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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
TR-MTransmissions et rapports de vitesses

Problème long sur un vérin électrique : FAST, schéma, torsion, train épicycloïdal et vis-écrou, conception et croquis de phase enchaînés (Partie A, 10 points)

Idée directrice

La Partie A étudie un seul mécanisme de bout en bout, et chaque résultat sert plus loin : le dossier technique donne les fonctions du FAST et les liaisons du schéma ; la vitesse et la puissance du moteur donnent le couple qui dimensionne en torsion le pignon arbré ; ce même pignon est le planétaire du train épicycloïdal, dont le rapport (Willis, couronne fixe) conduit à la vitesse de la vis puis à celle de la tige, comparée au cahier des charges ; enfin la conception remplace ce pignon et le croquis de phase le fabrique. Réussir, c'est garder le fil du mécanisme et réutiliser ce que l'on a déjà calculé.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« compléter … les fonctions techniques ou les processeurs associés » ; « À partir de la condition d'équilibre en rotation du pignon arbré, en déduire le moment de torsion » ; « En utilisant la formule de Willis pour le train épicycloïdal, démontrer que le rapport de transmission… » ; « Vérifier la satisfaction de la condition du cahier de charges » ; « en proposant deux autres solutions qui assurent l'encastrement » ; « le référentiel est défini par »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Lire d'abord le dossier technique et la nomenclature : le texte de fonctionnement donne presque mot pour mot les fonctions du FAST, les repères donnent les processeurs et les pièces de chaque liaison.
  • Suivre la chaîne cinématique dans l'ordre : NmN_m sert au couple et à Willis, le pignon arbré étudié en torsion est le planétaire du train, et c'est lui que la conception remplace.
  • Torsion : C=P/ωC=P/\omega (ω\omega en rad/s), Mt=CM_t=C par l'équilibre, Rpg=Reg/sR_{pg}=Reg/s, d≥16Mt/(πRpg)3d\ge\sqrt[3]{16M_t/(\pi R_{pg})}, puis comparer au plus petit diamètre relevé.
  • Couronne fixe : k=1k=1 et r=ZpZp+Zcr=\dfrac{Z_p}{Z_p+Z_c} ; puis V=Nvis×V=N_{vis}\times(nombre de filets × pas)/60, comparée au cahier des charges.
  • Conception et fabrication : encastrement = arrêt en rotation + arrêt en translation ; lire les tableaux à la bonne ligne ; croquis de phase : normales → référentiel, puis cotes Cf relevées sur le dessin de définition.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Garder NN en tr/min ou PP en kW dans C=P/ωC=P/\omega ; prendre le Ø10 ou la denture au lieu du plus petit diamètre ; écrire Z13Z12\frac{Z_{13}}{Z_{12}}, le rapport d'un train ordinaire ; compter l'engrenage satellite-couronne comme extérieur ; utiliser le pas (1,5 mm) au lieu du pas de l'hélice (3 mm) d'une vis à deux filets ; lire la ligne « 10 à 12 » pour d=10d=10 ; oublier de doubler les cotes à l'échelle 2:1 ; compter le serrage parmi les normales de mise en position.

Sujet principal

Exercice — Partie A complète (génie mécanique, 10 points) : vérin électrique d'une table élévatrice, dans l'esprit de la session principale 2024

6 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Table élévatrice à vérins électriques. Dans un atelier de conditionnement, une table élévatrice amène les cartons à la hauteur de travail de l'opérateur. Son plateau est soulevé par deux vérins électriques identiques, commandés ensemble ; le plateau monte à la vitesse de la tige des vérins. Le cahier des charges impose une vitesse de montée du plateau au plus égale à 25 mm/s.

