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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
IM-IImmunité : maintien de l'intégrité de l'organisme

Dysfonctionnements du système immunitaire : allergie (sensibilisation, deuxième contact, mastocyte et IgE) et déficit immunitaire expérimental (LT4 présents mais sans IL2, amplification clonale restaurée par l'IL2)

Idée directrice

Le programme de sciences expérimentales termine l'immunité par ses dysfonctionnements, et le bac les pose sous deux formes. L'allergie : un premier contact silencieux (sensibilisation — LB, plasmocytes à IgE, IgE fixées sur les mastocytes), puis, au contact suivant, le pontage des IgE par l'allergène, la dégranulation du mastocyte et les effets de l'histamine ; on nomme les cellules d'une figure et on schématise le deuxième contact. Le déficit immunitaire étudié par l'expérience : des souris sans anticorps ni LTc (déficit combiné) dont on localise le défaut en écartant ce qui est normal — lymphocytes présents, macrophages efficaces — jusqu'à la molécule qui manque, l'IL2, dont l'injection restaure la réponse.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Nommez les cellules X, Y et Z » ; « Représentez, par un schéma commenté, la deuxième phase du mécanisme de la réaction allergique » ; « Expliquez le mécanisme de fonctionnement du mastocyte » ; « Précisez, à partir des expériences 1 et 2, le type de dysfonctionnement immunitaire chez les souris S₂ » ; « Expliquez le mécanisme à l'origine de ce dysfonctionnement immunitaire » ; « Expliquez comment la prolifération du VIH aboutit à l'effondrement du système immunitaire »

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  • Cellules de l'allergie : LB (récepteurs fixant l'allergène) → plasmocyte (IgE) → mastocyte (granules, IgE fixées par leur partie constante).
  • Deuxième contact en trois temps : pontage de deux IgE voisines par l'allergène → dégranulation (exocytose d'histamine) → effets sur les vaisseaux, les glandes et les muscles lisses → symptômes.
  • Déficit expérimental : caractériser (anticorps ? LTc ? → humoral, cellulaire ou combiné), écarter ce qui est normal (nombres de lymphocytes, macrophages), localiser par une culture croisée, confirmer par la restauration.
  • Expliquer le mécanisme : acteur défaillant → molécule manquante → étape bloquée (amplification clonale, différenciation) → conséquence (ni plasmocytes ni LTc).
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Dire que l'histamine est libérée dès le premier contact (elle ne l'est qu'au suivant) ; faire sécréter les IgE par le mastocyte ; oublier le pontage de deux IgE voisines ; conclure à une « absence de LT4 » alors que le document 3 les dénombre normalement ; accuser les macrophages sans lire la culture 3 ; confondre ce déficit expérimental, corrigé par l'IL2, avec le SIDA, où les LT4 disparaissent.

Sujet principal

Exercice — Dysfonctionnements du système immunitaire (6 points), dans l'esprit des sessions de contrôle 2025 et 2026 et de la session principale 2016

1 questionFigure fournieCorrigé masqué

Partie A — Allergie (2 points)

Chez une personne allergique au pollen d'une graminée, le premier contact avec l'allergène A de ce pollen ne provoque aucun symptôme. Le document 1 représente les étapes de cette première phase.

1. Nommez les cellules X, Y et Z.

2. Expliquez, à partir du document 1, pourquoi cette première phase est appelée phase de sensibilisation.

3. Au printemps suivant, dès qu'elle respire le même pollen, la personne éternue, a le nez qui coule et les yeux qui larmoient. Représentez, par un schéma commenté, le mécanisme qui aboutit à ces manifestations.

Partie B — Déficit immunitaire (4 points)

On étudie des souris S₂ qui présentent toutes le même dysfonctionnement immunitaire ; les souris S₁ sont normales. Toutes sont de la même lignée.

Expérience 1 — On injecte un microbe M, qui se multiplie à l'intérieur des cellules, à une souris S₁ et à une souris S₂, puis on suit le taux plasmatique d'anticorps anti-M et le nombre de lymphocytes T cytotoxiques (LTc) anti-M (document 2).

4. Comparez les résultats obtenus chez les deux souris afin de préciser le type de dysfonctionnement immunitaire des souris S₂.

