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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
Chimie/PI-H
PI-HPiles électrochimiques

Pile fer-nickel suivie par un dosage manganimétrique : équation du dosage, équivalence, n(Fe2+)=5 n(MnO4−)n(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,n(\mathrm{MnO_4^-}), avancement et f.é.m.

Idée directrice

Le sujet ne mesure pas la concentration d'un compartiment de pile avec un appareil : il la dose. On prélève la solution du compartiment où se forment des ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} et on la titre par le permanganate de potassium acidifié, qui est son propre indicateur (la teinte violette persiste dès la première goutte en excès). L'équation du dosage, obtenue en combinant les demi-équations des couples MnO4−/Mn2+\mathrm{MnO_4^-/Mn^{2+}} et Fe3+/Fe2+\mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}}, impose n(Fe2+)=5 n(MnO4−)n(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,n(\mathrm{MnO_4^-}) à l'équivalence ; le facteur de dilution du prélèvement ramène à la concentration du compartiment. Cette concentration est ensuite réinjectée dans le bilan de la pile : avancement, masses des lames, concentration de l'autre compartiment, état final quand la pile est usée. Ce parcours n'utilise ni la loi de Nernst ni la constante d'équilibre : il est commun aux sections Mathématiques et Sciences de l'informatique. En section Mathématiques, le sujet peut le prolonger par la loi de Nernst (f.é.m. initiale retrouvée à l'usure, principale 2020).

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« les élèves optent pour un dosage manganimétrique » ; « Décrire, comment on détecte expérimentalement l'équivalence » ; « Dire comment peut-on repérer le point d'équivalence » ; « Exprimer la quantité de matière des ions Fe²⁺ en fonction de celle des ions MnO₄⁻ »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Équation du dosage : demi-équation de Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} multipliée par 5, ajoutée à celle de MnO4−\mathrm{MnO_4^-} ; à l'équivalence, n(Fe2+)=5 C0VEn(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,C_0V_E.
  • Repérage : le permanganate est son propre indicateur — persistance de la teinte rose-violette.
  • Remonter la dilution : concentration du compartiment = concentration de la solution dosée × VfioleVpreˊleveˊ\dfrac{V_{\text{fiole}}}{V_{\text{prélevé}}}.
  • Réinjecter : x=([Fe2+]−C1)Vx=\big([\mathrm{Fe^{2+}}]-C_1\big)V, puis masses des lames (xx mol de chaque métal) et concentration de l'autre compartiment.
  • Pile usée : les lames restant présentes, c'est l'ion réduit qui s'épuise (xf=C2Vx_f=C_2V) ; le même protocole de dosage donne alors le volume équivalent final.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
  • Inverser le coefficient 5 : c'est n(Fe2+)=5 n(MnO4−)n(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,n(\mathrm{MnO_4^-}).
  • Oublier le facteur de dilution du prélèvement, ou l'appliquer dans le mauvais sens.
  • Prendre la concentration dosée pour l'avancement : xx se calcule avec la variation [Fe2+]−C1[\mathrm{Fe^{2+}}]-C_1, multipliée par le volume VV du bécher.
  • Chercher un indicateur coloré acido-basique : c'est la couleur du permanganate lui-même qui repère l'équivalence.
  • Utiliser le volume de la fiole ou de la prise d'essai dans le bilan de la pile : seul compte le volume du bécher.
Sujet principal

Exercice — pile et dosage manganimétrique (4 points), dans l'esprit des sessions 2020–2022

4 questionsCorrigé masqué

À 25 ∘C25\ ^\circ\text{C}, on réalise la pile (P) en reliant par un pont salin deux béchers : le bécher (1) contient une lame de fer plongée dans V=100 mLV=100\ \text{mL} d'une solution de sulfate de fer(II) de concentration C1=5,0×10−2 mol⋅L−1C_1=5{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} ; le bécher (2) contient une lame de nickel plongée dans V=100 mLV=100\ \text{mL} d'une solution de sulfate de nickel(II) de concentration C2=0,10 mol⋅L−1C_2=0{,}10\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

