulements ne reprennent plus que des réactions radiales ordinaires. L’écartement des centres de poussée cesse d’être décisif et le montage en X devient acceptable. L’arbitrage se déplace alors vers d’autres critères — facilité de montage et de réglage du jeu, comportement en dilatation — qui ne sont pas tranchés par les seules données de cet énoncé.

4. Idée : c’est le mouvement relatif entre la bague et la direction de la charge qui décide de l’ajustement. L’arbre tourne et la charge garde une direction fixe : chaque point de la bague intérieure passe tour à tour sous la zone chargée, c’est donc elle la bague tournante par rapport à la charge. Elle doit être montée serrée sur l’arbre, sinon elle tournerait lentement dans son logement et le lamimerait. La bague extérieure, fixe par rapport à la charge, reçoit un ajustement glissant dans l’alésage — ce qui permet au passage de laisser coulisser axialement le roulement libre.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill TEC-A.1 — Cocher O ou X (bac 2019)
Entraînement 01 / 10

Drill TEC-A.1 — Cocher O ou X (bac 2019)

2 questionsCorrigé masqué

Guidage en rotation de l'arbre de sortie (57)(57) : on remplace deux coussinets par deux roulements BT. Le dessin propose montage en O et montage en X. La denture conique (61)(61) est en porte-à-faux.

  1. Quelle case le corrigé 2019 coche-t-il ?
  2. Écrire la justification en une phrase (usure des coussinets mise à part).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Case montage en O (croix du corrigé 2019). Le concepteur choisit ce montage parce que la roue dentée conique (61)(61) est montée en porte-à-faux sur l'arbre de sortie (57)(57).

Le X rapprocherait les centres de poussée à l'intérieur de la liaison : moins de bras de levier pour reprendre le moment de la denture, donc moins de rigidité sur un porte-à-faux. Le remplacement des coussinets usés n'impose pas le O à lui seul — c'est la position de la denture qui le fait.

2 Drill TEC-A.2 — Rigidité d'un arbre cannelé (bac 2022)
Entraînement 02 / 10

Drill TEC-A.2 — Rigidité d'un arbre cannelé (bac 2022)

2 questionsCorrigé masqué

Pour mieux encaisser les efforts sur un arbre cannelé, on remplace deux coussinets par deux roulements à contact oblique montés en O.

  1. Pourquoi le montage en O plutôt que le X ?
  2. Sur quelles bagues (intérieures / extérieures) le corrigé 2022 place-t-il le réglage du jeu dans ce cas ?
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Le O éloigne les centres de poussée et donne plus de rigidité à la liaison — phrase du corrigé 2022 pour l'arbre cannelé (2)(2).

Réglage du jeu : case bagues intérieures. En règle générale un arbre tournant mettrait les bagues extérieures glissantes ; ici l'accès à une bague extérieure est trop difficile, d'où un O « de moyeu tournant » avec une bague intérieure à très faible jeu. Ce n'est pas une contradiction du guidage, c'est un cas particulier d'accessibilité.

3 Drill TEC-A.3 — Montage en X (bac 2016)
Entraînement 03 / 10

Drill TEC-A.3 — Montage en X (bac 2016)

2 questionsCorrigé masqué

Un palier assure le guidage en rotation. Le corrigé 2016 demande le nom du montage des deux contacts obliques et répond montage en X. Un autre sujet (2019) coche montage en O dès qu'il y a porte-à-faux.

  1. Quel nom de montage le corrigé 2016 écrit-il ?
  2. En une phrase : que change un montage en X sur les centres de poussée, comparé au O ?
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Montage en X — le corrigé 2016 de la vis sans fin (11)(11) / carter (7)(7) l'écrit tel quel après « Donner le nom de ce type de montage ».

Les centres de poussée se rapprochent à l'intérieur de la liaison : encombrement axial plus faible. Ce n'est pas le choix d'un pignon en porte-à-faux (là le bac 2019 force le O). Ici la vis est portée entre deux roulements dans le carter, d'où le X.

4 Drill TEC-A.4 — Pignon rapporté n'est pas un guidage
Entraînement 04 / 10

Drill TEC-A.4 — Pignon rapporté n'est pas un guidage

2 questionsCorrigé masqué

Contrôle 2015 : on décide d'utiliser un pignon rapporté. Le guidage en rotation, lui, reste l'affaire des coussinets (ou d'un montage en O / montage en X), pas de la denture.

  1. Le pignon rapporté transmet-il un couple, ou guide-t-il en rotation ?
  2. Cite un organe de guidage en rotation vu au bac (coussinet, montage en O, montage en X) à ne pas confondre avec ce pignon.
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Le pignon rapporté transmet un couple par denture, rapporté sur l'arbre (33)(33) pour des raisons technico-économiques (pièce dentée séparée, liaison démontable). Ce n'est pas un palier.