Expérience 2 — On dénombre les lymphocytes dans le sang de souris S₁ et S₂ non infectées ; puis on réalise trois cultures de 24 heures, en présence du microbe M, associant des macrophages et des LT4 d'origines différentes, et on dose l'interleukine 2 (IL2) dans le milieu (document 3).

Lymphocytes (× 10³ par mm³ de sang)S₁S₂
LB3,23,1
LT41,61,5
LT80,80,8
CultureMacrophages deLT4 deIL2 dans le milieu (UA)
1S₁S₁850
2S₁S₂0
3S₂S₁830

Document 3 — lymphocytes du sang et cultures de macrophages et de LT4.

5. Exploitez le document 3 afin de localiser le défaut responsable du dysfonctionnement des souris S₂.

Expérience 3 — Dix jours après l'injection de M, on dénombre les LB et les LT8 dans la rate d'une souris S₁, d'une souris S₂ et d'une souris S₂ qui a reçu en plus de l'IL2 du 2e au 6e jour (document 4).

6. Comparez les résultats du document 4, puis expliquez le mécanisme à l'origine du dysfonctionnement immunitaire des souris S₂.

7. Les souris S₂ succombent à des infections par des microbes habituellement sans danger. Comparez leur situation à celle d'une personne atteinte du SIDA.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Barème indicatif (non officiel) : A — 1) 0,75 pt ; 2) 0,5 pt ; 3) 0,75 pt. B — 4) 1 pt ; 5) 1 pt ; 6) 1,25 pt ; 7) 0,75 pt.

1. X : lymphocyte B spécifique de l'allergène A ; Y : plasmocyte sécréteur d'IgE ; Z : mastocyte.

2. Idée : « sensibiliser », c'est préparer une cellule à réagir, sans qu'elle réagisse encore. Au premier contact, l'allergène A est reconnu par les LB spécifiques (X), qui se multiplient et se différencient en plasmocytes (Y) ; ceux-ci sécrètent des anticorps d'une classe particulière, les IgE anti-A, qui se fixent par leur partie constante sur les récepteurs membranaires des mastocytes (Z) des muqueuses. Les mastocytes portent désormais des IgE anti-A : ils sont sensibilisés. Ils ne libèrent encore rien, d'où l'absence de symptômes ; l'organisme est prêt à réagir vite à un nouveau contact.

3. Idée : le deuxième contact ne fabrique pas de nouvelles IgE : il utilise celles qui attendent déjà sur les mastocytes.

  • ① l'allergène A se fixe à la fois sur deux IgE anti-A voisines, portées par la membrane d'un mastocyte sensibilisé (pontage des IgE) ;
  • ② ce pontage déclenche la dégranulation : les granules du mastocyte libèrent leur contenu par exocytose, notamment l'histamine ;
  • ③ l'histamine agit sur ses cellules cibles : vasodilatation et perméabilité accrue des capillaires (rougeur, gonflement des muqueuses), sécrétion de mucus et de larmes (nez qui coule, larmoiement), stimulation des terminaisons nerveuses de la muqueuse nasale (éternuements) et, dans les bronches, contraction des muscles lisses. Ces effets apparaissent en quelques minutes.

4. Idée : comparer chaque paramètre au témoin S₁ avant de nommer le déficit. D'après le document 2, chez S₁, les anticorps anti-M apparaissent après ≈ 4 jours et atteignent ≈ 62 UA au 12e jour ; les LTc anti-M augmentent à partir du 4e jour jusqu'à ≈ 540 UA vers le 9e–10e jour, puis diminuent : la souris normale développe une RIMH et une RIMC contre M. Chez S₂, le taux d'anticorps ne dépasse pas ≈ 4 UA et les LTc restent presque nuls. Les souris S₂ sont incapables de développer la réponse humorale comme la réponse cellulaire : c'est un déficit immunitaire combiné.

5. Idée : un défaut se localise en écartant d'abord ce qui est normal. Les souris S₂ ont autant de LB (3,1 contre 3,2 × 10³ par mm³), de LT4 (1,5 contre 1,6) et de LT8 (0,8) que S₁ : le déficit n'est pas un manque de lymphocytes. Culture 1 (macrophages et LT4 de S₁) : 850 UA d'IL2. Culture 2 (macrophages de S₁, LT4 de S₂) : pas d'IL2 — les LT4 de S₂ ne sécrètent pas d'IL2, même face à des macrophages normaux. Culture 3 (macrophages de S₂, LT4 de S₁) : 830 UA — les macrophages de S₂ présentent normalement l'antigène. Le défaut est donc localisé dans les LT4 de S₂, présents mais incapables de sécréter l'interleukine 2.

