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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
RL-GDipôle RL

L'exercice d'identification de trois dipôles : chronogrammes, résistance, condensateur (temps de descente), bobine (τ, r, L, énergie)

Idée directrice

Le premier exercice de physique (6 à 7 points) part souvent de chronogrammes de la tension aux bornes d'un même conducteur ohmique R0R_0 placé successivement en série avec trois dipôles inconnus : la tension constante dès t=0t=0 trahit le conducteur ohmique, la tension qui décroît de EE vers 00 le condensateur, celle qui s'établit progressivement la bobine (auto-induction). Chaque dipôle livre ensuite sa grandeur caractéristique par la constante de temps lue sur la courbe (τ=R0C\tau=R_0C, τ′=L/(R0+r)\tau'=L/(R_0+r)), et l'exercice se clôt sur un calcul d'énergie.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« On se propose d'identifier la nature de chacun de ces dipôles » ; « justifier que le dipôle … est le conducteur ohmique » ; « établir l'équation différentielle régissant … » ; « nommer le phénomène physique qui se manifeste dans la bobine à la fermeture de l'interrupteur » ; « déduire la valeur de l'inductance LL ».

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Identifier par le comportement aux deux instants clés : t=0t=0 (condensateur déchargé = fil, bobine = interrupteur ouvert) et t→∞t\to\infty (condensateur = interrupteur ouvert, bobine = fil de résistance rr).
  • Constante de temps : tangente à l'origine ∩ asymptote, ou 63 %63\,\% / 37 %37\,\% de la valeur finale ; toujours dire la méthode.
  • Temps de descente 90 %→10 %90\,\%\to10\,\% : td=τln⁡9≈2,2τt_d=\tau\ln9\approx2{,}2\tau — se démontre en deux lignes avec deux logarithmes.
  • Bobine : uR0(∞)u_{R_0}(\infty) donne R0+rR_0+r, puis L=τ′(R0+r)L=\tau'(R_0+r) ; ne pas oublier rr dans la constante de temps.
  • Énergie de la bobine à une fraction pp du maximum : i=p Imax⁡i=\sqrt p\,I_{\max}, puis résoudre en tt avec un logarithme.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Prendre τ′=L/R0\tau'=L/R_0 en oubliant la résistance interne ; lire τ\tau à 50 %50\,\% de la valeur finale au lieu de 63 %63\,\% ; écrire l'énergie à 90,3 %90{,}3\,\% quand le courant est à 90,3 %90{,}3\,\% (c'est le carré qui compte) ; attribuer la décroissance de uR0u_{R_0} à la bobine (c'est le condensateur qui coupe le courant en régime permanent).

Sujet principal

Exercice 1 — dipôles RC et RL (6,75 points), dans l’esprit de la session 2021

6 questionsCorrigé masqué

Trois dipôles (D1)(D_1), (D2)(D_2) et (D3)(D_3) sont, dans un ordre inconnu : un condensateur déchargé de capacité CC, une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr, et un conducteur ohmique de résistance RR. On monte en série un générateur idéal de f.é.m. E=5 VE=5\,\text{V}, un conducteur ohmique de résistance R0=80 ΩR_0=80\,\Omega, un interrupteur KK et l'un des dipôles ; on ferme KK à t=0t=0 et l'on enregistre la tension uR0(t)=R0 i(t)u_{R_0}(t)=R_0\,i(t), image de l'intensité du courant pendant son établissement. On obtient trois chronogrammes :