On donne : M(Fe)=55,8 g⋅mol−1M(\mathrm{Fe})=55{,}8\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} ; M(Ni)=58,7 g⋅mol−1M(\mathrm{Ni})=58{,}7\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}. Les volumes restent constants, aucune lame n'est entièrement consommée et l'on admet que la réaction qui se produit spontanément dans la pile est pratiquement totale. Demi-équation du couple MnO4−/Mn2+\mathrm{MnO_4^-/Mn^{2+}} en milieu acide :

MnO4−+8 H3O++5 e−⟶Mn2++12 H2O\begin{aligned}&\mathrm{MnO_4^-}+8\,\mathrm{H_3O^+}+5\,e^-\\&\longrightarrow\mathrm{Mn^{2+}}+12\,\mathrm{H_2O}\end{aligned}
  1. Donner le symbole de la pile (P), le bécher (1) étant placé à gauche, et écrire l'équation chimique qui lui est associée.
  2. À la date t=0t=0, on ferme le circuit extérieur (conducteur ohmique, ampèremètre, interrupteur) ; un dépôt métallique se forme sur la lame de nickel.
    1. Écrire l'équation de la transformation qui se produit au niveau de chaque lame.
    2. En déduire l'équation de la réaction spontanée et préciser la borne positive de la pile.
    3. On note xx l'avancement de cette réaction à la date tt. Exprimer [Fe2+][\mathrm{Fe^{2+}}] et [Ni2+][\mathrm{Ni^{2+}}] en fonction de xx.
  3. À la date t1t_1, on prélève 10,0 mL10{,}0\ \text{mL} de la solution du bécher (1), on les introduit dans une fiole jaugée de 50,0 mL50{,}0\ \text{mL} et on complète avec de l'eau distillée : on obtient la solution (S'). On dose 20,0 mL20{,}0\ \text{mL} de (S'), acidifiés par de l'acide sulfurique, par une solution de permanganate de potassium (K++MnO4−)(\mathrm{K^+}+\mathrm{MnO_4^-}) de concentration C0=5,0×10−3 mol⋅L−1C_0=5{,}0\times10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} ; l'équivalence est obtenue pour VE=14,4 mLV_E=14{,}4\ \text{mL}.
    1. Écrire la demi-équation du couple Fe3+/Fe2+\mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}}, puis l'équation de la réaction du dosage.
    2. Définir l'équivalence et dire comment on la repère expérimentalement.
    3. Montrer que la concentration des ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} dans le bécher (1) à la date t1t_1 vaut 9,0×10−2 mol⋅L−19{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.
  4. Bilan de la pile.
    1. En déduire l'avancement x1x_1 à la date t1t_1 et la concentration des ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} à cette date.
    2. Calculer la masse de nickel déposé et la diminution de masse de la lame de fer entre t=0t=0 et t1t_1.
    3. Avant la fermeture du circuit, un voltmètre branché aux bornes de la pile, sa borne COM reliée à la lame de fer, indiquait 0,19 V0{,}19\ \text{V}. En déduire la f.é.m. initiale EiE_i de la pile et vérifier la borne positive trouvée en 2.b. La pile débite-t-elle encore à la date t1t_1 ? Justifier.
    4. Au bout d'une très longue durée, la pile cesse de débiter. Préciser le réactif épuisé, puis calculer la concentration des ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} dans le bécher (1) et le volume VE′V_E' que donnerait alors le même protocole de dosage.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : l'électrode de gauche est écrite comme réducteur dans l'équation associée. Symbole : Fe ∣ Fe2+(C1) ∥ Ni2+(C2) ∣ Ni\mathrm{Fe}\,|\,\mathrm{Fe^{2+}}(C_1)\,\|\,\mathrm{Ni^{2+}}(C_2)\,|\,\mathrm{Ni} ; équation associée : Fe+Ni2+⇌Fe2++Ni\mathrm{Fe}+\mathrm{Ni^{2+}}\rightleftharpoons\mathrm{Fe^{2+}}+\mathrm{Ni}.

