Aller au contenu

Un mot pour Fahmio

Tu écris. Tu continues.

Un problème, une idée — assez pour qu’on comprenne, puis tu retournes à ta copie.

On lit. Tu n’as rien d’autre à faire.

Où veux-tu aller ?

↑ ↓ pour parcourir · Entrée pour ouvrir · Échap pour fermer

Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
MS-AFonctionnement du muscle squelettique

Fonctionnement du muscle squelettique : fibre et sarcomère, Ca²⁺ du réticulum sarcoplasmique, cycle actine-myosine, hydrolyse et régénération de l'ATP

Idée directrice

Sciences expérimentales. Le fonctionnement du muscle squelettique est posé en QROC (session principale 2015 : légende d'une fibre musculaire et fonctionnement en rapport avec sa structure ; session principale 2026 : rôles du Ca²⁺, réaction qui fournit l'énergie et étapes du fonctionnement du sarcomère) ou en fin de grand problème de neurophysiologie (contrôle 2023 : Ca²⁺ radioactif et modèle moléculaire après la transmission neuromusculaire) ; il revient aussi dans les items du QCM de 10 des 24 sessions de 2015 à 2026. La trajectoire est toujours la même : structure (tubule T, réticulum sarcoplasmique, sarcomère) → déclenchement (le PA musculaire libère le Ca²⁺ du réticulum, qui démasque les sites de l'actine) → cycle des têtes de myosine (fixation du complexe ATP-myosine, hydrolyse, pivotement, glissement, détachement par un nouvel ATP) → énergie (seul l'ATP est utilisé directement ; phosphocréatine, glycolyse-fermentation et respiration le régénèrent). L'étude des muscles A, B et C est un exercice-type des séries et des devoirs : au bac, la régénération de l'ATP est interrogée surtout dans le QCM.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Expliquez le fonctionnement des deux cellules 1 et 2 en rapport avec leurs particularités structurales » ; « expliquez le mécanisme permettant la contraction musculaire suite à l'application de la stimulation d'intensité I₂ sur la fibre nerveuse » ; « Citez les rôles des ions Ca²⁺ dans les mécanismes illustrés par les documents 1a et 1b » ; « Écrivez la réaction qui fournit cette énergie » ; « Décrivez, dans l'ordre chronologique, les étapes du fonctionnement du sarcomère depuis l'hydrolyse de l'ATP jusqu'à son retour à l'état de repos »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Légender : numéro et nom exact, sans justification ; le sarcomère va d'une strie Z à la suivante.
  • Ca²⁺ radioactif : comparer la part du réticulum sarcoplasmique et celle du sarcoplasme avant, pendant et après la contraction ; en déduire la libération puis le recaptage actif.
  • Bandes du sarcomère : A constante (myosine), I et H diminuent de la même valeur que le sarcomère ; calculer la longueur des filaments fins pour prouver le glissement.
  • Cycle : Ca²⁺ → démasquage → fixation du complexe ATP-myosine → hydrolyse → pivotement → glissement → nouvel ATP → détachement ; relâchement = recaptage du Ca²⁺.
  • Énergie : un constituant qui baisse est consommé ; l'ATP ne baisse que si ses voies de régénération sont bloquées.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
  • Confondre la réaction qui fournit l'énergie de la contraction (hydrolyse de l'ATP) avec une voie de régénération de l'ATP (phosphocréatine, fermentation, respiration).
  • Invoquer la respiration cellulaire vue en 3e année pour un muscle en anaérobiose : sans dioxygène, l'acide pyruvique devient acide lactique. La respiration n'intervient qu'en présence de O₂, dans les mitochondries, et c'est elle qui dégage la chaleur retardée.
  • Écrire que les filaments d'actine ou de myosine raccourcissent : ce sont la bande claire I et la zone H qui diminuent, la bande sombre A reste constante.
  • Attribuer le détachement de la tête de myosine à l'hydrolyse de l'ATP : c'est la fixation d'une nouvelle molécule d'ATP qui rompt le pont actomyosine ; sans ATP, les ponts restent fixés (rigidité).
  • Expliquer le relâchement par un glissement inverse actif des têtes : il résulte du recaptage actif du Ca²⁺ par le réticulum sarcoplasmique.
Sujet principal

Exercice — Fonctionnement du muscle squelettique (7 points), dans l'esprit de la session principale 2015, du contrôle 2023 et de la session principale 2026 (Sciences expérimentales)

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On se propose d'étudier l'ultrastructure de la fibre musculaire squelettique, le mécanisme de sa contraction et l'origine de l'énergie qu'elle consomme. Les données sont construites pour l'exercice.

Document 1. Le document 1 représente le schéma d'interprétation d'une électronographie d'une portion de fibre musculaire squelettique de grenouille, en coupe longitudinale.

