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Bac Tunisie
EV-FÉvolution biologique

Évolution au format du bac de Sciences expérimentales : items de QCM sur la fusion, la polyploïdie, l'amplification génique, la parenté et la spéciation

Idée directrice

En Sciences expérimentales, l'évolution n'est interrogée au bac que dans le QCM d'ouverture : 1 à 3 items à 0,5 point, dans 12 des 24 sessions relevées de 2015 à 2026 et dans toutes les principales depuis 2022. Chaque item se tranche par une règle courte : un nombre de chromosomes qui baisse sans perte de gènes signale des fusions, un multiple du lot de base une polyploïdie, des copies d'un même gène une amplification génique ; le plus petit nombre de différences désigne l'ancêtre commun le plus récent ; la sélection naturelle trie des variations qui existent déjà. Cette série rassemble les huit types d'items ; au bac, ils sont mêlés aux autres chapitres du QCM.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« … provient d'une espèce ancestrale à … chromosomes par : » ; « L'amplification génique correspond à : » ; « Le tableau ci-dessous présente le nombre d'acides aminés différents d'une protéine chez trois espèces… » ; « L'arbre phylogénétique de trois espèces … montre que : » ; « L'ordre correct des étapes est : »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Nombre de chromosomes : comparer d'abord les paires. Moins de paires sans motif de bandes perdu → fusions ; un multiple du lot de base (x = n de l'espèce diploïde ancestrale) → polyploïdie ; même nombre de chromosomes mais plus de copies d'un gène → amplification génique.
  • Compter les fusions : chaque fusion fait disparaître une paire et soude deux paires ancestrales ; trois paires de moins, ce sont six paires fusionnées deux à deux.
  • Tableau de protéines : le convertir d'abord en différences (longueur − acides aminés communs ; 100 % − ressemblance) ; le plus petit nombre désigne les espèces les plus apparentées, donc l'ancêtre commun le plus récent.
  • Arbre : pour un couple d'espèces, chercher le nœud où leurs lignées se rejoignent et lire sa date ; l'ordre des feuilles ne compte pas, et une espèce actuelle n'est jamais l'ancêtre d'une autre.
  • Sélection et spéciation : le milieu trie des variations héréditaires qui existent déjà ; l'isolement géographique précède la divergence, l'isolement reproductif la conclut. Barème : une lettre fausse annule l'item, une seule lettre juste d'un item double vaut 0,25 point.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Diviser par 2n au lieu du lot de base (56 ÷ 14 = 4, alors que 56 = 8 × 7) ; croire qu'une baisse du nombre de chromosomes fait perdre des gènes ; prendre les copies d'une amplification pour des allèles ; lire un tableau d'acides aminés communs comme un tableau de différences ; faire d'une espèce actuelle l'ancêtre d'une autre ; croire que le milieu provoque les mutations qu'il trie ; placer l'isolement reproductif avant la séparation géographique.

Sujet principal

Exercice — items d'évolution du QCM (4 points), dans l'esprit des sessions 2022–2026

1 questionFigure fournieCorrigé masqué

QCM — huit items d'évolution biologique (4 points)

Au bac, ces items sont mêlés aux autres chapitres du QCM d'ouverture. Les données des items 1, 4, 5, 7 et 8 sont construites pour l'exercice ; celles du fraisier, des globines et des membres de l'item 6 sont réelles.

Pour chacun des items suivants (de 1 à 8), il peut y avoir une ou deux réponse(s) correcte(s). Relevez sur votre copie le numéro de chaque item et indiquez dans chaque cas la (ou les deux) lettre(s) correspondant à la (ou aux deux) réponse(s) correcte(s).

NB : toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item.

1) Le document ci-dessous compare les garnitures chromosomiques d'une espèce ancestrale E1 (2n = 14) et d'une espèce E2 (2n = 8) qui en dérive ; les motifs de bandes, numérotés de 1 à 7, permettent de retrouver chaque chromosome de E1 chez E2. Le passage de E1 à E2 s'explique par :

a- une polyploïdie ;

b- une amplification génique ;

c- la perte de trois paires de chromosomes et des gènes qu'elles portent ;

d- des fusions de chromosomes : chaque chromosome en V de E2 réunit deux chromosomes de E1.

