Oscillations libres non amorties — circuit LC idéal
Idée directrice
Dans un circuit LC idéal (résistance négligeable), les oscillations sont libres et non amorties : l'énergie électromagnétique totale se conserve et s'échange entre le condensateur et la bobine. La période propre est T0=2πLC.
Ce qui aide à reconnaître la démarche
« oscillations libres non amorties »
« période propre T0 »
« énergie totale se conserve »
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Toujours séparer libre/forcé et amorti/non amorti avant d'écrire T0.
Conservation d'énergie ⇔ R=0 ; sinon E diminue (effet Joule).
Phase initiale lue sur la courbe : sinφ=q(0)/Qm a deux solutions ; le sens de variation à t=0 (cosφ>0 si la courbe monte) choisit la bonne.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
Utiliser T=2πLC pour un RLC fortement amorti sans le dire ; confondre avec les oscillations forcées (chapitre OF).
EX
Sujet principal
Exercice — dans l'esprit des sujets de physique
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
On ferme un circuit formé d'une bobine d'inductance L (résistance nulle) et d'un condensateur de capacité C initialement chargé sous U0. Il se produit des oscillations électriques libres non amorties (esprit devoir de synthèse). L'énergie électromagnétique totale se conserve ; la période propre remplace toute notion de pseudo-période (pas d'amorti).
Nommer le régime d'oscillations et justifier brièvement (pas d'excitateur extérieur ; pas de dissipation).
Écrire l'expression de la période propreT0 du circuit LC. En déduire L si T0=2,0ms et C=2,0μF.
Montrer que l'énergie totale E=21CuC2+21Li2 de l'oscillateur se conserve. Que valent E maximale électrique et E maximale magnétique ?
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1.Idée : « libre » parle de la cause, « non amorti » des pertes. Régime d'oscillations libres non amorties : libres parce qu'aucun générateur n'entretient le mouvement après la fermeture (le condensateur est la seule source d'énergie) ; non amorties parce que R=0, aucune énergie n'est dissipée par effet Joule, l'amplitude reste constante.
2.Idée : formule de Thomson, puis isoler L.T0=2πLC⇒L=4π2CT02=4π2×2,0×10−6(2,0×10−3)2≈5,1×10−2H.
3.Idée : dériver l'énergie et utiliser la loi des mailles.E=21CuC2+21Li2 donc dtdE=CuCdtduC+Lidtdi=i(uC+Ldtdi) avec i=CdtduC. Or la loi des mailles s'écrit uC+Ldtdi=0 : dtdE=0, l'énergie électromagnétique est constante. Quand uC=±U0, i=0 et E=21CU02 ; quand uC=0, E=21LIm2 : l'énergie passe alternativement du condensateur à la bobine avec Im=U0C/L.
Changer d’énoncé, garder le raisonnement
Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.
Exercices d'entraînement — une nuance à la fois
1Drill OL-C.1 — Nommer le régime (K en 2)
01
Entraînement 01 / 05
Drill OL-C.1 — Nommer le régime (K en 2)
1 questionCorrigé masqué
Énoncé
On place l'interrupteur K en position 2 et on étudie les oscillations libres qui prennent naissance dans un circuit LC (devoir sp-s1-01). Nommer le régime (libre, non amorti, période propreT0) et écrire l'allure de uC(t) si le condensateur est chargé sous Ucmax à t=0 avec i(0)=0.
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Idée : en position 2 le générateur est hors circuit ; le condensateur chargé se décharge dans la bobine idéale. Régime d'oscillations libres non amorties, de période propreT0=2πLC. L'équation LCu¨C+uC=0 a pour solution uC(t)=Ucmaxcos(ω0t) avec ω0=1/LC : le cosinus convient car uC(0)=Ucmax et i(0)=Cu˙C(0)=0. L'énergie totale 21CUcmax2 se conserve.
