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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
OF-IOscillations électriques forcées et résonance

TP d'électricité en quatre expériences (Sciences techniques) : pile réelle et condensateur (EE, rr, CC), bobine (rbr_b, LL), oscillations libres amorties, puis résonance d'intensité avec le même matériel

Idée directrice

En Sciences techniques, le premier exercice de physique est souvent une séance de travaux pratiques en plusieurs expériences menées avec le même matériel : la charge du condensateur par une pile réelle donne EE (asymptote), rr (valeur initiale de uRu_R) et CC (constante de temps) ; l'établissement du courant dans la bobine donne rbr_b (régime permanent) et LL ; la décharge du condensateur dans la bobine vérifie LL et CC par la période propre et fait le bilan d'énergie ; le régime forcé confirme tout par la résonance d'intensité. À chaque étape, il faut reconnaître la lecture graphique qui isole une seule inconnue et réinjecter les valeurs déjà trouvées.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Lors d'une séance de travaux pratiques… le but est de déterminer EE, rr… » ; « identifier, parmi les courbes, celle qui correspond à uC(t)u_C(t) » ; « montrer que r=R(EU0−1)r=R\left(\frac{E}{U_0}-1\right) » ; « justifier que la bobine n'est pas purement inductive » ; « qualifier les oscillations » ; « en admettant que TT est égale à la période propre T0T_0 »

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  • Pile réelle (E,r)(E,r) + RR + CC : uC→Eu_C\to E (asymptote), uR(0)=RER+ru_R(0)=\dfrac{RE}{R+r} donne rr, et τ=(R+r)C\tau=(R+r)C donne CC.
  • Bobine (L,rb)(L,r_b) : i(0)=0i(0)=0 ; en régime permanent uB=rbIp≠0u_B=r_bI_p\neq0 si rb≠0r_b\neq0 ; τ′=LRtotale\tau'=\dfrac{L}{R_{\text{totale}}} (63 % de la valeur finale ou tangente à l'origine).
  • Décharge dans la bobine : qualifier (libres, amorties, pseudo-périodiques) ; T≈T0=2πLCT\approx T_0=2\pi\sqrt{LC} ; énergie aux maximums de uCu_C : 12CuC2\dfrac12Cu_C^2 (i=0i=0).
  • Régime forcé : à la résonance N0=12πLCN_0=\dfrac{1}{2\pi\sqrt{LC}} et Z0=R+rb=UI0Z_0=R+r_b=\dfrac{U}{I_0} ; surtension UC=I0Cω0U_C=\dfrac{I_0}{C\omega_0}.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Oublier la résistance interne rr de la pile dans τ=(R+r)C\tau=(R+r)C et dans τ′\tau' ; lire τ′\tau' à 63 %63\ \% de EE au lieu de 63 %63\ \% de URpU_{Rp} ; confondre uBu_B (qui part de EE) et uRu_R (qui part de 00) ; conclure rb=0r_b=0 parce que uBu_B tend vers une « petite » valeur ; calculer l'énergie à t=Tt=T avec 12Li2\frac12Li^2 alors que i=0i=0 ; oublier RR dans l'impédance à la résonance.

Sujet principal

Exercice 1 — électricité (8 points), dans l'esprit des sessions 2015–2026 (Sciences techniques)

15 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Lors d'une séance de travaux pratiques, on dispose du matériel suivant : une pile (P)(P) de f.é.m. EE et de résistance interne rr (modélisée par un générateur idéal de tension de f.é.m. EE en série avec un conducteur ohmique de résistance rr) ; un conducteur ohmique de résistance R=50 ΩR=50\ \Omega ; un condensateur de capacité CC ; une bobine d'inductance LL et de résistance rbr_b ; un générateur basses fréquences (GBF) ; un ampèremètre ; un oscilloscope à mémoire ; un interrupteur KK et un commutateur à deux positions. Le but de la séance est de déterminer EE, rr, CC, rbr_b et LL ; chaque expérience réutilise les résultats des précédentes.

