Masar
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Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
GE-BGénétique des diploïdes (monohybridisme et dihybridisme)

Dihybridisme — gènes indépendants, 9:3:3:1 et brassage interchromosomique

Idée directrice

Cœur du dihybridisme à gènes indépendants (bac SE contrôle 2018) : proportions F2 en 916\frac{9}{16}, 316\frac{3}{16}, 316\frac{3}{16}, 116\frac{1}{16}, conclusion d’indépendance, et brassage interchromosomique (deux paires de chromosomes distinctes, 4 types de gamètes équiprobables). Les tableaux de croisements remplacent les planches.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« Les deux couples d’allèles sont indépendants »

« brassage interchromosomique »

« 9/16, 3/16, 3/16, 1/16 »

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

8 questionsCorrigé masqué

On reprend les couples d’allèles de la plante précédente : (L,c)(L,c) avec L>cL>c (tiges longues / courtes) et (D,i)(D,i) avec D>iD>i (gousses droites / incurvées). Deux plantes F1 double hétérozygotes L//c  D//iL//c\;D//i sont croisées entre elles (F1 × F1). Sur T=800T = 800 descendants, on compte :

  • 450 plantes à tiges longues et gousses droites ;
  • 150 plantes à tiges courtes et gousses droites ;
  • 150 plantes à tiges longues et gousses incurvées ;
  • 50 plantes à tiges courtes et gousses incurvées.
  1. Calculer les proportions observées de chaque phénotype. Les comparer aux proportions théoriques 916\dfrac{9}{16}, 316\dfrac{3}{16}, 316\dfrac{3}{16}, 116\dfrac{1}{16}.
  2. Conclure quant à la relation entre les deux couples d’allèles (gènes indépendants ou gènes liés). Justifier.
  3. Chaque plante F1 produit 4 types de gamètes équiprobables (14\frac{1}{4} chacun). Nommer le type de brassage responsable et préciser sur quelles paires de chromosomes se trouvent les deux couples d’allèles.
  4. Écrire les génotypes des gamètes produits par une F1 L//c  D//iL//c\;D//i en indiquant leur fréquence.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Effectifs / 800 : 450800=916\frac{450}{800}=\frac{9}{16}, 150800=316\frac{150}{800}=\frac{3}{16}, 150800=316\frac{150}{800}=\frac{3}{16}, 50800=116\frac{50}{800}=\frac{1}{16}. Les proportions observées coïncident avec 916:316:316:116\frac{9}{16}:\frac{3}{16}:\frac{3}{16}:\frac{1}{16}.

2. Ces proportions sont la signature d’un dihybridisme avec gènes indépendants (ségrégation indépendante de deux couples). Si les gènes étaient liés, on n’obtiendrait pas ces quatre classes dans le rapport 9:3:3:1. couples d’alleˋles indeˊpendants\boxed{\text{couples d’allèles indépendants}}

3. Production de 4 types de gamètes équiprobables (14\frac{1}{4} chacun) : brassage interchromosomique. Les deux paires d’allèles sont portées par des paires de chromosomes homologues différentes.

4. Gamètes de L//c  D//iL//c\;D//i : LDLD, LiLi, cDcD, cici, chacun avec la fréquence 14\frac{1}{4}. L’échiquier F1 × F1 reconstitue alors le rapport 9:3:3:1.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 02

Drill GE-B.1 — test-cross d’indépendance (1:1:1:1)

2 questionsCorrigé masqué

Deux couples d’allèles indépendants. On réalise un test-cross : double hétérozygote (A//a , B//b)(A//a\ ,\ B//b) × double récessif (a//a , b//b)(a//a\ ,\ b//b).

  1. Lister les gamètes du double hétérozygote et leurs fréquences.
  2. Donner les proportions phénotypiques attendues dans la descendance du test-cross. Quelle signature lit-on si les gènes sont indépendants ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Le double hétérozygote produit 4 gamètes équiprobables : ABAB, AbAb, aBaB, abab (fréquence 14\frac{1}{4} chacun) grâce au brassage interchromosomique.

2. Le double récessif ne fournit que abab. La descendance du test-cross reproduit les gamètes de l’hétérozygote : 1:1:1:1 (quatre phénotypes équiprobables). 1:1:1:1  geˋnes indeˊpendants\boxed{1:1:1:1\ \Leftrightarrow\ \text{gènes indépendants}}

Entraînement 02 / 02

Drill GE-B.2 — localiser les gènes sur deux paires

2 questionsCorrigé masqué

Une cellule germinale diploïde porte deux couples d’allèles indépendants (L,c)(L,c) et (D,i)(D,i). On s’intéresse aux gamètes que produit la méiose.

  1. Sur quelles paires de chromosomes place-t-on les deux gènes ? Pourquoi ?
  2. Combien de types de gamètes obtient-on en télophase II, et avec quelles fréquences, si le brassage est purement interchromosomique ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Gènes indépendants ⇒ chaque couple est porté par une paire de chromosomes homologues différente. On dessine donc 2n = 4 chromosomes (deux paires), allèles L/cL/c sur l’une, D/iD/i sur l’autre.

2. Disposition aléatoire des homologues en anaphase I (brassage interchromosomique) ⇒ 4 types de gamètes équiprobables (LDLD, LiLi, cDcD, cici), fréquences 14\frac{1}{4}, 14\frac{1}{4}, 14\frac{1}{4}, 14\frac{1}{4}. 2 paires distinctes ; 4 gameˋtes 14\boxed{\text{2 paires distinctes ; 4 gamètes }\tfrac{1}{4}}

Méthode / Automatismes
  • Ramener les effectifs au dénominateur 16 (ou comparer à 9:3:3:1).
  • 9:3:3:1 ⇒ gènes indépendants ; 2 majoritaires + 2 minoritaires ⇒ gènes liés.
  • 4 gamètes équiprobables ⇒ brassage interchromosomique (paires distinctes).
  • Toujours redémontrer les proportions par l’échiquier, pas seulement les « reconnaître ».
Pièges classiques
  • Conclure « indépendants » sans calculer les proportions observées.
  • Confondre brassage interchromosomique (anaphase I, paires différentes) et intrachromosomique (crossing-over, gènes liés).
  • Oublier que chaque F1 produit 4 gamètes, pas 2.