2) Le fraisier des bois possède 2n = 14 chromosomes, soit deux lots de base de 7 chromosomes. Le fraisier cultivé, du même genre, possède 56 chromosomes. Chez le fraisier cultivé :

a- le nombre de chromosomes résulte d'une polyploïdie ;

b- le nombre de chromosomes résulte de fusions de chromosomes ;

c- le nombre de chromosomes résulte d'amplifications géniques ;

d- on compte 4 lots de base de 14 chromosomes.

3) Chez l'Homme, les gènes des chaînes β, γ et δ de l'hémoglobine sont placés les uns à la suite des autres sur le chromosome 11 et ont des séquences voisines : ils dérivent d'un même gène ancestral par amplification génique. Cette amplification génique :

a- a réduit la quantité d'information génétique ;

b- a multiplié les copies du gène ancestral ;

c- a été suivie de mutations propres à chaque copie, d'où des chaînes de globine voisines mais distinctes ;

d- a modifié le nombre de chromosomes de l'espèce.

4) Le document ci-dessous donne le nombre d'acides aminés différents d'une même protéine chez trois espèces de mammifères P, Q et R, prises deux à deux. Ce document montre que :

a- P et R sont les deux espèces les plus apparentées ;

b- l'ancêtre commun de P et Q est plus récent que celui de P et R ;

c- la lignée de Q s'est séparée la première de la lignée commune à P et R ;

d- P descend de R.

5) L'arbre phylogénétique ci-dessous relie trois espèces actuelles K, L et M ; l'axe vertical indique le temps en millions d'années (MA) avant l'actuel. D'après cet arbre :

a- K est l'ancêtre des espèces L et M ;

b- K et L ont un ancêtre commun plus récent que celui de L et M ;

c- N2, ancêtre commun de L et M, vivait il y a environ 12 MA ;

d- K est aussi apparentée à L qu'à M.

6) Le bras de l'Homme, l'aile de la chauve-souris et la nageoire antérieure du dauphin renferment les mêmes os (humérus, radius, cubitus, carpe, métacarpe, phalanges), disposés dans le même ordre, alors que leurs fonctions sont différentes. Ces trois membres :

a- sont des organes analogues ;

b- sont des organes homologues ;

c- ont acquis ce plan commun par adaptation à un même milieu de vie ;

d- constituent un argument d'anatomie comparée en faveur d'un ancêtre commun à ces trois espèces.

7) Dans une région où l'on emploie chaque année un raticide anticoagulant, la proportion de rats résistants à ce produit est passée de 2 % des rats capturés avant le premier traitement à 60 % dix ans plus tard. Cette évolution s'explique par :

a- des mutations de résistance provoquées par le raticide chez les rats traités ;

b- un tri aléatoire des rats, indépendant de leur résistance au raticide ;

c- une sélection naturelle : les rats résistants survivent aux traitements et laissent plus de descendants ;

d- une transformation du génome de chaque rat au cours de sa vie.

8) Le document ci-dessous présente, dans le désordre, quatre étapes de la formation de deux espèces de campagnols (petits rongeurs) à partir d'une espèce ancestrale. A : un glacier s'étend et coupe la population en deux groupes ; B : le glacier a fondu, les deux groupes se rencontrent mais leurs croisements ne donnent pas de descendants fertiles ; C : une population unique, interféconde, occupe une vallée ; D : de part et d'autre du glacier, chaque groupe accumule ses propres mutations, triées par une sélection naturelle différente. L'ordre chronologique des étapes est :

a- A, C, D, B ;

b- C, A, D, B ;

c- C, D, A, B ;

d- C, A, B, D.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Réponses justes — 1 : d ; 2 : a ; 3 : b et c ; 4 : a et c ; 5 : c et d ; 6 : b et d ; 7 : c ; 8 : b.

Barème : 0,5 point par item. Sur un item à deux réponses justes, attribuer 0,25 point pour une seule réponse correcte (sans lettre fausse) ; toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item. D'où la règle de copie : ne relever la seconde lettre qu'en cas de certitude.

1 → d. Idée : compter les paires, puis vérifier si un motif de bandes a disparu. E1 compte 7 paires, E2 n'en compte que 4 : trois paires de moins. Pourtant les motifs 1 à 6 se retrouvent tous chez E2, deux par deux sur les bras des trois paires de chromosomes en V, et la paire 7 est inchangée. Le nombre de chromosomes baisse sans perte de gènes : ce sont des fusions de chromosomes, des mutations chromosomiques.

