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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
OL-BOscillations électriques libres (LC, RLC)

Oscillations libres amorties — circuit RLC

Idée directrice

L'ajout d'un résistor RR dans le circuit LC dissipe de l'énergie : les oscillations s'amortissent, la pseudo-période TT est légèrement supérieure à T0T_0, et l'enveloppe décroît exponentiellement. L'exercice fait établir l'équation différentielle du second ordre, identifier le régime (pseudo-périodique, apériodique, critique), exploiter un oscillogramme pour mesurer TT et déterminer le décrément logarithmique, puis calculer l'énergie dissipée entre deux oscillations.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Établir l'équation différentielle de q(t)q(t) » ; « Préciser le régime » ; « Calculer le décrément logarithmique » ; « Calculer l'énergie dissipée entre deux oscillations »

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  • Équa diff RLC libre : q¨+(R/L)q˙+q/(LC)=0\ddot{q} + (R/L)\dot{q} + q/(LC) = 0. Identifier α=R/(2L)\alpha = R/(2L) et ω0=1/LC\omega_0 = 1/\sqrt{LC}.
  • Régimes : α<ω0\alpha < \omega_0 → pseudo-périodique ; α=ω0\alpha = \omega_0 → critique ; α>ω0\alpha > \omega_0 → apériodique.
  • Décrément logarithmique : δ=ln⁡(Un/Un+1)=αT\delta = \ln(U_n/U_{n+1}) = \alpha T.
  • Énergie dissipée sur [0,T][0,T] : W=12C(U02−U12)W = \frac{1}{2}C(U_0^2 - U_1^2) (différence des énergies aux extrema successifs).
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Confondre la pseudo-période TT (mesurée sur l'oscillogramme) et la période propre T0T_0 (calculée avec LL et CC). Autre erreur : calculer l'énergie dissipée sur [0,T][0,T] en oubliant que l'énergie à t=Tt = T n'est pas nulle (le condensateur est encore partiellement chargé).

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un circuit RLC série comporte un résistor R=50 ΩR = 50\,\Omega, une bobine idéale L=0,20 HL = 0{,}20\,\text{H} et un condensateur C=5,0 μFC = 5{,}0\,\mu\text{F} initialement chargé sous U0=10 VU_0 = 10\,\text{V}.

  1. Établir l'équation différentielle vérifiée par la charge q(t)q(t) :
    1. Montrer que d2qdt2+RLdqdt+qLC=0\dfrac{\mathrm{d}^2 q}{\mathrm{d}t^2} + \dfrac{R}{L}\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} + \dfrac{q}{LC} = 0.
    2. Calculer le discriminant réduit Δ′=(R2L)2−1LC\Delta' = \left(\dfrac{R}{2L}\right)^2 - \dfrac{1}{LC} et préciser le régime obtenu.
  2. L'oscillogramme de uC(t)u_C(t) fournit les amplitudes successives U1=4,53 VU_1 = 4{,}53\,\text{V} et U2=2,05 VU_2 = 2{,}05\,\text{V} séparées d'une pseudo-période TT. La pseudo-période mesurée vaut T=6,33 msT = 6{,}33\,\text{ms}.
    1. Calculer le décrément logarithmique δ=ln⁡(UnUn+1)\delta = \ln\left(\dfrac{U_n}{U_{n+1}}\right).
    2. En déduire le coefficient d'amortissement α=R/(2L)\alpha = R/(2L) à partir de la relation δ=αT\delta = \alpha T.
  3. Calculer l'énergie dissipée dans RR entre t=0t = 0 et t=Tt = T.
  4. Comparer TT à T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. Commenter.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.(a) Idée : loi des mailles RLC + uR=Riu_R = Ri, uL=Li˙u_L = L\dot{i}, uC=q/Cu_C = q/C.