2Drill OL-C.2 — droite i2=f(q2) : Im, Qm, ω0 puis L
02
Entraînement 02 / 05
Drill OL-C.2 — droite i2=f(q2) : Im, Qm, ω0 puis L
4 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Un condensateur de capacité C=5,0μF, préalablement chargé, est relié à l'instant t=0 aux bornes d'une bobine purement inductive d'inductance L : le circuit LC est le siège d'oscillations électriques libres non amorties. On note q la charge de l'armature A du condensateur et i=dtdq l'intensité dans le circuit. Un système d'acquisition fournit la courbe i2=f(q2) ci-dessous.
Établir l'équation différentielle vérifiée par q et vérifier que q=Qmsin(ω0t+φ) en est solution pour une valeur de ω0 à exprimer en fonction de L et C.
Énergie du circuit.
Exprimer l'énergie électromagnétique E du circuit en fonction de q, i, L et C, et montrer qu'elle se conserve.
En déduire que i2=−ω02q2+ω02Qm2 et justifier l'allure de la courbe.
Déterminer graphiquement la valeur maximale Im de i et la charge maximale Qm ; en déduire ω0 et la période propre T0.
Calculer L et E. Quelle est la valeur maximale U0 de uC ?
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1.Idée : loi des mailles avec uC=Cq et uL=Ldtdi=Ldt2d2q. D'après la loi des mailles, uC+uL=0, soit :
dt2d2q+LC1q=0
Avec q=Qmsin(ω0t+φ), dt2d2q=−ω02q : l'équation est vérifiée pour tout t si ω02=LC1, soit ω0=LC1.
2.aIdée : dériver l'énergie et réutiliser l'équation différentielle.E=2Cq2+21Li2, donc dtdE=Cqi+Lidtdi, c'est-à-dire dtdE=i(Cq+Ldt2d2q)=0 d'après la question 1 : E est constante (aucune résistance, donc aucune perte par effet Joule).
2.bIdée : écrire la conservation entre un instant quelconque et un instant où i=0. Quand i=0, q=±Qm et E=2CQm2. Donc 2Cq2+21Li2=2CQm2 et, en multipliant par L2 :
i2=−LC1q2+LCQm2
soit i2=−ω02q2+ω02Qm2 : i2 est une fonction affine de q2, de coefficient directeur −ω02<0. La courbe est donc un segment de droite décroissant, limité à 0≤q2≤Qm2.
3.Idée : les intersections avec les axes donnent Im2 et Qm2, la pente donne ω02. Pour q2=0 : Im2=4×10−4A2, donc Im=20mA. Pour i2=0 : Qm2=16×10−10C2, donc Qm=40μC.
Pente : −16×10−104×10−4=−2,5×105s−2=−ω02, d'où ω0=500rad⋅s−1 (c'est aussi QmIm) et T0=ω02π≈12,6ms.
4.Idée : ω02=LC1 avec C connue.L=ω02C1=2,5×105×5,0×10−61=0,80H.
E=2CQm2=2×5,0×10−616×10−10=1,6×10−4J ; on retrouve la même valeur avec 21LIm2=21×0,80×4×10−4. Enfin U0=CQm=8,0V.
3Drill OL-C.3 — droite uC2=f(i2) : rapport CL, puis L et C
03
Entraînement 03 / 05
Drill OL-C.3 — droite uC2=f(i2) : rapport CL, puis L et C
5 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Un condensateur de capacité C, chargé de sorte que uC=U0>0, est relié à l'instant t=0 à une bobine purement inductive d'inductance L ; à cet instant i=0. Le circuit LC est le siège d'oscillations électriques libres non amorties dont la période propre mesurée vaut T0=2πms≈6,28ms. Un système d'acquisition enregistre uC et i et trace la courbe uC2=f(i2).
Énergie du circuit.
Exprimer l'énergie électromagnétique E du circuit en fonction de L, C, uC et i.
Expliquer pourquoi E reste constante au cours du temps et l'exprimer à l'aide de C et U0.
Établir l'expression de uC2 en fonction de i2, U0, L et C ; justifier l'allure de la courbe.
Exploiter la courbe pour déterminer U0, la valeur maximale Im de i et le rapport CL.
En utilisant la valeur de T0, déterminer L et C.
Calculer E de deux façons différentes.
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1.aE=21CuC2+21Li2.