Organe de guidage en rotation : coussinet ou roulement (BT, billes). Le bac 2015 P, sur un autre arbre, remplace d'ailleurs un coussinet par deux roulements à billes — même famille de question, autre fonction. Mélanger les deux, c'est coller une denture dans une case de palier.

5 Transfert — chiffrer l'écart des centres de poussée : O ou X sous une denture en porte-à-faux
Entraînement 05 / 10

Transfert — chiffrer l'écart des centres de poussée : O ou X sous une denture en porte-à-faux

4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Le guidage en rotation d'un arbre de renvoi est assuré par deux coussinets que l'on remplace par deux roulements à billes à contact oblique d'angle α=40∘\alpha=40^\circ. Les deux roulements ont un diamètre moyen de chemin de roulement dm=44 mmd_m=44\,\mathrm{mm} et leurs plans médians sont distants de B=90 mmB=90\,\mathrm{mm}. Une roue dentée est calée en bout d'arbre, en porte-à-faux : son effort radial F=800 NF=800\,\mathrm{N} s'applique à b=50 mmb=50\,\mathrm{mm} du plan médian du roulement le plus proche, à l'extérieur des deux roulements.

Modèle retenu : le centre de poussée d'un roulement à contact oblique est le point où la ligne d'action de la charge coupe l'axe ; il est décalé du plan médian de a=(dm/2)tan⁡αa=(d_m/2)\tan\alpha. Dans un montage en O les deux centres de poussée s'écartent vers l'extérieur des roulements, dans un montage en X ils se rapprochent vers l'intérieur. Les charges radiales se calculent alors comme les réactions d'une poutre sur deux appuis placés aux centres de poussée, l'arbre étant supposé indéformable et les efforts statiques.

  1. Calculer le décalage aa, puis l'écartement LL des centres de poussée dans chacun des deux montages.
  2. Pour chaque montage, calculer la distance cc entre la ligne d'action de FF et le centre de poussée le plus proche, puis les charges radiales supportées par chacun des deux roulements.
  3. Quel montage retenir ici ? Chiffrer le gain obtenu sur le roulement le plus chargé.
  4. Si l'on pouvait supprimer le porte-à-faux en plaçant la roue dentée entre les deux roulements, à mi-distance, que deviendraient les deux charges ? Sur quel critère le choix entre montage en O et montage en X se reporterait-il alors ?

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

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Idée : un roulement à contact oblique ne travaille pas dans son plan médian — il travaille en son centre de poussée. Choisir entre O et X, ce n'est donc pas choisir un dessin, c'est choisir la portée sur laquelle l'arbre prend appui, et un porte-à-faux ne se juge que par rapport à cette portée-là.

1. La ligne d'action part du contact, au rayon dm/2d_m/2, et rejoint l'axe en faisant l'angle α\alpha avec le plan radial :

a=dm2tan⁡α=22×tan⁡40∘≈22×0,839 1≈18,46 mma=\frac{d_m}{2}\tan\alpha=22\times\tan40^\circ\approx22\times0{,}839\,1\approx\mathbf{18{,}46\ \mathrm{mm}}

D'où LO=B+2a=90+36,92=126,9 mmL_O=B+2a=90+36{,}92=\mathbf{126{,}9\ \mathrm{mm}} et LX=B−2a=90−36,92=53,1 mmL_X=B-2a=90-36{,}92=\mathbf{53{,}1\ \mathrm{mm}}. Le même entraxe de roulements offre donc, selon le montage, deux portées dans un rapport 2,392{,}39 : c'est la traduction chiffrée de l'écartement des centres de poussée.

2. En O, le centre de poussée le plus proche se déplace vers la roue dentée, ce qui raccourcit le porte-à-faux : cO=b−a=50−18,46=31,54 mmc_O=b-a=50-18{,}46=31{,}54\,\mathrm{mm}. En X il s'en éloigne : cX=b+a=68,46 mmc_X=b+a=68{,}46\,\mathrm{mm}. Les réactions d'une poutre chargée en porte-à-faux valent Rproche=F(1+cL)R_{\text{proche}}=F\left(1+\dfrac{c}{L}\right) et Rloin=FcLR_{\text{loin}}=F\dfrac{c}{L} :