Ld2qdt2+Rdqdt+qC=0  ⟹  d2qdt2+RLdqdt+1LCq=0.L\frac{\mathrm{d}^2 q}{\mathrm{d}t^2} + R\frac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} + \frac{q}{C} = 0 \implies \frac{\mathrm{d}^2 q}{\mathrm{d}t^2} + \frac{R}{L}\frac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC}q = 0.

1.(b) Idée : identifier les régimes à partir du signe de Δ′\Delta'.

Δ′=(R2L)2−1LC=(500,40)2−10,20×5,0×10−6=15625−106<0.\Delta' = \left(\frac{R}{2L}\right)^2 - \frac{1}{LC} = \left(\frac{50}{0{,}40}\right)^2 - \frac{1}{0{,}20\times5{,}0\times10^{-6}} = 15625 - 10^6 < 0.

Δ′<0\Delta' < 0 : le régime est pseudo-périodique (oscillations amorties).

2.(a) Idée : le décrément est le logarithme du rapport de deux amplitudes consécutives.

δ=ln⁡U1U2=ln⁡4,532,05≈0,792.\delta = \ln\frac{U_1}{U_2} = \ln\frac{4{,}53}{2{,}05} \approx \boxed{0{,}792}.

2.(b) Idée : δ=αT\delta = \alpha T avec α=R/(2L)\alpha = R/(2L).

α=δT=0,7926,33×10−3≈125 s−1.\alpha = \frac{\delta}{T} = \frac{0{,}792}{6{,}33\times10^{-3}} \approx \boxed{125\,\text{s}^{-1}}.

Vérification indépendante : R/(2L)=50/(2×0,20)=125 s−1R/(2L) = 50/(2\times0{,}20) = 125\,\text{s}^{-1}. La lecture des crêtes et les paramètres du circuit conduisent donc au même amortissement.

3. Idée : énergie initiale E0=12CU02E_0 = \frac{1}{2}CU_0^2 ; énergie à t=Tt = T : E1=12CU12E_1 = \frac{1}{2}CU_1^2 (maximum au premier pic). Energie dissipée = E0−E1E_0 - E_1.

Wdiss=12C(U02−U12)=12×5,0×10−6×(100−4,532)≈1,99×10−4 J.W_\text{diss} = \frac{1}{2}C(U_0^2 - U_1^2) = \frac{1}{2}\times5{,}0\times10^{-6}\times\left(100 - 4{,}53^2\right) \approx \boxed{1{,}99\times10^{-4}\,\text{J}}.

4.

T0=2πLC=2π0,20×5,0×10−6≈6,28×10−3 s=6,28 ms.T_0 = 2\pi\sqrt{LC} = 2\pi\sqrt{0{,}20\times5{,}0\times10^{-6}} \approx 6{,}28\times10^{-3}\,\text{s} = 6{,}28\,\text{ms}.

T=6,33 ms>T0=6,28 msT = 6{,}33\,\text{ms} > T_0 = 6{,}28\,\text{ms} : la pseudo-période est légèrement supérieure à T0T_0, conformément à la théorie (T=T0/1−(R/(2Lω0))2T = T_0/\sqrt{1-(R/(2L\omega_0))^2} pour un amortissement faible). L'écart est faible car l'amortissement est modéré.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : détermination de RR critique (Rc=2L/CR_c = 2\sqrt{L/C}) ; régime apériodique (RR très grand) ; RLC avec générateur (oscillations forcées, voir EL-E).

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill OL-B.1 — circuit LC idéal et échange d'énergie
Entraînement 01 / 06

Drill OL-B.1 — circuit LC idéal et échange d'énergie

3 questionsCorrigé masqué

Dans un oscillateur LC libre non amorti, un condensateur de capacité C=4,0 μFC=4{,}0\,\mu\text{F} est chargé sous U0=8,0 VU_0=8{,}0\,\text{V}, puis relié à une bobine idéale d'inductance L=0,25 HL=0{,}25\,\text{H}. La résistance du circuit est négligeable.

