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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
C-CNombres complexes

Le quotient géomètre zC−zAzB−zA\dfrac{z_C-z_A}{z_B-z_A}

Idée directrice

Tout le chapitre tient dans une formule : zC−zAzB−zA\dfrac{z_C-z_A}{z_B-z_A} a pour module ACAB\dfrac{AC}{AB} et pour argument l'angle (AB⃗,AC⃗^)\big(\widehat{\vec{AB},\vec{AC}}\big). Réel ⇒\Rightarrow alignement ; imaginaire pur ⇒\Rightarrow orthogonalité. L'exercice type fait étudier un tel quotient comme fonction de zz et en déduit des lieux.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« On pose Z=z−az−bZ=\dfrac{z-a}{z-b} » ; « montrer que ZZ est réel / imaginaire pur » ; « en déduire la nature du triangle ».

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • AA, BB, CC alignés   ⟺  zC−zAzB−zA∈R\iff \dfrac{z_C-z_A}{z_B-z_A}\in\R ; \quad (AB)⊥(AC)  ⟺  zC−zAzB−zA∈iR∗(AB)\perp(AC)\iff \dfrac{z_C-z_A}{z_B-z_A}\in \i\R^*.
  • Triangle équilatéral direct : zC−zAzB−zA=eiπ/3\dfrac{z_C-z_A}{z_B-z_A}=\e^{\i\pi/3} ; rectangle isocèle en AA : quotient =±i=\pm\i.
  • Pour rendre ZZ algébrique : multiplier par le conjugué du dénominateur, ou poser z=x+iyz=x+\i y si le lieu est demandé par équation cartésienne.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Oublier les points exclus (z≠3z\neq3 ici) : la privation du cercle ou de la droite d'un point vaut systématiquement une fraction de point au barème. Confondre arg⁡≡0 [π]\arg\equiv0\,[\pi] (réel) et arg⁡≡0 [2π]\arg\equiv0\,[2\pi] (réel positif).

Sujet principal

Exercice 3 — dans l'esprit de l'épreuve 2020 (session principale)

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On considère les points A(−1)A(-1) et B(3)B(3). À tout z≠3z\neq3 on associe

Z=z+1z−3.Z=\frac{z+1}{z-3}.
  1. Calculer ZZ pour z=1+2iz=1+2\i et écrire le résultat sous forme algébrique.
  2. Interpréter géométriquement ∣Z∣|Z| et arg⁡Z\arg Z.
  3. Déterminer l'ensemble E1E_1 des points M(z)M(z) tels que ZZ soit réel.
  4. Déterminer l'ensemble E2E_2 des points M(z)M(z) tels que ZZ soit imaginaire pur.
  5. Vérifier que le point M0(1+2i)M_0(1+2\i) appartient à E2E_2 et retrouver ce résultat géométriquement.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : multiplier par le conjugué du dénominateur. Z=2+2i−2+2i=(2+2i)(−2−2i)8=−4−8i+48=−iZ=\dfrac{2+2\i}{-2+2\i}=\dfrac{(2+2\i)(-2-2\i)}{8}=\dfrac{-4-8\i+4}{8}=-\i.

2. Idée : ∣z−zA∣=MA|z-z_A|=MA et arg⁡z−zAz−zB\arg\dfrac{z-z_A}{z-z_B} est l'angle (MB→,MA→)(\overrightarrow{MB},\overrightarrow{MA}). ∣Z∣=MAMB|Z|=\dfrac{MA}{MB} et arg⁡Z≡(MB→,MA→) [2π]\arg Z\equiv(\overrightarrow{MB},\overrightarrow{MA})\ [2\pi] pour M≠A,BM\neq A,B.

3. Idée : réel   ⟺  \iff argument ≡0 [π]\equiv0\ [\pi]   ⟺  \iff vecteurs colinéaires. Z∈R  ⟺  M∈(AB)Z\in\R\iff M\in(AB), M≠BM\neq B ; AA convient (Z=0Z=0). E1=(AB)∖{B}E_1=(AB)\setminus\{B\}.

4. Idée : imaginaire pur   ⟺  \iff argument ≡π2 [π]\equiv\frac\pi2\ [\pi]   ⟺  \iff angle droit en MM. MM voit [AB][AB] sous un angle droit : E2E_2 est le cercle de diamètre [AB][AB], de centre I(1)I(1) et de rayon 22, privé de BB (et AA y figure si l'on accepte Z=0Z=0).

5. Idée : vérifier des deux façons. Z(1+2i)=−iZ(1+2\i)=-\i est imaginaire pur ; et ∣1+2i−1∣=2|1+2\i-1|=2 : M0M_0 est bien sur le cercle de centre II et de rayon 22.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill C-C.1 — nature d'un triangle par un quotient
Entraînement 01 / 06

Drill C-C.1 — nature d'un triangle par un quotient

1 questionFigure fournieCorrigé masqué

A,B,CA,B,C ont pour affixes zA=1z_A=1, zB=1+iz_B=1+i, zC=2z_C=2. Calculer Z=zC−zAzB−zAZ=\dfrac{z_C-z_A}{z_B-z_A} et en déduire la nature du triangle ABCABC.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Idée : le module de ZZ compare les longueurs AC/ABAC/AB, son argument mesure l'angle (AB→,AC→)(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC}). Z=2−1(1+i)−1=1i=−iZ=\dfrac{2-1}{(1+\i)-1}=\dfrac1\i=-\i : ∣Z∣=1|Z|=1 donc AC=ABAC=AB, arg⁡Z=−π2\arg Z=-\tfrac\pi2 donc (AB→,AC→)=−π2(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})=-\tfrac\pi2. Le triangle ABCABC est rectangle isocèle en AA (indirect).