1) Légendez le document 1 en reportant sur votre copie les numéros de 1 à 7. (1,75 pt)

Expérience 1. On place une fibre musculaire isolée pendant plusieurs heures dans un liquide physiologique contenant des ions calcium radioactifs (⁴⁵Ca²⁺), puis dans un liquide physiologique non radioactif. Par autoradiographie de coupes observées au microscope électronique, on mesure la répartition de la radioactivité de la fibre entre la structure 3 du document 1 et le sarcoplasme. Sur les mêmes électronographies, on mesure les longueurs du sarcomère, de la bande sombre A, de la bande claire I et de la zone H. Les mesures sont faites au repos, pendant une contraction provoquée par une stimulation efficace de la fibre, puis après son relâchement.

Document 2

Mesuresau repospendant la contractionaprès le relâchement
radioactivité dans la structure 3 (% de la radioactivité de la fibre)921890
radioactivité dans le sarcoplasme, entre les myofilaments (%)88210
longueur du sarcomère (µm)2,42,12,4
longueur de la bande sombre A (µm)1,61,61,6
longueur de la bande claire I (µm)0,80,50,8
longueur de la zone H (µm)0,40,10,4

2) En exploitant le document 2 : (1,5 pt)

a- précisez le rôle de la structure 3 et le devenir des ions Ca²⁺ au cours de la contraction puis du relâchement ;

b- montrez que le raccourcissement du sarcomère résulte d'un glissement des myofilaments, sans raccourcissement de ces filaments.

Document 3. Le document 3 représente, dans le désordre, quatre états (a, b, c et d) d'une tête de myosine et d'un filament d'actine au cours d'un cycle de fonctionnement du sarcomère, dans une fibre stimulée. Le trait pointillé repère la position initiale du site de fixation de la tête sur le filament d'actine.

La contraction de la fibre consomme de l'énergie chimique.

3) (1,75 pt)

a- Écrivez la réaction qui libère l'énergie directement utilisée par les têtes de myosine.

b- Classez les états a, b, c et d du document 3 dans l'ordre chronologique, puis décrivez les étapes du fonctionnement du sarcomère, depuis la libération des ions Ca²⁺ jusqu'au retour à l'état de repos.

Expérience 2. Trois muscles gastrocnémiens de grenouille A, B et C, placés en anaérobiose (atmosphère d'azote), reçoivent la même série de stimulations efficaces, de même durée :

  • muscle A : aucun traitement ;
  • muscle B : traité par l'iodoacétate, qui bloque la glycolyse ;
  • muscle C : traité par l'iodoacétate et par le dinitrofluorobenzène (DNFB), qui empêche l'utilisation de la phosphocréatine.

Les muscles A et B se contractent pendant toute la série. Le muscle C cesse de se contracter vers le milieu de la série et reste raccourci et raide malgré les stimulations. Le document 4 présente les dosages réalisés avant et après la série.

Document 4

Constituant (par kg de muscle frais)avant la série (A, B et C)après : muscle Aaprès : muscle Baprès : muscle C
glycogène (g)1,200,711,201,20
acide lactique (g)0,901,440,900,90
ATP (mmol)5,05,05,00,2
phosphocréatine (mmol)20201120

4) (2 pt)

a- Analysez les résultats du document 4 en vue de dégager la molécule qui fournit directement l'énergie de la contraction et les deux voies de régénération de cette molécule mises en évidence.

b- Écrivez la réaction de la voie de régénération rapide, puis expliquez pourquoi la respiration cellulaire n'intervient pas dans ces expériences.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : « légender » n'exige pas de justification ; on reporte les numéros un à un.

  • 1 : sarcolemme (membrane plasmique de la fibre) ;
  • 2 : tubule transverse (tubule T), invagination du sarcolemme ;
  • 3 : réticulum sarcoplasmique (citerne terminale) ;
  • 4 : myofibrille ;
  • 5 : mitochondrie ;
  • 6 : strie Z ;
  • 7 : sarcomère, portion de myofibrille comprise entre deux stries Z successives.

2.a Idée : suivre la radioactivité, c'est suivre le Ca²⁺. D'après le document 2, au repos 92 % de la radioactivité de la fibre se trouve dans la structure 3 et 8 % dans le sarcoplasme : le Ca²⁺ est stocké dans le réticulum sarcoplasmique. Pendant la contraction, la part du réticulum tombe à 18 % tandis que celle du sarcoplasme monte à 82 % : la stimulation provoque la libération du Ca²⁺ du réticulum sarcoplasmique dans le sarcoplasme, au contact des myofilaments, en même temps que le sarcomère raccourcit de 2,4 à 2,1 µm. Après le relâchement, le réticulum retrouve 90 % de la radioactivité et le sarcomère 2,4 µm : le Ca²⁺ est recapté activement par le réticulum, grâce à des pompes qui consomment de l'ATP. Le réticulum sarcoplasmique est donc une réserve de Ca²⁺ qui le libère lors de l'excitation de la fibre et le récupère au relâchement ; la présence de Ca²⁺ dans le sarcoplasme accompagne la contraction.