1.bIdée : sans résistance, rien n'est dissipé par effet Joule. Avec i=CdtduC : dtdE=CuCdtduC+Lidtdi, soit dtdE=i(uC+Ldtdi), et la loi des mailles donne uC+Ldtdi=0 : E est constante. À t=0, i=0 et uC=U0, donc E=21CU02.
2.Idée : égaler l'expression générale de E à sa valeur initiale.21CuC2+21Li2=21CU02, d'où :
uC2=−CLi2+U02
uC2 est une fonction affine de i2, de coefficient directeur −CL<0 et d'ordonnée à l'origine U02 : la courbe est un segment de droite décroissant.
3. Pour i2=0 : U02=144V2, donc U0=12V. Pour uC2=0 : Im2=9×10−4A2, donc Im=30mA. Pente : −9×10−4144=−1,6×105V2⋅A−2, donc CL=1,6×105Ω2 (le point i2=3×10−4A2, uC2=96V2 de la droite le confirme).
4.Idée : T0 donne le produit LC, la pente donne le quotient CL.LC=2πT0=1,0×10−3s et CL=400Ω. En multipliant : L=10−3×400=0,40H ; en divisant : C=40010−3=2,5μF.
5.E=21CU02=21×2,5×10−6×144=1,8×10−4J ; et 21LIm2=21×0,40×9×10−4=1,8×10−4J : l'énergie, entièrement électrique quand i=0, est entièrement magnétique quand uC=0.
4Drill OL-C.4 — droites Ee=f(uC2) et EL=f(i2) : C, L et dates où Ee=EL
04
Entraînement 04 / 05
Drill OL-C.4 — droites Ee=f(uC2) et EL=f(i2) : C, L et dates où Ee=EL
5 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Un circuit LC est formé d'un condensateur de capacité C et d'une bobine purement inductive d'inductance L. À t=0, le condensateur est chargé (uC=U0>0) et i=0 ; les oscillations électriques qui prennent naissance sont libres et non amorties. Un logiciel trace l'énergie électrique Ee du condensateur en fonction de uC2 (figure 1) et l'énergie magnétique EL de la bobine en fonction de i2 (figure 2) ; chaque segment s'arrête à la plus grande valeur atteinte.
Rappeler les expressions de Ee et de EL et justifier l'allure des deux courbes.
Déterminer C et L à partir des coefficients directeurs.
Énergie électromagnétique E=Ee+EL.
Lire la plus grande valeur de chaque énergie ; expliquer, par la conservation de E, pourquoi ces deux maxima sont égaux.
En déduire U0 et la valeur maximale Im de i.
Calculer la période propre T0.
On admet que uC=U0cos(ω0t) avec ω0=T02π.
Montrer que Ee=2E(1+cos(2ω0t)). Quelle est la période de Ee ?
Déterminer les dates de l'intervalle [0,T0] où Ee=EL, puis les valeurs de ∣uC∣ et de ∣i∣ à ces dates.
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1.Idée : chaque énergie est proportionnelle à un carré.Ee=21CuC2 est une fonction linéaire de uC2 : droite passant par l'origine, de coefficient directeur 2C. De même EL=21Li2 : droite passant par l'origine, de coefficient directeur 2L.
2. Figure 1 : 2C=40010×10−5=2,5×10−7J⋅V−2, donc C=0,50μF. Figure 2 : 2L=4×10−410×10−5=0,25J⋅A−2, donc L=0,50H.
3.aIdée : quand une énergie est maximale, l'autre est nulle. Les deux segments s'arrêtent à 10×10−5J=10−4J. Ee est maximale quand ∣uC∣=U0 : alors i=0, EL=0 et Ee,max=E. De même EL,max=E quand uC=0. L'énergie électromagnétique E se conservant (pas de résistance), les deux maxima sont égaux : E=10−4J.
3.bU02=400V2, donc U0=20V ; Im2=4×10−4A2, donc Im=20mA.
4.LC=0,50×0,50×10−6=5,0×10−4s, donc T0=2πLC=πms≈3,14ms et ω0=2000rad⋅s−1 (on vérifie Im=ω0CU0=20mA).