2 Drill C-C.2 — construire le point d'affixe z13z_1^3 : alignement avec AA et demi-droite d'argument 3arg⁡z13\arg z_1
Entraînement 02 / 06

Drill C-C.2 — construire le point d'affixe z13z_1^3 : alignement avec AA et demi-droite d'argument 3arg⁡z13\arg z_1

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)\left(O,\vec u,\vec v\right). On désigne par AA le point d'affixe 11 et par Δ\Delta la droite d'équation x=−12x=-\dfrac12.

  1. On considère dans C\C l'équation z2+z+12=0z^2+z+\dfrac12=0.
    1. Résoudre cette équation. On note z1z_1 la solution de partie imaginaire positive.
    2. Écrire z1z_1 sous forme exponentielle.
  2. Pour tout nombre complexe z≠1z\neq1, on désigne par MM et NN les points d'affixes respectives zz et z3z^3.
    1. Montrer que z2+zz^2+z est réel si et seulement si zz est réel ou la partie réelle de zz est égale à −12-\dfrac12.
    2. Vérifier que z3−1=(z−1)(z2+z+1)z^3-1=(z-1)\left(z^2+z+1\right).
    3. En déduire l'ensemble des points MM du plan tels que les vecteurs AM→\overrightarrow{AM} et AN→\overrightarrow{AN} soient colinéaires.
  3. Dans la figure de l'annexe, on a placé le point PP de Δ\Delta d'affixe z1z_1. On note QQ le point d'affixe z13z_1^3.
    1. Montrer que z13=24 eiπ4z_1^3=\dfrac{\sqrt2}{4}\,e^{i\frac{\pi}{4}}.
    2. Justifier que le point QQ appartient à la droite (AP)(AP).
    3. Construire, en justifiant, le point QQ.
    4. Vérifier que QQ est le milieu du segment [AP][AP].
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Idée : un discriminant négatif s'écrit comme le carré d'un imaginaire. Le discriminant vaut 1−4×12=−1=i21-4\times\dfrac12=-1=i^2, donc

z1=−1+i2etz2=−1−i2.\boxed{z_1=\dfrac{-1+i}{2}}\quad\text{et}\quad z_2=\dfrac{-1-i}{2}.

1.b ∣z1∣=14+14=22|z_1|=\sqrt{\dfrac14+\dfrac14}=\dfrac{\sqrt2}{2}, et z1=22(−22+i22)z_1=\dfrac{\sqrt2}{2}\left(-\dfrac{\sqrt2}{2}+i\dfrac{\sqrt2}{2}\right) : un argument α\alpha vérifie cos⁡α=−22\cos\alpha=-\dfrac{\sqrt2}{2} et sin⁡α=22\sin\alpha=\dfrac{\sqrt2}{2}, soit α=3π4\alpha=\dfrac{3\pi}{4}. Donc z1=22 ei3π4\boxed{z_1=\dfrac{\sqrt2}{2}\,e^{i\frac{3\pi}{4}}}.

2.a On pose z=x+iyz=x+iy avec x,yx,y réels. Alors z2+z=x2−y2+x+i (2xy+y)z^2+z=x^2-y^2+x+i\,(2xy+y), et Im(z2+z)=y (2x+1)\mathrm{Im}\left(z^2+z\right)=y\,(2x+1). Ainsi z2+z∈R  ⟺  y=0z^2+z\in\R\iff y=0 ou x=−12x=-\dfrac12, c'est-à-dire z∈Rz\in\R ou Re(z)=−12\mathrm{Re}(z)=-\dfrac12.

2.b En développant : (z−1)(z2+z+1)=z3+z2+z−z2−z−1=z3−1(z-1)\left(z^2+z+1\right)=z^3+z^2+z-z^2-z-1=z^3-1.

2.c Idée : deux vecteurs d'affixes w≠0w\neq0 et w′w' sont colinéaires si et seulement si w′w\dfrac{w'}{w} est réel. Comme z≠1z\neq1, AM→≠0⃗\overrightarrow{AM}\neq\vec 0 et, d'après 2.b :

aff(AN→)aff(AM→)=z3−1z−1=z2+z+1.\dfrac{\mathrm{aff}\big(\overrightarrow{AN}\big)}{\mathrm{aff}\big(\overrightarrow{AM}\big)}=\dfrac{z^3-1}{z-1}=z^2+z+1.

Ce nombre est réel si et seulement si z2+zz^2+z est réel, donc, d'après 2.a, si et seulement si MM est sur l'axe (O,u⃗)(O,\vec u) ou sur Δ\Delta. L'ensemble cherché est ((O,u⃗)∪Δ)∖{A}\boxed{\left((O,\vec u)\cup\Delta\right)\setminus\{A\}}.