I- Première expérience. Le condensateur étant initialement déchargé, on réalise le circuit série formé de la pile (P)(P), de l'interrupteur KK, du conducteur ohmique RR et du condensateur. À l'instant t=0t=0, on ferme KK ; l'oscilloscope enregistre la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur et la tension uR(t)u_R(t) aux bornes du conducteur ohmique. On obtient les courbes (C1)(\mathcal C_1) et (C2)(\mathcal C_2) de la figure 1 ; (Δ)(\Delta) est la tangente à (C2)(\mathcal C_2) à l'instant t=0t=0.

  1. Identifier, parmi les courbes (C1)(\mathcal C_1) et (C2)(\mathcal C_2), celle qui correspond à l'évolution de la tension uC(t)u_C(t). Justifier.
  2. Montrer que l'équation différentielle régissant l'évolution de uC(t)u_C(t) s'écrit E=uC+τduCdtE=u_C+\tau\dfrac{du_C}{dt}, où l'on exprimera la constante de temps τ\tau en fonction de RR, rr et CC.
  3. En exploitant la figure 1, déterminer la f.é.m. EE de la pile, la valeur U0U_0 de la tension uRu_R à l'instant t=0t=0 et la constante de temps τ\tau.
  4. Pile et condensateur.
    1. Montrer que r=R(EU0−1)r=R\left(\dfrac{E}{U_0}-1\right). Calculer rr.
    2. En déduire la valeur de la capacité CC du condensateur.

II- Deuxième expérience. On remplace le condensateur par la bobine : le circuit série comporte la pile (P)(P), l'interrupteur KK, la bobine et le conducteur ohmique RR. À un instant pris comme origine des temps, on ferme KK. L'oscilloscope enregistre la tension uB(t)u_B(t) aux bornes de la bobine et la tension uR(t)u_R(t) aux bornes du conducteur ohmique : ce sont les courbes (C3)(\mathcal C_3) et (C4)(\mathcal C_4) de la figure 2.

  1. Établissement du courant.
    1. Identifier la courbe qui représente uR(t)u_R(t). Justifier.
    2. Nommer le phénomène physique responsable du retard de l'établissement du courant dans le circuit.
  2. Justifier, à partir de la courbe représentant uB(t)u_B(t), que la bobine n'est pas purement inductive.
  3. Lire la valeur URpU_{Rp} de la tension uRu_R en régime permanent. En déduire l'intensité IpI_p du courant en régime permanent, puis la résistance rbr_b de la bobine. Vérifier ce résultat à l'aide de la valeur de uBu_B en régime permanent.
  4. La constante de temps de ce circuit est τ′=LR+r+rb\tau'=\dfrac{L}{R+r+r_b}. Déterminer graphiquement τ′\tau', durée au bout de laquelle uRu_R atteint 63 %63\ \% de URpU_{Rp}, puis calculer l'inductance LL.

III- Troisième expérience. Le commutateur étant en position (1), on charge complètement le condensateur à l'aide de la pile (P)(P). À un instant pris comme nouvelle origine des temps, on bascule le commutateur en position (2) : le condensateur se décharge dans la bobine seule. L'oscilloscope enregistre la tension uC(t)u_C(t) (figure 3).

  1. Qualifier les oscillations observées en choisissant parmi : libres, forcées, amorties, non amorties, pseudo-périodiques. Justifier chaque choix.
  2. Établir l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t).
  3. Déterminer graphiquement la pseudo-période TT. En admettant que TT est pratiquement égale à la période propre T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC}, retrouver la valeur de LL.
  4. Énergie de l'oscillateur.
    1. Exprimer l'énergie totale E\mathcal E du circuit en fonction de CC, uCu_C, LL et de l'intensité ii du courant.
    2. Calculer E\mathcal E aux dates t=0t=0 et t=Tt=T.
    3. Préciser la cause de la diminution de E\mathcal E et calculer l'énergie perdue pendant la première pseudo-période.

IV- Quatrième expérience. On monte en série, aux bornes du GBF, le conducteur ohmique RR, la bobine, le condensateur et l'ampèremètre, de résistance négligeable : on obtient un circuit série RLC. Le GBF délivre une tension sinusoïdale de valeur efficace U=2,6 VU=2{,}6\ \text{V} constante et de fréquence NN réglable. On relève l'intensité efficace II du courant pour différentes valeurs de NN et on obtient la courbe de la figure 4.