O : cOLO=31,54126,9=0,248 ⇒ Rproche≈999 N,Rloin≈199 N\text{O :}\ \frac{c_O}{L_O}=\frac{31{,}54}{126{,}9}=0{,}248\ \Rightarrow\ R_{\text{proche}}\approx\mathbf{999\ \mathrm{N}},\quad R_{\text{loin}}\approx199\ \mathrm{N}
X : cXLX=68,4653,1=1,290 ⇒ Rproche≈1 832 N,Rloin≈1 032 N\text{X :}\ \frac{c_X}{L_X}=\frac{68{,}46}{53{,}1}=1{,}290\ \Rightarrow\ R_{\text{proche}}\approx\mathbf{1\,832\ \mathrm{N}},\quad R_{\text{loin}}\approx1\,032\ \mathrm{N}

3. Le montage en O est celui à retenir : il abaisse la charge du roulement le plus sollicité de 1 8321\,832 à 999 N999\,\mathrm{N}, soit −45 %-45\,\%, et divise par plus de 55 celle du roulement éloigné. Comme la durée de vie d'un roulement à billes varie comme l'inverse du cube de la charge, ce facteur 1,831{,}83 sur l'effort représente un facteur voisin de 66 sur la durée de vie — le choix du montage pèse ici bien plus lourd que le choix du roulement lui-même.

4. Charge appliquée à mi-distance entre les deux centres de poussée : par symétrie, chaque roulement reprend F/2=400 NF/2=\mathbf{400\ \mathrm{N}}, et ce dans les deux montages, puisque les centres de poussée restent symétriques par rapport au point d'application. La répartition des charges cesse alors d'être un critère de choix ; il se reporte sur des critères de montage — accessibilité de la bague sur laquelle se règle le jeu de fonctionnement, et comportement de ce jeu vis-à-vis des dilatations en service.

6 Transfert — régler le jeu axial : cales, précharge, et lecture d'une désignation
Entraînement 06 / 10

Transfert — régler le jeu axial : cales, précharge, et lecture d'une désignation

4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Après remplacement de deux coussinets usés par deux roulements à billes à contact oblique, le guidage en rotation d'un arbre porte-outil est réalisé en montage en O — et non en montage en X — pour écarter les centres de poussée. Le jeu axial de fonctionnement se règle en intercalant un empilage de cales entre un épaulement et la bague réglable. L'atelier mesure, toutes cales retirées, un espace disponible de 3,15 mm3{,}15\,\mathrm{mm} ; il dispose de cales calibrées de 0,050{,}05, 0,100{,}10 et 0,50 mm0{,}50\,\mathrm{mm}.

Trois réglages sont envisageables : un jeu axial positif (J>0J>0), un jeu nul, ou une précharge (J<0J<0, obtenue en serrant au-delà du contact). Une précharge augmente la rigidité du guidage en rotation mais aussi l'échauffement et l'usure ; un jeu positif fait l'inverse.

Les roulements portent la désignation 7205 B7205\,\mathrm{B}. Règle de lecture normalisée : le premier chiffre donne le type (77 = roulement à une rangée de billes à contact oblique), les deux derniers chiffres multipliés par 55 donnent l'alésage en millimètres dès que ce produit atteint 2020, et la lettre B\mathrm{B} indique un angle de contact de 40∘40^\circ.

  1. On vise un jeu axial J=0,05 mmJ=0{,}05\,\mathrm{mm}. Quelle épaisseur totale de cales faut-il empiler, et avec quel assortiment minimal de cales disponibles ?
  2. L'arbre porte une denture conique en porte-à-faux dont l'engrènement exige de la rigidité. Lequel des trois réglages choisir ? Pourquoi le jeu nul n'est-il pas un réglage sûr en atelier ?
  3. Le même guidage en rotation est ensuite employé en régime rapide, avec un échauffement notable. Le réglage de la question 2 reste-t-il le bon ? Justifier.
  4. Donner l'alésage des roulements 7205 B7205\,\mathrm{B}. Un magasinier propose des 62056205 (roulements rigides à billes, même alésage). Ce remplacement conserve-t-il la possibilité de régler le jeu axial par opposition des deux roulements ? Que perd-on ?

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

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Idée : le jeu axial n'est pas une imperfection qu'on cherche à annuler, c'est un réglage — une grandeur qu'on choisit en fonction de ce que le guidage en rotation doit privilégier : la précision de position, ou la tolérance à l'échauffement.

1. L'empilage doit combler tout l'espace sauf le jeu visé :

e=3,15−0,05=3,10 mme=3{,}15-0{,}05=\mathbf{3{,}10\ \mathrm{mm}}

Avec les cales disponibles, 3,10=6×0,50+1×0,103{,}10=6\times0{,}50+1\times0{,}10, soit 7 cales. Aucune combinaison de 66 cales ou moins n'atteint 3,103{,}10 : six cales de 0,500{,}50 ne donnent que 3,003{,}00, et remplacer l'une d'elles par une cale plus mince ne fait que descendre. Empiler davantage de cales minces serait possible mais multiplierait les surfaces de contact, donc le tassement en service.