3.a Idée : on élève au cube la forme exponentielle. z13=(22)3ei9π4z_1^3=\left(\dfrac{\sqrt2}{2}\right)^3e^{i\frac{9\pi}{4}} avec (22)3=228=24\left(\dfrac{\sqrt2}{2}\right)^3=\dfrac{2\sqrt2}{8}=\dfrac{\sqrt2}{4} et 9π4=π4+2π\dfrac{9\pi}{4}=\dfrac{\pi}{4}+2\pi, donc z13=24 eiπ4\boxed{z_1^3=\dfrac{\sqrt2}{4}\,e^{i\frac{\pi}{4}}}.

3.b PP appartient à Δ\Delta et P≠AP\neq A : d'après 2.c (avec z=z1z=z_1, M=PM=P et N=QN=Q), les vecteurs AP→\overrightarrow{AP} et AQ→\overrightarrow{AQ} sont colinéaires, donc Q∈(AP)Q\in(AP).

3.c Idée : une construction, c'est deux lieux qui se coupent en un seul point. D'après 3.a, arg⁡(z13)≡π4 [2π]\arg\left(z_1^3\right)\equiv\dfrac{\pi}{4}\ [2\pi] : QQ appartient à la demi-droite [OT)[OT), où TT est le point d'affixe 1+i1+i (première bissectrice, côté x>0x>0). D'après 3.b, QQ appartient à (AP)(AP). Les droites (AP)(AP) et (OT)(OT) ne sont pas parallèles : le coefficient directeur de (AP)(AP) est 1/2−3/2=−13≠1\dfrac{1/2}{-3/2}=-\dfrac13\neq1.

Construction : on trace la droite (AP)(AP) et la demi-droite [OT)[OT) ; QQ est leur point d'intersection. Contrôle sur la figure : OQ=24≈0,35OQ=\dfrac{\sqrt2}{4}\approx0{,}35.

3.d zA+z12=12(1+−1+i2)=1+i4\dfrac{z_A+z_1}{2}=\dfrac{1}{2}\left(1+\dfrac{-1+i}{2}\right)=\dfrac{1+i}{4}, et z13=24⋅22(1+i)=1+i4z_1^3=\dfrac{\sqrt2}{4}\cdot\dfrac{\sqrt2}{2}(1+i)=\dfrac{1+i}{4} : QQ est bien le milieu de [AP][AP], ce qui donne une seconde construction.

3 Drill C-C.3 — construire les images des racines eiθ±(1+i)e^{i\theta}\pm(1+i) par une translation : IM1→=BA→\overrightarrow{IM_1}=\overrightarrow{BA}
Entraînement 03 / 06

Drill C-C.3 — construire les images des racines eiθ±(1+i)e^{i\theta}\pm(1+i) par une translation : IM1→=BA→\overrightarrow{IM_1}=\overrightarrow{BA}

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)\left(O,\vec u,\vec v\right). Soit θ∈ ]0,π[\theta\in\,]0,\pi[. On considère dans C\C l'équation

(E) : z2−2eiθz+e2iθ−2i=0.(E)\ :\ z^2-2e^{i\theta}z+e^{2i\theta}-2i=0.
  1. Équation.
    1. Vérifier que 1+i1+i est une racine carrée de 2i2i.
    2. Résoudre dans C\C l'équation (E)(E). On note z1z_1 la solution de plus grande partie réelle et z2z_2 l'autre solution.
  2. On considère les points AA, BB, II, M1M_1 et M2M_2 d'affixes respectives 11, −i-i, eiθe^{i\theta}, z1z_1 et z2z_2.
    1. Montrer que II est le milieu du segment [M1M2][M_1M_2].
    2. Montrer que z1−eiθ=zA−zBz_1-e^{i\theta}=z_A-z_B et donner le module et un argument de zA−zBz_A-z_B. En déduire que IM1→=BA→\overrightarrow{IM_1}=\overrightarrow{BA} et que IM1=ABIM_1=AB.
    3. Dans la figure de l'annexe, on a tracé le cercle trigonométrique et placé les points AA, BB et II. Construire les points M1M_1 et M2M_2.
  3. Aire du triangle OM1M2OM_1M_2.
    1. Montrer que (M1M2)(M_1M_2) a pour équation y=x+sin⁡θ−cos⁡θy=x+\sin\theta-\cos\theta.
    2. Déterminer θ\theta pour que les points OO, M1M_1 et M2M_2 soient alignés.
    3. Pour θ≠π4\theta\neq\dfrac{\pi}{4}, montrer que l'aire du triangle OM1M2OM_1M_2 est égale à 2∣sin⁡(θ−π4)∣\sqrt2\left|\sin\left(\theta-\dfrac{\pi}{4}\right)\right|. En déduire la valeur de θ\theta pour laquelle cette aire est maximale.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a (1+i)2=1+2i+i2=2i(1+i)^2=1+2i+i^2=2i : 1+i1+i est une racine carrée de 2i2i.

1.b Idée : avec un coefficient de zz pair, le discriminant réduit suffit. On a : Δ′=e2iθ−(e2iθ−2i)=2i=(1+i)2\Delta'=e^{2i\theta}-\left(e^{2i\theta}-2i\right)=2i=(1+i)^2. Les solutions sont eiθ±(1+i)e^{i\theta}\pm(1+i) ; comme cos⁡θ+1>cos⁡θ−1\cos\theta+1>\cos\theta-1 :

z1=eiθ+1+i ; z2=eiθ−1−i\boxed{z_1=e^{i\theta}+1+i}\ ;\ \boxed{z_2=e^{i\theta}-1-i}

2.a z1+z22=2eiθ2=eiθ=zI\dfrac{z_1+z_2}{2}=\dfrac{2e^{i\theta}}{2}=e^{i\theta}=z_I : II est le milieu de [M1M2][M_1M_2].

