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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
OL-COscillations électriques libres (LC, RLC)

Oscillations libres non amorties — circuit LC idéal

Idée directrice

Dans un circuit LC idéal (résistance négligeable), les oscillations sont libres et non amorties : l'énergie électromagnétique totale se conserve et s'échange entre le condensateur et la bobine. La période propre est T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« oscillations libres non amorties »

« période propre T0 »

« énergie totale se conserve »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Toujours séparer libre/forcé et amorti/non amorti avant d'écrire T0T_0.
  • Conservation d'énergie ⇔ R=0R=0 ; sinon EE diminue (effet Joule).
  • Phase initiale lue sur la courbe : sin⁡φ=q(0)/Qm\sin\varphi=q(0)/Q_m a deux solutions ; le sens de variation à t=0t=0 (cos⁡φ>0\cos\varphi>0 si la courbe monte) choisit la bonne.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Utiliser T=2πLCT=2\pi\sqrt{LC} pour un RLC fortement amorti sans le dire ; confondre avec les oscillations forcées (chapitre OF).

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets de physique

3 questionsCorrigé masqué

On ferme un circuit formé d'une bobine d'inductance LL (résistance nulle) et d'un condensateur de capacité CC initialement chargé sous U0U_0. Il se produit des oscillations électriques libres non amorties (esprit devoir de synthèse). L'énergie électromagnétique totale se conserve ; la période propre remplace toute notion de pseudo-période (pas d'amorti).

  1. Nommer le régime d'oscillations et justifier brièvement (pas d'excitateur extérieur ; pas de dissipation).
  2. Écrire l'expression de la période propre T0T_0 du circuit LC. En déduire LL si T0=2,0 msT_0 = 2{,}0\,\mathrm{ms} et C=2,0 μFC = 2{,}0\,\mu\mathrm{F}.
  3. Montrer que l'énergie totale E=12CuC2+12Li2E = \dfrac{1}{2}Cu_C^2 + \dfrac{1}{2}Li^2 de l'oscillateur se conserve. Que valent EE maximale électrique et EE maximale magnétique ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : « libre » parle de la cause, « non amorti » des pertes. Régime d'oscillations libres non amorties : libres parce qu'aucun générateur n'entretient le mouvement après la fermeture (le condensateur est la seule source d'énergie) ; non amorties parce que R=0R=0, aucune énergie n'est dissipée par effet Joule, l'amplitude reste constante.

2. Idée : formule de Thomson, puis isoler LL. T0=2πLC⇒L=T024π2C=(2,0×10−3)24π2×2,0×10−6≈5,1×10−2 HT_0=2\pi\sqrt{LC}\Rightarrow L=\dfrac{T_0^2}{4\pi^2C}=\dfrac{(2{,}0\times10^{-3})^2}{4\pi^2\times2{,}0\times10^{-6}}\approx\boxed{5{,}1\times10^{-2}\ \mathrm H}.

3. Idée : dériver l'énergie et utiliser la loi des mailles. E=12CuC2+12Li2E=\tfrac12Cu_C^2+\tfrac12Li^2 donc dEdt=CuCduCdt+Lididt=i(uC+Ldidt)\dfrac{\mathrm dE}{\mathrm dt}=Cu_C\dfrac{\mathrm du_C}{\mathrm dt}+Li\dfrac{\mathrm di}{\mathrm dt}=i\Big(u_C+L\dfrac{\mathrm di}{\mathrm dt}\Big) avec i=CduCdti=C\dfrac{\mathrm du_C}{\mathrm dt}. Or la loi des mailles s'écrit uC+Ldidt=0u_C+L\dfrac{\mathrm di}{\mathrm dt}=0 : dEdt=0\dfrac{\mathrm dE}{\mathrm dt}=0, l'énergie électromagnétique est constante. Quand uC=±U0u_C=\pm U_0, i=0i=0 et E=12CU02E=\tfrac12CU_0^2 ; quand uC=0u_C=0, E=12LIm2E=\tfrac12LI_m^2 : l'énergie passe alternativement du condensateur à la bobine avec Im=U0C/LI_m=U_0\sqrt{C/L}.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill OL-C.1 — Nommer le régime (K en 2)
Entraînement 01 / 05

