1. Idée : loi des mailles dans le circuit sans générateur, avec i=CdtduC en convention récepteur pour le condensateur. Loi des mailles : uC+uR=0 avec uR=Ri et i=CdtduC, d'où
RCdtduC+uC=0⟺dtduC+τuC=0avecτ=RC Vérification : si uC(t)=Ee−t/τ alors dtduC=−τEe−t/τ=−τuC, donc dtduC+τuC=0 : l'équation est satisfaite, et uC(0)=E correspond bien à la tension initiale.
2. Idée : le logarithme transforme l'exponentielle décroissante en droite. Pour uC>0 : lnuC=ln(Ee−t/τ)=lnE−τt. C'est une fonction affine de t, de pente a=−τ1 (en s−1) et d'ordonnée à l'origine b=lnE.
3. Idée : la pente se lit entre deux points de la droite, l'ordonnée à l'origine se lit en t=0.
a=60×10−3−00,58−2,08=0,060−1,50=−25 s−1⇒τ=−a1=251=4,0×10−2 s=40 ms b=lnE=2,08⇒E=e2,08≈8,0 V Le piège classique est de lire τ=∣a∣=25 : la pente est l'inverse de la constante de temps, changé de signe ; 25 s−1 n'est d'ailleurs pas une durée.
4. Idée : τ=RC.
C=Rτ=4,0×1034,0×10−2=1,0×10−5 F=10 μF 5. Idée : uC=E/2 donne e−t/τ=1/2 ; toute l'énergie initiale du condensateur finit en chaleur dans R. Ee−t1/2/τ=2E⟺t1/2=τln2=4,0×10−2×0,693≈28 ms. Le condensateur, chargé sous E, contient initialement Ee=21CE2 ; en fin de décharge uC=0 et il ne contient plus rien. L'énergie dissipée dans R est donc
WJ=21CE2=21×1,0×10−5×(8,0)2=3,2×10−4 J Contrôle de cohérence : à t=60 ms=1,5τ, uC=8,0×e−1,5≈1,8 V et ln1,8≈0,58, valeur donnée pour le second point.