  1. Établir l'expression de la période propre T0T_0, puis la calculer.
  2. Exprimer et calculer l'énergie électromagnétique totale initiale.
  3. En déduire l'intensité maximale ImI_m et justifier qu'aux instants où uC=0u_C=0, l'énergie est purement magnétique.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Mise en équation : pour l'oscillateur LC idéal, la période propre vaut T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC}.

T0=2π0,25×4,0×10−6=6,28×10−3 s.T_0=2\pi\sqrt{0{,}25\times4{,}0\times10^{-6}}=\boxed{6{,}28\times10^{-3}\,\text{s}}.

2. Initialement, toute l'énergie électromagnétique est électrique :

E=12CU02=12×4,0×10−6×8,02=1,28×10−4 J.E=\frac12 CU_0^2=\frac12\times4{,}0\times10^{-6}\times8{,}0^2=\boxed{1{,}28\times10^{-4}\,\text{J}}.

3. À l'intensité maximale, la conservation de l'énergie donne 12LIm2=E\frac12 LI_m^2=E, donc

Im=U0CL=8,04,0×10−60,25=3,20×10−2 A.I_m=U_0\sqrt{\frac{C}{L}}=8{,}0\sqrt{\frac{4{,}0\times10^{-6}}{0{,}25}}=\boxed{3{,}20\times10^{-2}\,\text{A}}.

Lorsque uC=0u_C=0, la charge q=CuCq=Cu_C est nulle : la partie électrique q2/(2C)q^2/(2C) s'annule et l'énergie est purement magnétique, égale à LIm2/2LI_m^2/2.

2 Drill OL-B.2 — décrément logarithmique cohérent
Entraînement 02 / 06

Drill OL-B.2 — décrément logarithmique cohérent

3 questionsCorrigé masqué

Un oscillogramme d'un circuit RLC libre pseudo-périodique donne trois crêtes positives successives U0=10,0 VU_0=10{,}0\,\text{V}, U1=5,00 VU_1=5{,}00\,\text{V} et U2=2,50 VU_2=2{,}50\,\text{V}. La pseudo-période vaut T=6,93 msT=6{,}93\,\text{ms} et la bobine a une inductance L=0,20 HL=0{,}20\,\text{H}.

  1. Vérifier que les amplitudes suivent une même enveloppe exponentielle.
  2. Calculer le décrément logarithmique δ\delta, puis le coefficient d'amortissement α\alpha.
  3. En déduire la résistance totale R=2LαR=2L\alpha et interpréter la décroissance observée.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Les rapports de deux amplitudes successives sont identiques : U0/U1=10,0/5,00=2U_0/U_1=10{,}0/5{,}00=2 et U1/U2=5,00/2,50=2U_1/U_2=5{,}00/2{,}50=2. Les trois points appartiennent donc à une même enveloppe exponentielle.

2. Le décrément logarithmique et le coefficient d'amortissement valent :

δ=ln⁡ ⁣(U1U2)=ln⁡2=0,693,α=δT=0,6936,93×10−3=100 s−1.\delta=\ln\!\left(\frac{U_1}{U_2}\right)=\ln 2=\boxed{0{,}693},\qquad \alpha=\frac{\delta}{T}=\frac{0{,}693}{6{,}93\times10^{-3}}=\boxed{100\,\text{s}^{-1}}.

3. La relation littérale α=R/(2L)\alpha=R/(2L) donne :

R=2Lα=2×0,20×100=40 Ω.R=2L\alpha=2\times0{,}20\times100=\boxed{40\,\Omega}.

Le rapport constant entre crêtes confirme une décroissance exponentielle : le circuit est libre, amorti et pseudo-périodique.

3 Drill OL-B.3 — décider du régime à partir de la résistance
Entraînement 03 / 06

Drill OL-B.3 — décider du régime à partir de la résistance

3 questionsCorrigé masqué

On étudie les oscillations libres de trois circuits RLC série avec la même bobine L=0,10 HL=0{,}10\,\text{H} et le même condensateur C=10 μFC=10\,\mu\text{F}. Leurs résistances totales sont respectivement R1=50 ΩR_1=50\,\Omega, R2=200 ΩR_2=200\,\Omega et R3=400 ΩR_3=400\,\Omega.