2. Une denture conique en porte-à-faux transmet un effort axial et un moment de renversement : tout jeu axial se traduit en basculement de l'arbre, donc en défaut d'engrènement. Il faut donc une légère précharge. Le jeu nul, lui, n'est pas un réglage sûr : il est la frontière entre deux comportements opposés, et les dispersions d'usinage, de mesure et de température le font basculer au hasard d'un côté ou de l'autre. Un réglage ne se place jamais sur une frontière — on choisit délibérément un petit jeu ou une petite précharge, et on sait laquelle on a.

3. Non. En régime rapide, l'arbre s'échauffe plus que le carter et s'allonge davantage : la précharge initiale s'ajoute à ce serrage thermique, la charge interne des roulements grimpe, l'échauffement augmente encore — l'emballement est possible jusqu'au grippage. Il faut repasser à un jeu axial positif, choisi assez grand pour rester positif à chaud, et accepter la perte de rigidité qui en découle. Le bon réglage n'est donc pas une propriété du montage seul, mais du couple montage-régime thermique.

4. Les deux derniers chiffres donnent 05×5=25 mm05\times5=\mathbf{25\ \mathrm{mm}} d'alésage. Le remplacement par des 62056205 ne conserve pas le réglage : un roulement rigide à billes a un jeu interne fixé à la fabrication, sans ligne d'action inclinée, donc aucune précharge ne peut être créée en opposant les deux roulements par un empilage de cales. On perd à la fois le réglage du jeu, la rigidité au basculement que donnait l'inclinaison à 40∘40^\circ, et la capacité de charge axiale dans le sens du contact oblique. L'alésage identique ne suffit pas : deux roulements interchangeables sur le papier ne remplissent pas la même fonction.

7 Transfert — la dilatation mange le jeu axial : garder le montage en O ou libérer un palier ?
Entraînement 07 / 10

Transfert — la dilatation mange le jeu axial : garder le montage en O ou libérer un palier ?

4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Un guidage en rotation réalisé par deux roulements à billes à contact oblique en montage en O remplace deux coussinets usés ; il supporte une denture en porte-à-faux. Les deux roulements sont bloqués axialement en sens opposés : l'arbre est donc tenu dans les deux sens, et la distance entre les deux portées, L=240 mmL=240\,\mathrm{mm}, est imposée à la fois par l'arbre en acier et par le carter en fonte. Le jeu axial réglé à froid vaut J0=0,04 mmJ_0=0{,}04\,\mathrm{mm}.

En service, l'arbre s'échauffe de Δθa=50 ∘C\Delta\theta_a=50\,^\circ\mathrm{C} et le carter de Δθc=25 ∘C\Delta\theta_c=25\,^\circ\mathrm{C} seulement. Coefficients de dilatation linéique : acier αa=12×10−6 K−1\alpha_a=12\times10^{-6}\,\mathrm{K^{-1}}, fonte αc=11×10−6 K−1\alpha_c=11\times10^{-6}\,\mathrm{K^{-1}}. On suppose la dilatation libre, la température uniforme dans chaque pièce, les coefficients constants, et les déformations dues aux charges négligeables devant les dilatations.

  1. Calculer l'allongement de l'arbre et celui du carter entre les deux portées, puis l'allongement différentiel.
  2. Comparer cet allongement différentiel au jeu réglé à froid. Que subissent les roulements en service ?
  3. Quel jeu axial minimal faudrait-il régler à froid pour conserver 0,03 mm0{,}03\,\mathrm{mm} de jeu à chaud ? Quel inconvénient ce réglage introduit-il à froid ?
  4. Deuxième solution : ne bloquer axialement qu'un seul roulement et monter l'autre avec une bague extérieure libre de coulisser dans son alésage. Pourquoi cette solution rend-elle le calcul précédent sans objet, et que perd-on par rapport au montage en O ? Un montage en X aurait-il évité le problème ?

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

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Idée : deux roulements bloqués en sens opposés enferment l'arbre entre deux butées portées par une pièce qui ne chauffe pas comme lui. Le jeu axial réglé à froid est donc une réserve, et il faut vérifier qu'elle est plus grande que ce que la dilatation différentielle vient y prendre.