  • (C1)(\mathcal C_1) : uR0u_{R_0} vaut 5 V5\,\text{V} à t=0t=0 puis décroît vers 00 ; elle passe par 4,5 V4{,}5\,\text{V} à t1t_1 et par 0,5 V0{,}5\,\text{V} à t2t_2, avec t2−t1=22 mst_2-t_1=22\,\text{ms} ;
  • (C2)(\mathcal C_2) : uR0u_{R_0} est nulle à t=0t=0, croît puis se stabilise à 4,0 V4{,}0\,\text{V} ; la tangente à l'origine coupe l'asymptote horizontale à l'instant t=5 mst=5\,\text{ms} ;
  • (C3)(\mathcal C_3) : uR0u_{R_0} vaut 2,0 V2{,}0\,\text{V} dès t=0t=0 et reste constante.
    1. Justifier que (D3)(D_3) est le conducteur ohmique de résistance RR.
    2. Déterminer la valeur de RR.
  1. On s'intéresse au dipôle (D1)(D_1).
    1. Justifier que (D1)(D_1) est le condensateur.
    2. Établir l'équation différentielle régissant uR0(t)u_{R_0}(t) dans ce circuit et vérifier que uR0(t)=E e−t/τu_{R_0}(t)=E\,\e^{-t/\tau} en est solution, avec τ=R0C\tau=R_0C.
    3. On appelle temps de descente td=t2−t1t_d=t_2-t_1 la durée entre les instants où la tension vaut 90 %90\,\% puis 10 %10\,\% de sa valeur maximale. Montrer que td=τln⁡9≈2,2 τt_d=\tau\ln 9\approx2{,}2\,\tau, puis déduire τ\tau et CC.
  2. On s'intéresse au dipôle (D2)(D_2). La tension s'écrit uR0(t)=R0ER0+r(1−e−t/τ′)u_{R_0}(t)=\dfrac{R_0E}{R_0+r}\big(1-\e^{-t/\tau'}\big) avec τ′=LR0+r\tau'=\dfrac{L}{R_0+r}.
    1. Nommer le phénomène physique qui se manifeste dans la bobine à la fermeture de l'interrupteur KK.
    2. Relever la valeur de τ′\tau' en décrivant la méthode utilisée.
    3. Déterminer la valeur de la résistance interne rr de la bobine, puis déduire la valeur de l'inductance LL.
    4. Déterminer l'instant tet_e pour lequel l'énergie emmagasinée par la bobine est égale à 90,3 %90{,}3\,\% de l'énergie maximale qu'elle peut emmagasiner.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Idée : sans condensateur ni bobine, le régime est permanent dès t=0t=0. Dans un circuit purement résistif, i=ER0+Ri=\dfrac{E}{R_0+R} est constant dès la fermeture : uR0u_{R_0} constante dès t=0t=0, c'est (C3)(\mathcal C_3), donc (D3)(D_3) est le conducteur ohmique.

1.b uR0=R0ER0+Ru_{R_0}=\dfrac{R_0E}{R_0+R} donne R0+R=R0EuR0=80×52,0=200 ΩR_0+R=\dfrac{R_0E}{u_{R_0}}=\dfrac{80\times5}{2{,}0}=200\,\Omega, soit R=120 Ω\boxed{R=120\,\Omega}.

2.a Idée : un condensateur déchargé se comporte comme un fil à t=0t=0 puis bloque le courant. À t=0t=0, uC=0u_C=0 donc uR0=E=5 Vu_{R_0}=E=5\,\text{V} ; en régime permanent le courant s'annule (uR0→0u_{R_0}\to0). C'est (C1)(\mathcal C_1) : (D1)(D_1) est le condensateur.

2.b Idée : loi des mailles, puis i=C duCdti=C\,\dfrac{\dd u_C}{\dd t}. E=uR0+uCE=u_{R_0}+u_C avec uR0=R0iu_{R_0}=R_0i et i=CduCdti=C\dfrac{\dd u_C}{\dd t}. En dérivant la loi des mailles (EE constante) : 0=duR0dt+duCdt=duR0dt+uR0R0C0=\dfrac{\dd u_{R_0}}{\dd t}+\dfrac{\dd u_C}{\dd t}=\dfrac{\dd u_{R_0}}{\dd t}+\dfrac{u_{R_0}}{R_0C}, soit

duR0dt+uR0τ=0,τ=R0C\frac{\dd u_{R_0}}{\dd t}+\frac{u_{R_0}}{\tau}=0,\qquad\tau=R_0C

Avec uR0=Ee−t/τu_{R_0}=E\e^{-t/\tau} : duR0dt=−Eτe−t/τ\dfrac{\dd u_{R_0}}{\dd t}=-\dfrac{E}{\tau}\e^{-t/\tau} et −Eτe−t/τ+Eτe−t/τ=0-\dfrac{E}{\tau}\e^{-t/\tau}+\dfrac{E}{\tau}\e^{-t/\tau}=0 ; de plus uR0(0)=Eu_{R_0}(0)=E : c'est la solution.

