Masar
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Bac Tunisie
Gestion/FI-F
Entraîner la reconnaissance
FI-FÉquilibre financier et financement court terme

Budget de trésorerie prévisionnel : encaissements, décaissements et solde

Idée directrice

Le dernier dossier de l’étude de cas demande souvent d’établir le budget de trésorerie du trimestre : on empile les encaissements, on empile les décaissements, on ajoute la trésorerie initiale et on lit le solde mois par mois. Le commentaire attendu ne décrit pas les chiffres : il nomme le mois de tension et propose les moyens de financement à court terme qui la résorbent.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« Établissez le budget de trésorerie du premier trimestre » ; « Commentez la situation prévisionnelle de la trésorerie » ; « Quelles sont les décisions à prendre pour améliorer la situation de la trésorerie ? »

Sujet principal

Exercice 1 — dans l’esprit des sujets du bac

5 questionsCorrigé masqué

Dossier — Budget de trésorerie. La société « SAFA » prépare son budget de trésorerie du premier trimestre N+1. La trésorerie initiale au 1er janvier s’élève à 12 000 D.

  • Encaissements prévus : janvier 180 000 D ; février 210 000 D ; mars 240 000 D.
  • Décaissements prévus : janvier 205 000 D ; février 195 000 D ; mars 262 000 D.
  1. Établissez le budget de trésorerie du trimestre : pour chaque mois, trésorerie initiale, encaissements, décaissements et trésorerie finale.
  2. Commentez la situation prévisionnelle de la trésorerie du trimestre.
  3. Proposez deux moyens de financement à court terme permettant de couvrir les soldes négatifs, et une action sur les crédits fournisseurs ou les crédits clients allant dans le même sens.

(Tous les calculs doivent figurer sur la copie.)

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1. Budget de trésorerie du premier trimestre N+1. Idée : la trésorerie finale d’un mois devient la trésorerie initiale du suivant.

  • Janvier : 12 000 + 180 000 − 205 000 = − 13 000 D.
  • Février : − 13 000 + 210 000 − 195 000 = + 2 000 D.
  • Mars : 2 000 + 240 000 − 262 000 = − 20 000 D.

2. Commentaire. La trésorerie est négative en janvier (− 13 000 D) et surtout en mars (− 20 000 D), et n’est que faiblement excédentaire en février (+ 2 000 D). Sur l’ensemble du trimestre, les décaissements (662 000 D) dépassent les encaissements (630 000 D) de 32 000 D : le déséquilibre n’est pas accidentel, il est structurel sur la période et doit être couvert avant l’échéance de mars.

3. Moyens de couverture. Deux voies de financement à court terme sont mobilisables : négocier auprès de la banque un découvert autorisé plafonné au besoin maximal du trimestre, ou procéder à l’escompte d’effets de commerce détenus sur les clients afin d’encaisser par anticipation, en supportant l’agio correspondant. En parallèle, allonger le délai des crédits fournisseurs — ou raccourcir celui accordé aux clients — décale les décaissements par rapport aux encaissements et réduit d’autant le besoin à financer.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 02

Drill FI-F.1 — Intérêt du budget et éléments à écarter

3 questionsCorrigé masqué

Dossier — Suivi de la trésorerie. La société « NAJD » établit chaque année son budget de trésorerie. Le comptable hésite sur trois éléments du trimestre à venir : une dotation aux amortissements de 24 000 D, un achat de matières réglé au comptant pour 46 000 D et une vente de 80 000 D encaissée pour moitié le mois même et pour moitié le mois suivant.

  1. Quel est l’intérêt, pour la société, d’établir un budget de trésorerie ?
  2. Pour chacun des trois éléments, dites s’il figure au budget de trésorerie et pour quel montant, en justifiant.
  3. Indiquez ce que la société doit faire lorsque le budget fait apparaître un excédent de trésorerie durable, et quels moyens de financement à court terme — découvert, escompte d’effets — elle mobiliserait dans le cas contraire.
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1. Intérêt du budget de trésorerie. Il permet de déterminer à l’avance les montants dont la société aura besoin et le moment précis où ce besoin apparaîtra, afin de rechercher les moyens de financement adéquats avant l’échéance ; symétriquement, il révèle les excédents et le moment où ils seront disponibles.