1. ΔL=α L Δθ\Delta L=\alpha\,L\,\Delta\theta pour chaque pièce :

ΔLa=12×10−6×240×50=0,144 mmΔLc=11×10−6×240×25=0,066 mm\Delta L_a=12\times10^{-6}\times240\times50=\mathbf{0{,}144\ \mathrm{mm}}\qquad \Delta L_c=11\times10^{-6}\times240\times25=\mathbf{0{,}066\ \mathrm{mm}}

L'allongement différentiel vaut Δ=ΔLa−ΔLc=0,078 mm\Delta=\Delta L_a-\Delta L_c=\mathbf{0{,}078\ \mathrm{mm}}, l'arbre s'allongeant davantage que le carter — moins à cause des matériaux, très proches, qu'à cause des 25 ∘C25\,^\circ\mathrm{C} d'écart de température.

2. 0,078 mm>J0=0,04 mm0{,}078\,\mathrm{mm}>J_0=0{,}04\,\mathrm{mm} : la dilatation consomme tout le jeu puis impose un serrage de 0,078−0,04=0,038 mm0{,}078-0{,}04=0{,}038\,\mathrm{mm}. Les roulements subissent donc une précharge involontaire, non maîtrisée, qui s'ajoute aux charges de service : la charge interne augmente, l'échauffement aussi, ce qui accroît encore la dilatation. C'est un mécanisme cumulatif, et c'est ce qui rend ce défaut plus dangereux qu'un simple excès de jeu.

3. Il faut que le jeu à froid couvre la dilatation différentielle plus le jeu résiduel voulu :

J0 ≥ Δ+0,03=0,078+0,03=0,108 mm ⟹ J0=0,11 mmJ_0\ \ge\ \Delta+0{,}03=0{,}078+0{,}03=0{,}108\ \mathrm{mm}\ \Longrightarrow\ J_0=\mathbf{0{,}11\ \mathrm{mm}}

Le prix à payer se lit à froid : au démarrage, l'arbre dispose de 0,11 mm0{,}11\,\mathrm{mm} de battement axial, avec la perte de précision d'engrènement et le bruit qui vont avec, sur une denture précisément montée en porte-à-faux. Un montage réglé pour le régime chaud est mal réglé à froid, et réciproquement.

4. Avec un seul roulement bloqué et l'autre monté libre de coulisser, l'allongement différentiel se traduit par un simple glissement de la bague extérieure dans son alésage : il ne crée plus aucun effort, et le calcul de la question 3 devient sans objet. On perd en contrepartie la rigidité axiale à deux points d'appui du montage en O : un seul roulement encaisse désormais la charge axiale dans les deux sens, et il faut le choisir en conséquence. Permuter O et X ne changerait rien : dans les deux cas les deux roulements restent bloqués axialement en sens opposés, et l'allongement différentiel est intégralement repris par le jeu axial. Le remède est de libérer un palier, pas d'inverser le sens des contacts obliques.

8 Drill TEC-A.8 — Trois dessins d’un montage en O : lequel est juste ?
Entraînement 08 / 10

Drill TEC-A.8 — Trois dessins d’un montage en O : lequel est juste ?

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le guidage en rotation de l'arbre (1) d'un renvoi d'angle de convoyeur était assuré par deux coussinets en bronze, usés. On les remplace par deux roulements à billes à contact oblique R1 et R2. La roue conique (5) est calée en bout d'arbre, en porte-à-faux à droite du carter (2) ; la composante axiale FaF_a de l'effort d'engrènement est dirigée vers la gauche. L'arbre tourne et la charge garde une direction fixe. Le bureau d'études a retenu un montage en O plutôt qu'un montage en X, et trois dessinateurs ont rendu les dessins (a), (b) et (c) ci-dessous (moitié supérieure de la coupe).

Nomenclature : 1 arbre ; 2 carter ; 5 roue conique ; 6 écrou à encoches ; 7 rondelle frein ; 8 anneau élastique pour arbre ; R1, R2 roulements.

  1. Sur chaque dessin, repérer par un point le côté de chacune des quatre bagues qui porte un obstacle, et nommer cet obstacle.
  2. Sur le dessin (a), prolonger la ligne de contact de chaque roulement jusqu'à l'axe. Vérifier qu'il s'agit bien d'un montage en O.
  3. Un seul dessin est correct. Lequel ? Pour chacun des deux autres, nommer le défaut et dire ce qui se passerait en fonctionnement.
  4. Sur le dessin correct, suivre le trajet de FaF_a depuis la roue (5) jusqu'au carter (2) : quels obstacles et quel roulement traverse-t-il ?
  5. Sur le dessin correct, sur quelles bagues (intérieures ou extérieures) se fait le réglage du jeu, et par quel élément ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : un obstacle ne compte que s'il touche la bague, du côté où elle serait poussée.