2.a Idée : le métal qui se dépose provient d'ions réduits. Lame de nickel : Ni2++2e−⟶Ni\mathrm{Ni^{2+}}+2e^-\longrightarrow\mathrm{Ni} (réduction) ; lame de fer : Fe⟶Fe2++2e−\mathrm{Fe}\longrightarrow\mathrm{Fe^{2+}}+2e^- (oxydation). Le fer, réducteur, donne des électrons que les ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}}, oxydant, reçoivent.

2.b La somme des équations des deux demi-réactions donne l'équation de la réaction d'oxydoréduction spontanée, sens direct de l'équation associée :

Fe+Ni2+⟶Fe2++Ni\mathrm{Fe}+\mathrm{Ni^{2+}}\longrightarrow\mathrm{Fe^{2+}}+\mathrm{Ni}

La lame de nickel, siège de la réduction, est la borne positive ; la lame de fer est la borne négative (on le vérifie en 4.c par le signe de la f.é.m.).

2.c Idée : il se forme xx mol d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} et il disparaît xx mol d'ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}}, chacun dans un volume VV.

[Fe2+]=C1+xV[\mathrm{Fe^{2+}}]=C_1+\dfrac{x}{V}
[Ni2+]=C2−xV[\mathrm{Ni^{2+}}]=C_2-\dfrac{x}{V}

3.a Fe2+⟶Fe3++e−\mathrm{Fe^{2+}}\longrightarrow\mathrm{Fe^{3+}}+e^-. Pour éliminer les électrons, on multiplie cette demi-équation par 5 et on l'ajoute à celle du permanganate :

MnO4−+5 Fe2++8 H3O+⟶Mn2++5 Fe3++12 H2O\begin{aligned}&\mathrm{MnO_4^-}+5\,\mathrm{Fe^{2+}}+8\,\mathrm{H_3O^+}\\&\longrightarrow\mathrm{Mn^{2+}}+5\,\mathrm{Fe^{3+}}+12\,\mathrm{H_2O}\end{aligned}

3.b L'équivalence est atteinte lorsque les réactifs MnO4−\mathrm{MnO_4^-} et Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} ont été mélangés dans les proportions stœchiométriques de la réaction du dosage : n(MnO4−)verseˊ=n(Fe2+)doseˊ5n(\mathrm{MnO_4^-})_{\text{versé}}=\dfrac{n(\mathrm{Fe^{2+}})_{\text{dosé}}}{5}. Idée : le permanganate est son propre indicateur. Avant l'équivalence, chaque goutte violette versée est décolorée (les ions MnO4−\mathrm{MnO_4^-} sont réduits en ions Mn2+\mathrm{Mn^{2+}}, pratiquement incolores) ; on repère l'équivalence par la persistance de la teinte rose-violette que donne la première goutte en excès.

3.c n(MnO4−)=C0VE=5,0×10−3×14,4×10−3=7,2×10−5n(\mathrm{MnO_4^-})=C_0V_E=5{,}0\times10^{-3}\times14{,}4\times10^{-3}=7{,}2\times10^{-5} mol, donc n(Fe2+)=5 n(MnO4−)=3,6×10−4n(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,n(\mathrm{MnO_4^-})=3{,}6\times10^{-4} mol dans les 20,020{,}0 mL dosés, d'où [Fe2+](S′)=3,6×10−420,0×10−3=1,8×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{Fe^{2+}}]_{(S')}=\dfrac{3{,}6\times10^{-4}}{20{,}0\times10^{-3}}=1{,}8\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Idée : la fiole de 50,0 mL a dilué 5 fois le prélèvement de 10,0 mL. [Fe2+](t1)=5×1,8×10−2=9,0×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{Fe^{2+}}](t_1)=5\times1{,}8\times10^{-2}=\boxed{9{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}.

4.a D'après 2.c : x1=([Fe2+](t1)−C1)V=(0,090−0,050)×0,100=4,0×10−3 molx_1=\big([\mathrm{Fe^{2+}}](t_1)-C_1\big)V=(0{,}090-0{,}050)\times0{,}100=\boxed{4{,}0\times10^{-3}\ \text{mol}}, et [Ni2+](t1)=0,10−4,0×10−30,100=6,0×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{Ni^{2+}}](t_1)=0{,}10-\dfrac{4{,}0\times10^{-3}}{0{,}100}=\boxed{6{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}.

