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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
NE-CNeurophysiologie

Réflexe myotatique — trajet de l'arc réflexe et intégration

Idée directrice

L'énoncé décrit une réponse motrice réflexe (étirement d'un muscle, réflexe achilléen/rotulien) avec des expériences de section/stimulation aux différents niveaux de l'arc. La trajectoire : identifier les éléments de l'arc réflexe (récepteur, voie afférente, centre, voie efférente, effecteur), déterminer le trajet du message par des expériences de section et caractériser la synapse centrale monosynaptique.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Énumérer les éléments de l'arc réflexe » ; « Interpréter les résultats des sections des racines rachidiennes » ; « Préciser la fonction de la racine dorsale et de la racine ventrale » ; « Établir le trajet du message nerveux » ; « Justifier le caractère monosynaptique du réflexe »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Arc réflexe : récepteur → voie afférente → centre → voie efférente → effecteur.
  • Racine DORSALE = sensitive (afférente); racine VENTRALE = motrice (efférente).
  • Section supprime la fonction en aval; stimulation directe du bout périphérique teste la voie motrice.
  • Monosynaptique = 1 seule synapse centrale (moelle épinière), d'où rapidité.
  • Innervation réciproque : la fibre Ia excite le motoneurone du muscle étiré et, par un interneurone inhibiteur, inhibe celui de l'antagoniste.
  • Caractères à citer : rapide (monosynaptique), coordonné, adapté ; inné, involontaire, stéréotypé ; centre médullaire (réflexe de posture).
Les pièges à vérifier dans ta démarche
  • Inverser les racines : DORSALE sensitive, VENTRALE motrice (moyen mnémotechnique : « SoDa » = Sensitif Dorsal).
  • Croire qu'une section abolit toujours tout : préciser bout central vs bout périphérique lors des stimulations.
  • Oublier le récepteur (fuseau neuromusculaire) et l'effecteur dans l'énumération de l'arc.
  • Confondre monosynaptique (réflexe myotatique) et polysynaptique (réflexe de retrait à la douleur, avec interneurones).
Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

8 questionsCorrigé masqué

Le réflexe myotatique est la contraction réflexe d'un muscle en réponse à son propre étirement. On étudie ce réflexe chez un animal et on réalise, sur le nerf reliant le muscle à la moelle épinière, une série de sections et de stimulations. On rappelle que ce nerf contient des fibres afférentes (racine dorsale) et efférentes (racine ventrale).

  • Expérience 1 — étirement du muscle, arc intact : contraction du muscle (réflexe présent).
  • Expérience 2 — section de la racine dorsale puis étirement : aucune contraction.
  • Expérience 3 — section de la racine ventrale puis étirement : aucune contraction.
  • Expérience 4 — après section de la racine ventrale, stimulation directe du bout périphérique de cette racine : contraction du muscle.
  1. Énumérer, dans l'ordre, les cinq éléments constitutifs de l'arc réflexe myotatique.
  2. Interpréter les expériences 2 et 3. Quelle est la fonction de chaque racine ?
    1. Interpréter l'expérience 2 (racine dorsale).
    2. Interpréter les expériences 3 et 4 (racine ventrale).
  3. Établir le trajet complet du message nerveux depuis le récepteur jusqu'à l'effecteur.
  4. Ce réflexe est dit monosynaptique. Que signifie ce terme et où se situe la synapse mise en jeu ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Cinq éléments de l'arc réflexe myotatique, dans l'ordre : (1) récepteur — fuseau neuromusculaire (sensible à l'étirement) ; (2) voie afférente (sensitive) — neurone en T, axone entrant par la racine dorsale ; (3) centre nerveux — moelle épinière (substance grise) ; (4) voie efférente (motrice) — motoneurone, axone sortant par la racine ventrale ; (5) effecteur — muscle strié squelettique.

2.(a) Expérience 2 : après section de la racine dorsale, l'étirement du muscle ne provoque plus de contraction. Le message sensitif issu du fuseau ne peut plus atteindre la moelle : la racine dorsale est donc afférente (sensitive).

2.(b) Expérience 3 : après section de la racine ventrale, l'étirement n'entraîne plus de contraction — la commande motrice ne rejoint plus le muscle. Expérience 4 : la stimulation du bout périphérique de cette racine sectionnée provoque la contraction : la racine ventrale conduit donc le message efférent (moteur).