2.b Idée : une bande qui garde sa longueur contient des filaments qui ne raccourcissent pas. Pendant la contraction, le sarcomère raccourcit de 2,4−2,1=0,32{,}4-2{,}1=0{,}3 µm. La bande sombre A garde 1,6 µm : les filaments épais de myosine, qui occupent toute la bande A, ne raccourcissent pas. La bande claire I passe de 0,8 à 0,5 µm et la zone H de 0,4 à 0,1 µm : chacune diminue de 0,3 µm, exactement le raccourcissement du sarcomère. La longueur d'un filament fin d'actine, de la strie Z au bord de la zone H, reste la même :

2,4−0,42=2,1−0,12=1,0 μm\dfrac{2{,}4-0{,}4}{2}=\dfrac{2{,}1-0{,}1}{2}=1{,}0\ \mu\text{m}

Les filaments d'actine glissent entre les filaments de myosine vers le centre du sarcomère et les stries Z se rapprochent : le raccourcissement du sarcomère résulte d'un glissement des myofilaments\boxed{\text{glissement des myofilaments}}, sans raccourcissement de ceux-ci.

3.a Idée : l'énergie utilisable vient de l'hydrolyse de l'ATP, catalysée par l'activité ATPasique de la tête de myosine.

ATP+H2O⟶ADP+Pi+eˊnergie\boxed{\mathrm{ATP+H_2O\longrightarrow ADP+P_i}+\text{énergie}}

Une partie de cette énergie est convertie en travail mécanique (pivotement des têtes de myosine), le reste est dissipé sous forme de chaleur.

3.b Idée : lire sur chaque case trois indices : la tête est-elle fixée ? porte-t-elle l'ATP ou libère-t-elle ADP et Pi ? le site de l'actine a-t-il quitté le pointillé ? L'ordre chronologique est b→d→a→c\boxed{\text{b} \rightarrow \text{d} \rightarrow \text{a} \rightarrow \text{c}}.

  • b : la tête de myosine porte une molécule d'ATP (complexe ATP-myosine) et n'est pas fixée ; le site de l'actine est sur le pointillé. Le potentiel d'action musculaire, propagé le long du sarcolemme et des tubules T, a provoqué la libération du Ca²⁺ du réticulum sarcoplasmique ; le Ca²⁺ se fixe sur la troponine, ce qui déplace la tropomyosine et démasque les sites de fixation de l'actine.
  • d : le complexe ATP-myosine se fixe sur le site démasqué de l'actine : il se forme un pont actomyosine, et cette fixation active l'activité ATPasique de la myosine.
  • a : l'ATP est hydrolysé (réaction du 3.a) ; l'énergie libérée provoque le pivotement de la tête, qui entraîne le filament d'actine vers le centre du sarcomère : le site a quitté le pointillé. ADP et Pi sont libérés.
  • c : une nouvelle molécule d'ATP se fixe sur la tête, ce qui rompt le pont actomyosine : la tête se détache de l'actine, puis se redresse pour un nouveau cycle (retour à un état b, le filament d'actine restant déplacé).

Tant que le Ca²⁺ et l'ATP sont présents, les cycles se répètent et les filaments d'actine glissent de proche en proche. Quand la stimulation cesse, le Ca²⁺ est recapté activement par le réticulum sarcoplasmique (document 2) : la tropomyosine masque de nouveau les sites de l'actine, les têtes ne se fixent plus et la fibre se relâche. Le sarcomère reprend sa longueur de repos sous l'effet des forces élastiques, et non par un glissement inverse actif des têtes de myosine.

4.a Idée : comparer chaque muscle traité au muscle A, constituant par constituant ; un constituant qui baisse est consommé. D'après le document 4 :