2.b z1−eiθ=1+iz_1-e^{i\theta}=1+i et zA−zB=1−(−i)=1+i=2 eiπ4z_A-z_B=1-(-i)=1+i=\sqrt2\,e^{i\frac{\pi}{4}} : module 2\sqrt2, argument π4\dfrac{\pi}{4}. Donc aff(IM1→)=aff(BA→)\mathrm{aff}\big(\overrightarrow{IM_1}\big)=\mathrm{aff}\big(\overrightarrow{BA}\big), soit IM1→=BA→\boxed{\overrightarrow{IM_1}=\overrightarrow{BA}}, et IM1=AB=∣1+i∣=2IM_1=AB=|1+i|=\sqrt2. De même z2−eiθ=−(1+i)z_2-e^{i\theta}=-(1+i) donne IM2→=AB→\overrightarrow{IM_2}=\overrightarrow{AB}.

2.c Idée : IM1→=BA→\overrightarrow{IM_1}=\overrightarrow{BA} signifie que M1M_1 est l'image de II par la translation de vecteur BA→\overrightarrow{BA}, c'est-à-dire que BAM1IBAM_1I est un parallélogramme. On trace la parallèle à (AB)(AB) passant par II ; on y reporte, à partir de II, la longueur ABAB dans le sens de BB vers AA : on obtient M1M_1. On reporte la même longueur de l'autre côté de II : on obtient M2M_2, symétrique de M1M_1 par rapport à II.

3.a La droite (M1M2)(M_1M_2) passe par I(cos⁡θ,sin⁡θ)I(\cos\theta,\sin\theta) et est dirigée par BA→\overrightarrow{BA}, d'affixe 1+i1+i, soit de coordonnées (1,1)(1,1). Un point (x,y)(x,y) lui appartient si et seulement si y−sin⁡θ=x−cos⁡θy-\sin\theta=x-\cos\theta, soit y=x+sin⁡θ−cos⁡θ\boxed{y=x+\sin\theta-\cos\theta}.

3.b OO, M1M_1, M2M_2 alignés   ⟺  O∈(M1M2)  ⟺  sin⁡θ=cos⁡θ\iff O\in(M_1M_2)\iff\sin\theta=\cos\theta. Pour θ∈ ]0,π[\theta\in\,]0,\pi[, cela donne tan⁡θ=1\tan\theta=1, soit θ=π4\boxed{\theta=\dfrac{\pi}{4}}.

3.c Idée : aire =12×=\dfrac12\times base ×\times hauteur, la hauteur issue de OO étant la distance de OO à (M1M2)(M_1M_2). On a M1M2=2IM1=22M_1M_2=2IM_1=2\sqrt2, et (M1M2)(M_1M_2) a pour équation x−y+sin⁡θ−cos⁡θ=0x-y+\sin\theta-\cos\theta=0, d'où

d(O,(M1M2))=∣sin⁡θ−cos⁡θ∣2.d\big(O,(M_1M_2)\big)=\dfrac{|\sin\theta-\cos\theta|}{\sqrt2}.

L'aire vaut 12×22×∣sin⁡θ−cos⁡θ∣2=∣sin⁡θ−cos⁡θ∣\dfrac12\times2\sqrt2\times\dfrac{|\sin\theta-\cos\theta|}{\sqrt2}=|\sin\theta-\cos\theta|. Or sin⁡(θ−π4)=22(sin⁡θ−cos⁡θ)\sin\left(\theta-\dfrac{\pi}{4}\right)=\dfrac{\sqrt2}{2}(\sin\theta-\cos\theta), donc l'aire est 2∣sin⁡(θ−π4)∣\sqrt2\left|\sin\left(\theta-\dfrac{\pi}{4}\right)\right|.

Pour θ∈ ]0,π[\theta\in\,]0,\pi[, θ−π4∈]−π4,3π4[\theta-\dfrac{\pi}{4}\in\left]-\dfrac{\pi}{4},\dfrac{3\pi}{4}\right[ : le sinus atteint 11 pour θ−π4=π2\theta-\dfrac{\pi}{4}=\dfrac{\pi}{2}. L'aire est maximale pour θ=3π4\boxed{\theta=\dfrac{3\pi}{4}} et vaut alors 2\sqrt2.

4 Drill C-C.4 — points d'affixes a+aˉa+\bar a, a−aˉa-\bar a, aˉ\bar a, iaˉi\bar a avec ∣a∣=2|a|=2, puis le projeté HH de OO comme intersection
Entraînement 04 / 06

Drill C-C.4 — points d'affixes a+aˉa+\bar a, a−aˉa-\bar a, aˉ\bar a, iaˉi\bar a avec ∣a∣=2|a|=2, puis le projeté HH de OO comme intersection

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)\left(O,\vec u,\vec v\right). Soit aa un nombre complexe de module 22, de partie réelle xx et de partie imaginaire yy, avec x≠0x\neq0 et y≠0y\neq0. Dans la figure de l'annexe, on a tracé l'ensemble Γ\Gamma des points d'affixe de module 22 et placé le point QQ d'affixe aa.