2. Traitement des trois éléments.

  • Dotation aux amortissements de 24 000 D : elle ne figure pas au budget de trésorerie, car il s’agit d’une charge calculée qui ne donne lieu à aucun décaissement.
  • Achat de matières réglé au comptant : il figure en décaissement du mois pour 46 000 D, puisque le règlement est effectif.
  • Vente de 80 000 D encaissée pour moitié : elle figure en encaissement pour 40 000 D le mois de la vente et 40 000 D le mois suivant, le budget suivant les flux et non la facturation.

3. Excédent durable. Un excédent qui se maintient est une ressource dormante : la société a intérêt à le placer à court terme, ou à l’affecter au remboursement anticipé d’un financement coûteux, plutôt que de le laisser improductif sur son compte.

Entraînement 02 / 02

Drill FI-F.2 — Budget de TVA et décaissement du mois suivant

3 questionsCorrigé masqué

Dossier — Budget de trésorerie. L’entreprise « RIM » établit son budget de TVA du premier trimestre N+1. Le taux applicable est de 19 % et la TVA due au titre d’un mois est décaissée le mois suivant. Ventes hors taxes : janvier 200 000 D ; février 240 000 D ; mars 260 000 D. Achats hors taxes ouvrant droit à déduction : janvier 130 000 D ; février 150 000 D ; mars 180 000 D.

  1. Établissez le budget de TVA du trimestre : TVA collectée, TVA déductible et TVA due de chaque mois.
  2. Indiquez, pour chaque mois du trimestre, le montant de TVA effectivement décaissé, sachant que la TVA due du mois de décembre N s’élevait à 11 400 D.
  3. Expliquez pourquoi ce décalage doit apparaître au budget de trésorerie et non au compte de résultat, et dites s’il doit être couvert par un découvert bancaire ou par un allongement des crédits fournisseurs.
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1. Budget de TVA. Idée : TVA due = TVA collectée − TVA déductible, mois par mois.

  • Janvier : collectée 200 000 × 19 % = 38 000 D ; déductible 130 000 × 19 % = 24 700 D ; due = 13 300 D.
  • Février : collectée 240 000 × 19 % = 45 600 D ; déductible 150 000 × 19 % = 28 500 D ; due = 17 100 D.
  • Mars : collectée 260 000 × 19 % = 49 400 D ; déductible 180 000 × 19 % = 34 200 D ; due = 15 200 D.

2. Décaissements du trimestre. La TVA d’un mois étant payée le mois suivant : janvier décaisse la TVA de décembre N, soit 11 400 D ; février décaisse celle de janvier, soit 13 300 D ; mars décaisse celle de février, soit 17 100 D. La TVA due de mars (15 200 D) sera décaissée en avril et reste donc une dette à la fin du trimestre.

3. Pourquoi le budget de trésorerie. La TVA n’est ni une charge ni un produit pour l’entreprise, qui ne fait que la collecter pour le compte du Trésor : elle n’a pas sa place au compte de résultat. En revanche, elle sort réellement du compte bancaire avec un mois de retard, et ce décalage pèse sur la trésorerie disponible ; l’ignorer conduirait à sous-estimer le besoin de financement du trimestre au même titre qu’un délai de crédits fournisseurs mal anticipé.

Méthode / Automatismes
  • Reporter la trésorerie finale d’un mois en initiale du mois suivant : c’est l’enchaînement qui est noté, pas les additions.
  • N’inscrire au budget que les flux réellement encaissés ou décaissés, taxes comprises.
  • Chiffrer le besoin maximal du trimestre avant de proposer un moyen de financement : le montant justifie l’instrument.
  • Terminer par une action sur les délais (crédits fournisseurs, crédits clients) : le barème attend une décision, pas seulement un constat.
Pièges classiques

Oublier de reporter le solde d’un mois sur le suivant et traiter chaque mois isolément ; inscrire au budget les dotations aux amortissements, qui ne donnent lieu à aucun décaissement ; confondre le solde du mois et la trésorerie cumulée ; proposer un découvert sans avoir chiffré le besoin maximal.