Exercice de suites Techniques/Informatique : identité fournie, récurrence, monotonie, limite, suite auxiliaire géométrique, seuil, somme Sn et limites de Sn/n ou Sn−n
Idée directrice
L'exercice autonome de suites des sections Techniques et Informatique suit le plus souvent le même fil : l'énoncé fournit une identité (un+12−un2=…, un+1−1=(un−1)2…) qui sert trois fois — dans l'hérédité de la récurrence qui encadre un, pour le signe de un+1−un (monotonie), puis pour la limite, point fixe compatible avec l'encadrement. Une suite auxiliaire donnée (un2−9, ln(un+3)…) est géométrique ou arithmétique : on en tire un explicite et le plus petit n qui franchit un seuil (logarithme). La dernière partie étudie une sommeSn : on la minore terme à terme pour obtenir limSn=+∞, on la calcule (somme géométrique ou télescopage de l'identité), et l'expression exacte donne limSn/n ou lim(Sn−an).
Ce qui aide à reconnaître la démarche
« Montrer que pour tout n∈N, un+12−un2=… » ; « Montrer que (vn) est une suite géométrique de raison … » ; « À partir de quelle valeur de n a-t-on … ? » ; « Montrer que Sn>n+1. En déduire la limite de (Sn) » ; « calculer limSn/n » ; « Déterminer alors lim(Sn−n) » ; « Vérifier que f(uk)=uk−uk+1 »
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Récurrence d'encadrement : encadrer d'abord ce qui est sous la racine (ou le carré), puis appliquer une fonction croissante ; écrire « Supposons que … et montrons que … ».
Monotonie à partir d'une identité fournie : si elle donne un+12−un2, conclure sur un+1−un en factorisant et en utilisant un>0.
Limite : monotone et bornée ⇒ convergente ; résoudre ℓ=g(ℓ) (g continue) et choisir la solution compatible avec l'encadrement.
Suite auxiliaire : calculer vn+1 en fonction de vn, écrire vn=v0qn (ou v0+nr), revenir à un ; pour un seuil, isoler qn et diviser par lnq<0 en renversant l'inégalité.
Somme Sn : minoration terme à terme (n+1 termes) pour la limite ; forme exacte par somme géométrique ou par télescopage ∑(uk−uk+1)=u0−un+1 ; enfin limSn/n ou lim(Sn−an).
Les pièges à vérifier dans ta démarche
Conclure un+1>un à partir de un+12>un2 sans invoquer la positivité des termes ; garder les deux solutions ℓ=±3 de ℓ2=9 au lieu d'utiliser l'encadrement ; oublier de renverser l'inégalité en divisant par ln32<0, ou répondre par un réel (12,07) au lieu du plus petit entier (13) ; compter n termes au lieu de n+1 dans ∑k=0n (la minoration devient Sn≥n et la forme exacte est fausse) ; se tromper de premier terme dans la somme géométrique ; conclure qu'une somme de termes positifs tend forcément vers +∞ (dans une somme télescopique, Sn=u0−un+1 peut converger).
EX
Sujet principal
Exercice 3 — suites (4,5 points), dans l'esprit des sessions Techniques et Informatique 2021–2026
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
On considère la suite (un) définie sur N par u0=1 et, pour tout n∈N,
un+1=316un2+27.
Étude de la suite (un).
Montrer par récurrence que pour tout n∈N, 0<un<3.
Montrer que pour tout n∈N, un+12−un2=39−un2.
En déduire que la suite (un) est croissante.
Montrer que la suite (un) est convergente et calculer sa limite.
Soit (vn) la suite définie sur N par vn=un2−9.
Montrer que (vn) est une suite géométrique de raison 32 dont on précisera le premier terme.
Exprimer vn en fonction de n. En déduire que pour tout n∈N, un=9−8(32)n.
À partir de quelle valeur de n a-t-on un>2,99 ?
Pour tout n∈N, on pose Sn=k=0∑nuk2=u02+u12+⋯+un2.
