Tout le chapitre tient dans une formule : zB−zAzC−zA a pour module ABAC et pour argument l'angle (AB,AC). Réel ⇒ alignement ; imaginaire pur ⇒ orthogonalité. L'exercice type fait étudier un tel quotient comme fonction de z et en déduit des lieux.
Ce qui aide à reconnaître la démarche
« On pose Z=z−bz−a » ; « montrer que Z est réel / imaginaire pur » ; « en déduire la nature du triangle ».
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A, B, C alignés ⟺zB−zAzC−zA∈R ; \quad (AB)⊥(AC)⟺zB−zAzC−zA∈iR∗.
Triangle équilatéral direct : zB−zAzC−zA=eiπ/3 ; rectangle isocèle en A : quotient =±i.
Pour rendre Z algébrique : multiplier par le conjugué du dénominateur, ou poser z=x+iy si le lieu est demandé par équation cartésienne.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
Oublier les points exclus (z=3 ici) : la privation du cercle ou de la droite d'un point vaut systématiquement une fraction de point au barème. Confondre arg≡0[π] (réel) et arg≡0[2π] (réel positif).
EX
Sujet principal
Exercice 3 — dans l'esprit de l'épreuve 2020 (session principale)
5 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
On considère les points A(−1) et B(3). À tout z=3 on associe
Z=z−3z+1.
Calculer Z pour z=1+2i et écrire le résultat sous forme algébrique.
Interpréter géométriquement ∣Z∣ et argZ.
Déterminer l'ensemble E1 des points M(z) tels que Z soit réel.
Déterminer l'ensemble E2 des points M(z) tels que Z soit imaginaire pur.
Vérifier que le point M0(1+2i) appartient à E2 et retrouver ce résultat géométriquement.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.Idée : multiplier par le conjugué du dénominateur.Z=−2+2i2+2i=8(2+2i)(−2−2i)=8−4−8i+4=−i.
2.Idée : ∣z−zA∣=MA et argz−zBz−zA est l'angle (MB,MA).∣Z∣=MBMA et argZ≡(MB,MA)[2π] pour M=A,B.
4.Idée : imaginaire pur ⟺ argument ≡2π[π]⟺ angle droit en M.M voit [AB] sous un angle droit : E2 est le cercle de diamètre [AB], de centre I(1) et de rayon 2, privé de B (et A y figure si l'on accepte Z=0).
5.Idée : vérifier des deux façons.Z(1+2i)=−i est imaginaire pur ; et ∣1+2i−1∣=2 : M0 est bien sur le cercle de centre I et de rayon 2.
Changer d’énoncé, garder le raisonnement
Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.
Exercices d'entraînement — une nuance à la fois
1Drill C-C.1 — nature d'un triangle par un quotient
01
Entraînement 01 / 06
Drill C-C.1 — nature d'un triangle par un quotient
1 questionFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
A,B,C ont pour affixes zA=1, zB=1+i, zC=2. Calculer Z=zB−zAzC−zA et en déduire la nature du triangle ABC.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
Idée : le module de Z compare les longueurs AC/AB, son argument mesure l'angle (AB,AC).Z=(1+i)−12−1=i1=−i : ∣Z∣=1 donc AC=AB, argZ=−2π donc (AB,AC)=−2π. Le triangle ABC est rectangle isocèle en A (indirect).
2Drill C-C.2 — construire le point d'affixe z13 : alignement avec A et demi-droite d'argument 3argz1
02
Entraînement 02 / 06
Drill C-C.2 — construire le point d'affixe z13 : alignement avec A et demi-droite d'argument 3argz1
3 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). On désigne par A le point d'affixe 1 et par Δ la droite d'équation x=−21.
On considère dans C l'équation z2+z+21=0.
Résoudre cette équation. On note z1 la solution de partie imaginaire positive.
Écrire z1 sous forme exponentielle.
Pour tout nombre complexe z=1, on désigne par M et N les points d'affixes respectives z et z3.
Montrer que z2+z est réel si et seulement si z est réel ou la partie réelle de z est égale à −21.
Vérifier que z3−1=(z−1)(z2+z+1).
En déduire l'ensemble des points M du plan tels que les vecteurs AM et AN soient colinéaires.
Dans la figure de l'annexe, on a placé le point P de Δ d'affixe z1. On note Q le point d'affixe z13.
Montrer que z13=42ei4π.
Justifier que le point Q appartient à la droite (AP).
Construire, en justifiant, le point Q.
Vérifier que Q est le milieu du segment [AP].
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.aIdée : un discriminant négatif s'écrit comme le carré d'un imaginaire. Le discriminant vaut 1−4×21=−1=i2, donc
z1=2−1+ietz2=2−1−i.
