1. L’écriture conserve le nombre de nucléons A et la charge Z (lois de Soddy). La somme des masses au repos des réactifs et des produits n’est pas nécessairement égale : leur différence intervient dans l’énergie libérée.
12H+13H⟶24He+01n Vérification : A donne 2+3=4+1=5 ; Z donne 1+1=2+0=2. Le neutron est indispensable à ces bilans pour les produits annoncés.
2. Idée : une masse donne un nombre de moles, une mole donne NA réactions, une réaction donne une énergie. Pour un combustible de masse molaire M (en g⋅mol−1) dont chaque mole fournit NA réactions libérant E chacune, l'énergie massique vaut
e=M1000NAE(M en g⋅mol−1, E en J, e en J⋅kg−1) Uranium 235 : E1=173×1,60×10−13=2,768×10−11J. En conservant les données fournies jusqu’au résultat, e1=(1000/235)×6,02×1023×2,768×10−11≈7,09079×1013J⋅kg−1, soit environ 7,1×1013J⋅kg−1.
Mélange deutérium-tritium : E2=17,6×1,60×10−13=2,816×10−12J. Une mole de réactions consomme une mole de deutérium et une mole de tritium, soit 5,0g dans ce modèle. Ainsi e2=(1000/5,0)×6,02×1023×2,816×10−12=3,390464×1014J⋅kg−1, soit environ 3,4×1014J⋅kg−1.
3. Idée : la centrale impose une énergie, le combustible impose une énergie massique ; la masse est le quotient des deux. En une journée : W=PΔt=1,0×109×86400=8,64×1013J.
m1=e1W≈1,21848 kgm2=e2W≈0,254832 kg En consommation idéale, cela représente environ 1,2kg d’uranium 235 ou 0,25kg de mélange par journée. Les valeurs non arrondies ci-dessus servent à comparer les modèles ; elles ne représentent pas une précision physique supplémentaire des données.
4. Par nucléon, les énergies valent 173/236≈0,73305MeV pour la fission et 17,6/5=3,52MeV pour la fusion. Posons rm=m1/m2=e2/e1 et rn=(E2/5)/(E1/236). En simplifiant les expressions avant tout arrondi : rm=(E2/E1)(235/5)≈4,78150 et rn=(E2/E1)(236/5)≈4,80185.
Le quotient des deux rapports vaut donc rn/rm=236/235 avec les conventions du modèle, et l’écart relatif (rn−rm)/rm=1/235≈0,426%. Il provient du décompte : l’énergie par nucléon de fission porte sur l’uranium et le neutron incident (236 nucléons), alors que la masse de combustible comptée porte sur l’uranium 235 seul. Les masses molaires entières étant une approximation déclarée, ce résultat exact dans le modèle ne prétend pas mesurer un écart physique avec cette précision.