2.c Ee−t1/τ=0,9E⇒t1=τln⁡109E\e^{-t_1/\tau}=0{,}9E\Rightarrow t_1=\tau\ln\dfrac{10}{9} ; Ee−t2/τ=0,1E⇒t2=τln⁡10E\e^{-t_2/\tau}=0{,}1E\Rightarrow t_2=\tau\ln10. D'où td=t2−t1=τ(ln⁡10−ln⁡109)=τln⁡9≈2,2 τt_d=t_2-t_1=\tau\big(\ln10-\ln\tfrac{10}{9}\big)=\tau\ln9\approx2{,}2\,\tau. Avec td=22 mst_d=22\,\text{ms} : τ=22ln⁡9≈10 ms\tau=\dfrac{22}{\ln9}\approx10\,\text{ms} et

C=τR0=10×10−380=1,25×10−4 F=125 μFC=\frac{\tau}{R_0}=\frac{10\times10^{-3}}{80}=\boxed{1{,}25\times10^{-4}\,\text{F}=125\,\mu\text{F}}

3.a L'auto-induction : la bobine s'oppose à l'établissement du courant (f.é.m. induite −L didt-L\,\dfrac{\dd i}{\dd t}), d'où la montée progressive de uR0u_{R_0} sur (C2)(\mathcal C_2).

3.b Idée : la tangente à l'origine coupe l'asymptote à t=τ′t=\tau'. Sur (C2)(\mathcal C_2) cette intersection est à 5 ms5\,\text{ms} : τ′=5 ms\tau'=5\,\text{ms} (autre lecture : uR0(τ′)=0,63×4,0=2,5 Vu_{R_0}(\tau')=0{,}63\times4{,}0=2{,}5\,\text{V}).

3.c En régime permanent, uR0(∞)=R0ER0+r=4,0 Vu_{R_0}(\infty)=\dfrac{R_0E}{R_0+r}=4{,}0\,\text{V}, donc R0+r=80×54,0=100 ΩR_0+r=\dfrac{80\times5}{4{,}0}=100\,\Omega et r=20 Ωr=20\,\Omega. Puis L=τ′(R0+r)=5×10−3×100=0,50 HL=\tau'(R_0+r)=5\times10^{-3}\times100=\boxed{0{,}50\,\text{H}}.

3.d Idée : EL=12Li2E_L=\tfrac12Li^2 ; l'énergie est à 90,3 %90{,}3\,\% du maximum quand ii est à 0,903=0,950\sqrt{0{,}903}=0{,}950 de Imax⁡I_{\max}. i(t)=Imax⁡(1−e−t/τ′)i(t)=I_{\max}\big(1-\e^{-t/\tau'}\big), donc 1−e−te/τ′=0,95  ⟺  e−te/τ′=0,05  ⟺  te=τ′ln⁡20≈3 τ′1-\e^{-t_e/\tau'}=0{,}95\iff\e^{-t_e/\tau'}=0{,}05\iff t_e=\tau'\ln20\approx3\,\tau' :

te=5×10−3×ln⁡20≈15 mst_e=5\times10^{-3}\times\ln20\approx\boxed{15\,\text{ms}}

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill RL-G.1 — lire la constante de temps d’une bobine de deux façons
Entraînement 01 / 05

Drill RL-G.1 — lire la constante de temps d’une bobine de deux façons

3 questionsCorrigé masqué

Une bobine d'inductance LL et de résistance r=10 Ωr=10\,\Omega est montée en série avec un conducteur ohmique R0=90 ΩR_0=90\,\Omega et un générateur idéal E=6 VE=6\,\text{V}. À la fermeture du circuit, l'intensité s'établit selon i(t)=Imax⁡(1−e−t/τ)i(t)=I_{\max}\big(1-\e^{-t/\tau}\big) ; on lit i(4 ms)=37,8 mAi(4\,\text{ms})=37{,}8\,\text{mA} et l'intensité finale Imax⁡=60 mAI_{\max}=60\,\text{mA}.