  1. Réponse du circuit.
    1. Lire la valeur maximale I0I_0 de l'intensité efficace et la fréquence N0N_0 correspondante. Nommer le phénomène dont le circuit est le siège pour N=N0N=N_0.
    2. Vérifier que la valeur de N0N_0 est compatible avec les valeurs de LL et de CC trouvées.
  2. Montrer que, pour N=N0N=N_0, l'impédance du circuit vaut R+rbR+r_b. Retrouver la valeur de rbr_b.
  3. Calculer la tension efficace UCU_C aux bornes du condensateur pour N=N0N=N_0. La comparer à UU et nommer le phénomène mis en évidence.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

I.1 Idée : comparer les valeurs à t=0t=0. Le condensateur est initialement déchargé : uC(0)=0u_C(0)=0, puis uCu_C croît vers EE. Au contraire uR(0)=R i(0)≠0u_R(0)=R\,i(0)\neq0 est maximale à t=0t=0 puis décroît vers 00 quand le courant s'annule. La courbe qui part de 00 est donc (C2)=uC(t)\boxed{(\mathcal C_2)=u_C(t)}, et (C1)=uR(t)(\mathcal C_1)=u_R(t).

I.2 D'après la loi des mailles : E=ur+uR+uC=(R+r) i+uCE=u_r+u_R+u_C=(R+r)\,i+u_C, avec i=CduCdti=C\dfrac{du_C}{dt} (convention récepteur) :

E=uC+(R+r) C duCdtE=u_C+(R+r)\,C\,\frac{du_C}{dt}

C'est la forme demandée avec τ=(R+r) C\boxed{\tau=(R+r)\,C}.

I.3 En régime permanent, i=0i=0 donc uC=Eu_C=E : l'asymptote de (C2)(\mathcal C_2) donne E=6,0 V\boxed{E=6{,}0\ \text{V}}. L'ordonnée à l'origine de (C1)(\mathcal C_1) donne U0=5,0 V\boxed{U_0=5{,}0\ \text{V}}. La tangente (Δ)(\Delta) coupe l'asymptote uC=Eu_C=E à la date t=τt=\tau : graphiquement τ=1,5 ms\boxed{\tau=1{,}5\ \text{ms}} (contrôle : uC(τ)≈0,63×6,0≈3,8 Vu_C(\tau)\approx0{,}63\times6{,}0\approx3{,}8\ \text{V} sur la courbe).

I.4.a Idée : à t=0t=0, uC=0u_C=0 et toute la f.é.m. se partage entre rr et RR. i(0)=ER+ri(0)=\dfrac{E}{R+r} et U0=R i(0)=RER+rU_0=R\,i(0)=\dfrac{RE}{R+r}, donc EU0=1+rR\dfrac{E}{U_0}=1+\dfrac rR, soit r=R(EU0−1)r=R\left(\dfrac{E}{U_0}-1\right). AN : r=50×(1,2−1)=10 Ωr=50\times(1{,}2-1)=\boxed{10\ \Omega}.

I.4.b C=τR+r=1,5×10−360=2,5×10−5 FC=\dfrac{\tau}{R+r}=\dfrac{1{,}5\times10^{-3}}{60}=\boxed{2{,}5\times10^{-5}\ \text{F}}, soit 25 μF25\ \mu\text{F}.

II.1.a À la fermeture de KK, la bobine s'oppose à l'établissement du courant : i(0)=0i(0)=0, donc uR(0)=0u_R(0)=0. La courbe qui part de 00 est (C4)=uR(t)\boxed{(\mathcal C_4)=u_R(t)} ; (C3)(\mathcal C_3) représente uB(t)u_B(t) (à t=0t=0, uB=E=6,0 Vu_B=E=6{,}0\ \text{V} puisque ur=uR=0u_r=u_R=0).

II.1.b C'est le phénomène d'auto-induction : la variation du courant fait apparaître dans la bobine une f.é.m. d'auto-induction qui s'oppose à cette variation.