4.b Nickel déposé : 4,0×10−3×58,7≈0,235 g4{,}0\times10^{-3}\times58{,}7\approx\boxed{0{,}235\ \text{g}} ; fer oxydé : 4,0×10−3×55,8≈0,223 g4{,}0\times10^{-3}\times55{,}8\approx\boxed{0{,}223\ \text{g}}, perdus par la lame de fer.

4.c Idée : un voltmètre affiche U=Vborne V−VCOMU=V_{\text{borne V}}-V_{\text{COM}} ; la f.é.m. de la pile est E=Vdroite−VgaucheE=V_{\text{droite}}-V_{\text{gauche}}. La borne COM est sur la lame de fer (gauche) et la borne V sur la lame de nickel (droite) : le voltmètre affiche VNi−VFe=EiV_{\mathrm{Ni}}-V_{\mathrm{Fe}}=E_i, donc Ei=0,19 VE_i=\boxed{0{,}19\ \text{V}}. Ei>0E_i>0 : la lame de nickel est au potentiel le plus élevé, c'est bien la borne positive trouvée en 2.b.

À la date t1t_1, il reste 6,0×10−2 mol⋅L−16{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} d'ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} et les deux lames sont présentes : la réaction, pratiquement totale, ne s'arrête qu'à l'épuisement des ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} ; elle se poursuit et la pile débite encore.

4.d Idée : les lames restant présentes, la pile est usée quand les ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} sont épuisés. Le réactif épuisé est l'ion Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} : l'avancement final vaut xf=C2V=1,0×10−2x_f=C_2V=1{,}0\times10^{-2} mol, d'où [Fe2+]f=C1+C2=0,15 mol⋅L−1[\mathrm{Fe^{2+}}]_f=C_1+C_2=\boxed{0{,}15\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}. Avec le même protocole, (S') contiendrait 3,0×10−2 mol⋅L−13{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}, soit 6,0×10−46{,}0\times10^{-4} mol dans les 20,020{,}0 mL dosés :

VE′=6,0×10−45×5,0×10−3=24,0 mLV_E'=\dfrac{6{,}0\times10^{-4}}{5\times5{,}0\times10^{-3}}=\boxed{24{,}0\ \text{mL}}

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : pile fer-cadmium qui « cesse de débiter », dosage manganimétrique de 10 mL du bécher du fer, masse de cadmium déposé puis f.é.m. initiale par la condition E=0E=0 à l'usure (principale 2020, Mathématiques) ; dosage d'une solution de sulfate de fer(II) par le permanganate en présence d'acide sulfurique, « Décrire, comment on détecte expérimentalement l'équivalence », avant une pile Daniell (contrôle 2020, Sciences de l'informatique) ; dosage repris avec un permanganate dilué 100 fois parce que VE=0,2V_E=0{,}2 mL est imprécis, puis masse de sulfate de fer(II) heptahydraté à dissoudre (contrôle 2022, Sciences de l'informatique) ; dosage des ions restant après une électrolyse (contrôle 2026, Sciences de l'informatique), dont l'équation de dosage imprimée ne conserve pas les charges — ne pas la prendre pour modèle. L'exercice ci-dessus s'en tient à ce que les deux sections partagent ; le prolongement de la section Mathématiques par la loi de Nernst se travaille avec les piles PI-C à PI-F.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill PI-H.1 — la solution d'une demi-pile contrôlée par dosage : titrant dilué 50 fois, pureté du sel, puis pile usée
Entraînement 01 / 02

Drill PI-H.1 — la solution d'une demi-pile contrôlée par dosage : titrant dilué 50 fois, pureté du sel, puis pile usée

