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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
RE-LReproduction

Structures ovariennes et testiculaires sur figure : légender une série de structures, nommer le phénomène, expliquer par les hormones le passage d'une structure à la suivante, donner le devenir

Idée directrice

Dans la partie « Reproduction humaine » de la première partie, le bac donne une figure numérotée — coupe d'ovaire, série de follicules, tube séminifère, paroi utérine — et enchaîne toujours les mêmes gestes : légender sans justifier, reconnaître chaque structure à un détail visible (nombre de couches de cellules, cavités dispersées ou cavité unique, ovocyte sur un cumulus, paroi ouverte, masse pleine et jaune), nommer le phénomène qu'elle illustre, puis expliquer par les hormones le passage d'une structure à la suivante et dire son devenir. La série se lit dans l'ordre du cycle : croissance folliculaire, follicule mûr, rétrocontrôle positif de l'œstradiol et pic de LH, ovulation, corps jaune, puis régression du corps jaune et règles.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Légendez le document 1 en reportant sur votre copie les numéros des flèches de 1 à 6 » ; « Citez le(s) phénomène(s) illustré(s) par chaque structure et leurs conséquences immédiates » ; « Citez deux transformations cytologiques expliquant l’évolution de la structure 2 à la structure 3 » ; « Expliquez les interactions hormonales permettant l’évolution de la structure 4 à la structure 5 » ; « Indiquez le devenir de la structure 6 »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Reconnaître chaque stade à un détail : une couche de cellules (primaire), plusieurs couches sans cavité (secondaire), cavités dispersées (cavitaire), cavité unique et cumulus (mûr), paroi ouverte (rompu), masse pleine jaune (corps jaune).
  • Légender = numéro + nom, sans justification ; nommer aussi les cellules isolées (ovocyte II, globule polaire, corona radiata).
  • « Phénomène et conséquence immédiate » : fin de la méiose I puis blocage en métaphase II ; ovulation puis captation par le pavillon ; formation du corps jaune puis sécrétion de progestérone.
  • « Interactions hormonales » : sécrétion → hormone → cible → effet, jusqu'à la structure suivante (œstradiol élevé, rétrocontrôle positif, GnRH, pic de LH, ovulation ; LH, corps jaune).
  • « Devenir » : donner les deux issues (fécondation ou dégénérescence de l'ovocyte ; maintien ou régression du corps jaune).
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Appeler « ovule » la cellule a, qui est un ovocyte II bloqué en métaphase II ; confondre le follicule cavitaire (petites cavités dispersées) et le follicule mûr (cavité unique) ; attribuer le pic de LH à un rétrocontrôle négatif, ou faire rompre le follicule directement par l'œstradiol sans passer par la LH ; oublier que la première division de méiose s'achève juste avant l'ovulation (le globule polaire b est déjà dans le follicule mûr) ; justifier inutilement une légende.

Sujet principal

Exercice — Reproduction humaine (5 points), dans l'esprit des sessions principales 2017, 2024 et 2025

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Reproduction humaine — structures ovariennes

Le document 1 représente une coupe schématique d'ovaire de femme fertile, sur laquelle on a regroupé des structures numérotées de 1 à 6, observables à des moments différents du cycle sexuel, ainsi que deux cellules a et b. Les tailles ne sont pas à l'échelle.

  1. Légendez le document 1 en reportant sur votre copie les numéros de 1 à 6, puis nommez les cellules a et b.
  2. Citez le phénomène illustré par chacune des structures 4, 5 et 6 et sa conséquence immédiate.
  3. Citez deux transformations cytologiques qui expliquent l'évolution de la structure 1 à la structure 3.
  4. Expliquez les interactions hormonales qui permettent le passage de la structure 4 à la structure 5.
  5. Pour la cellule a, précisez :
    1. le lieu où elle se trouve quelques heures après l'événement illustré par la structure 5 ;
    2. son devenir, selon qu'elle rencontre ou non des spermatozoïdes.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : chaque structure se reconnaît à un détail visible — une seule couche de cellules (1), plusieurs couches sans cavité (2), des cavités dispersées (3), une cavité unique et l'ovocyte sur un cumulus (4), une paroi ouverte (5), une masse pleine et vascularisée (6). Légender ne demande aucune justification.