  1. Vérifier la valeur de Imax⁡I_{\max} à partir de EE, R0R_0 et rr.
  2. Montrer que t=4 mst=4\,\text{ms} correspond à t=τt=\tau et en déduire LL.
  3. Calculer l'énergie maximale emmagasinée par la bobine et la durée au bout de laquelle l'intensité atteint 99 %99\,\% de Imax⁡I_{\max}.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. En régime permanent la bobine se comporte comme sa résistance : Imax⁡=ER0+r=6100=60 mAI_{\max}=\dfrac{E}{R_0+r}=\dfrac{6}{100}=60\,\text{mA}.

2. 37,860=0,63=1−e−1\dfrac{37{,}8}{60}=0{,}63=1-\e^{-1} : c'est la valeur atteinte à t=τt=\tau, donc τ=4 ms\tau=4\,\text{ms} et L=τ(R0+r)=4×10−3×100=0,40 HL=\tau(R_0+r)=4\times10^{-3}\times100=0{,}40\,\text{H}.

3. EL,max⁡=12LImax⁡2=12×0,40×(0,060)2=7,2×10−4 JE_{L,\max}=\tfrac12LI_{\max}^2=\tfrac12\times0{,}40\times(0{,}060)^2=7{,}2\times10^{-4}\,\text{J}. 1−e−t/τ=0,99  ⟺  t=τln⁡100≈4,6 τ≈18 ms1-\e^{-t/\tau}=0{,}99\iff t=\tau\ln100\approx4{,}6\,\tau\approx18\,\text{ms} (le « 5τ5\tau » usuel donne 99,3 %99{,}3\,\%).

2 Drill RL-G.2 — équation différentielle de l’établissement du courant dans une bobine
Entraînement 02 / 05

Drill RL-G.2 — équation différentielle de l’établissement du courant dans une bobine

3 questionsCorrigé masqué

Une bobine d'inductance L=0,30 HL=0{,}30\,\text{H} et de résistance rr est en série avec un conducteur ohmique R0R_0 et un générateur idéal E=6 VE=6\,\text{V} ; on note R0+r=60 ΩR_0+r=60\,\Omega. On ferme l'interrupteur à t=0t=0 ; l'intensité i(t)i(t) s'établit progressivement dans la bobine.

  1. En nommant la loi utilisée, établir l'équation différentielle vérifiée par l'intensité i(t)i(t) et la mettre sous la forme didt+iτ=EL\dfrac{\dd i}{\dd t}+\dfrac{i}{\tau}=\dfrac{E}{L} ; exprimer la constante de temps τ\tau de ce circuit RL et la calculer.
  2. Vérifier que i(t)=Imax⁡(1−e−t/τ)i(t)=I_{\max}\big(1-\e^{-t/\tau}\big) est solution et exprimer Imax⁡I_{\max}.
  3. Calculer la pente de la tangente à l'origine de i(t)i(t) et interpréter le rôle de l'inductance dans l'établissement du courant.
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1. Idée : loi des mailles avec la f.é.m. d'auto-induction. E=(R0+r) i+L didtE=(R_0+r)\,i+L\,\dfrac{\dd i}{\dd t}, soit didt+R0+rL i=EL\dfrac{\dd i}{\dd t}+\dfrac{R_0+r}{L}\,i=\dfrac{E}{L} : τ=LR0+r=0,3060=5,0 ms\tau=\dfrac{L}{R_0+r}=\dfrac{0{,}30}{60}=5{,}0\,\text{ms}.

2. didt=Imax⁡τe−t/τ\dfrac{\dd i}{\dd t}=\dfrac{I_{\max}}{\tau}\e^{-t/\tau} ; en reportant : Imax⁡τe−t/τ+Imax⁡τ(1−e−t/τ)=Imax⁡τ=EL\dfrac{I_{\max}}{\tau}\e^{-t/\tau}+\dfrac{I_{\max}}{\tau}\big(1-\e^{-t/\tau}\big)=\dfrac{I_{\max}}{\tau}=\dfrac{E}{L}, d'où Imax⁡=EτL=ER0+r=0,10 AI_{\max}=\dfrac{E\tau}{L}=\dfrac{E}{R_0+r}=0{,}10\,\text{A} ; et i(0)=0i(0)=0 : condition initiale respectée (la bobine s'oppose à la discontinuité du courant).

