L'ajout d'un résistor R dans le circuit LC dissipe de l'énergie : les oscillations s'amortissent, la pseudo-période T est légèrement supérieure à T0, et l'enveloppe décroît exponentiellement. L'exercice fait établir l'équation différentielle du second ordre, identifier le régime (pseudo-périodique, apériodique, critique), exploiter un oscillogramme pour mesurer T et déterminer le décrément logarithmique, puis calculer l'énergie dissipée entre deux oscillations.
Ce qui aide à reconnaître la démarche
« Établir l'équation différentielle de q(t) » ; « Préciser le régime » ; « Calculer le décrément logarithmique » ; « Calculer l'énergie dissipée entre deux oscillations »
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Équa diff RLC libre : q¨+(R/L)q˙+q/(LC)=0. Identifier α=R/(2L) et ω0=1/LC.
Énergie dissipée sur [0,T] : W=21C(U02−U12) (différence des énergies aux extrema successifs).
Les pièges à vérifier dans ta démarche
Confondre la pseudo-période T (mesurée sur l'oscillogramme) et la période propre T0 (calculée avec L et C). Autre erreur : calculer l'énergie dissipée sur [0,T] en oubliant que l'énergie à t=T n'est pas nulle (le condensateur est encore partiellement chargé).
EX
Sujet principal
Exercice — dans l'esprit des sujets du bac
4 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Un circuit RLC série comporte un résistor R=50Ω, une bobine idéale L=0,20H et un condensateur C=5,0μF initialement chargé sous U0=10V.
Établir l'équation différentielle vérifiée par la charge q(t) :
Montrer que dt2d2q+LRdtdq+LCq=0.
Calculer le discriminant réduit Δ′=(2LR)2−LC1 et préciser le régime obtenu.
L'oscillogramme de uC(t) fournit les amplitudes successives U1=4,53V et U2=2,05V séparées d'une pseudo-période T. La pseudo-période mesurée vaut T=6,33ms.
Calculer le décrément logarithmique δ=ln(Un+1Un).
En déduire le coefficient d'amortissement α=R/(2L) à partir de la relation δ=αT.
Calculer l'énergie dissipée dans R entre t=0 et t=T.
Comparer T à T0=2πLC. Commenter.
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1.(a)Idée : loi des mailles RLC + uR=Ri, uL=Li˙, uC=q/C.
Ldt2d2q+Rdtdq+Cq=0⟹dt2d2q+LRdtdq+LC1q=0.
1.(b)Idée : identifier les régimes à partir du signe de Δ′.
T=6,33ms>T0=6,28ms : la pseudo-période est légèrement supérieure à T0, conformément à la théorie (T=T0/1−(R/(2Lω0))2 pour un amortissement faible). L'écart est faible car l'amortissement est modéré.
Changer d’énoncé, garder le raisonnement
Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.
Variantes rencontrées : détermination de R critique (Rc=2L/C) ; régime apériodique (R très grand) ; RLC avec générateur (oscillations forcées, voir EL-E).
Exercices d'entraînement — une nuance à la fois
1Drill OL-B.1 — circuit LC idéal et échange d'énergie
01
Entraînement 01 / 06
Drill OL-B.1 — circuit LC idéal et échange d'énergie
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Dans un oscillateur LC libre non amorti, un condensateur de capacité C=4,0μF est chargé sous U0=8,0V, puis relié à une bobine idéale d'inductance L=0,25H. La résistance du circuit est négligeable.
Établir l'expression de la période propre T0, puis la calculer.
Exprimer et calculer l'énergie électromagnétique totale initiale.
En déduire l'intensité maximale Im et justifier qu'aux instants où uC=0, l'énergie est purement magnétique.
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1.Mise en équation : pour l'oscillateur LC idéal, la période propre vaut T0=2πLC.
T0=2π0,25×4,0×10−6=6,28×10−3s.
2. Initialement, toute l'énergie électromagnétique est électrique :
E=21CU02=21×4,0×10−6×8,02=1,28×10−4J.
3. À l'intensité maximale, la conservation de l'énergie donne 21LIm2=E, donc
Im=U0LC=8,00,254,0×10−6=3,20×10−2A.
Lorsque uC=0, la charge q=CuC est nulle : la partie électrique q2/(2C) s'annule et l'énergie est purement magnétique, égale à LIm2/2.