  • Muscle A (aucun traitement) : le glycogène passe de 1,20 à 0,71 g/kg (− 0,49 g) et l'acide lactique de 0,90 à 1,44 g/kg (+ 0,54 g), tandis que l'ATP (5,0 mmol/kg) et la phosphocréatine (20 mmol/kg) restent constants. En anaérobiose, le glucose du glycogène est dégradé en acide lactique par la glycolyse suivie de la fermentation lactique : cette voie régénère l'ATP au fur et à mesure qu'il est consommé, d'où un ATP constant.
  • Muscle B (glycolyse bloquée) : comparé au muscle A, le glycogène et l'acide lactique ne varient plus ; l'ATP reste à 5,0 mmol/kg mais la phosphocréatine chute de 20 à 11 mmol/kg (− 9 mmol/kg) : la phosphocréatine régénère l'ATP consommé.
  • Muscle C (glycolyse et phosphocréatine bloquées) : seul l'ATP varie, de 5,0 à 0,2 mmol/kg, et les contractions cessent quand il est presque épuisé. La molécule qui fournit directement l'énergie de la contraction est donc l'ATP\boxed{\text{ATP}}, la seule que le muscle C consomme ; son stock ne suffit que pour une partie de la série. Sans ATP, les têtes de myosine ne peuvent plus se détacher de l'actine : le muscle reste raccourci et raide.

Par conséquent, l'ATP consommé par la contraction est régénéré par deux voies : la phosphocréatine et la glycolyse suivie de la fermentation lactique, à partir du glycogène.

4.b Idée : la voie rapide est un simple transfert de phosphate, sans dioxygène ni mitochondrie. La phosphocréatine (PC) cède son groupement phosphate à l'ADP, dans le sarcoplasme ; la réaction est catalysée par la créatine kinase, l'enzyme que bloque le DNFB :

PC+ADP⟶creˊatine+ATP\boxed{\mathrm{PC+ADP}\longrightarrow\text{créatine}+\mathrm{ATP}}

La respiration cellulaire exige du dioxygène : l'oxydation de l'acide pyruvique se fait dans les mitochondries et consomme O₂. En anaérobiose, elle est impossible : l'acide pyruvique issu de la glycolyse est réduit en acide lactique, d'où l'accumulation d'acide lactique du muscle A. Dans un muscle oxygéné, la respiration s'ajouterait à ces deux voies et fournirait l'essentiel de l'ATP lors d'un effort prolongé.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : QROC associant une fibre musculaire et un lymphocyte B à légender, puis le fonctionnement de chaque cellule en rapport avec ses particularités structurales (principale 2015) ; figure réunissant un lymphocyte T cytotoxique, une plaque motrice et un sarcomère, rôles du Ca²⁺, réaction de l'hydrolyse de l'ATP et étapes du fonctionnement du sarcomère jusqu'au retour au repos (principale 2026) ; fin de grand problème après la propagation et la transmission neuromusculaire, avec Ca²⁺ radioactif et modèle moléculaire actine-myosine (contrôle 2023). Dans le QCM : chaleur initiale et chaleur retardée (contrôle 2015, principale 2016, contrôle 2019, contrôle 2022), rôle du Ca²⁺ libéré dans le sarcoplasme (contrôle 2015, principale 2016, principale 2024), pivotement des têtes de myosine (contrôle 2017), régénération de l'ATP en anaérobiose ou par la phosphocréatine (principale 2023, principale 2025), bandes du sarcomère (contrôle 2025), activité ATPasique de la myosine (contrôle 2026). Dans les séries et devoirs : muscles A, B et C à glycolyse ou phosphocréatine bloquée, milieux Ca²⁺ + ATP + actine + myosine, équorine, coupes transversales du sarcomère.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill MS-A.1 — Chaleur initiale et chaleur retardée : ce qui se passe pendant la contraction et pendant la récupération
Entraînement 01 / 04

Drill MS-A.1 — Chaleur initiale et chaleur retardée : ce qui se passe pendant la contraction et pendant la récupération

4 questionsCorrigé masqué

Un muscle de grenouille isolé, maintenu à 0 °C, reçoit une stimulation tétanique de 1 s. Une thermopile mesure la chaleur qu'il dégage : la chaleur initiale, pendant la contraction et le relâchement (moins de 2 s), puis la chaleur retardée, pendant les 10 minutes qui suivent. On mesure aussi, pendant ces 10 minutes, le dioxygène consommé en plus de celui d'un muscle témoin non stimulé placé dans les mêmes conditions, et l'acide lactique formé. L'expérience est réalisée dans trois conditions. Les données sont construites pour l'exercice (u.a. : unités arbitraires).