1.b∣z1∣=41+41=22, et z1=22(−22+i22) : un argument α vérifie cosα=−22 et sinα=22, soit α=43π. Donc z1=22ei43π.
2.a On pose z=x+iy avec x,y réels. Alors z2+z=x2−y2+x+i(2xy+y), et Im(z2+z)=y(2x+1). Ainsi z2+z∈R⟺y=0 ou x=−21, c'est-à-dire z∈R ou Re(z)=−21.
2.b En développant : (z−1)(z2+z+1)=z3+z2+z−z2−z−1=z3−1.
2.cIdée : deux vecteurs d'affixes w=0 et w′ sont colinéaires si et seulement si ww′ est réel. Comme z=1, AM=0 et, d'après 2.b :
aff(AM)aff(AN)=z−1z3−1=z2+z+1.
Ce nombre est réel si et seulement si z2+z est réel, donc, d'après 2.a, si et seulement si M est sur l'axe (O,u) ou sur Δ. L'ensemble cherché est ((O,u)∪Δ)∖{A}.
3.aIdée : on élève au cube la forme exponentielle.z13=(22)3ei49π avec (22)3=822=42 et 49π=4π+2π, donc z13=42ei4π.
3.bP appartient à Δ et P=A : d'après 2.c (avec z=z1, M=P et N=Q), les vecteurs AP et AQ sont colinéaires, donc Q∈(AP).
3.cIdée : une construction, c'est deux lieux qui se coupent en un seul point. D'après 3.a, arg(z13)≡4π[2π] : Q appartient à la demi-droite [OT), où T est le point d'affixe 1+i (première bissectrice, côté x>0). D'après 3.b, Q appartient à (AP). Les droites (AP) et (OT) ne sont pas parallèles : le coefficient directeur de (AP) est −3/21/2=−31=1.
Construction : on trace la droite (AP) et la demi-droite [OT) ; Q est leur point d'intersection. Contrôle sur la figure : OQ=42≈0,35.
3.d2zA+z1=21(1+2−1+i)=41+i, et z13=42⋅22(1+i)=41+i : Q est bien le milieu de [AP], ce qui donne une seconde construction.
3Drill C-C.3 — construire les images des racines eiθ±(1+i) par une translation : IM1=BA
03
Entraînement 03 / 06
Drill C-C.3 — construire les images des racines eiθ±(1+i) par une translation : IM1=BA
3 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). Soit θ∈]0,π[. On considère dans C l'équation
(E):z2−2eiθz+e2iθ−2i=0.
Équation.
Vérifier que 1+i est une racine carrée de 2i.
Résoudre dans C l'équation (E). On note z1 la solution de plus grande partie réelle et z2 l'autre solution.
On considère les points A, B, I, M1 et M2 d'affixes respectives 1, −i, eiθ, z1 et z2.
Montrer que I est le milieu du segment [M1M2].
Montrer que z1−eiθ=zA−zB et donner le module et un argument de zA−zB. En déduire que IM1=BA et que IM1=AB.
Dans la figure de l'annexe, on a tracé le cercle trigonométrique et placé les points A, B et I. Construire les points M1 et M2.
Aire du triangle OM1M2.
Montrer que (M1M2) a pour équation y=x+sinθ−cosθ.
Déterminer θ pour que les points O, M1 et M2 soient alignés.
Pour θ=4π, montrer que l'aire du triangle OM1M2 est égale à 2sin(θ−4π). En déduire la valeur de θ pour laquelle cette aire est maximale.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.a(1+i)2=1+2i+i2=2i : 1+i est une racine carrée de 2i.
1.bIdée : avec un coefficient de z pair, le discriminant réduit suffit. On a : Δ′=e2iθ−(e2iθ−2i)=2i=(1+i)2. Les solutions sont eiθ±(1+i) ; comme cosθ+1>cosθ−1 :
z1=eiθ+1+i;z2=eiθ−1−i
2.a2z1+z2=22eiθ=eiθ=zI : I est le milieu de [M1M2].
2.bz1−eiθ=1+i et zA−zB=1−(−i)=1+i=2ei4π : module 2, argument 4π. Donc aff(IM1)=aff(BA), soit IM1=BA, et IM1=AB=∣1+i∣=2. De même z2−eiθ=−(1+i) donne IM2=AB.
2.cIdée : IM1=BA signifie que M1 est l'image de I par la translation de vecteur BA, c'est-à-dire que BAM1I est un parallélogramme. On trace la parallèle à (AB) passant par I ; on y reporte, à partir de I, la longueur AB dans le sens de B vers A : on obtient M1. On reporte la même longueur de l'autre côté de I : on obtient M2, symétrique de M1 par rapport à I.