Drill OL-C.1 — Nommer le régime (K en 2)

1 questionCorrigé masqué

On place l'interrupteur K en position 2 et on étudie les oscillations libres qui prennent naissance dans un circuit LC (devoir sp-s1-01). Nommer le régime (libre, non amorti, période propre T0T_0) et écrire l'allure de uC(t)u_C(t) si le condensateur est chargé sous Ucmax⁡U_{c\max} à t=0t=0 avec i(0)=0i(0)=0.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Idée : en position 2 le générateur est hors circuit ; le condensateur chargé se décharge dans la bobine idéale. Régime d'oscillations libres non amorties, de période propre T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC}. L'équation LC u¨C+uC=0LC\,\ddot u_C+u_C=0 a pour solution uC(t)=Ucmax⁡cos⁡(ω0t)u_C(t)=U_{c\max}\cos(\omega_0t) avec ω0=1/LC\omega_0=1/\sqrt{LC} : le cosinus convient car uC(0)=Ucmax⁡u_C(0)=U_{c\max} et i(0)=C u˙C(0)=0i(0)=C\,\dot u_C(0)=0. L'énergie totale 12CUcmax⁡2\tfrac12CU_{c\max}^2 se conserve.

2 Drill OL-C.2 — droite i2=f(q2)i^2=f(q^2) : ImI_m, QmQ_m, ω0\omega_0 puis LL
Entraînement 02 / 05

Drill OL-C.2 — droite i2=f(q2)i^2=f(q^2) : ImI_m, QmQ_m, ω0\omega_0 puis LL

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un condensateur de capacité C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F}, préalablement chargé, est relié à l'instant t=0t=0 aux bornes d'une bobine purement inductive d'inductance LL : le circuit LC est le siège d'oscillations électriques libres non amorties. On note qq la charge de l'armature A du condensateur et i=dqdti=\dfrac{dq}{dt} l'intensité dans le circuit. Un système d'acquisition fournit la courbe i2=f(q2)i^2=f(q^2) ci-dessous.

  1. Établir l'équation différentielle vérifiée par qq et vérifier que q=Qmsin⁡(ω0t+φ)q=Q_m\sin(\omega_0t+\varphi) en est solution pour une valeur de ω0\omega_0 à exprimer en fonction de LL et CC.
  2. Énergie du circuit.
    1. Exprimer l'énergie électromagnétique EE du circuit en fonction de qq, ii, LL et CC, et montrer qu'elle se conserve.
    2. En déduire que i2=−ω02 q2+ω02Qm2i^2=-\omega_0^2\,q^2+\omega_0^2Q_m^2 et justifier l'allure de la courbe.
  3. Déterminer graphiquement la valeur maximale ImI_m de ii et la charge maximale QmQ_m ; en déduire ω0\omega_0 et la période propre T0T_0.
  4. Calculer LL et EE. Quelle est la valeur maximale U0U_0 de uCu_C ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : loi des mailles avec uC=qCu_C=\frac qC et uL=Ldidt=Ld2qdt2u_L=L\frac{di}{dt}=L\frac{d^2q}{dt^2}. D'après la loi des mailles, uC+uL=0u_C+u_L=0, soit :

d2qdt2+1LC q=0\dfrac{d^2q}{dt^2}+\dfrac{1}{LC}\,q=0

Avec q=Qmsin⁡(ω0t+φ)q=Q_m\sin(\omega_0t+\varphi), d2qdt2=−ω02 q\frac{d^2q}{dt^2}=-\omega_0^2\,q : l'équation est vérifiée pour tout tt si ω02=1LC\omega_0^2=\frac1{LC}, soit ω0=1LC\boxed{\omega_0=\frac{1}{\sqrt{LC}}}.