- a faux : une polyploïdie multiplie le lot de base : le nombre de chromosomes augmenterait (3n, 4n…), il ne baisserait pas.
- b faux : une amplification multiplie les copies d'un gène sans changer le nombre de chromosomes.
- c faux : aucun motif de E1 ne manque chez E2 : rien n'est perdu, les chromosomes sont soudés deux à deux.

2 → a. Idée : diviser par le lot de base (7), et non par 2n (14). 56 = 8 × 7 : le fraisier cultivé possède huit lots de base (8x) ; c'est un polyploïde (octoploïde).

- b faux : des fusions diminueraient le nombre de chromosomes ; ici il est multiplié par 4.
- c faux : une amplification multiplie les copies d'un gène, pas des lots entiers de chromosomes.
- d faux : 14 est la garniture 2n du fraisier des bois, qui compte déjà deux lots : 56 ÷ 14 = 4 compte des garnitures 2n ; le lot de base compte 7 chromosomes, d'où 8 lots.

3 → b et c. Idée : l'amplification porte sur un gène, pas sur un chromosome entier. Des duplications successives du gène ancestral ont multiplié ses copies ; chaque copie a ensuite accumulé ses propres mutations. D'où une famille de gènes voisins qui codent des chaînes de globine différentes. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : des copies s'ajoutent au génome : la quantité d'information génétique augmente.
- d faux : les copies restent sur le chromosome 11 : le nombre de chromosomes ne change pas.

4 → a et c. Idée : le plus petit nombre de différences désigne la parenté la plus étroite, donc l'ancêtre commun le plus récent. P et R ne diffèrent que par 4 acides aminés : ce sont les plus apparentées et leur ancêtre commun est le plus récent. Q diffère beaucoup plus de P (11) et de R (12) : sa lignée s'est séparée la première. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : 11 différences entre P et Q contre 4 entre P et R : l'ancêtre commun de P et Q est le plus ancien.
- d faux : P et R sont deux espèces actuelles : elles ont un ancêtre commun, aucune ne descend de l'autre.

5 → c et d. Idée : pour deux espèces, chercher le nœud où leurs lignées se rejoignent, puis lire sa date sur l'axe. Les lignées de L et de M se rejoignent en N2, placé à 12 MA. Celles de K et de L, comme celles de K et de M, ne se rejoignent qu'en N1, à 30 MA : K est reliée à L et à M par le même ancêtre commun, elle leur est également apparentée. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : K est une espèce actuelle, au bout d'une branche ; l'ancêtre commun des trois espèces est le nœud N1.
- b faux : K et L se rejoignent en N1 (30 MA), nœud plus ancien que N2 (12 MA).

6 → b et d. Idée : même plan d'organisation malgré des fonctions différentes : c'est une homologie. Un même plan d'organisation, hérité puis modifié selon le mode de vie (saisir, voler, nager) : ces membres sont homologues, et l'homologie s'explique par un ancêtre commun ; c'est un argument d'anatomie comparée. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : des organes analogues ont la même fonction avec une organisation et une origine différentes (aile d'oiseau et aile d'insecte).
- c faux : les milieux de vie diffèrent (terrestre, aérien, aquatique) : le plan commun est hérité, il n'est pas imposé par le milieu.

7 → c. Idée : la variation existait avant la contrainte : le milieu la trie, il ne la crée pas. 2 % de rats résistants avant tout traitement : le caractère de résistance préexistait. Le raticide élimine surtout les rats sensibles ; les résistants, avantagés, laissent plus de descendants et leur proportion augmente de génération en génération : c'est une sélection naturelle, un tri non aléatoire.

- a faux : les mutations se produisent au hasard ; le raticide ne les provoque pas, il trie les rats qui les portent déjà.
- b faux : les résistants passent de 2 % à 60 % : le raticide favorise un caractère précis, le tri n'est pas aléatoire ; seule l'apparition des mutations est due au hasard.
- d faux : le génome d'un individu ne change pas selon le milieu ; c'est la composition de la population qui change d'une génération à l'autre.

8 → b. Idée : la barrière géographique vient d'abord ; l'isolement reproductif ne se constate qu'à la remise en contact. C : population ancestrale unique ; A : le glacier interrompt les échanges de gènes (isolement géographique) ; D : chaque groupe évolue séparément (mutations, sélection naturelle) ; B : remis en contact, les deux groupes ne donnent plus de descendants fertiles (isolement reproductif) : ce sont deux espèces.