5.aIdée : linéariser cos2.Ee=21CU02cos2(ω0t)=Ecos2(ω0t) et cos2a=21+cos2a :
Ee=2E(1+cos(2ω0t))
Ee oscille à la pulsation 2ω0 : sa période vaut 2T0≈1,57ms. Par conservation, EL=E−Ee=2E(1−cos(2ω0t)).
5.bIdée : Ee=EL signifie que chacune vaut 2E.Ee=EL⟺cos(2ω0t)=0⟺2ω0t=2π+kπ, soit t=8T0+k4T0 (k entier). Dans [0,T0] : t≈0,39 ; 1,18 ; 1,96 et 2,75ms.
À ces dates 21CuC2=2E=41CU02, donc ∣uC∣=2U0≈14,1V ; de même ∣i∣=2Im≈14,1mA.
5Drill OL-C.5 — lire uC(t) : signe de la charge, sens de i, indications des appareils
05
Entraînement 05 / 05
Drill OL-C.5 — lire uC(t) : signe de la charge, sens de i, indications des appareils
6 questionsFigure fournieCorrigé masqué
Énoncé
Un condensateur de capacité C=5,0μF, préalablement chargé, est branché, par la fermeture d'un interrupteur K, aux bornes d'une bobine purement inductive d'inductance L : le circuit LC est le siège d'oscillations électriques libres non amorties. On note q la charge de l'armature A, uC=uAB=Cq et i=dtdq, i étant compté positivement lorsqu'il arrive sur l'armature A. L'enregistrement de uC ci-dessous commence à un instant pris comme origine des dates, quelque temps après la fermeture de K.
Déterminer graphiquement la valeur maximale Um de uC et la période propre T0 ; en déduire L.
On écrit uC=Umsin(ω0t+φ). Déterminer ω0 et φ, en justifiant le choix entre les deux valeurs possibles de φ.
À t=0, préciser le signe de la charge de l'armature A et le signe de i. Le condensateur se charge-t-il ou se décharge-t-il à cet instant ?
Écrire les expressions numériques de q(t) et de i en fonction du temps.
On insère dans le circuit un ampèremètre de résistance négligeable et on branche un voltmètre aux bornes du condensateur, tous deux en mode alternatif. Quelles sont leurs indications ?
Calculer l'énergie électromagnétique du circuit.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.Idée : mesurer la période entre deux états identiques de la courbe.Um=6,0V. La courbe vaut −3V en croissant à t=0 puis de nouveau à t=4ms (les maxima sont à 1,33 et 5,33ms) : T0=4,0ms. De T0=2πLC on tire L=4π2CT02 :
L=4π2×5,0×10−6(4,0×10−3)2
soit L≈8,1×10−2H.
2.Idée : sinφ donne deux angles, le sens de variation à t=0 tranche.ω0=T02π=500πrad⋅s−1. uC(0)=Umsinφ=−3V, donc sinφ=−21 : φ=−6π ou φ=−65π. La courbe croît à t=0 : dtduC(0)=Umω0cosφ>0, donc cosφ>0 et φ=−6πrad.
3.Idée : q a le signe de uC ; i=CdtduC a le signe de la pente.q(0)=CuC(0)=−15μC : l'armature A porte une charge négative. La pente de uC est positive à t=0, donc i(0)>0 : le courant circule dans le sens positif, vers l'armature A. Comme ∣uC∣ diminue (de 3V vers 0), le condensateur se décharge : son énergie passe dans la bobine.
4.Qm=CUm=30μC, donc :
q=3,0×10−5sin(500πt−6π)
(q en C, t en s). En dérivant, Im=Qmω0=30×10−6×500π≈4,71×10−2A et la phase augmente de 2π :
i=4,71×10−2sin(500πt+3π)
(i en A). On retrouve i(0)=Imsin3π≈40,8mA>0, conforme à la question 3.
5.Idée : en mode alternatif, l'appareil affiche la valeur efficace, valeur maximale divisée par 2 pour une grandeur sinusoïdale. Ampèremètre : I=2Im≈33,3mA ; voltmètre : U=2Um≈4,24V.
6.E=21CUm2=21×5,0×10−6×36=9,0×10−5J, valeur égale à 21LIm2 aux arrondis près.
Relier ce raisonnement au bac
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