II.2 uB=rb i+Ldidtu_B=r_b\,i+L\dfrac{di}{dt}. En régime permanent, didt=0\dfrac{di}{dt}=0 et uB=rbIpu_B=r_bI_p. Or (C3)(\mathcal C_3) tend vers 1,2 V≠01{,}2\ \text{V}\neq0 : donc rb≠0r_b\neq0, la bobine n'est pas purement inductive.

II.3 Lecture : URp=4,0 VU_{Rp}=4{,}0\ \text{V}, d'où Ip=URpR=4,050=0,080 AI_p=\dfrac{U_{Rp}}{R}=\dfrac{4{,}0}{50}=0{,}080\ \text{A}. En régime permanent, la loi des mailles donne E=(R+r+rb) IpE=(R+r+r_b)\,I_p, d'où rb=EIp−R−r=75−60=15 Ωr_b=\dfrac{E}{I_p}-R-r=75-60=\boxed{15\ \Omega}. Vérification : uB=rbIp=15×0,080=1,2 Vu_B=r_bI_p=15\times0{,}080=1{,}2\ \text{V}, valeur de l'asymptote de (C3)(\mathcal C_3).

II.4 0,63 URp≈2,5 V0{,}63\,U_{Rp}\approx2{,}5\ \text{V} est atteinte graphiquement à τ′≈4,8 ms\boxed{\tau'\approx4{,}8\ \text{ms}}. Donc L=τ′(R+r+rb)=4,8×10−3×75=0,36 HL=\tau'(R+r+r_b)=4{,}8\times10^{-3}\times75=\boxed{0{,}36\ \text{H}}.

III.1 Oscillations libres : après la bascule, le circuit ne comporte aucun générateur. Amorties : les maximums successifs diminuent (environ 6,06{,}0 V, 4,04{,}0 V puis 2,72{,}7 V). Pseudo-périodiques : les maximums se reproduisent à intervalles de temps égaux.

III.2 D'après la loi des mailles : uC+rb i+Ldidt=0u_C+r_b\,i+L\dfrac{di}{dt}=0, avec i=CduCdti=C\dfrac{du_C}{dt} :

LC d2uCdt2+rbC duCdt+uC=0LC\,\frac{d^2u_C}{dt^2}+r_bC\,\frac{du_C}{dt}+u_C=0

III.3 Les maximums de uCu_C reviennent vers 1919, 3838 puis 57 ms57\ \text{ms} : trois pseudo-périodes durent environ 57 ms57\ \text{ms}, d'où T≈19 ms\boxed{T\approx19\ \text{ms}}. Avec T≈T0=2πLCT\approx T_0=2\pi\sqrt{LC} : L=T24π2CL=\dfrac{T^2}{4\pi^2C} ; AN : L=(19×10−3)24π2×2,5×10−5≈0,37 HL=\dfrac{(19\times10^{-3})^2}{4\pi^2\times2{,}5\times10^{-5}}\approx\boxed{0{,}37\ \text{H}}, en accord, à la précision de la lecture près, avec L=0,36 HL=0{,}36\ \text{H} trouvé dans la deuxième expérience.

III.4.a E=12 C uC2+12 L i2\mathcal E=\dfrac12\,C\,u_C^2+\dfrac12\,L\,i^2.

III.4.b Idée : aux maximums de uCu_C, i=CduCdt=0i=C\dfrac{du_C}{dt}=0 et l'énergie est purement électrique. À t=0t=0 : E0=12 C E2=12×2,5×10−5×36=4,5×10−4 J\mathcal E_0=\dfrac12\,C\,E^2=\dfrac12\times2{,}5\times10^{-5}\times36=\boxed{4{,}5\times10^{-4}\ \text{J}}. À t=Tt=T, on lit uC≈4,0 Vu_C\approx4{,}0\ \text{V} : E1≈12×2,5×10−5×16=2,0×10−4 J\mathcal E_1\approx\dfrac12\times2{,}5\times10^{-5}\times16=\boxed{2{,}0\times10^{-4}\ \text{J}}.