Bague(a)(b)(c)
intérieure R1épaulement de l'arbre (1), à gaucheaucunépaulement de l'arbre (1), à gauche
intérieure R2écrou (6) + rondelle (7), à droiteécrou (6) + rondelle (7), à droiteanneau élastique (8), à droite
extérieure R1épaulement du carter (2), à droiteidemidem
extérieure R2épaulement du carter (2), à gaucheidemidem

Les deux bagues extérieures sont arrêtées par deux épaulements du carter placés entre les roulements, les bagues intérieures sur leurs faces extérieures : c'est la disposition d'un montage en O.

2. Les lignes de contact, perpendiculaires aux chemins de roulement, rencontrent l'axe en C1C_1 à gauche de R1 et en C2C_2 à droite de R2 : les centres de poussée sont hors des roulements, plus écartés que les roulements eux-mêmes. C'est bien un montage en O, celui qui résiste au moment de basculement de la roue en porte-à-faux.

3. Idée : chaque bague doit être arrêtée, et la boucle des arrêts doit contenir un élément réglable. Le dessin correct est (a)\boxed{\text{(a)}}.

(b) — la bague intérieure de R1, qui est la bague tournante, n'est arrêtée par rien : l'arbre est lisse à sa gauche, et un ajustement serré n'est pas un arrêt axial. Un effort axial vers la droite n'est retenu que par l'adhérence de cette bague sur l'arbre : dès qu'il la dépasse, l'arbre glisse dans la bague et se déplace vers la droite. Serrer l'écrou (6) tire l'arbre vers la droite ; le jeu obtenu ne tient lui aussi que par cette adhérence et réapparaît au premier glissement : le réglage n'est pas fiable.

(c) — les quatre bagues sont arrêtées et les deux sens sont tenus, mais l'anneau élastique (8) a une position fixe, imposée par sa gorge : le jeu interne ne dépend plus que des cotes de l'arbre et du carter. On ne peut ni le régler au montage ni rattraper l'usure : le réglage est impossible, alors qu'une paire de roulements à contact oblique se monte toujours avec un jeu réglé.

4. Idée : un roulement à contact oblique ne transmet l'effort axial que dans un sens. FaF_a pousse la roue (5) et l'arbre (1) vers la gauche. L'écrou (6), vissé sur l'arbre, pousse alors la bague intérieure de R2 vers la gauche ; les billes transmettent l'effort à la bague extérieure de R2, qui s'appuie sur l'épaulement du carter (2) situé à sa gauche. R1 ne participe pas : son obstacle intérieur est à gauche de sa bague, il ne pourrait la pousser que vers la droite.

Fa reprise par R2\boxed{F_a\ \text{reprise par R2}}

Trajet : roue (5) → arbre (1) → écrou (6) → bague intérieure de R2 → billes → bague extérieure de R2 → carter (2).

5. Le réglage se fait sur les bagues intérieures, par l'écrou à encoches (6) : en le serrant, on rapproche la bague intérieure de R2 de celle de R1 jusqu'au jeu voulu. La rondelle frein (7), dont la languette intérieure entre dans la rainure de l'arbre et dont une dent est rabattue dans une encoche, empêche l'écrou de se desserrer. Comme l'arbre tourne, les bagues intérieures devraient être serrées ; la bague réglée doit pourtant pouvoir coulisser : on la monte avec un très faible jeu. C'est le cas particulier du montage en O à arbre tournant.

9 Drill TEC-A.9 — Montage en X : nommer les arrêts et l’élément de réglage sur le dessin
Entraînement 09 / 10

Drill TEC-A.9 — Montage en X : nommer les arrêts et l’élément de réglage sur le dessin

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Dans le réducteur d'un malaxeur, le pignon arbré (1) tournait dans deux coussinets ; pour un guidage en rotation plus précis, on les remplace par deux roulements à billes à contact oblique R1 et R2. La denture du pignon se trouve entre les deux roulements : il n'y a pas de porte-à-faux. L'arbre tourne et la charge garde une direction fixe. Le dessin ci-dessous représente la solution retenue (moitié supérieure de la coupe).

Nomenclature : 1 pignon arbré ; 2 carter ; 5 couvercle gauche ; 7 cales de réglage ; 8 couvercle droit ; 9 joint à lèvre ; R1, R2 roulements.