Montrer que pour tout n∈N, Sn≥n+1. En déduire la limite de (Sn).
Montrer que pour tout n∈N, Sn=9(n+1)−24(1−(32)n+1).
Calculer n→+∞limnSn, puis n→+∞lim(Sn−9n).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.aIdée : l'hérédité passe par un2, que l'on encadre avant d'appliquer la racine carrée (croissante sur [0,+∞[). Montrons par récurrence que pour tout n∈N, 0<un<3.
Initialisation :u0=1 et 0<1<3.
Hérédité : supposons que 0<un<3 et montrons que 0<un+1<3. On a 0<un2<9, donc 27<6un2+27<81, puis 27<6un2+27<9. En divisant par 3 : 3<un+1<3, et en particulier 0<un+1<3.
Conclusion : pour tout n∈N, 0<un<3.
1.b Pour tout n∈N, un+12=96un2+27=32un2+3, donc
un+12−un2=3−3un2=39−un2.
1.cIdée : l'identité donne le signe d'une différence de carrés ; on revient à un+1−un grâce à la positivité. D'après 1.a, un2<9, donc un+12−un2>0. Or un+12−un2=(un+1−un)(un+1+un) avec un+1+un>0 : il en résulte que un+1−un>0. La suite (un) est croissante.
1.dIdée : croissante et majorée, donc convergente ; la limite est un point fixe compatible avec l'encadrement.(un) est croissante et majorée par 3 : elle converge vers un réel ℓ tel que 1=u0≤ℓ≤3. La fonction x↦316x2+27 est continue sur [0,3], donc ℓ=316ℓ2+27, soit 9ℓ2=6ℓ2+27, c'est-à-dire ℓ2=9. Comme ℓ≥1, n→+∞limun=3.
2.aIdée : exprimer vn+1 à l'aide de un2 grâce à 1.b, puis factoriser. Pour tout n∈N :
vn+1=un+12−9=32un2+3−9
=32un2−6=32(un2−9)=32vn.
Donc (vn) est géométrique de raison 32 et de premier terme v0=u02−9=−8.
2.bvn=−8(32)n. Comme un2=9+vn=9−8(32)n et un>0 :
un=9−8(32)n.
(Contrôle : u0=9−8=1 et u12=9−316=311=96+27.)
2.cIdée : les deux membres sont positifs, on compare les carrés, puis on isole (32)n et on applique ln — sans oublier que ln32<0 renverse l'inégalité.
un>2,99⟺un2>8,9401, c'est-à-dire 9−8(32)n>8,9401, soit 8(32)n<0,0599, ou encore (32)n<0,0074875.
En appliquant ln (strictement croissante) : nln32<ln(0,0074875), et comme ln32<0 :
n>ln(2/3)ln(0,0074875)≈12,07.
Le plus petit entier convenable est n=13 ; la suite étant croissante, un>2,99 pour tout n≥13.
3.aIdée : minorer chaque terme de la somme, puis compter les termes.(un) est croissante, donc uk≥u0=1 et uk2≥1 pour tout k. La somme Sn comporte n+1 termes, d'où Sn≥n+1. Comme lim(n+1)=+∞, le théorème de comparaison donne n→+∞limSn=+∞.
3.bIdée : uk2=9+vk transforme Sn en « 9(n+1) + somme de n+1 termes géométriques ».
Sn=9(n+1)+k=0∑nvk
=9(n+1)−8⋅1−321−(32)n+1
=9(n+1)−24(1−(32)n+1).
Autre voie (télescopage) : l'identité 1.b s'écrit uk2=9−3(uk+12−uk2) ; en sommant de k=0 à n, les termes intermédiaires s'éliminent et Sn=9(n+1)−3un+12+3, ce qui redonne la même expression en remplaçant un+12 par 9−8(32)n+1.