III.4.c L'énergie diminue à cause de l'effet Joule dans la résistance rbr_b de la bobine, seule résistance du circuit. Énergie perdue pendant la première pseudo-période : E0−E1≈2,5×10−4 J\mathcal E_0-\mathcal E_1\approx\boxed{2{,}5\times10^{-4}\ \text{J}}.

IV.1.a Lecture : I0=40 mA\boxed{I_0=40\ \text{mA}} pour N0≈53 Hz\boxed{N_0\approx53\ \text{Hz}}. L'intensité efficace est maximale : le circuit est le siège d'une résonance d'intensité.

IV.1.b À la résonance, N0=12πLCN_0=\dfrac{1}{2\pi\sqrt{LC}} avec LC=0,36×2,5×10−5=3,0×10−3 s\sqrt{LC}=\sqrt{0{,}36\times2{,}5\times10^{-5}}=3{,}0\times10^{-3}\ \text{s} : N0≈53,1 HzN_0\approx53{,}1\ \text{Hz}, compatible avec la lecture.

IV.2 Idée : à la résonance, les effets de la bobine et du condensateur se compensent. Pour N=N0N=N_0, Lω0=1Cω0L\omega_0=\dfrac{1}{C\omega_0}, donc l'impédance Z=(R+rb)2+(Lω0−1Cω0)2Z=\sqrt{(R+r_b)^2+\left(L\omega_0-\frac{1}{C\omega_0}\right)^2} se réduit à Z0=R+rbZ_0=R+r_b. Loi d'Ohm en valeurs efficaces : R+rb=UI0=2,60,040=65 ΩR+r_b=\dfrac{U}{I_0}=\dfrac{2{,}6}{0{,}040}=65\ \Omega, d'où rb=15 Ωr_b=\boxed{15\ \Omega}, comme dans la deuxième expérience.

IV.3 UC=I0C ω0U_C=\dfrac{I_0}{C\,\omega_0} avec ω0=2πN0≈333 rad⋅s−1\omega_0=2\pi N_0\approx333\ \text{rad·s}^{-1} : UC≈0,0402,5×10−5×333≈4,8 VU_C\approx\dfrac{0{,}040}{2{,}5\times10^{-5}\times333}\approx\boxed{4{,}8\ \text{V}}. UC>UU_C>U : c'est le phénomène de surtension à la résonance, de facteur Q=UCU≈1,8Q=\dfrac{U_C}{U}\approx1{,}8.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : charge par une pile réelle (E,r)(E,r) puis établissement du courant dans la bobine (principale 2018, Sciences techniques) ; bobine (L,r)(L,r) puis décharge du condensateur dans la bobine avec les courbes d'énergie (contrôle 2017) ; charge du condensateur puis oscillations libres amorties (principale 2015) ; charge du condensateur puis régime forcé (contrôle 2016) ; deux lampes pour reconnaître les dipôles, bobine purement inductive, puis un commutateur donnant la charge et les oscillations LC (contrôle 2021) ; énergie magnétique EL(t)E_L(t) de période T02\frac{T_0}{2} (principale 2025) ; charge RC puis résonance d'intensité et filtre (principale 2026). En Sciences de l'informatique, l'exercice ne compte que deux expériences : oscillations libres puis régime forcé (principale 2023), charge à courant constant puis dipôle RC (principales 2024 et 2026).

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill OF-I.1 — énergie magnétique EL(t)E_L(t) d'un circuit LC non amorti : T0=2TT_0=2T, puis LL, U0U_0 et ImI_m
Entraînement 01 / 01

Drill OF-I.1 — énergie magnétique EL(t)E_L(t) d'un circuit LC non amorti : T0=2TT_0=2T, puis LL, U0U_0 et ImI_m

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un condensateur de capacité C=40 μFC=40\ \mu\text{F}, initialement chargé sous une tension U0U_0, est relié à l'instant t=0t=0, par la bascule d'un commutateur, à une bobine d'inductance LL et de résistance négligeable. Un dispositif d'acquisition permet de suivre l'évolution temporelle de l'énergie magnétique ELE_L emmagasinée dans la bobine ; on obtient la courbe ci-dessous.