2.a Idée : dériver l'énergie et réutiliser l'équation différentielle. E=q22C+12Li2E=\frac{q^2}{2C}+\frac12Li^2, donc dEdt=qC i+Lididt\frac{dE}{dt}=\frac qC\,i+Li\frac{di}{dt}, c'est-à-dire dEdt=i(qC+Ld2qdt2)=0\frac{dE}{dt}=i\left(\frac qC+L\frac{d^2q}{dt^2}\right)=0 d'après la question 1 : EE est constante (aucune résistance, donc aucune perte par effet Joule).

2.b Idée : écrire la conservation entre un instant quelconque et un instant où i=0i=0. Quand i=0i=0, q=±Qmq=\pm Q_m et E=Qm22CE=\frac{Q_m^2}{2C}. Donc q22C+12Li2=Qm22C\frac{q^2}{2C}+\frac12Li^2=\frac{Q_m^2}{2C} et, en multipliant par 2L\frac2L :

i2=−1LC q2+Qm2LCi^2=-\dfrac{1}{LC}\,q^2+\dfrac{Q_m^2}{LC}

soit i2=−ω02q2+ω02Qm2i^2=-\omega_0^2q^2+\omega_0^2Q_m^2 : i2i^2 est une fonction affine de q2q^2, de coefficient directeur −ω02<0-\omega_0^2<0. La courbe est donc un segment de droite décroissant, limité à 0≤q2≤Qm20\le q^2\le Q_m^2.

3. Idée : les intersections avec les axes donnent Im2I_m^2 et Qm2Q_m^2, la pente donne ω02\omega_0^2. Pour q2=0q^2=0 : Im2=4×10−4 A2I_m^2=4\times10^{-4}\ \text{A}^2, donc Im=20 mAI_m=\boxed{20\ \text{mA}}. Pour i2=0i^2=0 : Qm2=16×10−10 C2Q_m^2=16\times10^{-10}\ \text{C}^2, donc Qm=40 μCQ_m=\boxed{40\ \mu\text{C}}.

Pente : −4×10−416×10−10=−2,5×105 s−2=−ω02-\frac{4\times10^{-4}}{16\times10^{-10}}=-2{,}5\times10^{5}\ \text{s}^{-2}=-\omega_0^2, d'où ω0=500 rad⋅s−1\omega_0=\boxed{500\ \text{rad·s}^{-1}} (c'est aussi ImQm\frac{I_m}{Q_m}) et T0=2πω0≈12,6 msT_0=\frac{2\pi}{\omega_0}\approx\boxed{12{,}6\ \text{ms}}.

4. Idée : ω02=1LC\omega_0^2=\frac1{LC} avec CC connue. L=1ω02C=12,5×105×5,0×10−6=0,80 HL=\frac{1}{\omega_0^2C}=\frac{1}{2{,}5\times10^{5}\times5{,}0\times10^{-6}}=\boxed{0{,}80\ \text{H}}.

E=Qm22C=16×10−102×5,0×10−6=1,6×10−4 JE=\frac{Q_m^2}{2C}=\frac{16\times10^{-10}}{2\times5{,}0\times10^{-6}}=\boxed{1{,}6\times10^{-4}\ \text{J}} ; on retrouve la même valeur avec 12LIm2=12×0,80×4×10−4\frac12LI_m^2=\frac12\times0{,}80\times4\times10^{-4}. Enfin U0=QmC=8,0 VU_0=\frac{Q_m}{C}=\boxed{8{,}0\ \text{V}}.

3 Drill OL-C.3 — droite uC2=f(i2)u_C^2=f(i^2) : rapport LC\frac LC, puis LL et CC
Entraînement 03 / 05

Drill OL-C.3 — droite uC2=f(i2)u_C^2=f(i^2) : rapport LC\frac LC, puis LL et CC

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un condensateur de capacité CC, chargé de sorte que uC=U0>0u_C=U_0>0, est relié à l'instant t=0t=0 à une bobine purement inductive d'inductance LL ; à cet instant i=0i=0. Le circuit LC est le siège d'oscillations électriques libres non amorties dont la période propre mesurée vaut T0=2π ms≈6,28 msT_0=2\pi\ \text{ms}\approx6{,}28\ \text{ms}. Un système d'acquisition enregistre uCu_C et ii et trace la courbe uC2=f(i2)u_C^2=f(i^2).