3. Trajet complet : étirement → fuseau neuromusculaire → fibre afférente (racine dorsale) → moelle épinière (synapse unique) → motoneurone (racine ventrale) → plaque motrice. Suite au dépôt du neurotransmetteur (acétylcholine) dans la fente de la plaque motrice, la membrane musculaire se dépolarise → contraction du muscle.

4. Monosynaptique signifie qu'il n'existe qu'une seule synapse centrale, entre le neurone afférent et le motoneurone, dans la substance grise de la moelle. Cette synapse est excitatrice (le message afférent dépolarise le motoneurone et peut y déclencher un PA). C'est ce qui rend le réflexe myotatique particulièrement rapide et stéréotypé.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : réflexe polysynaptique (retrait/flexion, présence d'interneurones) ; contrôle du réflexe par les centres supérieurs (voies descendantes) ; mesure du temps de réflexe et localisation du délai synaptique ; dégénérescence wallérienne après section ; Sciences exp. — arc réflexe barorécepteur de la régulation de la pression artérielle (sinus carotidien, nerfs de Hering, de Cyon et X, sections et stimulations des bouts central et périphérique).

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Un délai central suffit-il à prouver une seule synapse ?
Entraînement 01 / 03

Un délai central suffit-il à prouver une seule synapse ?

3 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

On étudie le trajet d’un réflexe myotatique dans un modèle pédagogique de fibre afférente, centre médullaire et fibre motrice. La stimulation électrique de la fibre afférente est suffisamment intense ; tous les essais utilisent le même circuit et le même muscle. Le temps est mesuré jusqu’au début de la contraction. Les longueurs, vitesses et durées ci-dessous sont des données construites pour l’exercice, sans prétention de mesure publiée.

La vitesse de propagation afférente est supposée constante, 50 m/s. Le trajet moteur mesure 0,40 m et sa vitesse est 40 m/s. Le délai total de la jonction neuromusculaire et du déclenchement mécanique est donné égal à 2,0 ms. Dans l’essai A, le point de stimulation se trouve à 0,30 m de la moelle et la contraction débute après 19,0 ms. Dans l’essai B, il se trouve à 0,40 m de la moelle et la contraction débute après 21,0 ms. Aucun autre délai périphérique n’est à ajouter dans ce modèle.

  1. Décrire l’effet du déplacement du point de stimulation sur le délai observé. Calculer le temps supplémentaire de propagation afférente attendu et comparer.
  2. Dans chaque essai, calculer le délai restant attribué au traitement central, en distinguant les unités. Que peut-on en déduire sur sa stabilité ?
  3. Un élève conclut : « le délai central est 1 ms, donc le circuit comporte exactement une synapse ». Discuter cette conclusion : les données donnent-elles une durée connue par synapse et une description des connexions ? Indiquer le type de donnée supplémentaire nécessaire pour établir le caractère monosynaptique central.

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

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1. Résultats. Le trajet afférent augmente de 0,10 m et la latence de 2,0 ms. Le temps supplémentaire prévu est 0,10/50 = 0,002 s = 2,0 ms, identique à l’écart observé. Le déplacement est donc compatible avec la vitesse afférente donnée, les autres éléments du circuit restant identiques.

2. Interprétation. Dans A, le temps afférent vaut 0,30/50 = 6,0 ms ; le temps moteur vaut 0,40/40 = 10,0 ms. Le délai central est donc 19,0−6,0−10,0−2,0 = 1,0 ms. Dans B, le temps afférent vaut 8,0 ms et le délai central vaut 21,0−8,0−10,0−2,0 = 1,0 ms. Sous les hypothèses du modèle, ce délai central est stable ; l’augmentation de latence provient du trajet afférent plus long.

3. Portée de la déduction. La valeur de 1,0 ms ne fournit pas à elle seule un décompte de synapses : aucune durée élémentaire par synapse n’est donnée et le délai central ne décrit pas les connexions. Pour établir « monosynaptique central », il faut notamment une donnée anatomique montrant un contact direct entre la terminaison afférente et le motoneurone, sans interneurone dans cette voie. La jonction neuromusculaire reste une synapse périphérique et ne fait pas partie du décompte des synapses centrales. Le réflexe myotatique direct est classiquement monosynaptique ; ici, le calcul de délai seul ne le démontre pas.