Fonctionnement d'un vérin (extrait du dossier technique). Un moteur à courant continu Mt, à deux sens de rotation, entraîne l'arbre moteur (18). L'accouplement rigide — manchon (15), deux clavettes parallèles (16) et deux vis de pression (17) — transmet la rotation au pignon arbré (13), guidé par deux coussinets à collerette (14). Un train épicycloïdal plan assure la réduction de la vitesse de rotation : la couronne (12) est liée au carter (19) et le porte-satellites (8), qui porte les trois axes (9) des satellites (10), est encastré sur la vis de manœuvre (7). La vis (7), guidée dans le carter par deux coussinets (20), entraîne l'écrou en bronze (4) : ce système vis-écrou transforme la rotation en translation de l'ensemble {1, 2, 3, 4}, guidé par le tube (5) et deux lames de guidage (6). La goupille élastique (3) lie l'écrou (4) à la tige (2).

Nomenclature (extrait). Toutes les roues du train ont le même module m=1 mmm=1\ \text{mm} ; la vis (7) a 2 filets de pas 1,5 mm.

Rep.DésignationRep.Désignation
1Chape11Coussinet à collerette (6)
2Tige12Couronne, Z12=90Z_{12}=90 dents
3Goupille élastique13Pignon arbré, Z13=18Z_{13}=18 dents
4Écrou en bronze14Coussinet à collerette (2)
5Tube du vérin15Manchon d'accouplement
6Lame de guidage (2)16Clavette parallèle (2)
7Vis de manœuvre17Vis de pression (2)
8Porte-satellites18Arbre moteur
9Axe (3)19Carter
10Satellite, Z10=36Z_{10}=36 dents (3)20Coussinet à collerette (2)

Relevés sur le dessin d'ensemble : le pignon arbré (13) a une portée Ø8 dans chacun des coussinets (14), un Ø10 dans le manchon (15) et une denture de Ø20 en tête.

FAST partiel du vérin (question 1). Fonction principale : soulever le plateau de la table.

Fonction techniqueProcesseur
FT1 : ……………………Accouplement (15, 16, 17)
FT2 : ……………………Train épicycloïdal (8, 9, 10, 11, 12, 13)
FT23 : Guider en rotation les satellites (10) par rapport aux axes (9)……………………
FT4 : ……………………Vis (7) et écrou (4)
FT5 : Guider en translation l'ensemble {1, 2, 3, 4}……………………

Graphe des caractères de la liaison entre (13) et (18) (question 2.b) — les caractères c et dé sont déjà entourés (c : complète ; r : rigide ; dé : démontable ; a : par adhérence ; di : directe ; la barre marque le caractère contraire).

(13)(18)
crdéadi
cˉ\bar{c}rˉ\bar{r}deˊ‾\overline{\text{dé}}aˉ\bar{a}di‾\overline{\text{di}}

Formule de Willis (question 4) — kk : nombre de contacts extérieurs entre l'entrée ee et la sortie ss choisies ; psps : porte-satellites :

Ns−NpsNe−Nps=(−1)k Produit ZmenantesProduit Zmeneˊes\dfrac{N_s-N_{ps}}{N_e-N_{ps}}=(-1)^k\,\dfrac{\text{Produit } Z_{\text{menantes}}}{\text{Produit } Z_{\text{menées}}}

Modification proposée (question 5). Pour réduire le coût de fabrication, le constructeur supprime l'accouplement (15, 16, 17) et les coussinets (14), et remplace le pignon arbré (13) par un pignon (21) de 18 dents, d'alésage Ø10 H7, monté directement sur le bout de l'arbre moteur (18). Ce bout d'arbre, de diamètre 10 mm, porte un épaulement et un taraudage M5. Solution adoptée S1 : clavette parallèle forme A + vis à tête cylindrique à six pans creux M5 + rondelle plate large. Le bureau d'études veut un centrage précis du pignon sans empêcher son démontage.

Éléments standards (cotes en mm). Clavette parallèle forme A — jj et kk : cotes au fond de la rainure, sur l'arbre (jj) et sur le moyeu (kk), mesurées depuis la génératrice opposée :

d (au-delà de … jusqu'à … inclus)abjk
6 à 822d − 1,2d + 1
8 à 1033d − 1,8d + 1,4
10 à 1244d − 2,5d + 1,8

Vis à tête cylindrique à six pans creux (cc : Ø de tête ; kk : hauteur de tête) :

dck
474
58,55
6106

Rondelle plate large (AA : Ø extérieur ; BB : Ø intérieur ; CC : épaisseur) :

dABC
4124,31
5155,31,2
6186,41,6

Fabrication du pignon (21) (question 6). Extrait de son dessin de définition : de la face ④ à l'épaulement ③, 12±0,112 \pm 0{,}1 ; longueur totale, de ④ à la face ①, 20±0,120 \pm 0{,}1 ; moyeu ② Ø15±0,115 \pm 0{,}1 ; partie dentée ⑤ Ø20 ; alésage Ø10 H7. La figure 2 donne le croquis de la phase 20, qui réalise les surfaces ①, ② et ③ ; les surfaces ④ et ⑤ sont finies.