  1. On désigne par RR et SS les points d'affixes respectives a+aˉa+\bar a et a−aˉa-\bar a.
    1. Exprimer a+aˉa+\bar a et a−aˉa-\bar a en fonction de xx et yy. En déduire que RR appartient à l'axe (O,u⃗)(O,\vec u) et SS à l'axe (O,v⃗)(O,\vec v).
    2. Montrer que QQ est le milieu du segment [RS][RS] et que RS=4RS=4.
    3. En déduire que QR=QS=QOQR=QS=QO, puis construire les points RR et SS.
  2. On désigne par Q′Q' le point d'affixe aˉ\bar a, conjugué de aa, et par PP le point d'affixe iaˉi\bar a.
    1. Déterminer le module et un argument de zPzQ′\dfrac{z_P}{z_{Q'}}. En déduire que P∈ΓP\in\Gamma et que (OQ′→,OP→)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{OQ'},\overrightarrow{OP}\right)\equiv\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi]. Construire Q′Q' puis PP.
    2. Montrer que zS−zRzP=2i\dfrac{z_S-z_R}{z_P}=2i. En déduire que (RS)⊥(OP)(RS)\perp(OP).
  3. Soit HH le projeté orthogonal de OO sur (RS)(RS).
    1. Justifier que HH est le point d'intersection de (OP)(OP) et de (RS)(RS). Construire HH.
    2. En calculant de deux façons l'aire du triangle ORSORS, montrer que OH=∣xy∣OH=|xy|.
    3. Déterminer les points QQ de Γ\Gamma pour lesquels HH appartient à Γ\Gamma. Que peut-on dire alors des points HH et QQ ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a On sait que a+aˉ=2 Re(a)=2xa+\bar a=2\,\mathrm{Re}(a)=2x est réel et que a−aˉ=2i Im(a)=2iya-\bar a=2i\,\mathrm{Im}(a)=2iy est imaginaire pur : R(2x ;0)∈(O,u⃗)R(2x\,;0)\in(O,\vec u) et S(0 ;2y)∈(O,v⃗)S(0\,;2y)\in(O,\vec v).

1.b zR+zS2=2a2=a\dfrac{z_R+z_S}{2}=\dfrac{2a}{2}=a : QQ est le milieu de [RS][RS]. Et zS−zR=−2aˉz_S-z_R=-2\bar a, donc RS=2∣a∣=4RS=2|a|=\boxed{4}.

1.c Idée : le milieu de l'hypoténuse d'un triangle rectangle est équidistant des trois sommets. Comme x≠0x\neq0 et y≠0y\neq0, RR et SS sont distincts de OO et le triangle ORSORS est rectangle en OO. Son hypoténuse [RS][RS] a pour milieu QQ, donc QR=QS=QO=RS2=2QR=QS=QO=\dfrac{RS}{2}=2.

Construction : le cercle de centre QQ passant par OO (de rayon 22) recoupe l'axe (O,u⃗)(O,\vec u) en RR et l'axe (O,v⃗)(O,\vec v) en SS.

2.a zPzQ′=iaˉaˉ=i=eiπ2\dfrac{z_P}{z_{Q'}}=\dfrac{i\bar a}{\bar a}=i=e^{i\frac{\pi}{2}} : module 11, argument π2\dfrac{\pi}{2}. Donc OP=OQ′=∣aˉ∣=2OP=OQ'=|\bar a|=2, soit P∈ΓP\in\Gamma, et (OQ′→,OP→)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{OQ'},\overrightarrow{OP}\right)\equiv\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi].

Construction : Q′Q' est le symétrique de QQ par rapport à l'axe (O,u⃗)(O,\vec u) : la perpendiculaire à cet axe passant par QQ recoupe Γ\Gamma en Q′Q'. La perpendiculaire à (OQ′)(OQ') passant par OO coupe Γ\Gamma en deux points ; PP est celui pour lequel on tourne de +π2+\dfrac{\pi}{2} (sens direct) en allant de OQ′→\overrightarrow{OQ'} à OP→\overrightarrow{OP}.

2.b zS−zR=(a−aˉ)−(a+aˉ)=−2aˉz_S-z_R=(a-\bar a)-(a+\bar a)=-2\bar a, donc

zS−zRzP=−2aˉiaˉ=−2i=2i.\dfrac{z_S-z_R}{z_P}=\dfrac{-2\bar a}{i\bar a}=\dfrac{-2}{i}=\boxed{2i}.

Ce quotient est imaginaire pur non nul : (RS)⊥(OP)(RS)\perp(OP).

3.a O∉(RS)O\notin(RS) (RR et SS sont sur deux axes distincts et différents de OO). HH est sur (RS)(RS) et (OH)(OH) est la perpendiculaire à (RS)(RS) passant par OO, c'est-à-dire (OP)(OP) d'après 2.b. Donc H=(OP)∩(RS)\boxed{H=(OP)\cap(RS)} : on trace la droite (OP)(OP) et on marque son intersection avec (RS)(RS).