2Drill OL-B.2 — décrément logarithmique cohérent
02
Entraînement 02 / 06
Drill OL-B.2 — décrément logarithmique cohérent
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Un oscillogramme d'un circuit RLC libre pseudo-périodique donne trois crêtes positives successives U0=10,0V, U1=5,00V et U2=2,50V. La pseudo-période vaut T=6,93ms et la bobine a une inductance L=0,20H.
Vérifier que les amplitudes suivent une même enveloppe exponentielle.
Calculer le décrément logarithmique δ, puis le coefficient d'amortissement α.
En déduire la résistance totale R=2Lα et interpréter la décroissance observée.
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1. Les rapports de deux amplitudes successives sont identiques : U0/U1=10,0/5,00=2 et U1/U2=5,00/2,50=2. Les trois points appartiennent donc à une même enveloppe exponentielle.
2. Le décrément logarithmique et le coefficient d'amortissement valent :
Le rapport constant entre crêtes confirme une décroissance exponentielle : le circuit est libre, amorti et pseudo-périodique.
3Drill OL-B.3 — décider du régime à partir de la résistance
03
Entraînement 03 / 06
Drill OL-B.3 — décider du régime à partir de la résistance
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
On étudie les oscillations libres de trois circuits RLC série avec la même bobine L=0,10H et le même condensateur C=10μF. Leurs résistances totales sont respectivement R1=50Ω, R2=200Ω et R3=400Ω.
Établir la condition séparant les régimes et calculer la résistance critique Rc=2L/C.
Comparer chaque résistance à Rc et nommer le régime correspondant (pseudo-périodique, critique ou apériodique).
Préciser dans quel circuit une pseudo-période peut être mesurée à l'oscilloscope et justifier.
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1.Mise en équation : la frontière entre les régimes est α=ω0, avec α=R/(2L) et ω0=1/LC. On obtient donc Rc=2L/C.
3. Une pseudo-période ne se mesure que lorsque la réponse oscille : c'est donc le circuit de résistance R1=50Ω. Les deux autres réponses reviennent vers zéro sans oscillation.
4Drill OL-B.4 — identifier L et C par deux mesures
04
Entraînement 04 / 06
Drill OL-B.4 — identifier L et C par deux mesures
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Pour identifier les composants d'un oscillateur RLC libre amorti, on retire d'abord la résistance et on mesure la période propre T0=3,14ms. On réintroduit ensuite une résistance variable : la réponse devient critique pour la résistance totale Rc=400Ω.
Établir les deux relations LC=(T0/2π)2 et L/C=(Rc/2)2.
En déduire séparément l'inductance L et la capacité C.
Pour R=250Ω, préciser le régime et dire si une pseudo-période reste mesurable.
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1. La période propre donne LC=(T0/2π)2. À la limite critique, Rc=2L/C, donc L/C=(Rc/2)2.
2. En multipliant puis en divisant ces deux relations :
L=(LC)CL≈0,100H,C=L/CLC≈2,50μF.
3. Comme R=250Ω<Rc=400Ω, le régime est pseudo-périodique : la réponse oscille et une pseudo-période reste mesurable à l'oscilloscope.
5Drill OL-B.5 — énergie dissipée lue sur la tangente à u_C(t)
05
Entraînement 05 / 06
Drill OL-B.5 — énergie dissipée lue sur la tangente à u_C(t)
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Un condensateur C=0,50μF, chargé sous 10V, se décharge à t=0 dans une bobine L=0,40H en série avec un résistor : le circuit RLC est le siège d'oscillations libres amorties : l'oscillogramme de uC(t) montre un régime pseudopériodique. À l'instant t1 où uC s'annule pour la première fois, la tangente à la courbe uC(t) a pour pente −2,0×104Vs−1.
Calculer la période propre T0 du circuit.
Préciser la forme de l'énergie à t=0 et à t1, puis calculer ces deux énergies.
En déduire l'énergie dissipée entre 0 et t1 ; où est-elle passée ?
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Idée : quand uC=0, toute l'énergie est magnétique et i=CduC/dt se lit sur la pente.