  1. Analyse fonctionnelle (1 point). En se référant au dossier technique, compléter le FAST partiel par les fonctions techniques ou les processeurs manquants.
  2. Schéma cinématique et liaisons (2 points).
    1. Compléter le schéma cinématique de la figure 1 par les symboles normalisés des liaisons L1 à L5 et par celui de l'accouplement (15).
    2. Compléter le graphe des caractères de la liaison entre (13) et (18) en entourant les caractères manquants.
    3. Donner le type de matériau des coussinets (14). Justifier ce choix.
    4. Donner le rôle des vis de pression (17), puis celui de la goupille élastique (3).
  3. Résistance des matériaux (2 points). On étudie le pignon arbré (13), accouplé à l'arbre moteur (18) ; il est sollicité à la torsion simple et assimilé à un cylindre plein de diamètre dd.
    1. Le moteur tourne à Nm=2850 tr/minN_m=2850\ \text{tr/min} et fournit une puissance Pm=0,45 kWP_m=0{,}45\ \text{kW}. Calculer le couple moteur CmC_m.
    2. À partir de la condition d'équilibre en rotation du pignon arbré (13), en déduire le moment de torsion MtM_t (on néglige les pertes dans l'accouplement et les coussinets).
    3. Le pignon arbré est en acier de limite élastique au glissement Reg=120 MPaReg=120\ \text{MPa}. Avec un coefficient de sécurité s=4s=4, déterminer le diamètre minimal dmind_{min} pour qu'il résiste en toute sécurité.
    4. Relever dans le dossier technique le plus petit diamètre du pignon arbré (13) et conclure : « résiste » ou « ne résiste pas ».
  4. Étude cinématique (2,5 points). Il s'agit de vérifier la vitesse de montée du plateau imposée par le cahier des charges.
    1. Relier chaque repère (10), (12), (13) et (7+8+9) à sa désignation : planétaire, satellites, couronne, porte-satellites.
    2. Pour le chemin (13) → (10) → (12), préciser si chaque engrenage est extérieur ou intérieur. En utilisant la formule de Willis, démontrer que le rapport de transmission entre le pignon arbré (13) et le porte-satellites est r13−7=N7N13=Z13Z12+Z13r_{13-7}=\dfrac{N_7}{N_{13}}=\dfrac{Z_{13}}{Z_{12}+Z_{13}}.
    3. Calculer le rapport de transmission r13−7r_{13-7}.
    4. En déduire la vitesse de rotation N7N_7 de la vis (7).
    5. Calculer la vitesse de translation VV de la tige (2).
    6. Vérifier la condition du cahier des charges relative à la vitesse de montée du plateau.
  5. Conception (1,5 point). Voir la modification proposée.
    1. Compléter le FAST de conception de la fonction « Encastrer le pignon (21) sur l'arbre moteur (18) » : la solution S1 est donnée, proposer deux autres solutions S2 et S3.
    2. Relever dans les tableaux les dimensions de la clavette, de la vis et de la rondelle de S1, puis donner celles qu'il faut tracer pour dessiner la solution à l'échelle 2:1.
    3. Indiquer l'ajustement à prévoir entre le pignon (21) et l'arbre moteur (18).
  6. Réalisation (1 point). On se propose d'usiner une série du pignon (21) (figure 2).
    1. Compléter : le référentiel est défini par …… (normales 1, 2 et 3) et par …… (normales 4 et 5).
    2. Donner les valeurs des cotes de fabrication Cf1, Cf2 et 2Cf3.
    3. Choisir l'opération d'usinage de la surface ② (alésage, chariotage ou filetage) et celle de la surface ③ (dressage, chariotage ou chanfreinage).
    4. Choisir la catégorie de chacune des cotes Cf1 et 2Cf3 : cote machine, cote outil ou cote appareillage.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : se référer au dossier technique — le texte de fonctionnement dit ce que fait chaque processeur, la nomenclature donne les repères ; une fonction technique commence par un verbe à l'infinitif.