6. D'après le document 4, S₁ compte ≈ 1 150 UA de LB et ≈ 1 050 UA de LT8 ; S₂ seulement ≈ 140 et ≈ 120 UA, soit 8 à 9 fois moins ; S₂ ayant reçu de l'IL2 en compte ≈ 900 et ≈ 860 UA, environ 80 % des valeurs normales. Les LB et les LT8 de S₂ sont capables de se multiplier : il ne leur manque que l'IL2.

Idée : suivre la chaîne normale, puis montrer où elle casse. Normalement, le macrophage présente les peptides de M associés au CMH II aux LT4 et au CMH I aux LT8, et les LB reconnaissent M directement ; les LT4 activés sécrètent l'IL2, qui déclenche la multiplication (amplification clonale) puis la différenciation des LB sélectionnés en plasmocytes et des LT8 sélectionnés en LTc. Chez S₂, les LB et les LT8 reconnaissent M et sont sélectionnés, mais, faute d'IL2, ils ne se multiplient pas et ne se différencient pas : ni plasmocytes ni LTc, donc ni anticorps ni cytolyse — c'est le déficit combiné. L'IL2 injectée remplace celle que les LT4 ne produisent pas et rétablit l'amplification clonale.

7. Dans les deux cas, la coopération assurée par les LT4 fait défaut : les réponses humorale et cellulaire s'effondrent, et des microbes habituellement inoffensifs provoquent des infections opportunistes. La différence tient à la cause : chez les souris S₂, les LT4 sont présents mais ne sécrètent pas d'IL2, et une injection d'IL2 corrige le déficit ; chez la personne atteinte du SIDA, le VIH, qui se fixe sur le récepteur CD4, infecte les LT4 et s'y multiplie, si bien que leur nombre diminue progressivement jusqu'à l'effondrement du système immunitaire (déficit immunitaire acquis).

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : mastocyte sensibilisé face à l'allergène, mécanisme et conséquences, avec le VIH dans le LT4 (principale 2016) ; cellules X, Y et Z de la sensibilisation, schéma commenté de la deuxième phase, rétrovirus et effondrement du système immunitaire (contrôle 2026) ; blocage par des anticorps anti-LT4 et anti-interleukine 2 dans une réponse antivirale (principale 2019) ; déficit combiné, LTc et restauration par l'IL2 (contrôle 2025). L'allergie revient aussi en items de QCM : IgE sécrétées par les plasmocytes (principale 2015), fixation des IgE sur les mastocytes au premier contact (principale 2017), cellules activées par les IgE (principale 2018). Les traitements de l'allergie (drill IM-I.1) ne sont demandés par aucun sujet national relevé : ils servent à situer chaque étape du mécanisme.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill IM-I.1 — Antihistaminique et désensibilisation : situer l'étape de la réaction allergique où agit chaque traitement
Entraînement 01 / 03

Drill IM-I.1 — Antihistaminique et désensibilisation : situer l'étape de la réaction allergique où agit chaque traitement

1 questionFigure fournieCorrigé masqué

Une personne allergique à l'allergène A d'un pollen suit deux traitements (données construites pour l'exercice).

Document 1 — test cutané. On injecte sous la peau de l'avant-bras une petite dose d'allergène A, sans traitement, puis après la prise d'un antihistaminique H, molécule qui se fixe sur les récepteurs de l'histamine des cellules cibles sans les activer. Quinze minutes plus tard, on mesure l'histamine libérée dans le liquide de la zone injectée et le diamètre de la papule (gonflement rouge).

SituationHistamine libérée (UA)Diamètre de la papule (mm)
allergène A seul10012
allergène A, après prise de l’antihistaminique H963

Document 2 — désensibilisation. Pendant trois ans, la personne reçoit des injections régulières de doses croissantes d'allergène A. On suit ses taux plasmatiques d'IgE anti-A et d'IgG anti-A, anticorps qui fixent l'allergène A mais ne se fixent pas sur les mastocytes. Son score de symptômes (échelle de 0 à 10), noté chaque printemps, vaut 8 au début du traitement, puis 5, 3 et 2 après 12, 24 et 36 mois.