1. T0=2πLC=2π0,40×0,50×10−6=2,81×10−3s.
2. À t=0 : uC=10V, i=0 : énergie purement électrique E(0)=21CuC2=21×0,50×10−6×102=2,5×10−5J. À t1 : uC=0, énergie purement magnétique, avec i=Cα=0,50×10−6×(−2,0×104)=−1,0×10−2A : E(t1)=21Li2=21×0,40×(1,0×10−2)2=2,0×10−5J.
3. ∣ΔE∣=2,5×10−5−2,0×10−5=5,0×10−6J, dissipés par effet Joule dans la résistance totale du circuit (dE/dt=−(R+r)i2<0).
6Drill OL-B.6 — entretien des oscillations par un dipôle à résistance négative (A.O.P)
06
Entraînement 06 / 06
Drill OL-B.6 — entretien des oscillations par un dipôle à résistance négative (A.O.P)
7 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
I- Un condensateur de capacité C, préalablement chargé sous la tension U0=6,0V, est associé en série avec une bobine d'inductance L=0,50H et de résistance r=12Ω et un conducteur ohmique de résistance R0=38Ω. À l'instant t=0, on ferme le circuit ; un oscilloscope à mémoire enregistre la tension uC(t) aux bornes du condensateur (figure 1).
Oscillations libres.
Établir l'équation différentielle régissant l'évolution de la tension uC(t).
Justifier que le circuit est le siège d'oscillations libres et amorties. Préciser la cause de l'amortissement.
Exploitation de la figure 1.
Déterminer la valeur de la pseudo-période T des oscillations.
En assimilant T à la période propre T0=2πLC, calculer la capacité C du condensateur.
II- On insère en série dans le circuit précédent, entre la borne E et la masse M, le dipôle (D) de la figure 2. L'amplificateur opérationnel (A.O.P) est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire ; R1 est un conducteur ohmique de résistance fixe et R2 un conducteur ohmique de résistance réglable. On note i l'intensité du courant qui entre dans (D) par la borne E. Le condensateur est rechargé sous U0=6,0V, puis on ferme le circuit.
Pour une valeur convenable R2,0 de la résistance R2, l'évolution de la tension uC(t) est donnée par le chronogramme de la figure 3.
Loi des nœuds et loi des mailles dans (D).
Justifier que i=i1.
Montrer que i1′=−i1.
Tension aux bornes de (D).
Exprimer la tension u2 en fonction de R2 et i2, puis en fonction de R2 et i.
En déduire que uEM=−R2i et justifier l'appellation de (D) : « dipôle à résistance négative ».
Condition d'entretien.
Établir l'équation différentielle régissant uC(t) en présence du dipôle (D).
Déterminer la valeur R2,0 de R2 pour laquelle les oscillations de uC(t) sont non amorties. Donner alors l'expression de leur période T0 et calculer sa valeur.
L'énergie électromagnétique totale du circuit s'écrit E=21CuC2+21Li2. Montrer que dtdE=−(R0+r−R2)i2 ; conclure pour R2=R2,0 et calculer E.
Exploitation de la figure 3.
Préciser la nature des oscillations de uC(t) (amorties ou non amorties) et vérifier la valeur de leur période.
Indiquer l'utilité du dipôle (D) inséré dans le circuit. En déduire le type des oscillations de uC(t).
Justifier l'origine de l'énergie fournie par le dipôle (D) pour assurer ces oscillations.
On règle maintenant R2=30Ω. Préciser, en le justifiant, la nature des oscillations de uC(t) obtenues.
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I.1.aIdée : loi des mailles, avec uB=Ldtdi+ri et i=dtdq=CdtduC. D'après la loi des mailles, uC+uB+uR0=0, soit uC+Ldtdi+(R0+r)i=0. En remplaçant i par CdtduC et en divisant par LC :
dt2d2uC+LR0+rdtduC+LCuC=0
I.1.b Le circuit ne renferme aucun générateur : les oscillations de uC(t) sont libres. Leur amplitude décroît au cours du temps (de 6,0V à t=0 à environ 3,6V vers t=10ms) : elles sont amorties. La cause de l'amortissement est la résistance totale R0+r du circuit, dans laquelle une partie de l'énergie est dissipée par effet Joule.
I.2.aIdée : mesurer la durée de plusieurs pseudo-périodes pour gagner en précision. Sur la figure 1, le cinquième maximum qui suit celui de t=0 est atteint vers t≈9,9ms : cinq pseudo-périodes durent environ 10ms, d'où T=2,0ms.