  1. Énergie du circuit.
    1. Exprimer l'énergie électromagnétique EE du circuit en fonction de LL, CC, uCu_C et ii.
    2. Expliquer pourquoi EE reste constante au cours du temps et l'exprimer à l'aide de CC et U0U_0.
  2. Établir l'expression de uC2u_C^2 en fonction de i2i^2, U0U_0, LL et CC ; justifier l'allure de la courbe.
  3. Exploiter la courbe pour déterminer U0U_0, la valeur maximale ImI_m de ii et le rapport LC\dfrac LC.
  4. En utilisant la valeur de T0T_0, déterminer LL et CC.
  5. Calculer EE de deux façons différentes.
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1.a E=12CuC2+12Li2E=\frac12Cu_C^2+\frac12Li^2.

1.b Idée : sans résistance, rien n'est dissipé par effet Joule. Avec i=CduCdti=C\frac{du_C}{dt} : dEdt=CuCduCdt+Lididt\frac{dE}{dt}=Cu_C\frac{du_C}{dt}+Li\frac{di}{dt}, soit dEdt=i(uC+Ldidt)\frac{dE}{dt}=i\left(u_C+L\frac{di}{dt}\right), et la loi des mailles donne uC+Ldidt=0u_C+L\frac{di}{dt}=0 : EE est constante. À t=0t=0, i=0i=0 et uC=U0u_C=U_0, donc E=12CU02\boxed{E=\frac12CU_0^2}.

2. Idée : égaler l'expression générale de EE à sa valeur initiale. 12CuC2+12Li2=12CU02\frac12Cu_C^2+\frac12Li^2=\frac12CU_0^2, d'où :

uC2=−LC i2+U02u_C^2=-\dfrac{L}{C}\,i^2+U_0^2

uC2u_C^2 est une fonction affine de i2i^2, de coefficient directeur −LC<0-\frac LC<0 et d'ordonnée à l'origine U02U_0^2 : la courbe est un segment de droite décroissant.

3. Pour i2=0i^2=0 : U02=144 V2U_0^2=144\ \text{V}^2, donc U0=12 VU_0=\boxed{12\ \text{V}}. Pour uC2=0u_C^2=0 : Im2=9×10−4 A2I_m^2=9\times10^{-4}\ \text{A}^2, donc Im=30 mAI_m=\boxed{30\ \text{mA}}. Pente : −1449×10−4=−1,6×105 V2⋅A−2-\frac{144}{9\times10^{-4}}=-1{,}6\times10^{5}\ \text{V}^2\text{·A}^{-2}, donc LC=1,6×105 Ω2\frac LC=\boxed{1{,}6\times10^{5}\ \Omega^2} (le point i2=3×10−4 A2i^2=3\times10^{-4}\ \text{A}^2, uC2=96 V2u_C^2=96\ \text{V}^2 de la droite le confirme).

4. Idée : T0T_0 donne le produit LCLC, la pente donne le quotient LC\frac LC. LC=T02π=1,0×10−3 s\sqrt{LC}=\frac{T_0}{2\pi}=1{,}0\times10^{-3}\ \text{s} et LC=400 Ω\sqrt{\frac LC}=400\ \Omega. En multipliant : L=10−3×400=0,40 HL=10^{-3}\times400=\boxed{0{,}40\ \text{H}} ; en divisant : C=10−3400=2,5 μFC=\frac{10^{-3}}{400}=\boxed{2{,}5\ \mu\text{F}}.

5. E=12CU02=12×2,5×10−6×144=1,8×10−4 JE=\frac12CU_0^2=\frac12\times2{,}5\times10^{-6}\times144=\boxed{1{,}8\times10^{-4}\ \text{J}} ; et 12LIm2=12×0,40×9×10−4=1,8×10−4 J\frac12LI_m^2=\frac12\times0{,}40\times9\times10^{-4}=1{,}8\times10^{-4}\ \text{J} : l'énergie, entièrement électrique quand i=0i=0, est entièrement magnétique quand uC=0u_C=0.