Fonction techniqueProcesseur
FT1 : Transmettre la rotation de l'arbre moteur (18) au pignon arbré (13)Accouplement (15, 16, 17)
FT2 : Réduire la vitesse de rotation entre le pignon arbré (13) et la vis (7)Train épicycloïdal
FT23 : Guider en rotation les satellites (10) par rapport aux axes (9)Coussinets à collerette (11)
FT4 : Transformer la rotation de la vis (7) en translation de l'ensemble {1, 2, 3, 4}Vis (7) et écrou (4)
FT5 : Guider en translation l'ensemble {1, 2, 3, 4}Tube (5) et lames de guidage (6)

La nomenclature compte 6 coussinets (11) : deux par satellite, pour les trois satellites (10).

2.a Idée : dans chaque cercle, chercher le mouvement relatif possible entre les deux pièces qui s'y rencontrent.

  • accouplement (15) : manchon, clavettes et vis de pression ne laissent aucun mouvement entre (18) et (13) — encastrement (démontable) ;
  • L1 : pivot entre le pignon arbré (13) et le bâti (coussinets 14) ;
  • L2 : pivot entre chaque satellite (10) et son axe (9) (coussinets 11) ;
  • L3 : pivot entre l'ensemble (7+8+9) et le bâti (coussinets 20) ;
  • L4 : hélicoïdale entre la vis (7) et l'ensemble (1+2+3+4), par l'écrou (4) ;
  • L5 : glissière entre l'ensemble (1+2+3+4) et le bâti (tube 5, lames 6) : c'est elle qui empêche l'écrou de tourner avec la vis, donc qui rend la translation possible.

2.b On entoure r (rigide : un manchon métallique n'absorbe aucun défaut d'alignement), aˉ\bar{a} (par obstacle : le couple passe par les clavettes (16)) et di‾\overline{\text{di}} (indirecte : les deux arbres ne se touchent pas, le manchon et les clavettes s'interposent). Avec c et dé déjà entourés, la liaison est complète, rigide, démontable, par obstacle et indirecte.

2.c Un bronze (alliage cuivre-étain), matériau antifriction : faible frottement contre l'acier, bonne tenue à l'usure et au grippage, il retient le lubrifiant. Plus tendre que l'arbre, c'est le coussinet, pièce simple et bon marché, qui s'use et que l'on remplace ; l'écrou (4) est en bronze pour la même raison.

2.d Les vis de pression (17) arrêtent le manchon (15) en translation sur les deux arbres ; elles ne transmettent pas le couple, ce sont les clavettes (16) qui le font. La goupille élastique (3) encastre l'écrou (4) dans la tige (2) : elle l'arrête en rotation et en translation, si bien que l'écrou entraîne la tige.

3.a Idée : couple = puissance / vitesse angulaire, avec ω\omega en rad/s et PP en W.

ωm=2πNm60=2π×285060\omega_m=\dfrac{2\pi N_m}{60}=\dfrac{2\pi\times2850}{60}

soit ωm≈298,45 rad/s\omega_m\approx298{,}45\ \text{rad/s}, puis

Cm=Pmωm=450298,45C_m=\dfrac{P_m}{\omega_m}=\dfrac{450}{298{,}45}

Cm≈1,508 N⋅m=1508 N⋅mm\boxed{C_m\approx1{,}508\ \text{N·m}=1508\ \text{N·mm}}.

3.b Idée : en rotation uniforme, le pignon arbré est en équilibre : le couple reçu de l'accouplement équilibre le couple résistant des satellites. Pertes négligées : Mt=Cm=1508 N⋅mm\boxed{M_t=C_m=1508\ \text{N·mm}}.