  1. Établir la condition séparant les régimes et calculer la résistance critique Rc=2L/CR_c=2\sqrt{L/C}.
  2. Comparer chaque résistance à RcR_c et nommer le régime correspondant (pseudo-périodique, critique ou apériodique).
  3. Préciser dans quel circuit une pseudo-période peut être mesurée à l'oscilloscope et justifier.
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1. Mise en équation : la frontière entre les régimes est α=ω0\alpha=\omega_0, avec α=R/(2L)\alpha=R/(2L) et ω0=1/LC\omega_0=1/\sqrt{LC}. On obtient donc Rc=2L/CR_c=2\sqrt{L/C}.

ω0=10,10×10×10−6=1000 rad⋅s−1,Rc=20,1010×10−6=200 Ω.\omega_0=\frac{1}{\sqrt{0{,}10\times10\times10^{-6}}}=1000\,\mathrm{rad\cdot s}^{-1},\qquad R_c=2\sqrt{\frac{0{,}10}{10\times10^{-6}}}=\boxed{200\,\Omega}.

2. R1=50 Ω<RcR_1=50\,\Omega<R_c : régime pseudo-périodique. R2=200 Ω=RcR_2=200\,\Omega=R_c : régime critique. R3=400 Ω>RcR_3=400\,\Omega>R_c : régime apériodique.

3. Une pseudo-période ne se mesure que lorsque la réponse oscille : c'est donc le circuit de résistance R1=50 ΩR_1=50\,\Omega. Les deux autres réponses reviennent vers zéro sans oscillation.

4 Drill OL-B.4 — identifier L et C par deux mesures
Entraînement 04 / 06

Drill OL-B.4 — identifier L et C par deux mesures

3 questionsCorrigé masqué

Pour identifier les composants d'un oscillateur RLC libre amorti, on retire d'abord la résistance et on mesure la période propre T0=3,14 msT_0=3{,}14\,\text{ms}. On réintroduit ensuite une résistance variable : la réponse devient critique pour la résistance totale Rc=400 ΩR_c=400\,\Omega.

  1. Établir les deux relations LC=(T0/2π)2LC=(T_0/2\pi)^2 et L/C=(Rc/2)2L/C=(R_c/2)^2.
  2. En déduire séparément l'inductance LL et la capacité CC.
  3. Pour R=250 ΩR=250\,\Omega, préciser le régime et dire si une pseudo-période reste mesurable.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. La période propre donne LC=(T0/2π)2LC=(T_0/2\pi)^2. À la limite critique, Rc=2L/CR_c=2\sqrt{L/C}, donc L/C=(Rc/2)2L/C=(R_c/2)^2.

LC=(3,14×10−32π)2≈2,50×10−7 H⋅F,LC=(4002)2=4,00×104.LC=\left(\frac{3{,}14\times10^{-3}}{2\pi}\right)^2\approx2{,}50\times10^{-7}\,\mathrm{H\cdot F},\qquad \frac{L}{C}=\left(\frac{400}{2}\right)^2=4{,}00\times10^4.

2. En multipliant puis en divisant ces deux relations :

L=(LC)LC≈0,100 H,C=LCL/C≈2,50 μF.L=\sqrt{(LC)\frac{L}{C}}\approx\boxed{0{,}100\,\text{H}},\qquad C=\sqrt{\frac{LC}{L/C}}\approx\boxed{2{,}50\,\mu\text{F}}.

3. Comme R=250 Ω<Rc=400 ΩR=250\,\Omega<R_c=400\,\Omega, le régime est pseudo-périodique : la réponse oscille et une pseudo-période reste mesurable à l'oscilloscope.