1 : follicule primaire ; 2 : follicule secondaire (plein) ; 3 : follicule cavitaire (tertiaire) ; 4 : follicule mûr (de De Graaf) ; 5 : follicule rompu, au moment de l'ovulation ; 6 : corps jaune. Cellule a : ovocyte II entouré de la corona radiata, bloqué en métaphase de deuxième division de méiose ; cellule b : premier globule polaire.

2.

  • Structure 4 : achèvement de la première division de méiose de l'ovocyte I, division très inégale qui donne l'ovocyte II et le premier globule polaire b. Conséquence immédiate : l'ovocyte II commence la deuxième division et se bloque en métaphase II ; le follicule mûr, gonflé de liquide, fait saillie à la surface de l'ovaire.
  • Structure 5 : ovulation — rupture de la paroi du follicule mûr et expulsion de l'ovocyte II entouré de la corona radiata. Conséquence immédiate : la cellule a est captée par le pavillon de la trompe.
  • Structure 6 : formation du corps jaune — les cellules du follicule rompu (granulosa et thèque interne) se transforment en cellules lutéales et le tissu se vascularise. Conséquence immédiate : sécrétion de progestérone et d'œstrogènes, qui marque le début de la phase lutéale.

3. Deux transformations parmi : la multiplication des cellules folliculaires, la couche unique du follicule 1 devenant une granulosa à plusieurs couches ; la formation de la zone pellucide autour de l'ovocyte ; la croissance de l'ovocyte I ; l'organisation du tissu voisin en thèques interne et externe ; l'apparition de cavités remplies de liquide folliculaire dans la granulosa (structure 3).

4. Idée : un passage d'une structure à l'autre se raconte par une cascade : qui sécrète quoi, sur quelle cible, avec quel effet. Le follicule mûr 4 sécrète, par sa granulosa et sa thèque interne, des quantités croissantes d'œstradiol. Un taux élevé et maintenu d'œstradiol exerce un rétrocontrôle positif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : décharge de GnRH, puis pic de LH (accompagné d'un pic plus faible de FSH). Le pic de LH provoque l'achèvement de la première division de méiose (d'où la cellule b), l'augmentation du liquide folliculaire et la fragilisation de la paroi, qui se rompt : c'est l'ovulation, et le follicule rompu 5 libère l'ovocyte II.

5.a Captée par le pavillon, la cellule a se trouve quelques heures plus tard dans le tiers supérieur de la trompe.

5.b Si elle rencontre des spermatozoïdes dans les 24 à 48 heures, un spermatozoïde y pénètre : la fécondation déclenche l'achèvement de la deuxième division de méiose (expulsion du deuxième globule polaire) et forme la cellule-œuf, qui se divise en migrant vers l'utérus et s'y implante (nidation). Sinon, l'ovocyte II dégénère dans la trompe.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : structures A, B et C de l'appareil génital féminin, cellules X, Y et Z à nommer et déterminisme hormonal de l'événement qui donne la structure B (principale 2017) ; follicule cavitaire à relier à son hormone (principale 2018) ; événements E₁ (menstruation) et E₂ (ovulation) légendés, puis relation entre l'évolution de la structure X et E₁ (contrôle 2019) ; hypophyse, follicule mûr, trophoblaste, muqueuse utérine et corps jaune légendés, avec ovulation et nidation (principale 2019, Sciences expérimentales) ; deux structures ovariennes, phénomènes et conséquences immédiates (principale 2024) ; coupe d'ovaire à six structures, transformations cytologiques et interactions hormonales (principale 2025) ; tube séminifère et follicule mûr comparés (principale 2026). La même lecture de figure porte sur le testicule : coupe de tube séminifère (principale 2021), coupe de testicule pubère (contrôle 2023, Sciences expérimentales). La section Sport a reçu une coupe d'ovaire du même type en contrôle 2026.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill RE-L.1 — coupe de tube séminifère : légender la lignée sur la figure, chromosomes, rôles des cellules de Sertoli et de Leydig
Entraînement 01 / 04

Drill RE-L.1 — coupe de tube séminifère : légender la lignée sur la figure, chromosomes, rôles des cellules de Sertoli et de Leydig

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le document représente une portion de coupe transversale de testicule d'un homme pubère : un secteur de la paroi d'un tube séminifère et le tissu situé entre les tubes. Les éléments sont numérotés de 1 à 8.