4 Drill OL-C.4 — droites Ee=f(uC2)E_e=f(u_C^2) et EL=f(i2)E_L=f(i^2) : CC, LL et dates où Ee=ELE_e=E_L
Entraînement 04 / 05

Drill OL-C.4 — droites Ee=f(uC2)E_e=f(u_C^2) et EL=f(i2)E_L=f(i^2) : CC, LL et dates où Ee=ELE_e=E_L

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un circuit LC est formé d'un condensateur de capacité CC et d'une bobine purement inductive d'inductance LL. À t=0t=0, le condensateur est chargé (uC=U0>0u_C=U_0>0) et i=0i=0 ; les oscillations électriques qui prennent naissance sont libres et non amorties. Un logiciel trace l'énergie électrique EeE_e du condensateur en fonction de uC2u_C^2 (figure 1) et l'énergie magnétique ELE_L de la bobine en fonction de i2i^2 (figure 2) ; chaque segment s'arrête à la plus grande valeur atteinte.

  1. Rappeler les expressions de EeE_e et de ELE_L et justifier l'allure des deux courbes.
  2. Déterminer CC et LL à partir des coefficients directeurs.
  3. Énergie électromagnétique E=Ee+ELE=E_e+E_L.
    1. Lire la plus grande valeur de chaque énergie ; expliquer, par la conservation de EE, pourquoi ces deux maxima sont égaux.
    2. En déduire U0U_0 et la valeur maximale ImI_m de ii.
  4. Calculer la période propre T0T_0.
  5. On admet que uC=U0cos⁡(ω0t)u_C=U_0\cos(\omega_0t) avec ω0=2πT0\omega_0=\dfrac{2\pi}{T_0}.
    1. Montrer que Ee=E2(1+cos⁡(2ω0t))E_e=\dfrac E2\left(1+\cos(2\omega_0t)\right). Quelle est la période de EeE_e ?
    2. Déterminer les dates de l'intervalle [0,T0][0,T_0] où Ee=ELE_e=E_L, puis les valeurs de ∣uC∣|u_C| et de ∣i∣|i| à ces dates.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : chaque énergie est proportionnelle à un carré. Ee=12CuC2E_e=\frac12Cu_C^2 est une fonction linéaire de uC2u_C^2 : droite passant par l'origine, de coefficient directeur C2\frac C2. De même EL=12Li2E_L=\frac12Li^2 : droite passant par l'origine, de coefficient directeur L2\frac L2.

2. Figure 1 : C2=10×10−5400=2,5×10−7 J⋅V−2\frac C2=\frac{10\times10^{-5}}{400}=2{,}5\times10^{-7}\ \text{J·V}^{-2}, donc C=0,50 μFC=\boxed{0{,}50\ \mu\text{F}}. Figure 2 : L2=10×10−54×10−4=0,25 J⋅A−2\frac L2=\frac{10\times10^{-5}}{4\times10^{-4}}=0{,}25\ \text{J·A}^{-2}, donc L=0,50 HL=\boxed{0{,}50\ \text{H}}.

3.a Idée : quand une énergie est maximale, l'autre est nulle. Les deux segments s'arrêtent à 10×10−5 J=10−4 J10\times10^{-5}\ \text{J}=10^{-4}\ \text{J}. EeE_e est maximale quand ∣uC∣=U0|u_C|=U_0 : alors i=0i=0, EL=0E_L=0 et Ee,max⁡=EE_{e,\max}=E. De même EL,max⁡=EE_{L,\max}=E quand uC=0u_C=0. L'énergie électromagnétique EE se conservant (pas de résistance), les deux maxima sont égaux : E=10−4 JE=10^{-4}\ \text{J}.

3.b U02=400 V2U_0^2=400\ \text{V}^2, donc U0=20 VU_0=\boxed{20\ \text{V}} ; Im2=4×10−4 A2I_m^2=4\times10^{-4}\ \text{A}^2, donc Im=20 mAI_m=\boxed{20\ \text{mA}}.