2 Transfert — innervation réciproque : dans l'arc réflexe, seule la voie directe est monosynaptique
Entraînement 02 / 03

Transfert — innervation réciproque : dans l'arc réflexe, seule la voie directe est monosynaptique

4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Chez un animal, l'étirement du muscle extenseur E de la patte provoque la contraction de E et le relâchement simultané du muscle fléchisseur F, antagoniste. On enregistre l'activité électrique du motoneurone de E (oscilloscope O1) et du motoneurone de F (oscilloscope O2), tous deux situés dans la moelle épinière. Les durées ci-dessous sont des données pédagogiques construites pour l'exercice ; on admettra qu'une transmission synaptique dure 0,7 ms.

Expérience 1 — Étirement efficace de E. En O1, on enregistre une dépolarisation (PPSE) qui débute 0,7 ms après l'arrivée des potentiels d'action de la fibre afférente Ia dans la moelle, puis un potentiel d'action. En O2, on enregistre une hyperpolarisation (PPSI) qui débute 1,4 ms après la même arrivée ; aucun potentiel d'action n'apparaît sur le motoneurone de F.

Expérience 2 — On détruit sélectivement les petits neurones de la substance grise situés entre la terminaison de la fibre Ia et le motoneurone de F, puis on étire de nouveau E : le PPSE en O1 et la contraction de E persistent ; le PPSI en O2 disparaît et F ne se relâche plus.

Expérience 3 — Après section de la fibre afférente Ia, l'étirement de E ne produit plus aucun enregistrement ni en O1 ni en O2.

  1. Décrire les résultats de l'expérience 1 en distinguant précisément ce qui est enregistré en O1 et en O2.
  2. Interpréter ces enregistrements : préciser la nature (excitatrice ou inhibitrice) des synapses qui aboutissent sur chaque motoneurone et expliquer les réponses opposées des deux muscles.
  3. À partir des délais de l'expérience 1 et du résultat de l'expérience 2, déterminer le nombre de synapses centrales sur chaque voie et identifier l'élément supplémentaire de la voie qui aboutit au motoneurone de F. L'expérience 3 apporte-t-elle une information sur ce point ?
  4. En déduire si l'ensemble du circuit mis en jeu peut être qualifié de monosynaptique, et préciser la signification fonctionnelle de ce double câblage.

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

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1. Idée : décrire avant d'interpréter, en séparant les deux sites d'enregistrement.

L'étirement efficace de E déclenche des potentiels d'action dans la fibre afférente Ia. En O1 (motoneurone de E), on enregistre une dépolarisation locale, un PPSE, qui débute 0,7 ms après l'arrivée du message afférent dans la moelle, puis un potentiel d'action : le motoneurone de E est activé et E se contracte. En O2 (motoneurone de F), on enregistre au contraire une hyperpolarisation, un PPSI, qui débute plus tard, 1,4 ms après la même arrivée, et aucun potentiel d'action : le motoneurone de F n'est pas activé, F se relâche.

2. Idée : le signe de la réponse postsynaptique qualifie la synapse.

Un PPSE rapproche le motoneurone de E de son seuil et y déclenche un potentiel d'action : la synapse qui aboutit au motoneurone de E est excitatrice. Un PPSI éloigne le motoneurone de F du seuil : la synapse qui aboutit au motoneurone de F est inhibitrice. Le même message afférent, issu du fuseau neuromusculaire de E, produit donc deux effets opposés selon la synapse qu'il emprunte : excitation du motoneurone de l'agoniste, inhibition du motoneurone de l'antagoniste, d'où contraction de E et relâchement de F.