3.b Idée : l'aire d'un triangle rectangle s'écrit avec les côtés de l'angle droit ou avec l'hypoténuse et la hauteur. A(ORS)=12 OR×OS=12 ∣2x∣ ∣2y∣=2∣xy∣\mathcal A(ORS)=\dfrac12\,OR\times OS=\dfrac12\,|2x|\,|2y|=2|xy| et A(ORS)=12 RS×OH=2 OH\mathcal A(ORS)=\dfrac12\,RS\times OH=2\,OH. Donc OH=∣xy∣\boxed{OH=|xy|}.

3.c H∈Γ  ⟺  OH=2  ⟺  ∣xy∣=2H\in\Gamma\iff OH=2\iff|xy|=2. Avec x2+y2=4x^2+y^2=4 : (∣x∣−∣y∣)2=x2+y2−2∣xy∣=0\left(|x|-|y|\right)^2=x^2+y^2-2|xy|=0, donc ∣x∣=∣y∣|x|=|y|, puis 2x2=42x^2=4 et ∣x∣=∣y∣=2|x|=|y|=\sqrt2. Réciproquement ces valeurs donnent ∣xy∣=2|xy|=2. Les points cherchés sont les quatre points de Γ\Gamma d'affixes

a=±2±i2\boxed{a=\pm\sqrt2\pm i\sqrt2}

(soit 2eiπ42e^{i\frac{\pi}{4}}, 2ei3π42e^{i\frac{3\pi}{4}}, 2e−i3π42e^{-i\frac{3\pi}{4}}, 2e−iπ42e^{-i\frac{\pi}{4}}). Pour ces points, OR=OS=22OR=OS=2\sqrt2 : le triangle ORSORS est rectangle isocèle en OO, le pied de la hauteur issue de OO est le milieu de l'hypoténuse, donc H=QH=Q.

5 Drill C-C.5 — placer les images des solutions sans résoudre : symétrie par rapport à y=xy=x et cercle de rayon ∣z1z2∣\sqrt{|z_1z_2|}
Entraînement 05 / 06

Drill C-C.5 — placer les images des solutions sans résoudre : symétrie par rapport à y=xy=x et cercle de rayon ∣z1z2∣\sqrt{|z_1z_2|}

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)\left(O,\vec u,\vec v\right). On considère dans C\C l'équation

(E) : z2−(1+i) z+4i=0.(E)\ :\ z^2-(1+i)\,z+4i=0.

On note Δ\Delta la droite d'équation y=xy=x, tracée dans la figure de l'annexe.

  1. Sans calculer les solutions :
    1. justifier que (E)(E) admet deux solutions distinctes ;
    2. donner leur somme et leur produit.
  2. Symétrie des solutions.
    1. Montrer que si zz est solution de (E)(E), alors izˉi\bar z est aussi solution de (E)(E).
    2. Vérifier que le point d'affixe izˉi\bar z est le symétrique par rapport à Δ\Delta du point d'affixe zz.
    3. Montrer qu'aucune solution de (E)(E) n'est de la forme t(1+i)t(1+i) avec tt réel.
    4. Soit z1z_1 une solution de (E)(E) et z2z_2 l'autre. Montrer que z2=i z1‾z_2=i\,\overline{z_1}. On note désormais z1z_1 la solution telle que Im(z1)>Re(z1)\mathrm{Im}(z_1)>\mathrm{Re}(z_1), et M1M_1, M2M_2 les points d'affixes z1z_1 et z2z_2.
  3. Modules et arguments.
    1. Montrer que ∣z1∣=∣z2∣=2|z_1|=|z_2|=2.
    2. Montrer que arg⁡(z1)+arg⁡(z2)≡π2 [2π]\arg(z_1)+\arg(z_2)\equiv\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi]. Interpréter ce résultat à l'aide de la droite Δ\Delta.
  4. Soit CC le milieu du segment [M1M2][M_1M_2].
    1. Montrer que CC appartient à Δ\Delta et placer CC.
    2. En déduire, sans résoudre (E)(E), une construction des points M1M_1 et M2M_2.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Le discriminant vaut (1+i)2−4×4i=2i−16i=−14i≠0(1+i)^2-4\times4i=2i-16i=-14i\neq0 : (E)(E) admet deux solutions distinctes.

1.b z1+z2=1+iz_1+z_2=1+i et z1z2=4iz_1z_2=4i.

2.a Idée : conjuguer l'égalité vérifiée par zz. On sait que z2−(1+i)z+4i=0z^2-(1+i)z+4i=0 ; en conjuguant, zˉ2−(1−i)zˉ−4i=0\bar z^2-(1-i)\bar z-4i=0. Or

(izˉ)2−(1+i)(izˉ)+4i(i\bar z)^2-(1+i)(i\bar z)+4i
=−zˉ2+(1−i)zˉ+4i=-\bar z^2+(1-i)\bar z+4i

=−[zˉ2−(1−i)zˉ−4i]=0=-\left[\bar z^2-(1-i)\bar z-4i\right]=0 : izˉi\bar z est solution de (E)(E).

2.b Pour z=x+iyz=x+iy : izˉ=i(x−iy)=y+ixi\bar z=i(x-iy)=y+ix. Le point (y ;x)(y\,;x) est le symétrique du point (x ;y)(x\,;y) par rapport à la droite y=xy=x.

