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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
HS-CL'homme et la science

Questions : progrès technologique et désillusion

Idée directrice

Forme attestée (2018 contrôle IA ; 2022 principale pandémie/numérique) : relever effets ou bienfaits du progrès / de la technologie, puis procédé rendant compte d'un sentiment (désillusion, ambivalence).

Ce qui aide à reconnaître la démarche

progrès technologique

désillusion

procédé d'écriture

effet produit

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode

Questions 1–2 : repérage strict dans le récit (pas d'avis personnel). Question 3 : cause du sentiment + trio relever / nommer / effet du procédé — comme au barème 2022.

Les pièges à vérifier dans ta démarche

Ne pas confondre bienfaits attendus (promesses) et effets constatés (fracture). Ne pas conclure par un essai sur la science : rester dans la compréhension du passage.

Sujet principal

Étude de passage — homme, science et technologie

3 questionsCorrigé masqué

Passage d'entraînement (original)

Progrès, technologie, causes et conséquences : le débat traverse tout le récit. On avait tant promis. Le progrès scientifique allait réduire les distances, guérir plus vite, démocratiser le savoir. La technologie, disait-on, serait la cause d'une ère plus juste. Puis vint la pandémie, et avec elle le télétravail, les écrans partout, les algorithmes qui trient les candidatures. Le progrès n'a pas disparu ; il a changé de visage.

Certes, la technologie a sauvé des secteurs entiers et accéléré la recherche vaccinale. Mais la même technologie a aussi creusé l'écart entre ceux qui maîtrisent les outils numériques et ceux qui en sont exclus. La conséquence la plus amère du progrès récent n'est pas l'échec technique : c'est la fracture. D'un côté, ceux qui naviguent ; de l'autre, ceux qui subissent.

Quelle désillusion ! On croyait que le progrès abolirait les frontières ; il en a dressé d'invisibles. La cause n'en est pas la science elle-même, mais l'usage inégal de la technologie. Tant que le progrès servira d'abord ceux qui le possèdent, sa promesse restera boiteuse. Et pourtant, renoncer à la technologie serait une autre naïveté. Reste à gouverner le progrès, non à l'adorer.

Questions

  1. En vous référant au premier paragraphe, relevez deux effets différents du progrès technologique (ou de la pandémie liée au numérique) sur le travail ou la société.
  2. Quels bienfaits attendus du progrès et de la technologie le récit mentionne-t-il ? Donnez-en deux.
  3. À la fin du récit, le journaliste exprime un sentiment de désillusion. a) À quoi ce sentiment est-il dû ? b) Relevez et expliquez un procédé d'écriture qui rend compte de cette désillusion.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Deux effets : le développement du télétravail et des écrans ; le tri algorithmique des candidatures ; l'accélération de la recherche vaccinale ; la fracture numérique. En effet, le récit oppose sauvetage de secteurs et exclusion. Accepter deux effets distincts explicitement liés au progrès / à la technologie.

2. Bienfaits attendus du progrès : réduire les distances ; guérir plus vite ; démocratiser le savoir ; une ère plus juste grâce à la technologie. Le récit présente ces promesses avant d'en montrer les limites.

3. a) La désillusion vient de ce que le progrès technologique a accentué les inégalités au lieu de les réduire : fracture entre connectés et exclus. b) Procédé d'écriture — l'antithèse / le parallélisme « D'un côté, ceux qui naviguent ; de l'autre, ceux qui subissent » ; ou la phrase exclamative « Quelle désillusion ! ». Ce procédé exprime la déception face à l'écart créé par la technologie. L'antithèse met en relief la conséquence sociale du progrès mal partagé ; l'exclamation met l'accent sur l'intensité du désenchantement. Effet produit : le lecteur mesure l'écart entre promesse scientifique et réalité.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill — intelligence artificielle, peur et fascination
Entraînement 01 / 02

Drill — intelligence artificielle, peur et fascination

2 questionsCorrigé masqué

Progrès technologique, causes et conséquences s'entrelacent. Passage d'entraînement (original) — L'intelligence artificielle fascine et inquiète. D'un côté, la technologie promet des diagnostics plus sûrs, une logistique sans friction, un progrès médical spectaculaire. De l'autre, elle alimente la peur du chômage et de la surveillance. La cause de cette ambivalence n'est pas mystérieuse : chaque bond du progrès redistribue le pouvoir. La conséquence, pour le citoyen, est un sentiment mixte — émerveillement devant la machine, défiance envers ceux qui la contrôlent.

  1. Le journaliste décrit des sentiments ambivalents face à l'IA. Justifiez votre réponse par des citations précises.
  2. Relevez et expliquez un procédé d'écriture qui rend compte de cette ambivalence (fascination / peur du progrès technologique).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Oui, l'ambivalence est explicite : en effet, l'IA « fascine et inquiète » ; le récit oppose « diagnostics plus sûrs » / « progrès médical » à « peur du chômage et de la surveillance ». Indices textuels : le couple fascination/inquiétude et l'antithèse des conséquences.

2. Procédé : l'antithèse « D'un côté… De l'autre… » ; ou le champ lexical de l'émerveillement et de la peur. Cette énumération des domaines touchés (diagnostics, logistique, médecine) met en relief l'ampleur du progrès. Ce procédé exprime le tiraillement du citoyen. L'effet produit est de montrer que la technologie n'est jamais neutre : elle porte à la fois promesse et menace.