Cellule34567
Nombre de chromosomes
État des chromosomes (simples ou dupliqués)
  1. Légendez le document en reportant sur votre copie les numéros de 1 à 8.
  2. Reproduisez et complétez le tableau ci-dessus pour l'espèce humaine (2n = 46).
  3. Montrez, à partir de la disposition des cellules 3 à 7, que la spermatogenèse progresse de la périphérie du tube vers sa lumière et qu'elle se déroule de façon continue.
  4. Expliquez le rôle de la cellule 8 dans la spermatogenèse.
  5. Expliquez comment la cellule 2 intervient dans la spermatogenèse et comment elle agit sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : la position suffit souvent — hors du tube (1, 2), contre la membrane basale (3), au bord de la lumière (6, 7), de la base à la lumière (8). 1 : capillaire sanguin ; 2 : cellule de Leydig ; 3 : spermatogonie ; 4 : spermatocyte I ; 5 : spermatocyte II ; 6 : spermatide ; 7 : spermatozoïde ; 8 : cellule de Sertoli.

2. Tableau complété :

Cellule34567
Nombre de chromosomes2n = 462n = 46n = 23n = 23n = 23
État des chromosomessimples ou dupliquésdupliquésdupliquéssimplessimples

La spermatogonie 3 a des chromosomes simples ou dupliqués selon le moment de son cycle cellulaire ; le spermatocyte II garde des chromosomes dupliqués, car la première division de méiose sépare les chromosomes homologues et non les chromatides.

3. Idée : dans une même coupe, tous les stades sont présents en même temps. Les cellules sont rangées par stade, en couches successives : spermatogonies contre la membrane basale, puis spermatocytes I et II, spermatides, et spermatozoïdes libérés dans la lumière. La lignée progresse donc de la périphérie vers la lumière. Tous les stades coexistent dans la même portion de tube : pendant que certaines cellules achèvent leur différenciation, d'autres spermatogonies entrent à leur tour en méiose ; la production de spermatozoïdes est continue depuis la puberté.

4. La cellule 8 est une cellule de Sertoli. Stimulée par la FSH, elle enveloppe, soutient et nourrit les cellules de la lignée germinale ; elle sécrète l'ABP, protéine qui fixe la testostérone et la concentre dans le tube, au contact des cellules germinales, ce qui active la spermatogenèse ; elle sécrète aussi l'inhibine, qui freine la sécrétion de FSH par l'hypophyse ; enfin elle libère les spermatozoïdes dans la lumière.

5. La cellule 2 est une cellule de Leydig. Stimulée par la LH, elle sécrète la testostérone, déversée dans le sang (capillaire 1) et dans le tube, où l'ABP la retient : la testostérone est indispensable au déroulement de la spermatogenèse. Sur le complexe hypothalamo-hypophysaire, la testostérone exerce un rétrocontrôle négatif : elle freine la sécrétion de GnRH et de LH, ce qui maintient son propre taux à peu près constant.

2 Drill RE-L.2 — trois coupes de testicule : sujet impubère, pubère fertile ou pubère stérile, puis l'hormone qui manque
Entraînement 02 / 04

Drill RE-L.2 — trois coupes de testicule : sujet impubère, pubère fertile ou pubère stérile, puis l'hormone qui manque

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le document montre, au même grossissement, des portions de coupes de testicules de trois sujets : un garçon impubère et deux hommes pubères, l'un fertile et l'autre stérile. Chez les deux hommes pubères, les caractères sexuels secondaires sont normalement développés.