3.c Comme 0<32<1, lim(32)n+1=0. Pour n≥1 :
nSn=9⋅nn+1−n24(1−(32)n+1),
donc n→+∞limnSn=9. De plus Sn−9n=9−24+24(32)n+1=−15+24(32)n+1, d'où n→+∞lim(Sn−9n)=−15 : Sn se comporte comme 9n−15.
Changer d’énoncé, garder le raisonnement
Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.
Variantes rencontrées : identité un+1−1=(un−1)2, minoration Sn>n+1 de Sn=∑uk puis télescopage et lim(Sn−n) (Techniques, principale 2026) ; vn=un2−4 géométrique de raison 43 et limSn/n pour Sn=∑uk2 (Techniques, contrôle 2022) ; Vn=ln2−lnUn géométrique et somme des Vk (Techniques, principale 2024) ; Sn=∑lnuk télescopique et plus petit n tel que Sn>10 (Techniques, principale 2022) ; suite homographique, vn géométrique et seuil un≥0,99 (Informatique, principale 2021) ; vn=ln(un+2) arithmétique et seuil (Informatique, contrôle 2021) ; vn=un2−e géométrique et limite de la somme divisée par n (Informatique, contrôle 2024) ; en fin de problème de fonction, f(uk)=uk−uk+1 (Techniques, contrôle 2026) ou un+1=un+f(un) qui diverge (Techniques, contrôle 2025) ; en Sciences expérimentales, l'identité fournie, la récurrence et l'encadrement de la somme avec limSn/n apparaissent sans suite auxiliaire ni seuil (contrôle 2024).
Exercices d'entraînement — une nuance à la fois
1Drill SU-J.1 — minorer Sn=∑uk, puis la télescoper grâce à une identité fournie
01
Entraînement 01 / 04
Drill SU-J.1 — minorer Sn=∑uk, puis la télescoper grâce à une identité fournie
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit (un) la suite définie sur N par u0=9 et un+1=un−4un+8 pour tout n∈N.
Convergence.
Calculer u1.
Montrer que pour tout n∈N, un+1−4=(un−2)2.
Montrer par récurrence que pour tout n∈N, un>4.
Montrer que la suite (un) est décroissante. En déduire qu'elle est convergente.
Montrer que la limite de (un) est égale à 4.
Pour tout n∈N, on pose Sn=k=0∑nuk.
Montrer que pour tout n∈N, Sn>2(n+1).
En déduire la limite de (Sn).
Télescopage.
Montrer que pour tout k∈N, uk=2+41(uk−uk+1).
En déduire que pour tout n∈N, Sn=2n+417−41un+1.
Déterminer n→+∞lim(Sn−2n).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.au1=9−4×3+8=5.
1.b(un−2)2=un−4un+4=un+1−8+4=un+1−4.
1.cIdée : l'identité 1.b écrit un+1−4 comme un carré ; il suffit qu'il soit non nul.Initialisation :u0=9>4. Hérédité : supposons que un>4 et montrons que un+1>4. Alors un>2, donc (un−2)2>0, c'est-à-dire un+1−4>0. Conclusion : pour tout n∈N, un>4.
1.dun+1−un=8−4un=4(2−un)<0 car un>2 : la suite est décroissante. Décroissante et minorée par 4, elle converge vers un réel ℓ≥4.
1.eIdée : passer à la limite dans la relation de récurrence (la fonction x↦x−4x+8 est continue sur [4,+∞[).ℓ=ℓ−4ℓ+8⟺ℓ=2⟺ℓ=4. Donc n→+∞limun=4.
2.a Pour tout k, uk>4 donc uk>2 ; la somme comporte n+1 termes, d'où Sn>2(n+1).
2.blim2(n+1)=+∞, donc par comparaison n→+∞limSn=+∞.
3.aIdée : isoler uk dans la relation de récurrence.uk−uk+1=4uk−8, donc uk=2+41(uk−uk+1).
3.bIdée : en sommant, les termes u1,…,un apparaissent une fois avec + et une fois avec −.
Sn=2(n+1)+41k=0∑n(uk−uk+1)
=2(n+1)+41(u0−un+1)
Avec u0=9 : Sn=2n+417−41un+1.
