Exercice — chaîne de transmission d’un portail coulissant, dans l’esprit des sessions 2015–2024
Un portail coulissant est déplacé par un motoréducteur. Le moteur (M) entraîne l’arbre (1). Le disque (2), claveté en bout de l’arbre (1), porte deux garnitures (3). La vis sans fin (6), creuse, tourne librement sur l’arbre (1) ; le disque (2) est pincé entre le collet de la vis (6) et le plateau presseur (4). Ce plateau coulisse sur trois goujons vissés dans le collet, qui le lient en rotation à la vis (6) ; des rondelles Belleville (5), placées sous les écrous (15) des goujons, le pressent contre le disque. La vis sans fin (6) engrène avec la roue (7), clavetée par la clavette (8) sur l’arbre de sortie (9).
Sur les cannelures de l’arbre (9) coulisse un crabot (10), que le ressort (14) pousse contre le pignon (11) : leurs dents de crabotage s’engagent (position embrayée). Le pignon (11), monté fou sur l’arbre (9), engrène avec la crémaillère (12) fixée sous le portail. En cas de coupure de courant, l’utilisateur tire le levier (13), qui écarte le crabot (10) du pignon (11) (position débrayée).
- Compléter la chaîne de la figure 1 par les repères manquants.
- Indiquer la nature du mouvement (rotation ou translation) de chaque élément de la chaîne. Quel organe transforme la rotation en translation ?
- Le portail heurte un obstacle et se bloque, le moteur restant alimenté.
- Quelles pièces de la chaîne tournent encore ? Lesquelles sont arrêtées ?
- Entre quels blocs de la chaîne le mouvement s’arrête-t-il ?
- Position débrayée : l’utilisateur pousse le portail à la main.
- Écrire la chaîne du mouvement à partir du portail et dire où elle s’arrête.
- Pourquoi le déverrouillage est-il indispensable pour manœuvrer le portail à la main ?
- Nommer l’organe formé par les pièces (2, 3, 4, 5, 15), et celui formé par les pièces (10, 11, 13, 14). Donner la fonction de chacun.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1. Idée : en se référant à la description, on suit le couple pièce par pièce depuis l’arbre moteur. Cases à compléter : (2, 3) entre (1) et (4, 6) ; (7) après (4, 6) ; puis (10) et (11) entre (8, 9) et la crémaillère (12).
2. Toutes les pièces de (1) à (11) sont en rotation ; la crémaillère (12) et le portail sont en translation. Le système pignon (11) – crémaillère (12) transforme la rotation en translation. La roue et vis sans fin (6, 7) transmet la rotation entre deux axes orthogonaux.
3.a Idée : le seul contact qui peut glisser est celui des garnitures. Tournent encore : l’arbre (1), le disque (2) et ses garnitures (3). Arrêtées : (4), (5), (15) et (6), puis (7), (8), (9), (10), (11), la crémaillère (12) et le portail.
3.b Entre (2, 3) et (4, 6) : les garnitures (3) glissent sur le collet de la vis (6) et sur le plateau (4).
4.a Portail + crémaillère (12) → pignon (11), qui tourne fou sur l’arbre (9). La chaîne s’arrête au pignon (11) : le crabot (10), l’arbre (9) et la roue (7) restent immobiles.
4.b La roue et vis sans fin (6, 7) est irréversible : la roue (7) ne peut pas entraîner la vis (6). En position embrayée, pousser le portail reviendrait à faire tourner la roue (7) : le portail resterait bloqué. Le crabot libère le pignon (11) de l’arbre (9).
5. Pièces (2, 3, 4, 5, 15) : limiteur de couple à friction ; il transmet le couple par adhérence et patine au-delà d’un couple réglé, ce qui protège le moteur et le réducteur. Pièces (10, 11, 13, 14) : embrayage à crabots à commande manuelle ; il lie ou sépare le pignon (11) et l’arbre (9).