Conditionchaleur initiale (u.a.)chaleur retardée (u.a.)O₂ consommé en plus du témoin (nmol/g)acide lactique formé (nmol/g)
1 : muscle dans l'air100104455
2 : muscle dans l'azote (anaérobiose)10090160
3 : muscle dans l'air, traité par le cyanure, qui bloque la chaîne respiratoire des mitochondries100100150
  1. Comparez la chaleur initiale dans les trois conditions. Déduisez-en si sa production dépend du dioxygène.
  2. Analysez les résultats relatifs à la chaleur retardée, au dioxygène consommé et à l'acide lactique en vue de préciser l'origine de la chaleur retardée.
  3. En faisant appel à vos connaissances, précisez les réactions à l'origine de la chaleur initiale.
  4. Expliquez pourquoi la chaleur retardée est dégagée après la contraction, pendant la récupération du muscle.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : une chaleur identique dans l'air et sans dioxygène ne vient pas de la respiration. D'après le document, la chaleur initiale vaut 100 u.a. dans les trois conditions : dans l'air, dans l'azote et avec le cyanure. Sa production ne dépend ni du dioxygène ni du fonctionnement des mitochondries : elle provient de réactions anaérobies, qui se déroulent pendant la contraction elle-même.

2. Idée : relier chaque baisse de la chaleur retardée à l'arrêt de la consommation de dioxygène. Dans l'air, la chaleur retardée (104 u.a.) est du même ordre que la chaleur initiale ; elle s'accompagne d'une consommation supplémentaire de 45 nmol/g de O₂, sans accumulation d'acide lactique (5 nmol/g). Dans l'azote, elle tombe à 9 u.a., moins du dixième de sa valeur dans l'air, sans consommation de O₂, et 160 nmol/g d'acide lactique s'accumulent. Le cyanure, qui bloque la chaîne respiratoire, donne dans l'air le même résultat que l'anaérobiose (10 u.a., aucune consommation supplémentaire de O₂, 150 nmol/g d'acide lactique). Par conséquent, la chaleur retardée provient de la respiration cellulaire\boxed{\text{respiration cellulaire}} : l'oxydation de l'acide pyruvique dans les mitochondries, qui consomme le dioxygène. Sans respiration, l'acide pyruvique est réduit en acide lactique (fermentation lactique), réaction qui libère peu d'énergie : il ne reste qu'une faible chaleur retardée.

3. Idée : pendant la contraction, seules les réactions rapides du sarcoplasme ont lieu. La chaleur initiale provient de l'hydrolyse de l'ATP par l'activité ATPasique des têtes de myosine (ATP+H2O⟶ADP+Pi\mathrm{ATP+H_2O\longrightarrow ADP+P_i}), dont une partie de l'énergie devient travail mécanique et le reste chaleur, et de la régénération immédiate de l'ATP par la phosphocréatine (PC+ADP⟶creˊatine+ATP\mathrm{PC+ADP}\longrightarrow\text{créatine}+\mathrm{ATP}).

4. Idée : la récupération reconstitue ce que la contraction a consommé. À la fin du tétanos, la phosphocréatine consommée doit être reconstituée : la respiration régénère l'ATP, qui recharge la créatine en phosphocréatine. Ces réactions se poursuivent pendant plusieurs minutes après le relâchement et consomment du dioxygène : la chaleur qu'elles libèrent est donc retardée par rapport à la contraction.

2 Drill MS-A.2 — Phosphocréatine inutilisable (DNFB) : l'ATP chute, la tension aussi
Entraînement 02 / 04

Drill MS-A.2 — Phosphocréatine inutilisable (DNFB) : l'ATP chute, la tension aussi

6 questionsCorrigé masqué

On étudie la régénération de l'ATP au cours de la contraction musculaire. Deux muscles de grenouille oxygénés reçoivent la même stimulation tétanique intense pendant 10 s, puis restent au repos pendant 60 s :

  • muscle T (témoin) : non traité ;
  • muscle D : traité au préalable par le dinitrofluorobenzène (DNFB), qui bloque la créatine kinase, l'enzyme qui catalyse le transfert du groupement phosphate entre la phosphocréatine et l'ADP.

On dose l'ATP et la phosphocréatine à différents instants. Les données sont construites pour l'exercice.

Temps (s)0510 (fin de la stimulation)3070
ATP, muscle T (mmol/kg)5,04,94,84,95,0
phosphocréatine, muscle T (mmol/kg)2015101620
ATP, muscle D (mmol/kg)5,03,31,63,45,0
phosphocréatine, muscle D (mmol/kg)2020202020

À la fin de la stimulation, la tension développée vaut 92 % de la tension initiale pour le muscle T et 38 % pour le muscle D.

  1. Analysez l'évolution de l'ATP et de la phosphocréatine du muscle T pendant la stimulation (de 0 à 10 s).
  2. Comparez les résultats du muscle D à ceux du muscle T en vue de préciser le rôle de la phosphocréatine. Écrivez la réaction correspondante.
  3. Expliquez la baisse de la tension du muscle D.
  4. Exploitez la période de récupération (de 10 à 70 s) pour montrer que l'ATP est aussi régénéré par une autre voie, plus lente, et précisez cette voie dans ces conditions.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : un stock qui ne varie presque pas alors qu'il est consommé est régénéré. Pendant les 10 s de stimulation, l'ATP du muscle T reste presque constant (5,0 → 4,8 mmol/kg, soit − 0,2 mmol/kg) alors que la phosphocréatine chute de 20 à 10 mmol/kg, la moitié du stock. L'ATP consommé par la contraction est donc régénéré au fur et à mesure, aux dépens de la phosphocréatine.