2.c Pour tt réel : (t(1+i))2−(1+i) t(1+i)+4i=2it2−2it+4i=2i(t2−t+2)\left(t(1+i)\right)^2-(1+i)\,t(1+i)+4i=2it^2-2it+4i=2i\left(t^2-t+2\right). Le trinôme t2−t+2t^2-t+2 a pour discriminant −7<0-7<0 : il ne s'annule pour aucun réel tt.

2.d Idée : une équation du second degré n'a que deux solutions. D'après 2.a, i z1‾i\,\overline{z_1} est solution. Si l'on avait i z1‾=z1i\,\overline{z_1}=z_1, le point d'affixe z1z_1 serait sur Δ\Delta (2.b), soit z1=t(1+i)z_1=t(1+i) avec tt réel, ce que 2.c exclut. Donc z2=i z1‾\boxed{z_2=i\,\overline{z_1}} : M2M_2 est le symétrique de M1M_1 par rapport à Δ\Delta. Aucun des deux points n'étant sur Δ\Delta, l'un est au-dessus de Δ\Delta et l'autre au-dessous, ce qui justifie la notation.

3.a ∣z2∣=∣i∣ ∣z1‾∣=∣z1∣|z_2|=|i|\,\left|\overline{z_1}\right|=|z_1| et ∣z1∣ ∣z2∣=∣4i∣=4|z_1|\,|z_2|=|4i|=4, donc ∣z1∣2=4|z_1|^2=4 et ∣z1∣=∣z2∣=2\boxed{|z_1|=|z_2|=2} : M1M_1 et M2M_2 sont sur le cercle Γ\Gamma de centre OO et de rayon 22.

3.b arg⁡(z1z2)≡arg⁡(4i)≡π2 [2π]\arg(z_1z_2)\equiv\arg(4i)\equiv\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi], d'où arg⁡(z1)+arg⁡(z2)≡π2 [2π]\arg(z_1)+\arg(z_2)\equiv\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi], soit

arg⁡(z1)−π4≡π4−arg⁡(z2) [2π].\arg(z_1)-\dfrac{\pi}{4}\equiv\dfrac{\pi}{4}-\arg(z_2)\ [2\pi].

Avec TT le point d'affixe 1+i1+i, cela s'écrit (OT→,OM1→)≡(OM2→,OT→) [2π]\left(\overrightarrow{OT},\overrightarrow{OM_1}\right)\equiv\left(\overrightarrow{OM_2},\overrightarrow{OT}\right)\ [2\pi] : la droite Δ\Delta porte la bissectrice de l'angle (OM2→,OM1→)\left(\overrightarrow{OM_2},\overrightarrow{OM_1}\right), en accord avec 2.d.

4.a zC=z1+z22=1+i2z_C=\dfrac{z_1+z_2}{2}=\dfrac{1+i}{2} : C(12 ;12)C\left(\dfrac12\,;\dfrac12\right) vérifie y=xy=x, donc C∈ΔC\in\Delta.

4.b Idée : chaque point est à l'intersection de deux lieux connus sans résoudre. M1M_1 et M2M_2 étant symétriques par rapport à Δ\Delta, la droite Δ\Delta est la médiatrice de [M1M2][M_1M_2] : la droite (M1M2)(M_1M_2) est la perpendiculaire à Δ\Delta passant par CC. D'après 3.a, M1M_1 et M2M_2 sont sur Γ\Gamma.

Construction : on trace le cercle Γ\Gamma de centre OO et de rayon 22, puis la perpendiculaire à Δ\Delta passant par CC ; elle coupe Γ\Gamma en deux points (OC=22<2OC=\dfrac{\sqrt2}{2}<2) : M1M_1 est celui situé au-dessus de Δ\Delta, M2M_2 l'autre.

Contrôle (non demandé) : on trouve z1=1−72+i 1+72≈−0,82+1,82 iz_1=\dfrac{1-\sqrt7}{2}+i\,\dfrac{1+\sqrt7}{2}\approx-0{,}82+1{,}82\,i, ce que confirme la figure.

6 Drill C-C.6 — un module donné comme une longueur : OD=6OD=\sqrt6 par un demi-cercle, puis report de l'argument
Entraînement 06 / 06

Drill C-C.6 — un module donné comme une longueur : OD=6OD=\sqrt6 par un demi-cercle, puis report de l'argument

7 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)\left(O,\vec u,\vec v\right). Soit θ∈]0,π2[\theta\in\left]0,\dfrac{\pi}{2}\right[. Dans la figure de l'annexe :