2 Questions : quand la conséquence précède la cause — progrès technologique et ateliers de quartier
Entraînement 02 / 02

Questions : quand la conséquence précède la cause — progrès technologique et ateliers de quartier

3 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

I – Étude de texte. A- Compréhension. Passage écrit pour l’exercice, dans l’esprit des sujets nationaux.

« Dans la rue des Tanneurs, trois ateliers ont fermé en deux ans. Le menuisier a rangé ses outils, la brodeuse a vendu sa machine, le réparateur de radios a tourné la clé pour la dernière fois un mardi de novembre. On accuse d’abord la fatigue, puis les loyers ; on finit par nommer la vraie cause : le progrès technologique, qui a rendu leurs gestes inutiles avant de les rendre impossibles. Les meubles arrivent en carton plat, les motifs sortent d’une imprimante, les radios ne se réparent plus, elles se remplacent.

Je ne maudis pas l’innovation. Elle a allongé les vies, raccourci les distances, ouvert des métiers que nos parents n’imaginaient pas. Mais chaque conséquence heureuse en cache une autre, plus discrète : un savoir-faire qui disparaît sans bruit, une rue qui perd ses odeurs de colle et de bois, des apprentis qui n’auront plus de maître. Le progrès ne détruit pas seulement des emplois ; il efface des manières de faire, et avec elles une part de ce que nous savions de nos mains.

Alors, faut-il freiner ? Non. Il faut seulement regarder ce que nous laissons derrière nous, et décider, cette fois, de ne pas l’oublier. »

Questions

  1. Dans le premier paragraphe, l’auteur présente d’abord des conséquences, puis leur cause. a) Relevez deux conséquences du progrès technologique sur les ateliers de la rue. b) Quelle en est, selon l’auteur, la cause réelle ? Répondez avec vos propres mots, puis justifiez votre réponse par un indice textuel.
  2. Au deuxième paragraphe, l’auteur évoque des conséquences « plus discrètes » de l’innovation. Citez-en deux, en les reformulant.
  3. Relevez et expliquez un procédé d’écriture qui rend compte de l’attitude nuancée de l’auteur face au progrès (ni rejet global, ni admiration sans réserve).

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. a) Deux effets distincts, au choix : le menuisier cesse son activité (« a rangé ses outils ») ; la brodeuse se sépare de son outil de travail (« a vendu sa machine ») ; le réparateur de radios ferme son atelier (« a tourné la clé pour la dernière fois »). La fermeture des trois ateliers résume ces effets : on ne la compte pas une seconde fois avec un exemple déjà cité. Les meubles livrés à plat, les motifs imprimés et les radios remplacées expliquent cette disparition du travail artisanal ; les citer seuls ne décrit pas un effet sur un atelier.

1. b) La cause réelle est le progrès technologique : les machines et les produits industriels ont rendu le travail manuel des artisans d’abord inutile, puis impossible. La réponse se reformule avec ses propres mots (par exemple : les nouvelles techniques ont remplacé le travail des artisans), puis se prouve par un indice textuel : « on finit par nommer la vraie cause : le progrès technologique, qui a rendu leurs gestes inutiles avant de les rendre impossibles ». En effet, le texte écarte lui-même les fausses causes (« la fatigue, puis les loyers ») avant de nommer la vraie : l’ordre du paragraphe va des effets vers la cause, et la question demande de le remonter. Une citation seule, sans reformulation, ne répond qu’à la moitié de la consigne.

2. Deux conséquences distinctes, au choix et reformulées : la perte d’un savoir-faire (ou l’effacement de manières de faire, qui exprime ici la même idée) ; la disparition d’une ambiance de quartier (les odeurs de colle et de bois) ; des apprentis privés de formation. Deux formulations de la perte d’un savoir-faire ne comptent pas comme deux conséquences. Recopier « un savoir-faire qui disparaît sans bruit » sans le reformuler ne satisfait pas la consigne « en les reformulant ».

3. Procédé d’écriture — un seul suffit ; il faut le nommer et préciser l’effet produit :
- L’antithèse / le balancement : « Je ne maudis pas l’innovation. […] Mais chaque conséquence heureuse en cache une autre ». Ce procédé exprime l’équilibre du jugement : l’auteur reconnaît les bienfaits avant d’en montrer le revers.
- L’énumération ternaire : « allongé les vies, raccourci les distances, ouvert des métiers » ; elle donne du poids aux bienfaits pour que la réserve qui suit ne paraisse pas un rejet.
- La question rhétorique suivie d’une réponse brève : « Alors, faut-il freiner ? Non. » ; le tour met en relief la position nuancée : ni frein au progrès, ni oubli de ce qu’il coûte.
- Le champ lexical de la disparition (« fermé », « disparaît », « perd », « efface ») opposé à celui de l’ouverture (« allongé », « ouvert ») : l’opposition des deux champs traduit le double visage du progrès.

Ce qui fait perdre des points : répondre à 1. b) par une citation sans reformulation ; donner « la fatigue » ou « les loyers » comme cause, alors que le texte les rejette ; nommer un procédé sans dire son effet.

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