  1. Légendez les éléments numérotés de 1 à 6 de la coupe C.
  2. Comparez les trois coupes (tissu entre les tubes, stades de la spermatogenèse présents, lumière du tube) afin d'attribuer chacune au sujet impubère, au sujet pubère fertile et au sujet pubère stérile.
  3. En vous appuyant sur l'aspect du tissu situé entre les tubes chez le sujet stérile et sur ses caractères sexuels, proposez trois hypothèses sur l'origine de sa stérilité.
  4. Le sujet stérile reçoit successivement trois traitements hormonaux de 90 jours, séparés par des arrêts : des injections quotidiennes de testostérone, puis de LH, puis de FSH. Des spermatozoïdes n'apparaissent dans son sperme qu'à la fin du traitement par la FSH. Exploitez ces résultats pour préciser la cause de sa stérilité.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. 1 : cellule de Leydig ; 2 : spermatogonie ; 3 : spermatocyte I ; 4 : spermatide ; 5 : spermatozoïde ; 6 : cellule de Sertoli.

2. Idée : comparer élément par élément, puis conclure pour chaque coupe.

Coupe ACoupe BCoupe C
Entre les tubescellules de Leydig nombreusescellules allongées, pas de cellules de Leydigcellules de Leydig nombreuses
Lignée germinalespermatogonies et spermatocytes I seulementspermatogonies seulementtous les stades, jusqu'aux spermatozoïdes
Lumièreprésente, videabsenteprésente, avec des spermatozoïdes

La coupe B est celle du sujet impubère : pas de cellules de Leydig actives et une lignée réduite aux spermatogonies. La coupe C est celle du sujet pubère fertile : spermatogenèse complète. La coupe A est celle du sujet pubère stérile : les cellules de Leydig sont présentes, mais la spermatogenèse s'arrête au stade spermatocyte I et aucun spermatozoïde n'est produit.

3. Les cellules de Leydig et les caractères sexuels normaux indiquent une sécrétion de testostérone normale, donc une LH efficace. Hypothèses : (H1) l'hypophyse ne sécrète pas assez de FSH ; (H2) les cellules de Sertoli sont insensibles à la FSH (récepteurs absents ou anormaux) ; (H3) les cellules germinales portent une anomalie qui les empêche d'achever la méiose.

4. Idée : un traitement ne corrige que s'il apporte ce qui manque en aval du niveau défaillant. La testostérone et la LH restent sans effet : il ne manquait ni l'une ni l'autre, ce que montraient déjà les cellules de Leydig. La FSH rétablit la production de spermatozoïdes : les cellules de Sertoli répondent à la FSH et les cellules germinales peuvent achever la méiose, ce qui écarte H2 et H3. La stérilité est due à une sécrétion insuffisante de FSH par l'hypophyse (H1). Chaque traitement dure 90 jours, plus qu'une spermatogenèse (environ 74 jours chez l'homme) : c'est pourquoi les premiers spermatozoïdes n'apparaissent qu'à la fin du traitement par la FSH.

3 Drill RE-L.3 — trois coupes de paroi utérine : reconnaître les règles, ordonner les phases du cycle utérin, les relier aux hormones ovariennes
Entraînement 03 / 04

Drill RE-L.3 — trois coupes de paroi utérine : reconnaître les règles, ordonner les phases du cycle utérin, les relier aux hormones ovariennes

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le document présente trois coupes de la paroi utérine d'une femme à cycles réguliers de 28 jours, réalisées au même grossissement à trois moments d'un même cycle (le jour 1 est le premier jour des règles).

  1. Légendez le document en reportant sur votre copie les numéros de 1 à 6.
  2. Identifiez la coupe réalisée pendant les règles, en justifiant par deux caractères visibles.
  3. Classez les trois coupes dans l'ordre chronologique du cycle, en commençant par le jour 1, et nommez la phase du cycle utérin qui correspond à chacune.
  4. Pour chaque coupe, précisez la structure ovarienne active à ce moment et la ou les hormones responsables de l'état de la muqueuse.
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1. 1 : myomètre (muscle utérin) ; 2 : endomètre (muqueuse utérine) ; 3 : glande en tube droit ; 4 : glande sinueuse et ramifiée ; 5 : artériole spiralée ; 6 : débris de muqueuse et sang (écoulement menstruel).