3.a La droite (M1M2) passe par I(cosθ,sinθ) et est dirigée par BA, d'affixe 1+i, soit de coordonnées (1,1). Un point (x,y) lui appartient si et seulement si y−sinθ=x−cosθ, soit y=x+sinθ−cosθ.
3.bO, M1, M2 alignés ⟺O∈(M1M2)⟺sinθ=cosθ. Pour θ∈]0,π[, cela donne tanθ=1, soit θ=4π.
3.cIdée : aire =21× base × hauteur, la hauteur issue de O étant la distance de O à (M1M2). On a M1M2=2IM1=22, et (M1M2) a pour équation x−y+sinθ−cosθ=0, d'où
d(O,(M1M2))=2∣sinθ−cosθ∣.
L'aire vaut 21×22×2∣sinθ−cosθ∣=∣sinθ−cosθ∣. Or sin(θ−4π)=22(sinθ−cosθ), donc l'aire est 2sin(θ−4π).
Pour θ∈]0,π[, θ−4π∈]−4π,43π[ : le sinus atteint 1 pour θ−4π=2π. L'aire est maximale pour θ=43π et vaut alors 2.
4Drill C-C.4 — points d'affixes a+aˉ, a−aˉ, aˉ, iaˉ avec ∣a∣=2, puis le projeté H de O comme intersection
04
Entraînement 04 / 06
Drill C-C.4 — points d'affixes a+aˉ, a−aˉ, aˉ, iaˉ avec ∣a∣=2, puis le projeté H de O comme intersection
3 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). Soit a un nombre complexe de module 2, de partie réelle x et de partie imaginaire y, avec x=0 et y=0. Dans la figure de l'annexe, on a tracé l'ensemble Γ des points d'affixe de module 2 et placé le point Q d'affixe a.
On désigne par R et S les points d'affixes respectives a+aˉ et a−aˉ.
Exprimer a+aˉ et a−aˉ en fonction de x et y. En déduire que R appartient à l'axe (O,u) et S à l'axe (O,v).
Montrer que Q est le milieu du segment [RS] et que RS=4.
En déduire que QR=QS=QO, puis construire les points R et S.
On désigne par Q′ le point d'affixe aˉ, conjugué de a, et par P le point d'affixe iaˉ.
Déterminer le module et un argument de zQ′zP. En déduire que P∈Γ et que (OQ′,OP)≡2π[2π]. Construire Q′ puis P.
Montrer que zPzS−zR=2i. En déduire que (RS)⊥(OP).
Soit H le projeté orthogonal de O sur (RS).
Justifier que H est le point d'intersection de (OP) et de (RS). Construire H.
En calculant de deux façons l'aire du triangle ORS, montrer que OH=∣xy∣.
Déterminer les points Q de Γ pour lesquels H appartient à Γ. Que peut-on dire alors des points H et Q ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.a On sait que a+aˉ=2Re(a)=2x est réel et que a−aˉ=2iIm(a)=2iy est imaginaire pur : R(2x;0)∈(O,u) et S(0;2y)∈(O,v).
1.b2zR+zS=22a=a : Q est le milieu de [RS]. Et zS−zR=−2aˉ, donc RS=2∣a∣=4.
1.cIdée : le milieu de l'hypoténuse d'un triangle rectangle est équidistant des trois sommets. Comme x=0 et y=0, R et S sont distincts de O et le triangle ORS est rectangle en O. Son hypoténuse [RS] a pour milieu Q, donc QR=QS=QO=2RS=2.
Construction : le cercle de centre Q passant par O (de rayon 2) recoupe l'axe (O,u) en R et l'axe (O,v) en S.
2.azQ′zP=aˉiaˉ=i=ei2π : module 1, argument 2π. Donc OP=OQ′=∣aˉ∣=2, soit P∈Γ, et (OQ′,OP)≡2π[2π].
Construction :Q′ est le symétrique de Q par rapport à l'axe (O,u) : la perpendiculaire à cet axe passant par Q recoupe Γ en Q′. La perpendiculaire à (OQ′) passant par O coupe Γ en deux points ; P est celui pour lequel on tourne de +2π (sens direct) en allant de OQ′ à OP.
2.bzS−zR=(a−aˉ)−(a+aˉ)=−2aˉ, donc
zPzS−zR=iaˉ−2aˉ=i−2=2i.
Ce quotient est imaginaire pur non nul : (RS)⊥(OP).