6 questionsCorrigé masqué

Pour remplir le compartiment du fer d'une pile Fe ∣ Fe2+ ∥ Cu2+ ∣ Cu\mathrm{Fe}\,|\,\mathrm{Fe^{2+}}\,\|\,\mathrm{Cu^{2+}}\,|\,\mathrm{Cu}, un technicien dissout une masse m0=3,50 gm_0=3{,}50\ \text{g} d'un échantillon commercial de sulfate de fer(II) heptahydraté FeSO4,7H2O\mathrm{FeSO_4,7H_2O} dans de l'eau distillée et complète à 250,0 mL250{,}0\ \text{mL} dans une fiole jaugée : on obtient la solution (S), de concentration CC en ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}. Il prélève V=10,0 mLV=10{,}0\ \text{mL} de (S), les acidifie par de l'acide sulfurique et les dose par une solution de permanganate de potassium de concentration C1=0,30 mol⋅L−1C_1=0{,}30\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, versée à l'aide d'une burette graduée au dixième de millilitre : l'équivalence est obtenue pour VE≈0,3 mLV_E\approx0{,}3\ \text{mL}.

Il reprend alors le dosage après avoir dilué 50 fois la solution de permanganate (concentration C1′C_1') : l'équivalence est obtenue pour VE′=16,0 mLV_E'=16{,}0\ \text{mL}. On donne les masses molaires atomiques, en g⋅mol−1\text{g}\cdot\text{mol}^{-1} : Fe : 56 ; S : 32 ; O : 16 ; H : 1, et la demi-équation :

MnO4−+8 H3O++5 e−⟶Mn2++12 H2O\begin{aligned}&\mathrm{MnO_4^-}+8\,\mathrm{H_3O^+}+5\,e^-\\&\longrightarrow\mathrm{Mn^{2+}}+12\,\mathrm{H_2O}\end{aligned}
  1. Écrire l'équation de la réaction du dosage.
  2. Définir l'équivalence et préciser comment on la repère.
  3. Pourquoi le technicien a-t-il repris le dosage avec une solution de permanganate diluée ?
  4. Exploitation du second dosage.
    1. Exprimer la quantité d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} dosée en fonction de C1′C_1' et VE′V_E', puis en fonction de C1C_1 et VE′V_E'.
    2. En déduire la concentration CC de la solution (S).
  5. Calculer la masse de sulfate de fer(II) heptahydraté pur contenue dans l'échantillon, puis le pourcentage massique de pureté de cet échantillon.
  6. Avec 100 mL100\ \text{mL} de (S) et 100 mL100\ \text{mL} d'une solution de sulfate de cuivre(II) de concentration 0,10 mol⋅L−10{,}10\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, on réalise la pile ; un dépôt de cuivre apparaît sur la lame de cuivre. Écrire l'équation de la réaction spontanée et préciser la borne positive. La pile finit par cesser de débiter, les lames n'étant jamais épuisées : calculer alors la concentration des ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} et la masse de fer consommé.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Fe2+⟶Fe3++e−\mathrm{Fe^{2+}}\longrightarrow\mathrm{Fe^{3+}}+e^-, multipliée par 5 et ajoutée à la demi-équation du permanganate :

MnO4−+5 Fe2++8 H3O+⟶Mn2++5 Fe3++12 H2O\begin{aligned}&\mathrm{MnO_4^-}+5\,\mathrm{Fe^{2+}}+8\,\mathrm{H_3O^+}\\&\longrightarrow\mathrm{Mn^{2+}}+5\,\mathrm{Fe^{3+}}+12\,\mathrm{H_2O}\end{aligned}

2. À l'équivalence, les réactifs MnO4−\mathrm{MnO_4^-} et Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} ont été mélangés dans les proportions stœchiométriques de cette réaction. Avant l'équivalence, chaque goutte de permanganate est décolorée ; l'équivalence est repérée par la persistance de la teinte rose-violette de la première goutte en excès.

3. Idée : une burette graduée au dixième de millilitre ne mesure pas 0,3 mL avec précision. Avec VE≈0,3V_E\approx0{,}3 mL, une erreur de lecture de 0,1 mL représente environ un tiers du volume : l'équivalence ne peut pas être repérée avec précision. Diluer 50 fois le titrant rend le volume équivalent 50 fois plus grand (environ 16 mL) et l'erreur relative devient faible.