5 Drill OL-B.5 — énergie dissipée lue sur la tangente à u_C(t)
Entraînement 05 / 06

Drill OL-B.5 — énergie dissipée lue sur la tangente à u_C(t)

3 questionsCorrigé masqué

Un condensateur C=0,50 μFC=0{,}50\,\mu\mathrm{F}, chargé sous 10 V10\,\mathrm{V}, se décharge à t=0t=0 dans une bobine L=0,40 HL=0{,}40\,\mathrm{H} en série avec un résistor : le circuit RLC est le siège d'oscillations libres amorties : l'oscillogramme de uC(t)u_C(t) montre un régime pseudopériodique. À l'instant t1t_1 où uCu_C s'annule pour la première fois, la tangente à la courbe uC(t)u_C(t) a pour pente −2,0×104 V s−1-2{,}0\times10^{4}\,\mathrm{V\,s^{-1}}.

  1. Calculer la période propre T0T_0 du circuit.
  2. Préciser la forme de l'énergie à t=0t=0 et à t1t_1, puis calculer ces deux énergies.
  3. En déduire l'énergie dissipée entre 00 et t1t_1 ; où est-elle passée ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Idée : quand uC=0u_C=0, toute l'énergie est magnétique et i=C duC/dti=C\,\mathrm{d}u_C/\mathrm{d}t se lit sur la pente.

1. T0=2πLC=2π0,40×0,50×10−6=2,81×10−3 sT_0=2\pi\sqrt{LC}=2\pi\sqrt{0{,}40\times0{,}50\times10^{-6}}=\boxed{2{,}81\times10^{-3}\,\mathrm{s}}.

2. À t=0t=0 : uC=10 Vu_C=10\,\mathrm{V}, i=0i=0 : énergie purement électrique E(0)=12CuC2=12×0,50×10−6×102=2,5×10−5 JE(0)=\tfrac12Cu_C^2=\tfrac12\times0{,}50\times10^{-6}\times10^2=\boxed{2{,}5\times10^{-5}\,\mathrm{J}}. À t1t_1 : uC=0u_C=0, énergie purement magnétique, avec i=C α=0,50×10−6×(−2,0×104)=−1,0×10−2 Ai=C\,\alpha=0{,}50\times10^{-6}\times(-2{,}0\times10^{4})=-1{,}0\times10^{-2}\,\mathrm{A} : E(t1)=12Li2=12×0,40×(1,0×10−2)2=2,0×10−5 JE(t_1)=\tfrac12Li^2=\tfrac12\times0{,}40\times(1{,}0\times10^{-2})^2=\boxed{2{,}0\times10^{-5}\,\mathrm{J}}.

3. ∣ΔE∣=2,5×10−5−2,0×10−5=5,0×10−6 J|\Delta E|=2{,}5\times10^{-5}-2{,}0\times10^{-5}=\boxed{5{,}0\times10^{-6}\,\mathrm{J}}, dissipés par effet Joule dans la résistance totale du circuit (dE/dt=−(R+r)i2<0\mathrm{d}E/\mathrm{d}t=-(R+r)i^2<0).

6 Drill OL-B.6 — entretien des oscillations par un dipôle à résistance négative (A.O.P)
Entraînement 06 / 06

Drill OL-B.6 — entretien des oscillations par un dipôle à résistance négative (A.O.P)

7 questionsFigure fournieCorrigé masqué

I- Un condensateur de capacité CC, préalablement chargé sous la tension U0=6,0 VU_0=6{,}0\ \text{V}, est associé en série avec une bobine d'inductance L=0,50 HL=0{,}50\ \text{H} et de résistance r=12 Ωr=12\ \Omega et un conducteur ohmique de résistance R0=38 ΩR_0=38\ \Omega. À l'instant t=0t=0, on ferme le circuit ; un oscilloscope à mémoire enregistre la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur (figure 1).

  1. Oscillations libres.
    1. Établir l'équation différentielle régissant l'évolution de la tension uC(t)u_C(t).
    2. Justifier que le circuit est le siège d'oscillations libres et amorties. Préciser la cause de l'amortissement.
  2. Exploitation de la figure 1.
    1. Déterminer la valeur de la pseudo-période TT des oscillations.
    2. En assimilant TT à la période propre T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC}, calculer la capacité CC du condensateur.