4. LC=0,50×0,50×10−6=5,0×10−4 s\sqrt{LC}=\sqrt{0{,}50\times0{,}50\times10^{-6}}=5{,}0\times10^{-4}\ \text{s}, donc T0=2πLC=π ms≈3,14 msT_0=2\pi\sqrt{LC}=\pi\ \text{ms}\approx\boxed{3{,}14\ \text{ms}} et ω0=2000 rad⋅s−1\omega_0=2000\ \text{rad·s}^{-1} (on vérifie Im=ω0CU0=20 mAI_m=\omega_0CU_0=20\ \text{mA}).

5.a Idée : linéariser cos⁡2\cos^2. Ee=12CU02cos⁡2(ω0t)=Ecos⁡2(ω0t)E_e=\frac12CU_0^2\cos^2(\omega_0t)=E\cos^2(\omega_0t) et cos⁡2a=1+cos⁡2a2\cos^2a=\frac{1+\cos 2a}{2} :

Ee=E2(1+cos⁡(2ω0t))E_e=\dfrac E2\left(1+\cos(2\omega_0t)\right)

EeE_e oscille à la pulsation 2ω02\omega_0 : sa période vaut T02≈1,57 ms\frac{T_0}{2}\approx1{,}57\ \text{ms}. Par conservation, EL=E−Ee=E2(1−cos⁡(2ω0t))E_L=E-E_e=\frac E2\left(1-\cos(2\omega_0t)\right).

5.b Idée : Ee=ELE_e=E_L signifie que chacune vaut E2\frac E2. Ee=EL  ⟺  cos⁡(2ω0t)=0  ⟺  2ω0t=π2+kπE_e=E_L\iff\cos(2\omega_0t)=0\iff2\omega_0t=\frac\pi2+k\pi, soit t=T08+k T04t=\frac{T_0}{8}+k\,\frac{T_0}{4} (kk entier). Dans [0,T0][0,T_0] : t≈0,39t\approx0{,}39 ; 1,181{,}18 ; 1,961{,}96 et 2,75 ms2{,}75\ \text{ms}.

À ces dates 12CuC2=E2=14CU02\frac12Cu_C^2=\frac E2=\frac14CU_0^2, donc ∣uC∣=U02≈14,1 V|u_C|=\frac{U_0}{\sqrt2}\approx\boxed{14{,}1\ \text{V}} ; de même ∣i∣=Im2≈14,1 mA|i|=\frac{I_m}{\sqrt2}\approx\boxed{14{,}1\ \text{mA}}.

5 Drill OL-C.5 — lire uC(t)u_C(t) : signe de la charge, sens de ii, indications des appareils
Entraînement 05 / 05

Drill OL-C.5 — lire uC(t)u_C(t) : signe de la charge, sens de ii, indications des appareils

6 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un condensateur de capacité C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F}, préalablement chargé, est branché, par la fermeture d'un interrupteur K, aux bornes d'une bobine purement inductive d'inductance LL : le circuit LC est le siège d'oscillations électriques libres non amorties. On note qq la charge de l'armature A, uC=uAB=qCu_C=u_{AB}=\dfrac qC et i=dqdti=\dfrac{dq}{dt}, ii étant compté positivement lorsqu'il arrive sur l'armature A. L'enregistrement de uCu_C ci-dessous commence à un instant pris comme origine des dates, quelque temps après la fermeture de K.

  1. Déterminer graphiquement la valeur maximale UmU_m de uCu_C et la période propre T0T_0 ; en déduire LL.
  2. On écrit uC=Umsin⁡(ω0t+φ)u_C=U_m\sin(\omega_0t+\varphi). Déterminer ω0\omega_0 et φ\varphi, en justifiant le choix entre les deux valeurs possibles de φ\varphi.
  3. À t=0t=0, préciser le signe de la charge de l'armature A et le signe de ii. Le condensateur se charge-t-il ou se décharge-t-il à cet instant ?
  4. Écrire les expressions numériques de q(t)q(t) et de ii en fonction du temps.
  5. On insère dans le circuit un ampèremètre de résistance négligeable et on branche un voltmètre aux bornes du condensateur, tous deux en mode alternatif. Quelles sont leurs indications ?
  6. Calculer l'énergie électromagnétique du circuit.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : mesurer la période entre deux états identiques de la courbe. Um=6,0 VU_m=\boxed{6{,}0\ \text{V}}. La courbe vaut −3 V-3\ \text{V} en croissant à t=0t=0 puis de nouveau à t=4 mst=4\ \text{ms} (les maxima sont à 1,331{,}33 et 5,33 ms5{,}33\ \text{ms}) : T0=4,0 msT_0=\boxed{4{,}0\ \text{ms}}. De T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC} on tire L=T024π2CL=\frac{T_0^2}{4\pi^2C} :