4.a n(Fe2+)=5 C1′VE′n(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,C_1'V_E' avec C1′=C150C_1'=\dfrac{C_1}{50}, d'où n(Fe2+)=5 C1VE′50=C1VE′10n(\mathrm{Fe^{2+}})=\dfrac{5\,C_1V_E'}{50}=\dfrac{C_1V_E'}{10}. Numériquement, n=0,30×16,0×10−310=4,8×10−4n=\dfrac{0{,}30\times16{,}0\times10^{-3}}{10}=4{,}8\times10^{-4} mol.

4.b C=4,8×10−410,0×10−3=4,8×10−2 mol⋅L−1C=\dfrac{4{,}8\times10^{-4}}{10{,}0\times10^{-3}}=\boxed{4{,}8\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}. Contrôle : avec le titrant non dilué, VE=4,8×10−45×0,30≈0,32V_E=\dfrac{4{,}8\times10^{-4}}{5\times0{,}30}\approx0{,}32 mL, soit bien les 0,3 mL lus.

5. M(FeSO4,7H2O)=56+32+4×16+7×18=278 g⋅mol−1M(\mathrm{FeSO_4,7H_2O})=56+32+4\times16+7\times18=278\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}. Dans les 250,0 mL : n=C×0,250=1,2×10−2n=C\times0{,}250=1{,}2\times10^{-2} mol, donc m=1,2×10−2×278≈3,34m=1{,}2\times10^{-2}\times278\approx3{,}34 g de sel pur. Pureté : 3,343,50×100≈95,3 %\dfrac{3{,}34}{3{,}50}\times100\approx\boxed{95{,}3\ \%}.

6. Le cuivre se dépose : les ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} sont réduits et le fer est oxydé, Fe+Cu2+⟶Fe2++Cu\mathrm{Fe}+\mathrm{Cu^{2+}}\longrightarrow\mathrm{Fe^{2+}}+\mathrm{Cu} ; la lame de cuivre est la borne positive. Idée : les lames n'étant jamais épuisées, la pile s'arrête quand les ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} (1,0×10−21{,}0\times10^{-2} mol) ont tous été réduits. Il s'est alors formé 1,0×10−21{,}0\times10^{-2} mol d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} dans les 100 mL : [Fe2+]=0,048+0,10=0,148 mol⋅L−1[\mathrm{Fe^{2+}}]=0{,}048+0{,}10=\boxed{0{,}148\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} ; masse de fer consommé : 1,0×10−2×56=0,56 g1{,}0\times10^{-2}\times56=\boxed{0{,}56\ \text{g}}.

2 Drill PI-H.2 — pile fer-cuivre usée : doser l'état final pour retrouver la concentration initiale de l'autre compartiment
Entraînement 02 / 02

Drill PI-H.2 — pile fer-cuivre usée : doser l'état final pour retrouver la concentration initiale de l'autre compartiment

5 questionsCorrigé masqué

On réalise la pile Fe ∣ Fe2+(C1) ∥ Cu2+(C2) ∣ Cu\mathrm{Fe}\,|\,\mathrm{Fe^{2+}}(C_1)\,\|\,\mathrm{Cu^{2+}}(C_2)\,|\,\mathrm{Cu}, avec V=100 mLV=100\ \text{mL} de solution dans chaque compartiment, C1=5,0×10−2 mol⋅L−1C_1=5{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} et C2C_2 inconnue. Reliée à un conducteur ohmique, la pile débite et un dépôt rougeâtre de cuivre apparaît sur la lame de cuivre. Après une importante durée de fonctionnement, la pile cesse de débiter. Les volumes restent constants et aucune lame n'est entièrement consommée.