II- On insère en série dans le circuit précédent, entre la borne E et la masse M, le dipôle (D) de la figure 2. L'amplificateur opérationnel (A.O.P) est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire ; R1R_1 est un conducteur ohmique de résistance fixe et R2R_2 un conducteur ohmique de résistance réglable. On note ii l'intensité du courant qui entre dans (D) par la borne E. Le condensateur est rechargé sous U0=6,0 VU_0=6{,}0\ \text{V}, puis on ferme le circuit.

Pour une valeur convenable R2,0R_{2,0} de la résistance R2R_2, l'évolution de la tension uC(t)u_C(t) est donnée par le chronogramme de la figure 3.

  1. Loi des nœuds et loi des mailles dans (D).
    1. Justifier que i=i1i=i_1.
    2. Montrer que i1′=−i1i'_1=-i_1.
  2. Tension aux bornes de (D).
    1. Exprimer la tension u2u_2 en fonction de R2R_2 et i2i_2, puis en fonction de R2R_2 et ii.
    2. En déduire que uEM=−R2 iu_{EM}=-R_2\,i et justifier l'appellation de (D) : « dipôle à résistance négative ».
  3. Condition d'entretien.
    1. Établir l'équation différentielle régissant uC(t)u_C(t) en présence du dipôle (D).
    2. Déterminer la valeur R2,0R_{2,0} de R2R_2 pour laquelle les oscillations de uC(t)u_C(t) sont non amorties. Donner alors l'expression de leur période T0T_0 et calculer sa valeur.
    3. L'énergie électromagnétique totale du circuit s'écrit E=12CuC2+12Li2\mathcal{E}=\frac12Cu_C^2+\frac12Li^2. Montrer que dEdt=−(R0+r−R2) i2\frac{d\mathcal{E}}{dt}=-(R_0+r-R_2)\,i^2 ; conclure pour R2=R2,0R_2=R_{2,0} et calculer E\mathcal{E}.
  4. Exploitation de la figure 3.
    1. Préciser la nature des oscillations de uC(t)u_C(t) (amorties ou non amorties) et vérifier la valeur de leur période.
    2. Indiquer l'utilité du dipôle (D) inséré dans le circuit. En déduire le type des oscillations de uC(t)u_C(t).
    3. Justifier l'origine de l'énergie fournie par le dipôle (D) pour assurer ces oscillations.
  5. On règle maintenant R2=30 ΩR_2=30\ \Omega. Préciser, en le justifiant, la nature des oscillations de uC(t)u_C(t) obtenues.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

I.1.a Idée : loi des mailles, avec uB=Ldidt+riu_B=L\frac{di}{dt}+ri et i=dqdt=CduCdti=\frac{dq}{dt}=C\frac{du_C}{dt}. D'après la loi des mailles, uC+uB+uR0=0u_C+u_B+u_{R_0}=0, soit uC+Ldidt+(R0+r) i=0u_C+L\frac{di}{dt}+(R_0+r)\,i=0. En remplaçant ii par CduCdtC\frac{du_C}{dt} et en divisant par LCLC :

d2uCdt2+R0+rL duCdt+uCLC=0\dfrac{d^2u_C}{dt^2}+\dfrac{R_0+r}{L}\,\dfrac{du_C}{dt}+\dfrac{u_C}{LC}=0

I.1.b Le circuit ne renferme aucun générateur : les oscillations de uC(t)u_C(t) sont libres. Leur amplitude décroît au cours du temps (de 6,0 V6{,}0\ \text{V} à t=0t=0 à environ 3,6 V3{,}6\ \text{V} vers t=10 mst=10\ \text{ms}) : elles sont amorties. La cause de l'amortissement est la résistance totale R0+rR_0+r du circuit, dans laquelle une partie de l'énergie est dissipée par effet Joule.