L=(4,0×10−3)24π2×5,0×10−6L=\dfrac{(4{,}0\times10^{-3})^2}{4\pi^2\times5{,}0\times10^{-6}}

soit L≈8,1×10−2 HL\approx\boxed{8{,}1\times10^{-2}\ \text{H}}.

2. Idée : sin⁡φ\sin\varphi donne deux angles, le sens de variation à t=0t=0 tranche. ω0=2πT0=500π rad⋅s−1\omega_0=\frac{2\pi}{T_0}=\boxed{500\pi\ \text{rad·s}^{-1}}. uC(0)=Umsin⁡φ=−3 Vu_C(0)=U_m\sin\varphi=-3\ \text{V}, donc sin⁡φ=−12\sin\varphi=-\frac12 : φ=−π6\varphi=-\frac\pi6 ou φ=−5π6\varphi=-\frac{5\pi}{6}. La courbe croît à t=0t=0 : duCdt(0)=Umω0cos⁡φ>0\frac{du_C}{dt}(0)=U_m\omega_0\cos\varphi>0, donc cos⁡φ>0\cos\varphi>0 et φ=−π6 rad\varphi=\boxed{-\frac\pi6\ \text{rad}}.

3. Idée : qq a le signe de uCu_C ; i=CduCdti=C\frac{du_C}{dt} a le signe de la pente. q(0)=CuC(0)=−15 μCq(0)=Cu_C(0)=-15\ \mu\text{C} : l'armature A porte une charge négative. La pente de uCu_C est positive à t=0t=0, donc i(0)>0i(0)>0 : le courant circule dans le sens positif, vers l'armature A. Comme ∣uC∣|u_C| diminue (de 3 V3\ \text{V} vers 00), le condensateur se décharge : son énergie passe dans la bobine.

4. Qm=CUm=30 μCQ_m=CU_m=30\ \mu\text{C}, donc :

q=3,0×10−5sin⁡(500πt−π6)q=3{,}0\times10^{-5}\sin\left(500\pi t-\tfrac{\pi}{6}\right)

(qq en C, tt en s). En dérivant, Im=Qmω0=30×10−6×500π≈4,71×10−2 AI_m=Q_m\omega_0=30\times10^{-6}\times500\pi\approx4{,}71\times10^{-2}\ \text{A} et la phase augmente de π2\frac\pi2 :

i=4,71×10−2sin⁡(500πt+π3)i=4{,}71\times10^{-2}\sin\left(500\pi t+\tfrac{\pi}{3}\right)

(ii en A). On retrouve i(0)=Imsin⁡π3≈40,8 mA>0i(0)=I_m\sin\frac\pi3\approx40{,}8\ \text{mA}>0, conforme à la question 3.

5. Idée : en mode alternatif, l'appareil affiche la valeur efficace, valeur maximale divisée par 2\sqrt2 pour une grandeur sinusoïdale. Ampèremètre : I=Im2≈33,3 mAI=\frac{I_m}{\sqrt2}\approx\boxed{33{,}3\ \text{mA}} ; voltmètre : U=Um2≈4,24 VU=\frac{U_m}{\sqrt2}\approx\boxed{4{,}24\ \text{V}}.

6. E=12CUm2=12×5,0×10−6×36=9,0×10−5 JE=\frac12CU_m^2=\frac12\times5{,}0\times10^{-6}\times36=\boxed{9{,}0\times10^{-5}\ \text{J}}, valeur égale à 12LIm2\frac12LI_m^2 aux arrondis près.

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