3.aO∈/(RS) (R et S sont sur deux axes distincts et différents de O). H est sur (RS) et (OH) est la perpendiculaire à (RS) passant par O, c'est-à-dire (OP) d'après 2.b. Donc H=(OP)∩(RS) : on trace la droite (OP) et on marque son intersection avec (RS).
3.bIdée : l'aire d'un triangle rectangle s'écrit avec les côtés de l'angle droit ou avec l'hypoténuse et la hauteur.A(ORS)=21OR×OS=21∣2x∣∣2y∣=2∣xy∣ et A(ORS)=21RS×OH=2OH. Donc OH=∣xy∣.
3.cH∈Γ⟺OH=2⟺∣xy∣=2. Avec x2+y2=4 : (∣x∣−∣y∣)2=x2+y2−2∣xy∣=0, donc ∣x∣=∣y∣, puis 2x2=4 et ∣x∣=∣y∣=2. Réciproquement ces valeurs donnent ∣xy∣=2. Les points cherchés sont les quatre points de Γ d'affixes
a=±2±i2
(soit 2ei4π, 2ei43π, 2e−i43π, 2e−i4π). Pour ces points, OR=OS=22 : le triangle ORS est rectangle isocèle en O, le pied de la hauteur issue de O est le milieu de l'hypoténuse, donc H=Q.
5Drill C-C.5 — placer les images des solutions sans résoudre : symétrie par rapport à y=x et cercle de rayon ∣z1z2∣
05
Entraînement 05 / 06
Drill C-C.5 — placer les images des solutions sans résoudre : symétrie par rapport à y=x et cercle de rayon ∣z1z2∣
4 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). On considère dans C l'équation
(E):z2−(1+i)z+4i=0.
On note Δ la droite d'équation y=x, tracée dans la figure de l'annexe.
Sans calculer les solutions :
justifier que (E) admet deux solutions distinctes ;
donner leur somme et leur produit.
Symétrie des solutions.
Montrer que si z est solution de (E), alors izˉ est aussi solution de (E).
Vérifier que le point d'affixe izˉ est le symétrique par rapport à Δ du point d'affixe z.
Montrer qu'aucune solution de (E) n'est de la forme t(1+i) avec t réel.
Soit z1 une solution de (E) et z2 l'autre. Montrer que z2=iz1. On note désormais z1 la solution telle que Im(z1)>Re(z1), et M1, M2 les points d'affixes z1 et z2.
Modules et arguments.
Montrer que ∣z1∣=∣z2∣=2.
Montrer que arg(z1)+arg(z2)≡2π[2π]. Interpréter ce résultat à l'aide de la droite Δ.
Soit C le milieu du segment [M1M2].
Montrer que C appartient à Δ et placer C.
En déduire, sans résoudre (E), une construction des points M1 et M2.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.a Le discriminant vaut (1+i)2−4×4i=2i−16i=−14i=0 : (E) admet deux solutions distinctes.
1.bz1+z2=1+i et z1z2=4i.
2.aIdée : conjuguer l'égalité vérifiée par z. On sait que z2−(1+i)z+4i=0 ; en conjuguant, zˉ2−(1−i)zˉ−4i=0. Or
(izˉ)2−(1+i)(izˉ)+4i
=−zˉ2+(1−i)zˉ+4i
=−[zˉ2−(1−i)zˉ−4i]=0 : izˉ est solution de (E).
2.b Pour z=x+iy : izˉ=i(x−iy)=y+ix. Le point (y;x) est le symétrique du point (x;y) par rapport à la droite y=x.
2.c Pour t réel : (t(1+i))2−(1+i)t(1+i)+4i=2it2−2it+4i=2i(t2−t+2). Le trinôme t2−t+2 a pour discriminant −7<0 : il ne s'annule pour aucun réel t.
2.dIdée : une équation du second degré n'a que deux solutions. D'après 2.a, iz1 est solution. Si l'on avait iz1=z1, le point d'affixe z1 serait sur Δ (2.b), soit z1=t(1+i) avec t réel, ce que 2.c exclut. Donc z2=iz1 : M2 est le symétrique de M1 par rapport à Δ. Aucun des deux points n'étant sur Δ, l'un est au-dessus de Δ et l'autre au-dessous, ce qui justifie la notation.
3.a∣z2∣=∣i∣∣z1∣=∣z1∣ et ∣z1∣∣z2∣=∣4i∣=4, donc ∣z1∣2=4 et ∣z1∣=∣z2∣=2 : M1 et M2 sont sur le cercle Γ de centre O et de rayon 2.