I.2.a Idée : mesurer la durée de plusieurs pseudo-périodes pour gagner en précision. Sur la figure 1, le cinquième maximum qui suit celui de t=0t=0 est atteint vers t≈9,9 mst\approx9{,}9\ \text{ms} : cinq pseudo-périodes durent environ 10 ms10\ \text{ms}, d'où T=2,0 msT=\boxed{2{,}0\ \text{ms}}.

I.2.b Idée : T≈T0=2πLCT\approx T_0=2\pi\sqrt{LC}, donc T2=4π2LCT^2=4\pi^2LC.

C=T24π2L=(2,0×10−3)24π2×0,50C=\dfrac{T^2}{4\pi^2L}=\dfrac{(2{,}0\times10^{-3})^2}{4\pi^2\times0{,}50}

On obtient C≈2,0×10−7 FC\approx2{,}0\times10^{-7}\ \text{F}, soit C≈0,20 μF\boxed{C\approx0{,}20\ \mu\text{F}}.

II.1.a Idée : un A.O.P idéal n'absorbe aucun courant par ses entrées. La loi des nœuds appliquée en E donne i=i1+i+i=i_1+i_+, avec i+=0i_+=0 car l'A.O.P est idéal : i=i1\boxed{i=i_1}.

II.1.b Idée : en régime linéaire, la tension d'entrée ε=uEN\varepsilon=u_{EN} est nulle. Dans la maille (E, S, N) : uES+uSN+uNE=0u_{ES}+u_{SN}+u_{NE}=0, avec uES=R1i1u_{ES}=R_1i_1, uSN=R1i1′u_{SN}=R_1i'_1 et uNE=−ε=0u_{NE}=-\varepsilon=0. Donc R1i1+R1i1′=0R_1i_1+R_1i'_1=0, soit i1′=−i1\boxed{i'_1=-i_1}.

II.2.a D'après la loi d'Ohm, u2=R2 i2u_2=R_2\,i_2. Au point N, i1′=i2+i−i'_1=i_2+i_- avec i−=0i_-=0, donc i2=i1′=−i1=−ii_2=i'_1=-i_1=-i. Par suite u2=−R2 i\boxed{u_2=-R_2\,i}.

II.2.b uEM=uEN+uNM=ε+u2u_{EM}=u_{EN}+u_{NM}=\varepsilon+u_2 avec ε=0\varepsilon=0, d'où uEM=−R2 i\boxed{u_{EM}=-R_2\,i}. Un conducteur ohmique vérifie, en convention récepteur, u=R iu=R\,i avec R>0R>0 ; le dipôle (D) vérifie la même relation avec le coefficient −R2<0-R_2<0 : il se comporte comme un conducteur ohmique de résistance négative −R2-R_2, d'où son appellation.

II.3.a Idée : même loi des mailles qu'en I.1.a, avec en plus la tension uEM=−R2 iu_{EM}=-R_2\,i. uC+Ldidt+(R0+r) i−R2 i=0u_C+L\frac{di}{dt}+(R_0+r)\,i-R_2\,i=0, d'où, avec i=CduCdti=C\frac{du_C}{dt} :

d2uCdt2+R0+r−R2L duCdt+uCLC=0\dfrac{d^2u_C}{dt^2}+\dfrac{R_0+r-R_2}{L}\,\dfrac{du_C}{dt}+\dfrac{u_C}{LC}=0

II.3.b Idée : les oscillations sont non amorties lorsque le terme d'amortissement (en duCdt\frac{du_C}{dt}) disparaît. Il faut R0+r−R2=0R_0+r-R_2=0, soit R2,0=R0+r=50 ΩR_{2,0}=R_0+r=\boxed{50\ \Omega}. L'équation devient d2uCdt2+1LCuC=0\frac{d^2u_C}{dt^2}+\frac{1}{LC}u_C=0 : celle d'un circuit LC idéal, dont les solutions sont sinusoïdales de période propre T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC}.