3.c Résistance pratique au glissement : Rpg=Regs=1204=30 MPaR_{pg}=\dfrac{Reg}{s}=\dfrac{120}{4}=30\ \text{MPa}. Condition de résistance en torsion d'un cylindre plein :

τmax=16 Mtπ d3≤Rpg\tau_{max}=\dfrac{16\,M_t}{\pi\,d^3}\le R_{pg}
d≥16 Mtπ Rpg3=16×1508π×303d\ge\sqrt[3]{\dfrac{16\,M_t}{\pi\,R_{pg}}}=\sqrt[3]{\dfrac{16\times1508}{\pi\times30}}

16×1508π×30≈256 mm3\dfrac{16\times1508}{\pi\times30}\approx256\ \text{mm}^3, d'où dmin≈6,35 mm\boxed{d_{min}\approx6{,}35\ \text{mm}}.

3.d Le plus petit diamètre du pignon arbré est la portée Ø8 dans les coussinets (14) (le Ø10 du manchon et la denture Ø20 sont plus grands). 8 mm>6,35 mm8\ \text{mm}>6{,}35\ \text{mm} : le pignon arbré résiste. Dans la portée Ø8, τmax=16×1508π×83≈15 MPa\tau_{max}=\dfrac{16\times1508}{\pi\times8^3}\approx15\ \text{MPa}, la moitié de RpgR_{pg}.

4.a (13) : planétaire ; (10) : satellites ; (12) : couronne (denture intérieure, liée au carter) ; (7+8+9) : porte-satellites. Les nombres de dents le confirment : Z13+2 Z10=18+72=90=Z12Z_{13}+2\,Z_{10}=18+72=90=Z_{12}, la condition géométrique d'engrènement à module commun.

4.b Engrenage 13-10 : extérieur ; engrenage 10-12 : intérieur (la couronne est à denture intérieure) ; donc k=1k=1. Idée : entrée sur le planétaire, « sortie » sur la couronne, dont la vitesse est connue (nulle) ; le porte-satellites tourne avec la vis, Nps=N7N_{ps}=N_7.

N12−N7N13−N7=−Z13 Z10Z10 Z12=−Z13Z12\dfrac{N_{12}-N_7}{N_{13}-N_7}=-\dfrac{Z_{13}\,Z_{10}}{Z_{10}\,Z_{12}}=-\dfrac{Z_{13}}{Z_{12}}

Couronne fixe, N12=0N_{12}=0 :

−N7 Z12=−Z13 (N13−N7)-N_7\,Z_{12}=-Z_{13}\,(N_{13}-N_7)
N7 (Z12+Z13)=Z13 N13N_7\,(Z_{12}+Z_{13})=Z_{13}\,N_{13}
r13−7=N7N13=Z13Z12+Z13r_{13-7}=\dfrac{N_7}{N_{13}}=\dfrac{Z_{13}}{Z_{12}+Z_{13}}

4.c r13−7=1890+18=18108r_{13-7}=\dfrac{18}{90+18}=\dfrac{18}{108}, soit r13−7=16≈0,167\boxed{r_{13-7}=\dfrac16\approx0{,}167} : positif, le porte-satellites tourne dans le même sens que le planétaire.

4.d L'accouplement étant rigide, N13=NmN_{13}=N_m : N7=r13−7 Nm=28506N_7=r_{13-7}\,N_m=\dfrac{2850}{6}, soit N7=475 tr/min\boxed{N_7=475\ \text{tr/min}}.

4.e Idée : à chaque tour de la vis, l'écrou avance du pas de l'hélice, égal au nombre de filets multiplié par le pas. ph=2×1,5=3 mmp_h=2\times1{,}5=3\ \text{mm}, puis

V=N7 ph60=475×360V=\dfrac{N_7\,p_h}{60}=\dfrac{475\times3}{60}

V=23,75 mm/s\boxed{V=23{,}75\ \text{mm/s}}.

4.f 23,75 mm/s≤25 mm/s23{,}75\ \text{mm/s}\le25\ \text{mm/s} : la condition du cahier des charges est respectée, avec une marge de 5 %.