- a faux : A avant C : la séparation suppose une population déjà en place.
- c faux : D avant A : sans barrière, les échanges de gènes empêchent les deux groupes de diverger.
- d faux : B avant D : l'isolement reproductif résulte de la divergence, il ne la précède pas.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : fusion de chromosomes lue sur des caryotypes de drosophiles (principale 2016) ou donnée par les nombres 2n = 12 et 2n = 8 (principale 2025) ; polyploïdie du blé (principale 2022) et définition de la polyploïdie (contrôle 2019) ; amplification génique définie par son mécanisme ou ses effets (contrôle 2018, principales 2023, 2024 et 2026) ; tableau d'acides aminés différents (principale 2023) et choix de l'arbre de filiation (principale 2018) ; arbre à nœuds et étapes des pinsons des Galápagos (principale 2022) ; sélection naturelle (contrôles 2022 et 2023) ; définition de la spéciation (principale 2026) ; organes homologues (principale 2015). Dans les devoirs des lycées : tableau d'acides aminés communs et arbre à choisir parmi plusieurs modèles, phalène du bouleau, deux espèces à 2n = 20 et 2n = 40.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill EV-F.1 — Fusion ou polyploïdie : compter les paires et les lots de base
Entraînement 01 / 04

Drill EV-F.1 — Fusion ou polyploïdie : compter les paires et les lots de base

1 questionCorrigé masqué

QCM — série d'entraînement (4 items, 2 points)

Ce que la série entraîne : chaque item se décide en comparant des nombres de chromosomes : des paires disparues sans perte de gènes signalent des fusions, un multiple du lot de base signale une polyploïdie. Les espèces des items 1, 2 et 4 et leurs nombres de chromosomes sont construits pour l'exercice ; ceux du bananier sont réels.

Pour chacun des items suivants (de 1 à 4), il peut y avoir une ou deux réponse(s) correcte(s). Relevez sur votre copie le numéro de chaque item et indiquez dans chaque cas la (ou les deux) lettre(s) correspondant à la (ou aux deux) réponse(s) correcte(s).

NB : toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item.

1) Une espèce ancestrale possède 2n = 16 chromosomes en bâtonnet. Une espèce qui en dérive possède 2n = 10 chromosomes, dont six grands chromosomes en V ; chaque bras d'un chromosome en V porte les bandes d'un chromosome de l'espèce ancestrale. Ce passage résulte :

a- d'une mutation chromosomique ;

b- de la fusion, deux à deux, des chromosomes de quatre paires ;

c- de la fusion, deux à deux, des chromosomes de six paires ;

d- d'une polyploïdie.

2) Deux espèces végétales voisines V1 et V2 possèdent respectivement 2n = 18 et 2n = 36 chromosomes. Les chromosomes de V2 se rangent en 9 groupes de quatre chromosomes identiques, semblables aux 9 types de chromosomes de V1. On peut dire que :

a- V1 dérive de V2 par fusions de chromosomes ;

b- V2 possède deux lots de base de 18 chromosomes ;

c- V2 peut dériver de V1 par polyploïdie ;

d- V2 résulte d'une amplification génique.

3) Le bananier cultivé possède 33 chromosomes, qui se rangent en 11 groupes de trois chromosomes semblables ; les bananiers sauvages dont il dérive possèdent 2n = 22 chromosomes. Le bananier cultivé :

a- possède trois lots de base de 11 chromosomes (3x = 33) ;

b- résulte d'une polyploïdie ;

c- résulte de fusions de chromosomes ;

d- possède un lot de base de 33 chromosomes.

4) Parmi les passages suivants d'une espèce ancestrale diploïde à une espèce dérivée, celui (ou ceux) qui peut (peuvent) s'expliquer par une polyploïdie est (sont) :

a- 2n = 14 → 2n = 28 ;

b- 2n = 12 → 2n = 8 ;

c- 2n = 16 → 2n = 18 ;

d- 2n = 10 → 2n = 30.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Réponses justes — 1 : a et c ; 2 : c ; 3 : a et b ; 4 : a et d.

Barème : 0,5 point par item. Sur un item à deux réponses justes, attribuer 0,25 point pour une seule réponse correcte (sans lettre fausse) ; toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item. D'où la règle de copie : ne relever la seconde lettre qu'en cas de certitude.