  • C\mathcal C est le cercle trigonométrique et EE le point de C\mathcal C tel que (u⃗,OE→)≡θ [2π]\left(\vec u,\overrightarrow{OE}\right)\equiv\theta\ [2\pi] ;
  • FF et GG sont les points d'affixes respectives −2-2 et 33, et Γ\Gamma est le demi-cercle de diamètre [FG][FG] situé du côté des ordonnées positives ;
  • DD est le point d'intersection de Γ\Gamma et de l'axe (O,v⃗)(O,\vec v) ; on note zD=idz_D=id avec d>0d>0.
  1. La longueur ODOD.
    1. Justifier que zF−zDzG−zD\dfrac{z_F-z_D}{z_G-z_D} est un imaginaire pur.
    2. En déduire que OD=6OD=\sqrt6.
  2. Soit AA le point d'affixe zA=6 (cos⁡θ+isin⁡θ)z_A=\sqrt6\,(\cos\theta+i\sin\theta).
    1. Donner le module et un argument de zAz_A. En déduire que AA appartient à la demi-droite [OE)[OE) et que OA=ODOA=OD.
    2. Construire le point AA.
  3. On considère dans C\C l'équation (E) : z2−2i6 sin⁡θ z−6=0(E)\ :\ z^2-2i\sqrt6\,\sin\theta\,z-6=0.
    1. Vérifier que zAz_A est une solution de (E)(E).
    2. En utilisant le produit des racines, déterminer l'autre solution zBz_B de (E)(E).
    3. Vérifier que zBz_B est l'opposé du conjugué de zAz_A. En déduire que le point BB d'affixe zBz_B est le symétrique de AA par rapport à l'axe (O,v⃗)(O,\vec v). Construire BB.
  4. Le triangle OABOAB.
    1. Montrer que AB=26cos⁡θAB=2\sqrt6\cos\theta.
    2. Déterminer θ\theta pour que le triangle OABOAB soit équilatéral.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Idée : un point d'un demi-cercle voit le diamètre sous un angle droit. D∈ΓD\in\Gamma et D≠FD\neq F, D≠GD\neq G, donc le triangle FDGFDG est rectangle en DD : (DF)⊥(DG)(DF)\perp(DG), et le quotient zF−zDzG−zD\dfrac{z_F-z_D}{z_G-z_D} est imaginaire pur (non nul).

1.b On calcule ce quotient avec zD=idz_D=id :

−2−id3−id=(−2−id)(3+id)9+d2\dfrac{-2-id}{3-id}=\dfrac{(-2-id)(3+id)}{9+d^2}
=d2−6−5id9+d2.=\dfrac{d^2-6-5id}{9+d^2}.

Sa partie réelle est nulle, donc d2=6d^2=6 et, comme d>0d>0, OD=6\boxed{OD=\sqrt6}. (On retrouve OD2=OF×OG=2×3OD^2=OF\times OG=2\times3.)

2.a zA=6 (cos⁡θ+isin⁡θ)=6 eiθz_A=\sqrt6\,(\cos\theta+i\sin\theta)=\sqrt6\,e^{i\theta} avec 6>0\sqrt6>0 : ∣zA∣=6|z_A|=\sqrt6 et arg⁡(zA)≡θ [2π]\arg(z_A)\equiv\theta\ [2\pi]. Comme zE=eiθz_E=e^{i\theta}, zA=6 zEz_A=\sqrt6\,z_E : OA→=6 OE→\overrightarrow{OA}=\sqrt6\,\overrightarrow{OE}. Ainsi A∈[OE)A\in[OE) et OA=6=ODOA=\sqrt6=OD.

2.b Idée : le module se reporte au compas, l'argument se lit sur une demi-droite. Le cercle de centre OO passant par DD (rayon 6\sqrt6) coupe la demi-droite [OE)[OE) en AA.

3.a zA2−6=6(e2iθ−1)=6eiθ(eiθ−e−iθ)=12isin⁡θ eiθz_A^2-6=6\left(e^{2i\theta}-1\right)=6e^{i\theta}\left(e^{i\theta}-e^{-i\theta}\right)=12i\sin\theta\,e^{i\theta}, et 2i6sin⁡θ zA=12isin⁡θ eiθ2i\sqrt6\sin\theta\,z_A=12i\sin\theta\,e^{i\theta}. Donc zA2−2i6sin⁡θ zA−6=0z_A^2-2i\sqrt6\sin\theta\,z_A-6=0.

3.b Le produit des solutions vaut −6-6 : zB=−6zA=−66 eiθz_B=\dfrac{-6}{z_A}=\dfrac{-6}{\sqrt6\,e^{i\theta}}, soit zB=−6 e−iθ\boxed{z_B=-\sqrt6\,e^{-i\theta}}. Contrôle par la somme : zA+zB=6(eiθ−e−iθ)=2i6sin⁡θz_A+z_B=\sqrt6\left(e^{i\theta}-e^{-i\theta}\right)=2i\sqrt6\sin\theta.

3.c −zA‾=−6 e−iθ=zB-\overline{z_A}=-\sqrt6\,e^{-i\theta}=z_B. Or le symétrique par rapport à (O,v⃗)(O,\vec v) du point d'affixe x+iyx+iy est le point d'affixe −x+iy=−(x+iy)‾-x+iy=-\overline{(x+iy)} : BB est donc le symétrique de AA. Construction : la parallèle à (O,u⃗)(O,\vec u) passant par AA recoupe le cercle de centre OO et de rayon 6\sqrt6 en BB.

4.a zA−zB=6(eiθ+e−iθ)=26cos⁡θz_A-z_B=\sqrt6\left(e^{i\theta}+e^{-i\theta}\right)=2\sqrt6\cos\theta, positif car θ∈]0,π2[\theta\in\left]0,\dfrac{\pi}{2}\right[. Donc AB=26cos⁡θ\boxed{AB=2\sqrt6\cos\theta}.

4.b OA=OB=6OA=OB=\sqrt6 : le triangle OABOAB est isocèle en OO. Il est équilatéral si et seulement si AB=6AB=\sqrt6, soit cos⁡θ=12\cos\theta=\dfrac12, c'est-à-dire θ=π3\boxed{\theta=\dfrac{\pi}{3}}.

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