Exercice — dans l'esprit des sujets du bac
Un solide (S), supposé ponctuel, de masse inconnue, est attaché à l'une des extrémités d'un ressort (R) à spires non jointives, de raideur et de masse négligeable devant . L'autre extrémité du ressort est maintenue fixe. Le solide (S) glisse sans frottement sur un banc à coussin d'air, suivant la direction d'un axe horizontal .
La position du centre d'inertie de (S) est repérée par son abscisse dans le repère , où est la position de à l'équilibre et est orienté du support fixe vers le solide (S). On note le vecteur vitesse de . Le plan horizontal passant par est pris comme plan de référence de l'énergie potentielle de pesanteur ().
On écarte (S) de sa position d'équilibre d'une distance , puis on l'abandonne sans vitesse initiale à l'instant . Un dispositif d'acquisition enregistre l'élongation de : on obtient la courbe de la figure 1.
- En exploitant la courbe de la figure 1 :
- préciser, en le justifiant, si le ressort est allongé ou comprimé à l'instant ;
- relever la valeur de l'amplitude des oscillations de et celle de la période propre ;
- en déduire la valeur de la distance dont (S) a été écarté.
- Analyse du mouvement :
- préciser, en le justifiant, si les oscillations de sont libres non amorties, libres amorties ou forcées ;
- calculer la valeur de la pulsation propre ;
- sachant que , exprimer en fonction de et puis calculer .
- Bilan énergétique du système {solide (S), ressort (R), Terre} :
- écrire, à un instant , l'expression de l'énergie mécanique en fonction de , , et ;
- calculer la valeur de cette énergie mécanique à l'instant ;
- en déduire la valeur de la vitesse de lors de son premier passage par la position d'équilibre.
- On refait l'expérience après avoir plongé (S) dans un liquide visqueux. Les oscillations deviennent pseudo-périodiques : l'élongation maximale vaut encore à , mais elle n'est plus que à l'instant , trois pseudo-périodes plus tard, où la vitesse de est de nouveau nulle.
- calculer l'énergie mécanique du système à l'instant ;
- en déduire l'énergie perdue entre et et préciser, en le justifiant, si le système est conservatif.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1. Idée : rien n'est calculable avant d'avoir fait parler le tracé ; on lit d'abord, on interprète ensuite.
a. La courbe de la figure 1 donne . Comme est orienté du support fixe vers (S), une abscisse positive signifie que s'est éloigné du support : le ressort est donc allongé à .
b. Sur le tracé, l'élongation oscille entre et : . Deux maxima consécutifs sont séparés de : (on retrouve bien motifs sur l'intervalle affiché de ).
c. (S) est lâché sans vitesse initiale : à toute l'élongation est de l'écart initial, donc .
2. a. Idée : l'allure du tracé nomme le régime. L'amplitude reste la même d'une période à l'autre et aucune excitation extérieure n'est imposée : les oscillations sont libres non amorties.
c. De on tire .
3. a. Idée : le plan de référence choisi annule l'énergie potentielle de pesanteur ; il ne reste que le terme élastique et le terme cinétique.
b. À la vitesse est nulle et , si bien que toute l'énergie est élastique :
c. Sans frottement, garde la même valeur à chaque instant. Au premier passage par la position d'équilibre , tout est cinétique : , d'où .
On peut contrôler ce résultat autrement : pour un oscillateur harmonique — les deux voies concordent, ce qui valide la valeur de .
4. a. À l'instant la vitesse est nulle, donc l'énergie mécanique y est encore purement élastique :
b. La variation vaut . Cette perte est le travail, résistant, de la force de frottement visqueux ; elle est passée dans le liquide sous forme de transfert thermique. L'énergie mécanique ne se conserve donc pas : le système n'est pas conservatif.