3. Idée : compter les synapses par le délai, puis confirmer par la lésion.

Avec 0,7 ms par transmission synaptique, le délai de 0,7 ms en O1 correspond à une seule synapse : la fibre Ia contacte directement le motoneurone de E (voie monosynaptique). Le délai de 1,4 ms en O2 correspond à deux transmissions successives : la voie vers le motoneurone de F comporte une synapse de plus, donc un neurone intercalé, un interneurone. L'expérience 2 le confirme : la destruction des petits neurones de la substance grise situés entre la fibre Ia et le motoneurone de F supprime le PPSI et le relâchement de F, sans toucher au PPSE ni à la contraction de E → l'interneurone appartient exclusivement à la voie inhibitrice, et c'est lui qui libère le neurotransmetteur inhibiteur sur le motoneurone de F (la fibre Ia, elle, est excitatrice). L'expérience 3 montre que les deux voies dépendent du même message afférent Ia, mais elle ne renseigne pas sur le nombre de synapses : sectionner l'entrée commune supprime tout, quel que soit le câblage en aval.

4. Idée : le qualificatif « monosynaptique » s'applique à une voie, pas au circuit entier.

Seule la voie directe fibre Ia → motoneurone de E est monosynaptique : c'est elle qui constitue le réflexe myotatique au sens strict. La voie fibre Ia → interneurone inhibiteur → motoneurone de F est disynaptique. Le circuit complet est donc un ensemble de deux voies, l'une monosynaptique et l'autre disynaptique, coordonnées par la même afférence : c'est l'innervation réciproque. Sa signification fonctionnelle est mécanique : pour que la contraction de E rétablisse la longueur du muscle, il faut que F, qui s'opposerait au mouvement, soit relâché au même moment ; l'inhibition de l'antagoniste, un peu plus tardive (0,7 ms de plus), accompagne l'excitation de l'agoniste.

3 Dégénérescence wallérienne et poliomyélite : où sont les corps cellulaires ?
Entraînement 03 / 03

Dégénérescence wallérienne et poliomyélite : où sont les corps cellulaires ?

3 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Chez un chat, on sectionne en S un nerf rachidien de la patte postérieure (données construites pour l'exercice). Quelques jours plus tard, dans la partie du nerf située entre S et le muscle, les axones et les gaines de myéline se fragmentent et disparaissent, alors que les cellules de Schwann survivent ; la partie reliée à la moelle reste intacte. Quelques semaines plus tard, les fibres de cette partie repoussent vers le muscle.

Chez un deuxième chat, on sectionne la racine dorsale entre le ganglion spinal et la moelle épinière. Les fibres dégénèrent seulement dans le segment compris entre la section et la moelle ; le segment relié au ganglion spinal et toutes les fibres du nerf rachidien restent intacts.

Une personne atteinte de poliomyélite présente une paralysie des muscles d'une jambe ; la sensibilité de la peau de cette jambe est conservée. Le virus détruit certains corps cellulaires de la substance grise de la moelle épinière.

  1. Interpréter les résultats de la première section. Qu'en déduit-on sur la relation entre la fibre nerveuse et le corps cellulaire ?
  2. Exploiter la section de la racine dorsale pour localiser les corps cellulaires des fibres sensitives.
  3. Expliquer la paralysie avec sensibilité conservée observée dans la poliomyélite ; préciser dans quelle région de la substance grise se trouvent les corps cellulaires détruits.

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

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1. Idée : ce qui dégénère est ce qui est séparé du noyau. Le bout périphérique, séparé des corps cellulaires, dégénère ; le bout resté relié à la moelle survit et repousse. Or une cellule ne survit qu'en présence de son noyau, situé dans le corps cellulaire. La fibre nerveuse est donc un prolongement cytoplasmique du corps cellulaire : fibre et corps cellulaire appartiennent à une même cellule, le neurone ; le corps cellulaire en est le centre trophique.

2. Même règle appliquée à la racine dorsale. Le segment relié au ganglion spinal survit, le segment relié à la moelle dégénère : les corps cellulaires des fibres sensitives se trouvent dans le ganglion spinal (neurones en T), et non dans la moelle.

3. Idée : relier la cellule détruite à la fonction perdue. La commande motrice est perdue, la sensibilité conservée : le virus a détruit les corps cellulaires des neurones moteurs, situés dans la corne antérieure de la substance grise. Leurs fibres, privées de noyau, dégénèrent (dégénérescence wallérienne) et le muscle n'est plus innervé, d'où la paralysie ; les neurones sensitifs, dont les corps sont dans les ganglions spinaux, restent intacts.

Relier ce raisonnement au bac

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