1 → a et c. Idée : chaque fusion fait disparaître une paire et met en jeu deux paires ancestrales. On passe de 8 à 5 paires : 3 paires de moins, donc 3 fusions, qui mettent en jeu 3 × 2 = 6 paires ancestrales (les 3 paires de chromosomes en V). Les 2 autres paires restent inchangées : 3 + 2 = 5 paires. Une fusion est un remaniement du caryotype : une mutation chromosomique. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : la fusion de quatre paires deux à deux n'en fait disparaître que deux : on obtiendrait 2n = 12.
- d faux : une polyploïdie augmenterait le nombre de chromosomes.

2 → c. Idée : chercher le lot de base commun (x = 9) avant de décider du sens et du mécanisme. V1 a deux lots de 9 chromosomes, V2 en a quatre (4 × 9 = 36), faits des mêmes types de chromosomes : V2 est un tétraploïde qui peut provenir de V1 par polyploïdie.

- a faux : les chromosomes de V2 ont la taille et les types de ceux de V1 : aucun chromosome n'y est soudé à un autre.
- b faux : un lot de base compte un chromosome de chaque type, soit 9 : V2 en possède quatre ; 18 est la garniture 2n de V1, qui compte déjà deux lots.
- d faux : une amplification multiplie les copies d'un gène, pas le nombre de chromosomes.

3 → a et b. Idée : un lot de base compte un chromosome de chaque type : ici 11. 22 = 2 × 11 chez les bananiers sauvages, 33 = 3 × 11 chez le bananier cultivé : il possède trois lots de base, c'est un triploïde, issu d'une polyploïdie. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- c faux : des fusions diminueraient le nombre de chromosomes ; ici il augmente de 22 à 33.
- d faux : le lot de base est le nombre de types de chromosomes, 11 ; 33 est le nombre total, soit trois lots.

4 → a et d. Idée : une polyploïdie donne un multiple du lot de base x = n de l'espèce ancestrale. 28 = 4 × 7 (tétraploïde) et 30 = 6 × 5 (hexaploïde) : ce sont des multiples du lot de base. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : le nombre baisse de deux paires : ce passage relève de fusions de chromosomes.
- c faux : 18 n'est pas un multiple de 8 : une paire de plus ne correspond pas à un lot entier.

2 Drill EV-F.2 — Du tableau de protéines à l'arbre : acides aminés communs, pourcentages, arbre à choisir
Entraînement 02 / 04

Drill EV-F.2 — Du tableau de protéines à l'arbre : acides aminés communs, pourcentages, arbre à choisir

1 questionFigure fournieCorrigé masqué

QCM — série d'entraînement (4 items, 2 points)

Ce que la série entraîne : le tableau change de forme (acides aminés communs, pourcentage de ressemblance, différences) : le convertir en différences avant de conclure, puis choisir l'arbre. Les espèces et les valeurs comparées sont construites pour l'exercice.

Pour chacun des items suivants (de 1 à 4), il peut y avoir une ou deux réponse(s) correcte(s). Relevez sur votre copie le numéro de chaque item et indiquez dans chaque cas la (ou les deux) lettre(s) correspondant à la (ou aux deux) réponse(s) correcte(s).

NB : toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item.

1) Une protéine de 60 acides aminés est comparée chez trois espèces X, Y et Z. Le nombre d'acides aminés communs (identiques et à la même position) est de 56 entre X et Y, de 47 entre X et Z et de 48 entre Y et Z. On peut dire que :

a- X et Z diffèrent par 47 acides aminés ;

b- X et Y sont les deux espèces les plus apparentées ;

c- Y et Z diffèrent par 12 acides aminés ;

d- l'ancêtre commun de X et Z est le plus récent.

2) Une protéine présente 3 acides aminés différents entre les espèces L et N, 9 entre L et M, et 10 entre M et N. Le (ou les) arbre(s) phylogénétique(s) du document ci-dessous qui traduit (traduisent) ces données est (sont) :

a- l'arbre 1 ;

b- l'arbre 2 ;

c- l'arbre 3 ;

d- l'arbre 4.

3) Le pourcentage de ressemblance des séquences d'une même protéine est de 97 % entre les espèces U et V, de 81 % entre U et W et de 80 % entre V et W. On peut en déduire que :

a- U et W présentent 81 % de différences ;

b- l'ancêtre commun de V et W est plus récent que celui de U et V ;

c- U et V sont les deux espèces les plus apparentées ;

d- la lignée de V s'est séparée la première de la lignée commune à U et W.