  1. Prolonger la ligne de contact de chaque roulement jusqu'à l'axe. S'agit-il d'un montage en O ou d'un montage en X ?
  2. Recopier et compléter le tableau en indiquant, pour chaque bague, l'élément (nom et repère) qui l'arrête et le côté où il se trouve.

    | Bague | Arrêtée par | Côté |
    |---|---|---|
    | intérieure R1 | … | … |
    | intérieure R2 | … | … |
    | extérieure R1 | … | … |
    | extérieure R2 | … | … |
  3. Quel élément permet de régler le jeu de fonctionnement ? Sur quelles bagues (intérieures ou extérieures) agit-il ? Pourquoi ce choix est-il cohérent avec les ajustements des bagues ?
  4. Un technicien propose de monter la même paire en O. Sans redessiner, dire où se placeraient les obstacles des bagues extérieures et ceux des bagues intérieures, et quel élément standard réglerait alors le jeu. Ces obstacles intérieurs peuvent-ils être des épaulements du pignon arbré ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le type de montage se lit sur les lignes de contact, pas sur la place des roulements. Les deux lignes rencontrent l'axe en C1C_1 et C2C_2, entre les roulements : les centres de poussée sont rapprochés. C'est un montage en X\boxed{\text{montage en X}}, acceptable ici puisque la denture est entre les paliers et ne crée pas de moment de basculement en porte-à-faux.

2. Idée : en X, chaque bague intérieure est arrêtée sur sa face intérieure et chaque bague extérieure sur sa face extérieure ; une seule butée par bague suffit.

BagueArrêtée parCôté
intérieure R1épaulement du pignon arbré (1)droite
intérieure R2épaulement du pignon arbré (1)gauche
extérieure R1portée du couvercle gauche (5)gauche
extérieure R2portée du couvercle droit (8), dont les cales (7) fixent la positiondroite

Une poussée de l'arbre vers la droite passe par l'épaulement, R2 et le couvercle (8) ; une poussée vers la gauche par l'autre épaulement, R1 et le couvercle (5). Chaque roulement tient un sens.

3. Le jeu se règle par les cales (7) placées entre le carter (2) et le couvercle (8) : changer l'épaisseur de l'empilage déplace le couvercle, donc la bague extérieure de R2. Le réglage agit sur les bagues exteˊrieures\boxed{\text{bagues extérieures}}.

C'est cohérent : l'arbre tourne, donc les bagues intérieures tournent par rapport à la charge et sont montées serrées ; elles ne peuvent pas coulisser. Les bagues extérieures, fixes par rapport à la charge, sont montées glissantes : le couvercle peut les déplacer. On règle toujours sur une bague glissante, par un obstacle réglable. En pratique, on serre le couvercle sans cales au contact de la bague, on mesure l'intervalle qui reste entre couvercle et carter, et on empile une épaisseur égale à cet intervalle augmenté du jeu voulu.

4. En O, tout s'inverse. Les bagues extérieures seraient arrêtées sur leurs faces intérieures, par deux épaulements du carter placés entre les roulements. Les bagues intérieures seraient arrêtées sur leurs faces extérieures, et le jeu se réglerait sur elles par un écrou à encoches + rondelle frein.

Ces obstacles intérieurs ne peuvent pas être des épaulements du pignon arbré : la denture, plus grosse que l'alésage des roulements, oblige à enfiler chaque roulement par son bout d'arbre, et l'obstacle extérieur ne peut être posé qu'après lui. Il faudrait donc deux éléments rapportés, un à chaque bout, dont au moins un réglable ; dessiner un épaulement à cet endroit serait un montage impossible.

10 Drill TEC-A.10 — Écrire les cotes tolérancées : arbre tournant ou moyeu tournant
Entraînement 10 / 10

Drill TEC-A.10 — Écrire les cotes tolérancées : arbre tournant ou moyeu tournant

9 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Sur un convoyeur, deux montages assurent le guidage en rotation ; ils remplacent d'anciens coussinets par des paires de roulements à billes à contact oblique. Montage 1 : l'arbre tourne dans un carter fixe ; la roue qu'il porte est entre les roulements, sans porte-à-faux ; montage en X, jeu réglé par des cales sous le couvercle. Montage 2 : un galet de renvoi (moyeu) tourne sur un axe fixe tenu par un support ; montage en O, jeu réglé par l'écrou à encoches. Dans les deux cas, la charge garde une direction fixe.