3.cSn−2n=417−41un+1 et limun+1=4, donc n→+∞lim(Sn−2n)=413 : la minoration de 2.a donnait la limite de Sn, le télescopage donne en plus l'écart précis à 2n.
2Drill SU-J.2 — fin de problème de fonction : f(uk)=uk−uk+1 et somme télescopique
02
Entraînement 02 / 04
Drill SU-J.2 — fin de problème de fonction : f(uk)=uk−uk+1 et somme télescopique
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit f la fonction définie sur [0,+∞[ par f(x)=x−ln(1+x).
Étude de f.
Montrer que pour tout x≥0, f′(x)=1+xx.
En déduire que f est strictement croissante sur [0,+∞[ et calculer f(0).
En déduire que pour tout x>0, f(x)>0.
Soit (un) la suite définie sur N par u0=1 et un+1=ln(1+un) pour tout n∈N.
Montrer par récurrence que pour tout n∈N, un>0.
Vérifier que pour tout n∈N, un+1=un−f(un). En déduire que la suite (un) est décroissante.
En déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
Pour tout n∈N, on pose Sn=f(u0)+f(u1)+⋯+f(un).
Vérifier que pour tout k∈N, f(uk)=uk−uk+1.
Montrer que pour tout n∈N, Sn=1−un+1.
Calculer n→+∞limSn.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.a Pour x≥0, f′(x)=1−1+x1=1+xx.
1.b Pour x>0, f′(x)>0 et f′(0)=0 : f est strictement croissante sur [0,+∞[, et f(0)=0−ln1=0.
1.c Si x>0, la stricte croissance donne f(x)>f(0)=0.
2.aInitialisation :u0=1>0. Hérédité : supposons que un>0 et montrons que un+1>0. Alors 1+un>1, donc un+1=ln(1+un)>0. Conclusion : pour tout n∈N, un>0.
2.bIdée : la fonction étudiée mesure exactement le pas de la suite.un−f(un)=un−un+ln(1+un)=un+1. Donc un+1−un=−f(un)<0 d'après 1.c, puisque un>0 : la suite est décroissante.
2.c Décroissante et minorée par 0, (un) converge vers un réel ℓ≥0. La fonction x↦ln(1+x) est continue sur [0,+∞[, donc ℓ=ln(1+ℓ), c'est-à-dire f(ℓ)=0. D'après 1.c, f ne s'annule pas sur ]0,+∞[ : ℓ=0.
3.af(uk)=uk−ln(1+uk)=uk−uk+1.
3.bIdée : somme télescopique.
Sn=k=0∑n(uk−uk+1)=u0−un+1
et u0=1, donc Sn=1−un+1.
3.climun+1=0, donc n→+∞limSn=1 : une somme de termes strictement positifs peut avoir une limite finie.
3Drill SU-J.3 — suite auxiliaire vn=ln(un+3) arithmétique, forme explicite et seuil
03
Entraînement 03 / 04
Drill SU-J.3 — suite auxiliaire vn=ln(un+3) arithmétique, forme explicite et seuil
2 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit (un) la suite définie sur N par u0=2 et un+1=eun+3−3 pour tout n∈N.
Étude qualitative.
Vérifier que pour tout n∈N, un+1+3=e−1(un+3).
Montrer par récurrence que pour tout n∈N, un>−3.
Montrer que pour tout n∈N, un+1−un=(e−1−1)(un+3). En déduire que la suite (un) est décroissante.
En déduire que la suite (un) est convergente et calculer sa limite.
Soit (vn) la suite définie sur N par vn=ln(un+3).
Montrer que (vn) est une suite arithmétique de raison −1.
Exprimer vn en fonction de n. En déduire que pour tout n∈N, un=5e−n−3.
À partir de quelle valeur de n a-t-on un<−2,99 ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.aun+1+3=eun+3=e−1(un+3).