2. Idée : bloquer une voie révèle ce qu'elle faisait. Comparé au muscle T, le muscle D garde sa phosphocréatine (20 mmol/kg tout au long), mais son ATP chute de 5,0 à 1,6 mmol/kg en 10 s, soit − 3,4 mmol/kg (68 % du stock). Le DNFB empêchant l'utilisation de la phosphocréatine, l'ATP consommé n'est plus régénéré assez vite. La phosphocréatine assure donc la régénération rapide de l'ATP, dans le sarcoplasme, par transfert de son groupement phosphate à l'ADP :

PC+ADP⟶creˊatine+ATP\boxed{\mathrm{PC+ADP}\longrightarrow\text{créatine}+\mathrm{ATP}}

Elle maintient l'ATP presque constant pendant un effort bref et intense.

3. Idée : moins d'ATP, moins de cycles des têtes de myosine. Dans le muscle D, l'ATP tombe à 1,6 mmol/kg : moins de têtes de myosine peuvent hydrolyser l'ATP et pivoter, et moins de têtes se détachent de l'actine pour recommencer un cycle. Le nombre de cycles actine-myosine diminue et la tension tombe à 38 % de sa valeur initiale, contre 92 % pour le muscle T, qui garde son ATP.

4. Idée : ce qui remonte au repos sans phosphocréatine utilisable est régénéré par une autre voie. Entre 10 et 70 s, l'ATP du muscle D remonte de 1,6 à 5,0 mmol/kg alors que sa phosphocréatine reste inutilisable ; dans le muscle T, c'est la phosphocréatine qui remonte de 10 à 20 mmol/kg. Une autre voie régénère donc l'ATP, plus lentement (environ une minute) : dans ces muscles oxygénés, c'est surtout la respiration cellulaire\boxed{\text{respiration cellulaire}}, qui achève dans les mitochondries la dégradation complète du glucose. Dans le muscle T, l'ATP ainsi produit sert aussi à recharger la créatine en phosphocréatine (réaction inverse, catalysée par la même enzyme).

3 Drill MS-A.3 — Fibres glycérinées : le Ca²⁺ déclenche, l'ATP détache et fournit l'énergie ; sans ATP, la rigidité
Entraînement 03 / 04

Drill MS-A.3 — Fibres glycérinées : le Ca²⁺ déclenche, l'ATP détache et fournit l'énergie ; sans ATP, la rigidité

4 questionsCorrigé masqué

Des fibres musculaires sont traitées par une solution de glycérol, qui détruit leurs membranes (sarcolemme, réticulum sarcoplasmique) et élimine leur contenu soluble, mais conserve intacts les myofilaments d'actine et de myosine ainsi que les protéines régulatrices (troponine, tropomyosine) : ce sont des fibres glycérinées. On les place dans différents milieux, sans aucune stimulation, et on observe leur état. Les données sont construites pour l'exercice.

MilieuCa²⁺nucléotide ajoutéétat de la fibreADP + Pi produits
1présentATPse raccourcit et développe une tensionabondants
2absentATPne se raccourcit pas ; reste souple et s'étire facilementtraces
3présentaucunne se raccourcit pas ; raide, résiste à l'étirementaucun
4absentanalogueredevient souple ; ne se raccourcit pasaucun
5présentanaloguene se raccourcit pas ; raideaucun

L'analogue est une molécule semblable à l'ATP, fixée par la tête de myosine mais non hydrolysable. Pour le milieu 4, on utilise une fibre rendue raide au préalable dans le milieu 3, puis transférée dans ce milieu sans Ca²⁺.

On admet que la raideur d'une fibre traduit l'existence de ponts fixés entre les têtes de myosine et l'actine.

Quelques heures après la mort, les muscles d'un animal deviennent raides : c'est la rigidité cadavérique. Elle s'installe lorsque le muscle a épuisé son ATP.