4) Le nombre d'acides aminés différents d'une même protéine est de 6 entre les espèces A et B, de 6 entre A et C et de 2 entre B et C. D'après ces données :

a- B et C ont l'ancêtre commun le plus récent ;

b- A est plus apparentée à B qu'à C ;

c- A est également apparentée à B et à C ;

d- A est l'ancêtre commun de B et C.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Réponses justes — 1 : b et c ; 2 : b et d ; 3 : c ; 4 : a et c.

Barème : 0,5 point par item. Sur un item à deux réponses justes, attribuer 0,25 point pour une seule réponse correcte (sans lettre fausse) ; toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item. D'où la règle de copie : ne relever la seconde lettre qu'en cas de certitude.

1 → b et c. Idée : un tableau d'acides aminés communs se lit à l'envers : différences = 60 − communs. Différences : X–Y 60 − 56 = 4 ; X–Z 60 − 47 = 13 ; Y–Z 60 − 48 = 12. X et Y, qui diffèrent le moins, sont les plus apparentées. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : 47 est le nombre d'acides aminés communs ; X et Z diffèrent par 60 − 47 = 13 acides aminés.
- d faux : X et Z diffèrent le plus (13) : leur ancêtre commun est le plus ancien.

2 → b et d. Idée : placer le nœud le plus récent entre les deux espèces qui diffèrent le moins ; l'ordre des feuilles ne compte pas. L et N ne diffèrent que par 3 acides aminés : leurs lignées doivent se rejoindre au nœud le plus récent, M se rattachant au nœud ancien. C'est le cas des arbres 2 et 4, qui sont le même arbre dessiné avec les feuilles dans un autre ordre. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : l'arbre 1 réunit d'abord L et M, qui diffèrent par 9 acides aminés.
- c faux : l'arbre 3 réunit d'abord M et N, qui diffèrent le plus (10).

3 → c. Idée : une ressemblance élevée signifie peu de différences (différences = 100 % − ressemblance). Différences : U–V 3 %, U–W 19 %, V–W 20 %. U et V, qui diffèrent le moins, sont les plus apparentées.

- a faux : 81 % est la ressemblance ; U et W diffèrent sur 100 − 81 = 19 % de la séquence.
- b faux : V et W diffèrent de 20 % contre 3 % pour U et V : l'ancêtre commun de V et W est le plus ancien.
- d faux : V ne diffère de U que de 3 % : leurs lignées se séparent en dernier ; c'est la lignée de W, à 19 et 20 % de U et de V, qui s'est séparée la première.

4 → a et c. Idée : l'espèce qui se sépare la première est reliée aux deux autres par le même ancêtre commun. B et C, qui ne diffèrent que par 2 acides aminés, ont l'ancêtre commun le plus récent. A diffère autant de B que de C (6) : elle leur est reliée par le même ancêtre commun, plus ancien. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : A diffère autant de B que de C (6 acides aminés dans les deux cas).
- d faux : A est une espèce actuelle ; l'ancêtre commun de B et C est un ancêtre hypothétique, un nœud de l'arbre.

3 Drill EV-F.3 — Sélection naturelle et spéciation : tri non aléatoire, puis isolement reproductif
Entraînement 03 / 04

Drill EV-F.3 — Sélection naturelle et spéciation : tri non aléatoire, puis isolement reproductif

1 questionCorrigé masqué

QCM — série d'entraînement (4 items, 2 points)

Ce que la série entraîne : séparer ce que le milieu trie (la sélection naturelle) de ce qui fonde une espèce nouvelle (l'isolement reproductif). Les effectifs de l'item 1 et les nombres de chromosomes de l'item 4 sont construits pour l'exercice.

Pour chacun des items suivants (de 1 à 4), il peut y avoir une ou deux réponse(s) correcte(s). Relevez sur votre copie le numéro de chaque item et indiquez dans chaque cas la (ou les deux) lettre(s) correspondant à la (ou aux deux) réponse(s) correcte(s).

NB : toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item.

1) Des souris à pelage clair et des souris à pelage sombre, marquées, sont lâchées en nombre égal (200 de chaque forme) sur une coulée de lave sombre où chassent des chouettes ; un mois plus tard, on recapture 18 souris claires et 54 souris sombres. On peut dire que :

a- le taux de recapture des souris sombres est de 54 % ;

b- les souris claires sont avantagées sur ce sol ;

c- le sol sombre a provoqué la mutation qui assombrit le pelage ;

d- les souris sombres ont mieux survécu, moins repérées par leurs prédateurs.