  • Roulements : alésage de la bague intérieure Ø30 ou Ø20 : 00 / −0,010-0{,}010 mm ; diamètre extérieur de la bague extérieure Ø62 : 00 / −0,013-0{,}013 mm ; Ø47 : 00 / −0,011-0{,}011 mm.
  • Arbre ou axe Ø30 ou Ø20 : k6 = +0,002+0{,}002 / +0,015+0{,}015 mm ; g6 = −0,007-0{,}007 / −0,020-0{,}020 mm.
  • Alésage Ø62 : H7 = 00 / +0,030+0{,}030 mm ; N7 = −0,009-0{,}009 / −0,039-0{,}039 mm.
  • Alésage Ø47 : H7 = 00 / +0,025+0{,}025 mm ; N7 = −0,008-0{,}008 / −0,033-0{,}033 mm.
  1. Pour chaque montage, dire quelle bague tourne vis-à-vis de la direction de la charge.
  2. Inscrire aux repères a, b, c et d la cote tolérancée qui convient, choisie dans les données. Justifier chaque choix en une phrase.
  3. Calculer le serrage ou le jeu extrême des portées a et b, et conclure sur la nature de chaque ajustement.
  4. Un élève a écrit Ø47 H7 en d. Calculer le jeu maximal que cela laisserait et dire quel risque apparaît. Que donne la tolérance retenue ?
  5. Pourquoi, dans le montage 2, l'écrou à encoches peut-il régler le jeu, alors que dans le montage 1 le réglage passe par les bagues extérieures ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : on regarde le mouvement de chaque bague par rapport à la charge, pas par rapport au bâti. Montage 1 : l'arbre tourne sous une charge fixe, ce sont les bagues intérieures qui tournent par rapport à la charge. Montage 2 : le moyeu tourne et entraîne les bagues extérieures ; les bagues intérieures, sur l'axe fixe, restent fixes par rapport à la charge.

2. Idée : la bague tournante par rapport à la charge est montée serrée, l'autre glissante.

  • a : Ø30 k6\boxed{\text{Ø30 k6}} — bague intérieure tournante, serrée sur l'arbre.
  • b : Ø62 H7\boxed{\text{Ø62 H7}} — bague extérieure fixe, glissante : les cales peuvent la déplacer.
  • c : Ø20 g6\boxed{\text{Ø20 g6}} — bague intérieure fixe, glissante : l'écrou peut la déplacer.
  • d : Ø47 N7\boxed{\text{Ø47 N7}} — bague extérieure tournante, serrée dans le moyeu.

3. Portée a : arbre Ø30 k6 entre 30,00230{,}002 et 30,01530{,}015 ; alésage de la bague entre 29,99029{,}990 et 30,00030{,}000.

Smax=30,015−29,990=0,025 mmS_{max}=30{,}015-29{,}990=0{,}025\text{ mm}
Smin=30,002−30,000=0,002 mmS_{min}=30{,}002-30{,}000=0{,}002\text{ mm}

Le serrage reste positif : ajustement serreˊ\boxed{\text{serré}}, la bague tournante ne peut pas tourner sur l'arbre.

Portée b : alésage Ø62 H7 entre 62,00062{,}000 et 62,03062{,}030 ; bague extérieure entre 61,98761{,}987 et 62,00062{,}000.

Jmax=62,030−61,987=0,043 mmJ_{max}=62{,}030-61{,}987=0{,}043\text{ mm}
Jmin=62,000−62,000=0J_{min}=62{,}000-62{,}000=0

Ajustement glissant\boxed{\text{glissant}} : la bague extérieure peut coulisser sous l'action du couvercle.

4. Idée : un jeu sur la bague tournante la laisse rouler dans son logement. Avec H7, l'alésage du moyeu est entre 47,00047{,}000 et 47,02547{,}025 ; la bague extérieure entre 46,98946{,}989 et 47,00047{,}000.

Jmax=47,025−46,989=0,036 mmJ_{max}=47{,}025-46{,}989=0{,}036\text{ mm}

Il n'y a jamais de serrage : la bague extérieure, qui tourne par rapport à la charge, finit par tourner lentement dans le moyeu et lamine sa portée. Avec N7 (alésage entre 46,96746{,}967 et 46,99246{,}992) :

Smax=47,000−46,967=0,033 mmS_{max}=47{,}000-46{,}967=0{,}033\text{ mm}
Jmax=46,992−46,989=0,003 mmJ_{max}=46{,}992-46{,}989=0{,}003\text{ mm}

L'ajustement devient incertain mais nettement serré : le serrage maximal vaut onze fois le jeu maximal, ce qui suffit à empêcher la bague de tourner.

5. On règle le jeu en déplaçant une bague glissante par un obstacle réglable. Dans le montage 2, les bagues glissantes sont les bagues intérieures (g6 sur l'axe fixe) : l'écrou à encoches les pousse, c'est le réglage normal d'un montage en O à moyeu tournant. Dans le montage 1, les bagues glissantes sont les bagues extérieures (H7) : le réglage se fait par les cales sous le couvercle, comme dans tout montage en X à arbre tournant. Quand on impose un O à un arbre tournant, la bague intérieure réglée doit être montée avec un très faible jeu, contrairement à la règle.

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