Exercice — électrolyse (3,5 points), dans l'esprit de la session de contrôle 2022 (Sciences techniques)
Document. « Pour protéger l'acier de la corrosion, on le recouvre de zinc. Deux techniques existent : la galvanisation à chaud, où la pièce est plongée dans du zinc fondu, et l'électrozingage, opération au cours de laquelle du zinc est déposé par électrolyse. Dans le procédé de zingage électrolytique, un revêtement de zinc est déposé sur la surface d'une pièce, soigneusement préparée, au moyen d'un courant direct (courant continu). L'épaisseur du revêtement est généralement comprise entre et . Ce procédé est utilisé sur des pièces relativement petites produites en grande série, telles que vis, boulons, crochets. » (d'après cedric.despax.free.fr)
Au laboratoire, on réalise l'électrozingage d'un boulon en acier : le boulon et une plaque de zinc plongent dans une solution de sulfate de zinc et sont reliés aux bornes d'un générateur de tension continue.
- Nommer les deux techniques de revêtement par le zinc citées dans le document.
- Justifier, par une phrase du texte, que la réaction chimique accompagnant l'électrozingage est forcée.
- Indiquer, en le justifiant, si le boulon à revêtir doit constituer l'anode ou la cathode. À quelle borne du générateur est-il relié ?
- Écrire l'équation de la transformation ayant lieu à chaque électrode. En déduire l'équation bilan de la réaction accompagnant l'électrozingage.
- Indiquer s'il s'agit d'une électrolyse à électrode soluble ou à électrode inattaquable. Justifier. Comment évolue la concentration en ions ?
- On remplace la plaque de zinc par une plaque cylindrique entourant le boulon de plusieurs côtés. Préciser l'intérêt pratique de cette modification.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1. Idée : relever les mots du texte. La galvanisation à chaud (immersion dans le zinc fondu) et l'électrozingage (dépôt par électrolyse).
2. Idée : forcée imposée par un apport d'énergie extérieur. Le texte précise que le zinc est déposé « au moyen d'un courant direct » : sans le générateur qui impose ce courant, la réaction ne se produit pas. La transformation n'est pas spontanée, elle est forcée : c'est bien une électrolyse.
3.a Idée : l'objet reçoit le métal, donc les ions y sont réduits. Sur le boulon se dépose du zinc métallique : , une réduction. L'électrode siège de la réduction est la cathode : le boulon est la cathode, reliée à la borne du générateur (les électrons arrivent par le fil sur le boulon). La plaque de zinc est l'anode, reliée à la borne .
3.b Idée : oxydation à l'anode, réduction à la cathode, mêmes électrons.
Bilan : : le zinc est transféré de la plaque au boulon, sans changement global de la solution.
3.c Idée : une électrode soluble est consommée. L'anode est en zinc et s'oxyde en : la plaque s'amincit. C'est une électrolyse à électrode soluble (anode soluble). Les ions produits à l'anode compensent exactement ceux consommés à la cathode : la concentration en reste constante. (Avec une anode inattaquable, en graphite par exemple, la concentration diminuerait.)
3.d Idée : géométrie du dépôt. Une anode cylindrique entourant le boulon rend le dépôt uniforme sur toutes les faces et, la surface d'anode en regard étant plus grande, réduit la durée du recouvrement pour une même épaisseur.