2. La coupe b : la muqueuse est réduite à une mince couche basale irrégulière, et la cavité contient des fragments de muqueuse mêlés de sang (6). C'est la desquamation de la partie superficielle de l'endomètre : les règles.

3. Idée : l'épaisseur de la muqueuse et la forme des glandes datent la coupe. Ordre : b → c → a. b : phase menstruelle (règles, jours 1 à 4 environ) ; c : phase proliférative, avant l'ovulation — la muqueuse se reconstitue, glandes en tube droit, artérioles rectilignes ; a : phase sécrétoire, après l'ovulation — muqueuse épaisse en « dentelle utérine », glandes sinueuses et ramifiées, artérioles spiralées.

4.

  • b : le corps jaune du cycle précédent a régressé ; la chute des œstrogènes et surtout de la progestérone provoque la desquamation de la muqueuse.
  • c : les follicules en croissance (cavitaires, puis follicule mûr) sécrètent des œstrogènes, qui font proliférer la muqueuse.
  • a : le corps jaune sécrète la progestérone et des œstrogènes ; la progestérone transforme la muqueuse préparée par les œstrogènes en dentelle utérine, apte à recevoir un embryon.
4 Drill RE-L.4 — la structure X au fil de la phase lutéale : relier sa régression à l'apparition des règles
Entraînement 04 / 04

Drill RE-L.4 — la structure X au fil de la phase lutéale : relier sa régression à l'apparition des règles

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Chez une femme à cycles réguliers de 28 jours (jour 1 = premier jour des règles), on a représenté une même structure ovarienne X observée au 17e, au 22e et au 27e jour d'un cycle non fécondant. Le tableau donne le taux plasmatique de progestérone aux mêmes jours et au 29e jour, premier jour des règles suivantes.

Jour du cycle17222729
Progestérone (ng/mL)4142,50,8
  1. Nommez la structure X, précisez la structure dont elle provient et l'hormone qui déclenche sa formation.
  2. Légendez les éléments numérotés de 1 à 4.
  3. Décrivez l'évolution de la structure X du 17e au 27e jour et mettez-la en relation avec celle du taux de progestérone.
  4. Établissez la relation entre l'évolution de la structure X et l'apparition des règles au 29e jour.
  5. Une femme de 30 ans a subi l'ablation des deux ovaires il y a un an. Précisez, en justifiant, si elle a encore des règles.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. X est le corps jaune. Il provient du follicule rompu après l'ovulation (cellules de la granulosa et de la thèque interne) ; sa formation est déclenchée par le pic de LH.

2. 1 : cellules lutéales ; 2 : capillaire sanguin ; 3 : caillot central (reste de la cavité folliculaire) ; 4 : tissu cicatriciel fibreux.

3. Au 17e jour, le corps jaune est jeune : cellules lutéales autour d'un caillot central, progestérone à 4 ng/mL. Au 22e jour, il est développé, plein de cellules lutéales et très vascularisé : la progestérone est à son maximum, 14 ng/mL. Au 27e jour, il régresse (plus petit, cellules raréfiées, cicatrice fibreuse, peu de capillaires) et la progestérone retombe à 2,5 ng/mL. Le taux de progestérone suit le développement puis la régression de X : c'est le corps jaune qui sécrète la progestérone.

4. Idée : les règles sont la conséquence d'une chute hormonale. En l'absence de fécondation, le corps jaune régresse en fin de cycle ; les taux d'œstrogènes et surtout de progestérone s'effondrent (0,8 ng/mL au 29e jour). Privée de ces hormones qui l'entretenaient, la partie superficielle de l'endomètre n'est plus maintenue : ses artérioles se resserrent, elle se nécrose et se détache avec du sang. La régression du corps jaune entraîne les règles.

5. Non. Sans ovaires, il n'y a plus ni follicules ni corps jaune, donc plus de sécrétion cyclique d'œstrogènes et de progestérone : l'endomètre ne se reconstitue plus et ne se détache plus périodiquement. Cette femme n'a plus de règles.

Relier ce raisonnement au bac

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