  1. Justifiez l'utilisation de fibres glycérinées pour étudier le rôle du Ca²⁺ et celui de l'ATP.
  2. Comparez les milieux 1 et 2, puis les milieux 1 et 3, en vue de dégager les conditions nécessaires à la contraction.
  3. Exploitez les milieux 3, 4 et 5 pour montrer que l'ATP joue deux rôles distincts dans le cycle des têtes de myosine.
  4. Expliquez la rigidité cadavérique.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : ouvrir la fibre pour imposer la composition du milieu au contact des myofilaments. Le glycérol détruit le sarcolemme et le réticulum sarcoplasmique : les ions Ca²⁺ et l'ATP du milieu atteignent directement les myofilaments, à la concentration choisie par l'expérimentateur. La fibre, vidée de son contenu soluble, ne dispose plus de son propre ATP ni de sa phosphocréatine, et son réticulum ne peut plus ni stocker ni libérer de Ca²⁺. On peut donc tester séparément l'effet du Ca²⁺ et celui de l'ATP.

2. Idée : ne changer qu'un facteur à la fois. Milieux 1 et 2 : seul le Ca²⁺ diffère. Avec Ca²⁺ et ATP, la fibre se raccourcit et produit beaucoup d'ADP + Pi ; sans Ca²⁺, l'ATP n'est presque pas hydrolysé et la fibre reste souple. Le Ca²⁺ est nécessaire : il se fixe sur la troponine et démasque les sites de fixation de l'actine ; sans lui, les têtes de myosine ne forment pas de ponts et leur activité ATPasique reste très faible. Milieux 1 et 3 : seul l'ATP diffère. Sans ATP, même en présence de Ca²⁺, il n'y a ni raccourcissement ni production d'ADP + Pi : l'ATP est la source d'énergie de la contraction. La contraction exige donc à la fois le Ca2+ et l’ATP\boxed{\text{Ca}^{2+}\text{ et l'ATP}}.

3. Idée : la raideur signale des ponts fixés, la souplesse des têtes détachées ; l'analogue sépare la fixation de l'ATP de son hydrolyse. Sans ATP (milieu 3), la fibre est raide : les têtes de myosine fixées sur l'actine y restent, les ponts ne se rompent pas. Transférée dans le milieu 4, cette fibre redevient souple sans produire d'ADP + Pi : la simple fixation de l'analogue sur la tête de myosine suffit à rompre le pont actomyosine, sans hydrolyse ; en l'absence de Ca²⁺, les sites de l'actine restent masqués et les têtes ne se refixent pas. Dans le milieu 5, le Ca²⁺ démasque les sites : les têtes chargées de l'analogue se fixent sur l'actine, d'où la raideur, mais la fibre ne se raccourcit pas et ne produit pas d'ADP + Pi : sans hydrolyse, les têtes fixées ne pivotent pas. L'ATP a donc deux rôles : sa fixation détache la tête de l'actine ; son hydrolyse fournit l'énergie du pivotement et du glissement des filaments.

4. Idée : la mort arrête la régénération de l'ATP. Après la mort, la circulation et donc l'apport de dioxygène cessent : la respiration s'arrête, les réserves de phosphocréatine puis de glycogène s'épuisent et l'ATP n'est plus régénéré. Faute d'ATP, les pompes du réticulum sarcoplasmique ne recaptent plus le Ca²⁺, qui reste dans le sarcoplasme : les têtes de myosine se fixent sur l'actine, mais aucune molécule d'ATP ne vient rompre ces ponts. Les muscles restent raides, comme la fibre du milieu 3.

4 Drill MS-A.4 — De la plaque motrice au réticulum sarcoplasmique : deux origines du Ca²⁺ et le rôle des tubules transverses
Entraînement 04 / 04

Drill MS-A.4 — De la plaque motrice au réticulum sarcoplasmique : deux origines du Ca²⁺ et le rôle des tubules transverses

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On dispose d'une préparation nerf moteur–muscle de grenouille. Une fibre musculaire a reçu par micro-injection de l'équorine, protéine qui émet de la lumière quand elle fixe des ions Ca²⁺ : la luminescence mesure la concentration de Ca²⁺ dans le sarcoplasme. Une microélectrode placée dans la fibre, loin de la plaque motrice, enregistre le potentiel de membrane, et un capteur mesure la tension de la fibre. Les données sont construites pour l'exercice.

Document 1. Enregistrements obtenus après une stimulation efficace unique du nerf moteur à t = 0, dans un liquide physiologique normal. Chaque grandeur est exprimée en pourcentage de sa valeur maximale.

Document 2. Résultats d'autres expériences (+ : réponse présente ; − : réponse absente). Dans l'expérience 1, le potentiel d'action nerveux atteint normalement le bouton synaptique de la plaque motrice.