3. (didt)t=0=Imax⁡τ=EL=20 A⋅s−1\Big(\dfrac{\dd i}{\dd t}\Big)_{t=0}=\dfrac{I_{\max}}{\tau}=\dfrac{E}{L}=20\,\text{A}\cdot\text{s}^{-1} : plus l'inductance est grande, plus la pente initiale est faible et plus l'établissement du courant est lent (auto-induction).

3 Drill RL-G.3 — montage à deux branches et deux ampèremètres : le condensateur par le régime permanent, puis bobine et conducteur ohmique en série
Entraînement 03 / 05

Drill RL-G.3 — montage à deux branches et deux ampèremètres : le condensateur par le régime permanent, puis bobine et conducteur ohmique en série

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On dispose de trois dipôles D1D_1, D2D_2 et D3D_3 : l'un est un condensateur de capacité CC, un autre une bobine d'inductance LL et de résistance rr, le troisième un conducteur ohmique de résistance RR. Dans la branche principale du montage sont placés en série un générateur idéal de tension de f.é.m. E=9,0 VE=9{,}0\ \text{V}, un conducteur ohmique de résistance R0=50 ΩR_0=50\ \Omega, un interrupteur KK et un ampèremètre (A1)(A_1). Cette branche alimente deux branches en dérivation : l'une comporte un interrupteur K1K_1 et le dipôle D1D_1 ; l'autre un interrupteur K2K_2, les dipôles D2D_2 et D3D_3 en série et un ampèremètre (A2)(A_2). Les ampèremètres ont une résistance négligeable.

Expérience 1 : on ferme K1K_1 et K2K_2, puis KK. Une fois le régime permanent établi, les deux ampèremètres indiquent la même valeur.

Expérience 2 : KK est fermé, K1K_1 et K2K_2 ouverts, et le dipôle D1D_1 est initialement déchargé. À l'instant t=0t=0, on ferme K1K_1 et un oscilloscope à mémoire enregistre uD1(t)u_{D_1}(t) (figure 1, où (Δ)(\Delta) est la tangente à la courbe à l'origine).

Expérience 3 : KK est fermé, K1K_1 et K2K_2 ouverts. À l'instant t=0t=0, on ferme K2K_2 et l'on enregistre uD2(t)u_{D_2}(t) et uD3(t)u_{D_3}(t) (figure 2). Le régime permanent n'est pratiquement atteint qu'au bout de Δt≈5τ2=10 ms\Delta t\approx5\tau_2=10\ \text{ms}, où τ2\tau_2 est la constante de temps du circuit étudié.

  1. En exploitant l'expérience 1, justifier que le dipôle D1D_1 est le condensateur.
  2. Expérience 2.
    1. Déterminer graphiquement la constante de temps τ1\tau_1 du circuit étudié.
    2. En déduire la capacité CC.
  3. Expérience 3.
    1. Préciser pourquoi l'établissement du régime permanent n'est pas instantané.
    2. Identifier, parmi D2D_2 et D3D_3, le conducteur ohmique. Justifier.
  4. Grandeurs de la branche D2D_2–D3D_3.
    1. Déterminer l'intensité II du courant en régime permanent, puis les valeurs de RR et de rr.
    2. En déduire l'inductance LL de la bobine.
  5. Quelle valeur commune indiquaient les deux ampèremètres dans l'expérience 1 ?
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1. Idée : en régime permanent, un condensateur chargé se comporte comme un interrupteur ouvert, une bobine comme un conducteur ohmique de résistance rr. (A1)(A_1) mesure l'intensité de la branche principale, (A2)(A_2) celle de la branche D2D_2–D3D_3. D'après la loi des nœuds, des indications égales imposent une intensité nulle dans la branche de D1D_1 en régime permanent : seul un condensateur chargé bloque ainsi le courant continu. D1D_1 est donc le condensateur.

2.a Idée : la tangente à l'origine coupe l'asymptote u=Eu=E à l'instant t=τ1t=\tau_1. Sur la figure 1, (Δ)(\Delta) atteint 9 V9\ \text{V} à τ1=0,20 ms\boxed{\tau_1=0{,}20\ \text{ms}} (contrôle : uD1(τ1)=0,63 E≈5,7 Vu_{D_1}(\tau_1)=0{,}63\,E\approx5{,}7\ \text{V}).