1. Exploitez le document 1 afin de préciser l'étape de la réaction allergique sur laquelle agit l'antihistaminique H.

2. Analysez le document 2, puis expliquez comment la désensibilisation réduit les symptômes.

3. Comparez les deux traitements : lequel supprime les symptômes sans changer la réponse immunitaire, lequel modifie la réponse elle-même ?

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1. Idée : si la cause est intacte et l'effet supprimé, le médicament agit entre les deux. Après la prise de H, l'histamine libérée reste la même (96 contre 100 UA) : l'allergène se fixe toujours sur les IgE des mastocytes, qui dégranulent. Mais la papule passe de 12 à 3 mm : l'histamine n'agit plus. Fixé sur les récepteurs de l'histamine des vaisseaux et des glandes, H l'empêche d'agir sur ses cellules cibles : il bloque la dernière étape, l'action de l'histamine, et non sa libération.

2. En trois ans, les IgE anti-A passent de 100 à ≈ 49 UA (baisse d'environ la moitié), tandis que les IgG anti-A passent de 2 à ≈ 71 UA ; le score de symptômes tombe de 8 à 2. Idée : moins d'allergène atteint les mastocytes, et les mastocytes portent moins d'IgE. Les IgG anti-A circulantes fixent l'allergène A dès son entrée, avant qu'il n'atteigne les IgE des mastocytes : les pontages d'IgE voisines deviennent rares. Moins d'IgE anti-A étant produites, les mastocytes en portent aussi moins. Les deux effets réduisent la dégranulation, donc l'histamine libérée et les symptômes.

3. L'antihistaminique supprime les effets de l'histamine sans modifier la réponse immunitaire : l'allergie reste entière et les symptômes reviennent dès l'arrêt du médicament. La désensibilisation agit sur la réponse elle-même, c'est-à-dire sur les anticorps produits contre A, en amont de la dégranulation ; elle est lente, mais son effet dure.

2 Drill IM-I.2 — Anticorps anti-LT4, anti-IL2 ou anti-LT8 : disséquer les deux branches de la réponse par blocage
Entraînement 02 / 03

Drill IM-I.2 — Anticorps anti-LT4, anti-IL2 ou anti-LT8 : disséquer les deux branches de la réponse par blocage

1 questionCorrigé masqué

On injecte un virus V à cinq lots de souris normales de même lignée. Certains lots reçoivent en même temps des anticorps qui neutralisent une catégorie de cellules ou une molécule ; le lot 4 reçoit en plus de l'IL2 purifiée. Douze jours plus tard, on dose les anticorps anti-V du plasma et on dénombre les lymphocytes T cytotoxiques (LTc) anti-V.

LotInjectionsAnticorps anti-V (UA)LTc anti-V (× 10³)
1V64520
2V + anticorps anti-LT4410
3V + anticorps anti-IL2512
4V + anticorps anti-LT4 + IL250430
5V + anticorps anti-LT8628

1. Comparez les lots 2 et 3 au lot 1 afin de dégager le rôle des LT4 et de l'IL2 dans la réponse contre V.

2. Exploitez le lot 4 afin de préciser la relation entre les LT4 et l'IL2.

3. Exploitez le lot 5 afin d'identifier l'origine des LTc.

4. Précisez le type de dysfonctionnement immunitaire provoqué chez les lots 2 et 3, puis expliquez-le.

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1. Le lot 1 (témoin) produit 64 UA d'anticorps et 520 × 10³ LTc : réponse mixte, humorale et cellulaire. Avec des anticorps anti-LT4 (lot 2 : 4 UA et 10 × 10³) ou anti-IL2 (lot 3 : 5 UA et 12 × 10³), les deux réponses s'effondrent. Les LT4 et l'IL2 sont indispensables à la production des anticorps comme à celle des LTc.