5.a Idée : encastrer de façon démontable, c'est arrêter le pignon en rotation (transmettre le couple) et en translation.

  • S2 : clavette parallèle + écrou à encoches et rondelle frein, sur un bout d'arbre fileté ;
  • S3 : cannelures + anneau élastique logé dans une gorge.
  • Sont aussi acceptées : une goupille transversale (arrêt en rotation et en translation à la fois) ; une vis de pression sur méplat pour un couple faible. Un frettage serré n'est pas démontable.

5.b Idée : lire chaque tableau à la bonne ligne, puis doubler toutes les cotes pour l'échelle 2:1. Pour d=10d=10, la ligne est « 8 à 10 » (10 y est inclus) : a×b=3×3a\times b=3\times3, j=d−1,8=8,2j=d-1{,}8=8{,}2 et k=d+1,4=11,4k=d+1{,}4=11{,}4 — rainure de 1,8 mm dans l'arbre, de 1,4 mm dans le moyeu, jeu de 0,2 mm au-dessus de la clavette. Vis M5 : c=8,5c=8{,}5, k=5k=5. Rondelle M5 : A=15A=15, B=5,3B=5{,}3, C=1,2C=1{,}2 ; A=15>10A=15>10, la rondelle déborde de l'alésage et plaque le moyeu contre l'épaulement, sans dépasser le moyeu Ø15.

ÉlémentRelevé (mm)À tracer à 2:1 (mm)
clavette3 × 36 × 6
arbre et alésageØ10Ø20
tête de visØ8,5, hauteur 5Ø17, hauteur 10
rondelleØ15 × 1,2Ø30 × 2,4

Sur le dessin, le bout de l'arbre s'arrête un peu avant la face du moyeu : sinon la rondelle serrerait l'arbre au lieu du pignon.

5.c Ø10 H7/k6\boxed{\text{Ø10 H7/k6}} : ajustement incertain (pour Ø10, H7 : 00 / +0,015+0{,}015 ; k6 : +0,001+0{,}001 / +0,010+0{,}010 ; jeu maxi 0,014, serrage maxi 0,010). Il centre précisément le pignon et reste démontable à l'arrache-moyeu ; H7/g6 laisserait un jeu qui fait battre le pignon, H7/p6 exigerait une presse. Ø10 H7/h6 (glissant juste, jeu de 0 à 0,024) est aussi recevable : la clavette transmet le couple et la vis avec sa rondelle arrête le pignon en translation.

6.a Idée : les normales portées par une même surface se comptent ensemble. Normales 1, 2, 3 sur la face ④ : appui plan (3 degrés de liberté supprimés) ; normales 4, 5 sur la partie dentée ⑤ : centrage court (2 degrés), court car cette portée ne mesure que 12 mm pour Ø20. Le serrage maintient la pièce, il ne la positionne pas.

6.b Relevées sur le dessin de définition : Cf1=12±0,1Cf_1=12\pm0{,}1 (de ④ à ③), Cf2=20±0,1Cf_2=20\pm0{,}1 (de ④ à ①), 2Cf3=Ø15±0,12Cf_3=\text{Ø}15\pm0{,}1 (moyeu ②).

6.c Surface ② : cylindre extérieur, chariotage ; surface ③ : face plane perpendiculaire à l'axe (épaulement), dressage.

6.d Cf1 relie la face ④, surface du référentiel, à la surface usinée ③ : cote appareillage. 2Cf3 est un diamètre obtenu par la position radiale de l'outil, réglée sur la machine : cote machine.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : la même chaîne sur le vérin électrique de la rampe d'un bus — FAST sur une vue 3D, schéma à compléter, graphe des caractères de l'accouplement, torsion du pignon arbré, Willis puis vis-écrou et vitesse de l'embout, encastrement d'un pignon rapporté, croquis de phase (principale 2024) ; un malaxeur étudié de la même façon, avec chaîne d'énergie, Willis, torsion à double condition, encastrement poulie/pignon et cotes de fabrication (principale 2025) ; un vérin électrique ou électromécanique comme support de la partie mécanique (principale 2016, contrôle 2020, principale 2022).

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