1.bInitialisation :u0=2>−3. Hérédité : supposons que un>−3 et montrons que un+1>−3. Alors un+3>0 et e−1>0, donc un+1+3>0. Conclusion : pour tout n∈N, un>−3.
1.cun+1−un=(un+1+3)−(un+3)=(e−1−1)(un+3). Comme e−1−1<0 et un+3>0, un+1−un<0 : la suite est décroissante.
1.d Décroissante et minorée par −3, (un) converge vers un réel ℓ. En passant à la limite dans 1.a : ℓ+3=e−1(ℓ+3), soit (ℓ+3)(1−e−1)=0, donc ℓ=−3.
2.aIdée : vn est bien définie car un+3>0 ; le logarithme transforme le produit par e−1 en l'ajout de −1.
vn+1=ln(e−1(un+3))=−1+vn.
(vn) est arithmétique de raison −1 et de premier terme v0=ln5.
2.bvn=ln5−n, donc un+3=evn=5e−n et un=5e−n−3 (contrôle : u0=5−3=2).
2.cIdée : isoler l'exponentielle, puis appliquer ln, strictement croissante.
un<−2,99⟺5e−n<0,01, soit e−n<0,002, c'est-à-dire −n<ln(0,002), ou encore n>ln500≈6,21.
Le plus petit entier est n=7 ; la suite étant décroissante, l'inégalité reste vraie pour tout n≥7.
4Drill SU-J.4 — un+1=un+f(un) avec f≥0 : minoration un≥α+nf(α) et divergence
04
Entraînement 04 / 04
Drill SU-J.4 — un+1=un+f(un) avec f≥0 : minoration un≥α+nf(α) et divergence
2 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit f la fonction définie sur R par f(x)=ex−1−x.
Étude de f.
Calculer f′(x) et étudier son signe.
Dresser le tableau de variation de f (on admet que x→−∞limf(x)=x→+∞limf(x)=+∞).
En déduire que pour tout x∈R, f(x)≥0, et que f(x)>0 si x=0.
Soit α un réel strictement positif et (un) la suite définie sur N par u0=α et un+1=un+f(un) pour tout n∈N.
Montrer que la suite (un) est croissante.
En déduire que pour tout n∈N, un≥α, puis que un+1≥un+f(α).
Montrer par récurrence que pour tout n∈N, un≥α+nf(α).
Déterminer alors n→+∞limun.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.af′(x)=ex−1. f′(x)≥0⟺ex≥1⟺x≥0 : f′ est négative sur ]−∞,0] et positive sur [0,+∞[, nulle seulement en 0.
1.bf(0)=e0−1−0=0. D'après 1.a et les limites admises :
xf′(x)f(x)−∞+∞−↘000+↗+∞+∞
f est strictement décroissante sur ]−∞,0] et strictement croissante sur [0,+∞[.
1.c Le minimum de f sur R vaut 0 et n'est atteint qu'en 0 : f(x)≥0 pour tout x, et f(x)>0 pour x=0.
2.aun+1−un=f(un)≥0 d'après 1.c : la suite est croissante.
2.bIdée : la croissance de (un) place tous les termes dans [α,+∞[, où f est croissante.(un) croissante donne un≥u0=α>0. Comme f est croissante sur [0,+∞[, f(un)≥f(α), d'où un+1=un+f(un)≥un+f(α).
2.cInitialisation :u0=α=α+0⋅f(α). Hérédité : supposons que un≥α+nf(α) et montrons que un+1≥α+(n+1)f(α). D'après 2.b, un+1≥un+f(α)≥α+nf(α)+f(α). Conclusion : pour tout n∈N, un≥α+nf(α).
2.dIdée : la minoration est une suite arithmétique de raison f(α), strictement positive car α=0.f(α)>0, donc lim(α+nf(α))=+∞ et, par comparaison, n→+∞limun=+∞.
Par exemple, pour α=ln2 : u1=eln2−1=1 et u2=e−1 ; ici une suite croissante n'est pas convergente, faute d'être majorée.
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