2. Idée : si un apport corrige un manque, ce qui manquait était ce que l'apport fournit. Privé de LT4 mais recevant de l'IL2, le lot 4 retrouve presque une réponse normale (50 UA et 430 × 10³, environ 80 % du témoin) : l'IL2 remplace les LT4. Les LT4 agissent donc par l'IL2 : ce sont eux qui la sécrètent.

3. Le lot 5 (anti-LT8) produit normalement des anticorps (62 UA) mais pas de LTc (8 × 10³) : les LTc proviennent des LT8, qui ne participent pas à la réponse humorale ; les anticorps viennent des LB, par l'intermédiaire des plasmocytes.

4. Les lots 2 et 3 présentent un déficit immunitaire combiné : ni anticorps ni LTc. Sans LT4 (lot 2) ou sans leur messager (lot 3), les LB et les LT8 sélectionnés par le virus ne reçoivent pas l'IL2 : ils ne se multiplient pas (pas d'amplification clonale) et ne se différencient ni en plasmocytes ni en LTc.

3 Drill IM-I.3 — Molécules antirétrovirales : identifier l'étape de la multiplication du VIH que chacune bloque
Entraînement 03 / 03

Drill IM-I.3 — Molécules antirétrovirales : identifier l'étape de la multiplication du VIH que chacune bloque

1 questionCorrigé masqué

On met des LT4 humains en culture avec le VIH, sans molécule (témoin) ou en présence de l'une de trois molécules M₁, M₂ ou M₃. On recherche ensuite, dans les LT4 ou dans le milieu, cinq éléments (+ : détecté ; − : non détecté).

Élément recherchéTémoinM₁M₂M₃
VIH fixé sur le LT4++++
ARN viral dans le cytoplasme++−+
ADN viral (copie de l’ARN)++−−
ADN viral intégré au génome du LT4+−−−
nouveaux virus libérés+−−−

1. Dégagez, à partir du tableau, l'étape bloquée par chaque molécule.

2. Expliquez, dans l'ordre, le mode d'action du VIH sur le LT4 dans la culture témoin.

3. Aucune des trois molécules n'empêche la fixation du VIH sur le LT4. Précisez sur quelle molécule du LT4 le virus se fixe, et pourquoi les LT8 ne sont pas infectés.

4. Expliquez pourquoi ces molécules ralentissent l'effondrement du système immunitaire d'une personne infectée.

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1. Idée : l'étape bloquée est la première qui manque dans la colonne ; tout ce qui la suit manque aussi.

  • M₁ : « ADN viral (copie de l’ARN) » est détecté mais pas « ADN viral intégré au génome du LT4 » : M₁ bloque l’intégration de l’ADN viral au génome du LT4 (l’enzyme intégrase) ;
  • M₂ : « VIH fixé sur le LT4 » est détecté mais pas « ARN viral dans le cytoplasme » : M₂ bloque la fusion de l’enveloppe virale avec la membrane du LT4 (entrée du virus) ;
  • M₃ : « ARN viral dans le cytoplasme » est détecté mais pas « ADN viral (copie de l’ARN) » : M₃ bloque la transcription inverse (l’enzyme transcriptase inverse) ;

Dans les trois cas, aucun nouveau virus n'est libéré.

2. Dans la culture témoin, la protéine d'enveloppe du VIH se fixe sur le récepteur CD4 du LT4 ; l'enveloppe fusionne avec la membrane et l'ARN viral entre dans le cytoplasme avec les enzymes virales ; la transcriptase inverse copie cet ARN en ADN ; cet ADN s'intègre à l'ADN du LT4 (provirus) ; le provirus est transcrit en ARN, traduit en protéines virales ; de nouveaux virus s'assemblent, sortent par bourgeonnement et vont infecter d'autres LT4.

3. Le VIH se fixe sur le récepteur CD4 de la membrane du LT4 (avec un corécepteur). Les LT8 ne possèdent pas de CD4 : le virus ne peut pas s'y fixer, ils ne sont pas des cellules cibles.

4. Sans nouveaux virus, moins de LT4 sont infectés et détruits : leur nombre baisse plus lentement, et la coopération qu'ils assurent — sécrétion d'IL2, activation des LB et des LT8 — est préservée plus longtemps. Les réponses humorale et cellulaire, donc la défense contre les infections opportunistes, se maintiennent plus longtemps.

Relier ce raisonnement au bac

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