I.2.bIdée : T≈T0=2πLC, donc T2=4π2LC.
C=4π2LT2=4π2×0,50(2,0×10−3)2
On obtient C≈2,0×10−7F, soit C≈0,20μF.
II.1.aIdée : un A.O.P idéal n'absorbe aucun courant par ses entrées. La loi des nœuds appliquée en E donne i=i1+i+, avec i+=0 car l'A.O.P est idéal : i=i1.
II.1.bIdée : en régime linéaire, la tension d'entrée ε=uEN est nulle. Dans la maille (E, S, N) : uES+uSN+uNE=0, avec uES=R1i1, uSN=R1i1′ et uNE=−ε=0. Donc R1i1+R1i1′=0, soit i1′=−i1.
II.2.a D'après la loi d'Ohm, u2=R2i2. Au point N, i1′=i2+i− avec i−=0, donc i2=i1′=−i1=−i. Par suite u2=−R2i.
II.2.buEM=uEN+uNM=ε+u2 avec ε=0, d'où uEM=−R2i. Un conducteur ohmique vérifie, en convention récepteur, u=Ri avec R>0 ; le dipôle (D) vérifie la même relation avec le coefficient −R2<0 : il se comporte comme un conducteur ohmique de résistance négative −R2, d'où son appellation.
II.3.aIdée : même loi des mailles qu'en I.1.a, avec en plus la tension uEM=−R2i.uC+Ldtdi+(R0+r)i−R2i=0, d'où, avec i=CdtduC :
dt2d2uC+LR0+r−R2dtduC+LCuC=0
II.3.bIdée : les oscillations sont non amorties lorsque le terme d'amortissement (en dtduC) disparaît. Il faut R0+r−R2=0, soit R2,0=R0+r=50Ω. L'équation devient dt2d2uC+LC1uC=0 : celle d'un circuit LC idéal, dont les solutions sont sinusoïdales de période propre T0=2πLC.
T0=2π0,50×0,20×10−6
soit T0≈1,99ms.
II.3.cIdée : dériver E, puis remplacer dt2d2uC grâce à l'équation différentielle. Avec i=CdtduC et dtdi=Cdt2d2uC :
dtdE=CuCdtduC+Lidtdi
dtdE=i(uC+LCdt2d2uC)
Or, d'après II.3.a, uC+LCdt2d2uC=−(R0+r−R2)CdtduC=−(R0+r−R2)i, donc dtdE=−(R0+r−R2)i2. Pour R2=R2,0=R0+r, dtdE=0 : l'énergie électromagnétique se conserve et garde sa valeur initiale (uC=U0 et i=0 à t=0) :
E=21CU02=21×0,20×10−6×6,02
soit E=3,6×10−6J.
II.4.a Sur la figure 3, l'amplitude de uC(t) reste égale à 6,0V : les oscillations sont non amorties. Le sixième maximum qui suit celui de t=0 est atteint vers t≈11,9ms, soit une période d'environ 2,0ms, en accord avec T0≈1,99ms.
II.4.bIdée : la puissance reçue par (D) est uEMi=−R2i2<0 : (D) fournit de l'énergie au reste du circuit. Le dipôle (D) fournit à chaque instant la puissance R2i2, qui compense exactement les pertes par effet Joule (R0+r)i2 lorsque R2=R0+r : il sert à entretenir les oscillations. Les oscillations de uC(t) sont donc des oscillations entretenues, sinusoïdales de période T0.
II.4.c Le dipôle (D) ne contient que des conducteurs ohmiques et l'A.O.P : l'énergie qu'il fournit au circuit provient de l'alimentation de l'A.O.P, c'est-à-dire de ses tensions de polarisation.
II.5Idée : c'est le signe de la résistance totale équivalente R0+r−R2 qui décide de l'amortissement. Pour R2=30Ω : R0+r−R2=20Ω>0. L'équation est celle d'un circuit RLC libre de résistance totale 20Ω : le dipôle (D) ne compense qu'une partie des pertes par effet Joule, les oscillations de uC(t) restent amorties (régime pseudo-périodique), mais l'amortissement est plus faible que dans la partie I, où la résistance totale valait 50Ω.
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