T0=2π0,50×0,20×10−6T_0=2\pi\sqrt{0{,}50\times0{,}20\times10^{-6}}

soit T0≈1,99 msT_0\approx\boxed{1{,}99\ \text{ms}}.

II.3.c Idée : dériver E\mathcal{E}, puis remplacer d2uCdt2\frac{d^2u_C}{dt^2} grâce à l'équation différentielle. Avec i=CduCdti=C\frac{du_C}{dt} et didt=Cd2uCdt2\frac{di}{dt}=C\frac{d^2u_C}{dt^2} :

dEdt=CuCduCdt+Lididt\dfrac{d\mathcal{E}}{dt}=Cu_C\dfrac{du_C}{dt}+Li\dfrac{di}{dt}
dEdt=i(uC+LCd2uCdt2)\dfrac{d\mathcal{E}}{dt}=i\left(u_C+LC\dfrac{d^2u_C}{dt^2}\right)

Or, d'après II.3.a, uC+LCd2uCdt2=−(R0+r−R2) CduCdt=−(R0+r−R2) iu_C+LC\frac{d^2u_C}{dt^2}=-(R_0+r-R_2)\,C\frac{du_C}{dt}=-(R_0+r-R_2)\,i, donc dEdt=−(R0+r−R2) i2\boxed{\frac{d\mathcal{E}}{dt}=-(R_0+r-R_2)\,i^2}. Pour R2=R2,0=R0+rR_2=R_{2,0}=R_0+r, dEdt=0\frac{d\mathcal{E}}{dt}=0 : l'énergie électromagnétique se conserve et garde sa valeur initiale (uC=U0u_C=U_0 et i=0i=0 à t=0t=0) :

E=12CU02=12×0,20×10−6×6,02\mathcal{E}=\tfrac12CU_0^2=\tfrac12\times0{,}20\times10^{-6}\times6{,}0^2

soit E=3,6×10−6 J\mathcal{E}=\boxed{3{,}6\times10^{-6}\ \text{J}}.

II.4.a Sur la figure 3, l'amplitude de uC(t)u_C(t) reste égale à 6,0 V6{,}0\ \text{V} : les oscillations sont non amorties. Le sixième maximum qui suit celui de t=0t=0 est atteint vers t≈11,9 mst\approx11{,}9\ \text{ms}, soit une période d'environ 2,0 ms2{,}0\ \text{ms}, en accord avec T0≈1,99 msT_0\approx1{,}99\ \text{ms}.

II.4.b Idée : la puissance reçue par (D) est uEM i=−R2 i2<0u_{EM}\,i=-R_2\,i^2<0 : (D) fournit de l'énergie au reste du circuit. Le dipôle (D) fournit à chaque instant la puissance R2 i2R_2\,i^2, qui compense exactement les pertes par effet Joule (R0+r) i2(R_0+r)\,i^2 lorsque R2=R0+rR_2=R_0+r : il sert à entretenir les oscillations. Les oscillations de uC(t)u_C(t) sont donc des oscillations entretenues, sinusoïdales de période T0T_0.

II.4.c Le dipôle (D) ne contient que des conducteurs ohmiques et l'A.O.P : l'énergie qu'il fournit au circuit provient de l'alimentation de l'A.O.P, c'est-à-dire de ses tensions de polarisation.

II.5 Idée : c'est le signe de la résistance totale équivalente R0+r−R2R_0+r-R_2 qui décide de l'amortissement. Pour R2=30 ΩR_2=30\ \Omega : R0+r−R2=20 Ω>0R_0+r-R_2=20\ \Omega>0. L'équation est celle d'un circuit RLC libre de résistance totale 20 Ω20\ \Omega : le dipôle (D) ne compense qu'une partie des pertes par effet Joule, les oscillations de uC(t)u_C(t) restent amorties (régime pseudo-périodique), mais l'amortissement est plus faible que dans la partie I, où la résistance totale valait 50 Ω50\ \Omega.

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