2) Deux populations issues d'une même espèce ancestrale, séparées depuis très longtemps, sont considérées comme deux espèces distinctes lorsque :

a- elles vivent dans deux milieux différents ;

b- un isolement reproductif s'est installé entre elles ;

c- leurs individus ne peuvent plus se croiser, ou donnent des hybrides stériles ;

d- elles diffèrent par la couleur ou par la taille.

3) Dans une population, la sélection naturelle ne peut modifier la fréquence d'un caractère que si :

a- ce caractère varie d'un individu à l'autre et se transmet à la descendance ;

b- le milieu provoque l'apparition des variations utiles ;

c- ce caractère modifie la survie ou la reproduction des individus dans ce milieu ;

d- tous les individus possèdent le même génotype.

4) Au sein d'une population de plantes diploïdes (2n = 20), apparaît une plante tétraploïde (4n = 40) fertile. Croisée avec les plantes diploïdes voisines, elle donne des hybrides triploïdes (3n = 30) stériles. On peut dire que :

a- cette spéciation a nécessité un isolement géographique préalable ;

b- la plante tétraploïde est isolée des plantes diploïdes, sur le plan reproductif, dès son apparition ;

c- les hybrides triploïdes sont stériles parce qu'ils ont perdu des gènes ;

d- une polyploïdie peut être à l'origine d'une espèce nouvelle.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Réponses justes — 1 : d ; 2 : b et c ; 3 : a et c ; 4 : b et d.

Barème : 0,5 point par item. Sur un item à deux réponses justes, attribuer 0,25 point pour une seule réponse correcte (sans lettre fausse) ; toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item. D'où la règle de copie : ne relever la seconde lettre qu'en cas de certitude.

1 → d. Idée : comparer des taux (recapturés ÷ lâchés), pas des effectifs bruts. Souris sombres : 54 ÷ 200 = 27 % ; souris claires : 18 ÷ 200 = 9 %, soit trois fois moins. Sur fond sombre, le pelage sombre est moins visible des chouettes : ces souris survivent mieux, c'est une sélection naturelle.

- a faux : 54 est un effectif, pas un pourcentage : le taux de recapture des souris sombres est 54 ÷ 200 = 27 %.
- b faux : les souris claires sont trois fois moins recapturées : elles sont désavantagées sur ce sol.
- c faux : la mutation préexistait (des souris sombres ont été lâchées) ; le milieu trie, il ne provoque pas les mutations.

2 → b et c. Idée : le critère de l'espèce est l'interfécondité, pas l'aspect ni le milieu. Deux espèces sont séparées lorsque leurs individus ne donnent plus de descendants fertiles : l'isolement reproductif est le critère qui achève la spéciation. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : des populations d'une même espèce peuvent occuper des milieux différents et rester interfécondes.
- d faux : des différences d'aspect existent entre individus d'une même espèce ; elles ne suffisent pas.

3 → a et c. Idée : la sélection trie une variabilité héréditaire qui existe déjà. La sélection naturelle suppose une variation héréditaire (due aux mutations) et un effet de cette variation sur la survie ou la reproduction : les porteurs avantagés laissent plus de descendants. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : les variations apparaissent au hasard, par mutation ; le milieu ne les provoque pas.
- d faux : sans différence génétique entre individus, il n'y a rien à trier.

4 → b et d. Idée : l'isolement reproductif peut naître d'un changement du nombre de chromosomes, sans barrière géographique. La plante tétraploïde et les diploïdes ne donnent que des hybrides stériles : l'isolement reproductif est immédiat. La polyploïdie peut donc fonder une espèce nouvelle au sein même de la population. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- a faux : les plantes vivent côte à côte : aucune barrière géographique n'intervient.
- c faux : les hybrides possèdent tous les gènes (trois lots) ; leur stérilité vient de la méiose, où trois homologues ne se répartissent pas également.

4 Drill EV-F.4 — Amplification génique : des copies en plus, pas de chromosome en plus
Entraînement 04 / 04

Drill EV-F.4 — Amplification génique : des copies en plus, pas de chromosome en plus

1 questionCorrigé masqué

QCM — série d'entraînement (4 items, 2 points)

Ce que la série entraîne : l'item d'évolution le plus fréquent (contrôle 2018, principales 2023, 2024 et 2026) : l'amplification génique vue par son effet sur le génome, sur l'individu et sur l'évolution.