  1. Justifier, à partir de la courbe, que le circuit est le siège d'oscillations électriques libres non amorties.
  2. En déduire la valeur de l'énergie totale E\mathcal E du circuit.
  3. Période de l'énergie.
    1. L'intensité du courant s'écrit i=Imsin⁡(2πT0 t+φ)i=I_m\sin\left(\dfrac{2\pi}{T_0}\,t+\varphi\right), où T0T_0 est la période propre de l'oscillateur. Montrer que ELE_L est périodique de période T=T02T=\dfrac{T_0}{2}.
    2. Déterminer TT sur la courbe, puis T0T_0. En déduire l'inductance LL.
  4. Calculer la tension U0U_0 et l'intensité maximale ImI_m du courant.
  5. Déterminer la première date t1>0t_1>0 à laquelle l'énergie électrique du condensateur est égale à l'énergie magnétique de la bobine.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Les maximums de ELE_L gardent la même valeur au cours du temps : l'énergie de l'oscillateur ne diminue pas, il n'y a pas d'effet Joule (résistance négligeable). Les oscillations sont non amorties ; elles sont libres car aucun générateur n'alimente le circuit après la bascule.

2. Idée : quand ELE_L est maximale, ii est maximale et uC=0u_C=0. L'énergie électrique est alors nulle, donc E=ELmax⁡=5,0×10−4 J\mathcal E=E_{L\max}=\boxed{5{,}0\times10^{-4}\ \text{J}}.

3.a EL=12 L i2=12 L Im2sin⁡2θE_L=\dfrac12\,L\,i^2=\dfrac12\,L\,I_m^2\sin^2\theta avec θ=2πT0 t+φ\theta=\dfrac{2\pi}{T_0}\,t+\varphi. Comme sin⁡2θ=1−cos⁡2θ2\sin^2\theta=\dfrac{1-\cos2\theta}{2} :

EL=LIm24 (1−cos⁡2θ)E_L=\frac{L I_m^2}{4}\,\left(1-\cos 2\theta\right)

et 2θ=4πT0 t+2φ=2πT0/2 t+2φ2\theta=\dfrac{4\pi}{T_0}\,t+2\varphi=\dfrac{2\pi}{T_0/2}\,t+2\varphi : ELE_L est périodique de période T=T02\boxed{T=\dfrac{T_0}{2}}.

3.b ELE_L s'annule aux dates 00 ; 6,36{,}3 ; 12,612{,}6 ; 18,8 ms18{,}8\ \text{ms} : T≈6,3 msT\approx6{,}3\ \text{ms} et T0=2T≈12,6 msT_0=2T\approx12{,}6\ \text{ms}. Avec T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC} : L=T024π2CL=\dfrac{T_0^2}{4\pi^2C} ; AN : L≈0,10 HL\approx\boxed{0{,}10\ \text{H}}.

4. À t=0t=0, i=0i=0 : E=12 C U02\mathcal E=\dfrac12\,C\,U_0^2, d'où U0=2EC=25=5,0 VU_0=\sqrt{\dfrac{2\mathcal E}{C}}=\sqrt{25}=\boxed{5{,}0\ \text{V}}. De même E=12 L Im2\mathcal E=\dfrac12\,L\,I_m^2, d'où Im=2EL=0,10 AI_m=\sqrt{\dfrac{2\mathcal E}{L}}=\boxed{0{,}10\ \text{A}}.

5. Idée : l'égalité des deux énergies impose EL=E2E_L=\dfrac{\mathcal E}{2}. La courbe part de EL=0E_L=0, donc φ=0\varphi=0 (ou π\pi) et sin⁡2(2πT0t1)=12\sin^2\left(\dfrac{2\pi}{T_0}t_1\right)=\dfrac12, soit 2πT0t1=π4\dfrac{2\pi}{T_0}t_1=\dfrac\pi4 : t1=T08≈1,57 mst_1=\dfrac{T_0}{8}\approx\boxed{1{,}57\ \text{ms}}, date à laquelle on lit bien EL=25×10−5 JE_L=25\times10^{-5}\ \text{J} sur la courbe.

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