ExpériencePA musculaireluminescencetension
1 : liquide sans Ca²⁺, stimulation du nerf moteur−−−
2 : liquide sans Ca²⁺, stimulation directe de la fibre musculaire+++
3 : liquide normal additionné de dantrolène, stimulation du nerf moteur+−−
4 : liquide normal additionné de caféine à forte dose, sans stimulation−++ (raccourcissement durable)
5 : fibre dont les tubules transverses ont été séparés du sarcolemme par un choc osmotique, stimulation directe de la fibre+−−
  1. Exploitez le document 1 pour établir l'ordre chronologique des trois événements enregistrés, en précisant leurs délais par rapport à la stimulation.
  2. Exploitez les expériences 1 et 2 du document 2 pour montrer que le Ca²⁺ intervient à deux niveaux distincts, et précisez l'origine du Ca²⁺ à chacun de ces niveaux.
  3. Exploitez les expériences 3, 4 et 5 en vue de préciser le niveau d'action du dantrolène et le rôle des tubules transverses.
  4. Expliquez, par un schéma fonctionnel ou un texte ordonné, l'enchaînement des événements depuis l'arrivée du potentiel d'action au bouton synaptique jusqu'au raccourcissement du sarcomère.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : lire sur chaque courbe l'instant où elle démarre et celui de son maximum. D'après le document 1, le PA musculaire culmine à 4 ms. La luminescence, donc la concentration de Ca²⁺ dans le sarcoplasme, commence à monter vers 6 ms, culmine à 12 ms et revient à zéro vers 35 ms. La tension démarre vers 10 ms, culmine à 36 ms et revient à zéro vers 100 ms. Les trois événements se succèdent donc dans cet ordre : PA musculaire→Ca2+→tension\boxed{\text{PA musculaire}\rightarrow\text{Ca}^{2+}\rightarrow\text{tension}}. La hausse du Ca²⁺ précède la tension : elle la déclenche. Le Ca²⁺ est déjà recapté quand la tension est maximale, et la tension retombe ensuite.

2. Idée : sans Ca²⁺ dans le liquide, ce qui disparaît dépend du Ca²⁺ extracellulaire ; ce qui persiste utilise un Ca²⁺ intérieur. Expérience 1 : sans Ca²⁺ dans le liquide, le potentiel d'action nerveux atteint le bouton synaptique, mais il n'y a ni PA musculaire, ni luminescence, ni tension : la transmission à la plaque motrice échoue. L'entrée de Ca²⁺ extracellulaire dans le bouton synaptique est nécessaire à l'exocytose de l'acétylcholine. Expérience 2 : dans le même liquide sans Ca²⁺, la stimulation directe de la fibre donne un PA, une luminescence et une tension : le Ca²⁺ qui s'élève dans le sarcoplasme ne vient pas de l'extérieur mais d'une réserve intérieure, le réticulum sarcoplasmique. Le Ca²⁺ intervient donc à deux niveaux : dans le bouton synaptique (Ca²⁺ extracellulaire → exocytose de l'acétylcholine) et dans la fibre (Ca²⁺ du réticulum → démasquage des sites de l'actine).

3. Idée : dissocier le PA musculaire de la libération du Ca²⁺. Expérience 3 : avec le dantrolène, le PA musculaire existe mais il n'y a ni luminescence ni tension : la plaque motrice et l'excitabilité du sarcolemme sont intactes, et le dantrolène bloque la libération du Ca²⁺ par le réticulum sarcoplasmique, l'étape qui suit le PA musculaire. Expérience 4 : la caféine, sans aucun PA, déclenche la luminescence et un raccourcissement durable : la libération du Ca²⁺ du réticulum suffit à déclencher la contraction. Expérience 5 : quand les tubules transverses sont séparés du sarcolemme, le PA se propage sur le sarcolemme mais le Ca²⁺ n'est plus libéré : les tubules transverses conduisent le PA en profondeur, jusqu'aux citernes du réticulum sarcoplasmique ; ils couplent l'excitation du sarcolemme à la libération du Ca²⁺.

4. Idée : enchaîner sans sauter d'étape, en plaçant les deux sources de Ca²⁺.

  1. PA au bouton synaptique → ouverture de canaux Ca²⁺ voltage-dépendants, entrée de Ca²⁺ extracellulaire ;
  2. exocytose de l'acétylcholine dans la fente synaptique ;
  3. fixation de l'acétylcholine sur ses récepteurs-canaux de la membrane de la fibre, entrée de Na⁺ : potentiel de plaque motrice ;
  4. PA musculaire propagé le long du sarcolemme, puis dans les tubules transverses ;
  5. libération du Ca²⁺ du réticulum sarcoplasmique dans le sarcoplasme (étape bloquée par le dantrolène) ;
  6. fixation du Ca²⁺ sur la troponine, démasquage des sites de l'actine ;
  7. fixation des têtes de myosine, hydrolyse de l'ATP et pivotement des têtes ;
  8. glissement des filaments d'actine vers le centre du sarcomère : raccourcissement du sarcomère.

Relier ce raisonnement au bac

Choisis une filière pour voir les sujets qui étayent ce scénario.