3.barg(z1z2)≡arg(4i)≡2π[2π], d'où arg(z1)+arg(z2)≡2π[2π], soit
arg(z1)−4π≡4π−arg(z2)[2π].
Avec T le point d'affixe 1+i, cela s'écrit (OT,OM1)≡(OM2,OT)[2π] : la droite Δ porte la bissectrice de l'angle (OM2,OM1), en accord avec 2.d.
4.azC=2z1+z2=21+i : C(21;21) vérifie y=x, donc C∈Δ.
4.bIdée : chaque point est à l'intersection de deux lieux connus sans résoudre.M1 et M2 étant symétriques par rapport à Δ, la droite Δ est la médiatrice de [M1M2] : la droite (M1M2) est la perpendiculaire à Δ passant par C. D'après 3.a, M1 et M2 sont sur Γ.
Construction : on trace le cercle Γ de centre O et de rayon 2, puis la perpendiculaire à Δ passant par C ; elle coupe Γ en deux points (OC=22<2) : M1 est celui situé au-dessus de Δ, M2 l'autre.
Contrôle (non demandé) : on trouve z1=21−7+i21+7≈−0,82+1,82i, ce que confirme la figure.
6Drill C-C.6 — un module donné comme une longueur : OD=6 par un demi-cercle, puis report de l'argument
06
Entraînement 06 / 06
Drill C-C.6 — un module donné comme une longueur : OD=6 par un demi-cercle, puis report de l'argument
7 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). Soit θ∈]0,2π[. Dans la figure de l'annexe :
C est le cercle trigonométrique et E le point de C tel que (u,OE)≡θ[2π] ;
F et G sont les points d'affixes respectives −2 et 3, et Γ est le demi-cercle de diamètre [FG] situé du côté des ordonnées positives ;
D est le point d'intersection de Γ et de l'axe (O,v) ; on note zD=id avec d>0.
La longueur OD.
Justifier que zG−zDzF−zD est un imaginaire pur.
En déduire que OD=6.
Soit A le point d'affixe zA=6(cosθ+isinθ).
Donner le module et un argument de zA. En déduire que A appartient à la demi-droite [OE) et que OA=OD.
Construire le point A.
On considère dans C l'équation (E):z2−2i6sinθz−6=0.
Vérifier que zA est une solution de (E).
En utilisant le produit des racines, déterminer l'autre solution zB de (E).
Vérifier que zB est l'opposé du conjugué de zA. En déduire que le point B d'affixe zB est le symétrique de A par rapport à l'axe (O,v). Construire B.
Le triangle OAB.
Montrer que AB=26cosθ.
Déterminer θ pour que le triangle OAB soit équilatéral.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.aIdée : un point d'un demi-cercle voit le diamètre sous un angle droit.D∈Γ et D=F, D=G, donc le triangle FDG est rectangle en D : (DF)⊥(DG), et le quotient zG−zDzF−zD est imaginaire pur (non nul).
1.b On calcule ce quotient avec zD=id :
3−id−2−id=9+d2(−2−id)(3+id)
=9+d2d2−6−5id.
Sa partie réelle est nulle, donc d2=6 et, comme d>0, OD=6. (On retrouve OD2=OF×OG=2×3.)
2.azA=6(cosθ+isinθ)=6eiθ avec 6>0 : ∣zA∣=6 et arg(zA)≡θ[2π]. Comme zE=eiθ, zA=6zE : OA=6OE. Ainsi A∈[OE) et OA=6=OD.
2.bIdée : le module se reporte au compas, l'argument se lit sur une demi-droite. Le cercle de centre O passant par D (rayon 6) coupe la demi-droite [OE) en A.
3.azA2−6=6(e2iθ−1)=6eiθ(eiθ−e−iθ)=12isinθeiθ, et 2i6sinθzA=12isinθeiθ. Donc zA2−2i6sinθzA−6=0.
3.b Le produit des solutions vaut −6 : zB=zA−6=6eiθ−6, soit zB=−6e−iθ. Contrôle par la somme : zA+zB=6(eiθ−e−iθ)=2i6sinθ.
3.c−zA=−6e−iθ=zB. Or le symétrique par rapport à (O,v) du point d'affixe x+iy est le point d'affixe −x+iy=−(x+iy) : B est donc le symétrique de A. Construction : la parallèle à (O,u) passant par A recoupe le cercle de centre O et de rayon 6 en B.
4.azA−zB=6(eiθ+e−iθ)=26cosθ, positif car θ∈]0,2π[. Donc AB=26cosθ.
4.bOA=OB=6 : le triangle OAB est isocèle en O. Il est équilatéral si et seulement si AB=6, soit cosθ=21, c'est-à-dire θ=3π.
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