Pour chacun des items suivants (de 1 à 4), il peut y avoir une ou deux réponse(s) correcte(s). Relevez sur votre copie le numéro de chaque item et indiquez dans chaque cas la (ou les deux) lettre(s) correspondant à la (ou aux deux) réponse(s) correcte(s).

NB : toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item.

1) Chez des moustiques Culex résistants aux insecticides organophosphorés, le gène d'une estérase, enzyme qui dégrade l'insecticide, est présent en de nombreuses copies, alors que les moustiques sensibles de la même espèce n'en possèdent qu'une ; leur nombre de chromosomes est le même. On peut dire que :

a- la résistance est liée à une amplification génique ;

b- les moustiques résistants sont polyploïdes ;

c- les moustiques résistants peuvent produire davantage d'estérase ;

d- l'insecticide a provoqué la multiplication des copies du gène.

2) Au cours de l'évolution d'une espèce, un gène présent en un seul exemplaire par lot de chromosomes est passé à quatre exemplaires, placés les uns à la suite des autres sur le même chromosome. Cette amplification génique :

a- n'a pas modifié le nombre de chromosomes ;

b- a augmenté la quantité d'information génétique ;

c- a multiplié le lot de base par quatre ;

d- a créé quatre allèles d'un même locus.

3) Parmi les mutations suivantes, celle (ou celles) qui augmente(nt) la quantité d'ADN du noyau sans modifier le nombre de chromosomes de l'espèce est (sont) :

a- la fusion de deux chromosomes ;

b- la substitution d'un nucléotide dans un gène ;

c- une polyploïdie ;

d- une amplification génique.

4) Au cours de l'évolution biologique, l'amplification génique :

a- est une source de diversité génétique ;

b- s'oppose à l'apparition de nouveaux gènes ;

c- ne se produit que dans les cellules somatiques ;

d- se transmet à la descendance lorsqu'elle touche les cellules germinales.

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Réponses justes — 1 : a et c ; 2 : a et b ; 3 : d ; 4 : a et d.

Barème : 0,5 point par item. Sur un item à deux réponses justes, attribuer 0,25 point pour une seule réponse correcte (sans lettre fausse) ; toute réponse fausse annule la note attribuée à l'item. D'où la règle de copie : ne relever la seconde lettre qu'en cas de certitude.

1 → a et c. Idée : plus de copies d'un gène, même nombre de chromosomes : c'est une amplification génique. Les copies multipliées du gène de l'estérase permettent de produire davantage d'enzyme, qui dégrade l'insecticide : c'est une amplification génique, avantageuse en milieu traité. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : le nombre de chromosomes est le même : il n'y a pas de lot supplémentaire.
- d faux : l'amplification est une mutation qui survient au hasard ; l'insecticide trie les moustiques qui la portent.

2 → a et b. Idée : chaque copie occupe son propre emplacement : ce sont de nouveaux loci, pas des allèles. Les trois copies supplémentaires s'insèrent dans un chromosome existant : le nombre de chromosomes est inchangé, mais le génome compte trois gènes de plus. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- c faux : seul un gène est multiplié, pas l'ensemble des chromosomes du lot.
- d faux : les copies sont placées à la suite l'une de l'autre, à des emplacements différents : ce sont de nouveaux loci, non des allèles d'un même locus.

3 → d. Idée : pour chaque mutation, se demander ce qui change : le nombre de chromosomes, la quantité d'ADN, ou seulement la séquence. L'amplification ajoute des copies de gènes dans les chromosomes existants : plus d'ADN, même nombre de chromosomes.

- a faux : la fusion réduit le nombre de chromosomes sans ajouter d'ADN.
- b faux : une substitution change un nucléotide : ni la quantité d'ADN ni le nombre de chromosomes ne changent.
- c faux : la polyploïdie augmente la quantité d'ADN mais aussi le nombre de chromosomes.

4 → a et d. Idée : une copie de gène est une matière première pour l'évolution, à condition d'être héritable. Les copies d'un gène peuvent muter indépendamment et prendre de nouvelles fonctions : l'amplification est une source de diversité ; elle n'intervient dans l'évolution que si elle se produit dans la lignée germinale, donc est transmise. Une seule de ces deux lettres, sans lettre fausse : 0,25 pt.

- b faux : c'est l'inverse : les copies, en divergeant, fournissent de nouveaux gènes (familles de gènes).
- c faux : elle peut toucher aussi les cellules germinales ; c'est alors qu'elle se transmet.

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