1. Idée : une combinaison linéaire égale à ±1 est une relation de Bézout. 2vn−vn+1=2(2n−1)−(2n+1−1)=−1. Tout diviseur commun de vn et vn+1 divise donc −1 ; d'après le théorème de Bézout, pgcd(vn,vn+1)=1 : deux termes consécutifs sont premiers entre eux.
2. Idée : l'algorithme d'Euclide sur les exposants se transporte aux nombres 2∙−1. Écrivons la division euclidienne a=bq+r (0≤r<b). Comme 2b≡1(mod2b−1), on a 2bq≡1, donc 2a−1=2r⋅2bq−1≡2r−1(mod2b−1) : c'est la relation admise. Il en résulte
pgcd(2a−1, 2b−1)=pgcd(2b−1, 2r−1) exactement comme pgcd(a,b)=pgcd(b,r). En itérant, les exposants parcourent l'algorithme d'Euclide de (a,b) et s'arrêtent sur (d,0) avec d=pgcd(a,b) ; côté nombres on aboutit à pgcd(2d−1, 20−1)=pgcd(2d−1,0)=2d−1. Ainsi
pgcd(2a−1, 2b−1)=2pgcd(a,b)−1 Exemple : pgcd(212−1, 28−1)=24−1=15 ; en effet 4095=255×16+15 et 255=15×17. La question 1 en est le cas pgcd(n,n+1)=1.