On prélève alors 10,0 mL10{,}0\ \text{mL} de la solution du compartiment du fer, on les acidifie et on les dose par une solution de permanganate de potassium de concentration C0=2,0×10−2 mol⋅L−1C_0=2{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} : l'équivalence est obtenue pour VE=13,0 mLV_E=13{,}0\ \text{mL}. On donne M(Cu)=63,5 g⋅mol−1M(\mathrm{Cu})=63{,}5\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(Fe)=55,8 g⋅mol−1M(\mathrm{Fe})=55{,}8\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} et l'équation de la réaction du dosage :

MnO4−+5 Fe2++8 H3O+⟶Mn2++5 Fe3++12 H2O\begin{aligned}&\mathrm{MnO_4^-}+5\,\mathrm{Fe^{2+}}+8\,\mathrm{H_3O^+}\\&\longrightarrow\mathrm{Mn^{2+}}+5\,\mathrm{Fe^{3+}}+12\,\mathrm{H_2O}\end{aligned}
  1. Écrire les équations des transformations au niveau des deux lames, puis l'équation de la réaction spontanée. Préciser la polarité de la pile.
  2. Pourquoi la pile a-t-elle cessé de débiter ? Quel réactif est épuisé ?
  3. Décrire comment on détecte expérimentalement l'équivalence du dosage.
  4. Exprimer la quantité d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} dosés en fonction de celle des ions MnO4−\mathrm{MnO_4^-} versés, puis calculer la concentration finale [Fe2+]f[\mathrm{Fe^{2+}}]_f du compartiment du fer.
  5. En déduire C2C_2, puis la masse de cuivre déposé et la masse de fer consommé.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Lame de cuivre : réduction Cu2++2e−⟶Cu\mathrm{Cu^{2+}}+2e^-\longrightarrow\mathrm{Cu} (c'est le dépôt) ; lame de fer : oxydation Fe⟶Fe2++2e−\mathrm{Fe}\longrightarrow\mathrm{Fe^{2+}}+2e^-. La somme des équations des deux demi-réactions donne l'équation de la réaction d'oxydoréduction spontanée :

Fe+Cu2+⟶Fe2++Cu\mathrm{Fe}+\mathrm{Cu^{2+}}\longrightarrow\mathrm{Fe^{2+}}+\mathrm{Cu}

La lame de cuivre, siège de la réduction, est la borne positive ; la lame de fer, la borne négative.

2. Idée : les lames ne s'épuisent pas, par hypothèse. La pile s'arrête parce que les ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} ont été pratiquement tous réduits : c'est le réactif épuisé.

3. Avant l'équivalence, les ions MnO4−\mathrm{MnO_4^-} versés sont aussitôt réduits par les ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} et le mélange reste presque incolore ; l'équivalence est repérée par la persistance de la teinte rose-violette de la première goutte en excès.

4. D'après l'équation (1 ion MnO4−\mathrm{MnO_4^-} pour 5 ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}) : n(Fe2+)=5 n(MnO4−)=5 C0VE=5×2,0×10−2×13,0×10−3=1,3×10−3n(\mathrm{Fe^{2+}})=5\,n(\mathrm{MnO_4^-})=5\,C_0V_E=5\times2{,}0\times10^{-2}\times13{,}0\times10^{-3}=1{,}3\times10^{-3} mol, d'où [Fe2+]f=1,3×10−310,0×10−3=0,13 mol⋅L−1[\mathrm{Fe^{2+}}]_f=\dfrac{1{,}3\times10^{-3}}{10{,}0\times10^{-3}}=\boxed{0{,}13\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}.

5. Il s'est formé autant d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} qu'il a disparu d'ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}}, et ceux-ci ont tous disparu ; les volumes étant égaux : C2=[Fe2+]f−C1=0,13−0,050=8,0×10−2 mol⋅L−1C_2=[\mathrm{Fe^{2+}}]_f-C_1=0{,}13-0{,}050=\boxed{8{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}. Alors n=C2V=8,0×10−3n=C_2V=8{,}0\times10^{-3} mol : cuivre déposé 8,0×10−3×63,5=0,508 g8{,}0\times10^{-3}\times63{,}5=\boxed{0{,}508\ \text{g}} ; fer consommé 8,0×10−3×55,8≈0,446 g8{,}0\times10^{-3}\times55{,}8\approx\boxed{0{,}446\ \text{g}}.

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