2.b Le condensateur se charge à travers R0R_0 : τ1=R0C\tau_1=R_0C, d'où C=τ1R0C=\dfrac{\tau_1}{R_0} :

C=2,0×10−450=4,0 μFC=\dfrac{2{,}0\times10^{-4}}{50}=\boxed{4{,}0\ \mu\text{F}}

3.a La branche contient la bobine : par auto-induction, elle s'oppose à l'établissement du courant (loi de Lenz), d'où un régime transitoire de durée voisine de 5τ25\tau_2.

3.b Idée : à t=0t=0, l'intensité est encore nulle. La tension d'un conducteur ohmique, u=R iu=R\,i, est alors nulle, et uR0(0)=0u_{R_0}(0)=0 : la bobine supporte toute la tension EE. Sur la figure 2, uD3u_{D_3} part de 00 et uD2u_{D_2} de 9 V9\ \text{V} : D3 est le conducteur ohmique\boxed{D_3\text{ est le conducteur ohmique}} et D2D_2 la bobine.

4.a En régime permanent, on lit uD3=R I=5,0 Vu_{D_3}=R\,I=5{,}0\ \text{V} et uD2=r I=1,5 Vu_{D_2}=r\,I=1{,}5\ \text{V}. La loi des mailles donne uR0=E−5,0−1,5=2,5 Vu_{R_0}=E-5{,}0-1{,}5=2{,}5\ \text{V}, donc I=2,550=0,050 AI=\dfrac{2{,}5}{50}=\boxed{0{,}050\ \text{A}}. D'où R=5,00,050=100 ΩR=\dfrac{5{,}0}{0{,}050}=\boxed{100\ \Omega} et r=1,50,050=30 Ωr=\dfrac{1{,}5}{0{,}050}=\boxed{30\ \Omega}.

4.b τ2=Δt5=2,0 ms\tau_2=\dfrac{\Delta t}5=2{,}0\ \text{ms} et τ2=LR0+R+r\tau_2=\dfrac{L}{R_0+R+r}, avec la résistance totale du circuit R0+R+r=180 ΩR_0+R+r=180\ \Omega :

L=2,0×10−3×180=0,36 HL=2{,}0\times10^{-3}\times180=\boxed{0{,}36\ \text{H}}

5. La branche de D1D_1 ne conduisant plus en régime permanent, le circuit se réduit à celui de l'expérience 3 : les deux ampèremètres indiquaient I=ER0+R+r=9,0180=50 mAI=\dfrac{E}{R_0+R+r}=\dfrac{9{,}0}{180}=\boxed{50\ \text{mA}}.

4 Drill RL-G.4 — commutateur à deux positions : condensateur ou bobine, par l'intensité en régime permanent, puis CC, rr et LL
Entraînement 04 / 05

Drill RL-G.4 — commutateur à deux positions : condensateur ou bobine, par l'intensité en régime permanent, puis CC, rr et LL

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un générateur idéal de tension de f.é.m. E=12 VE=12\ \text{V}, un résistor de résistance R=250 ΩR=250\ \Omega et un commutateur KK à deux positions forment un circuit dans lequel le dipôle D1D_1 est en série avec RR quand KK est en position (1), et le dipôle D2D_2 quand KK est en position (2). L'un de ces dipôles est un condensateur de capacité CC initialement déchargé, l'autre une bobine d'inductance LL et de résistance rr non nulle.

Expérience 1 : à t=0t=0, on place KK en position (1) ; un oscilloscope bicourbe visualise la tension aux bornes du générateur et la tension uD1(t)u_{D_1}(t) (figure 1). Expérience 2 : à t=0t=0, on place KK en position (2) et l'on visualise la tension aux bornes du générateur et la tension uR(t)u_R(t) aux bornes du résistor (figure 2). Sur chaque figure, la tangente à l'origine est tracée en pointillés.

  1. Expérience 1.
    1. En appliquant la loi des mailles, exprimer la tension uR(t)u_R(t) aux bornes du résistor en fonction de EE et de uD1(t)u_{D_1}(t).
    2. En exploitant la figure 1, montrer que l'intensité du courant s'annule lorsque le régime permanent est atteint.
    3. En déduire, en le justifiant, la nature de D1D_1 et celle de D2D_2.
  2. La constante de temps du dipôle RC vaut τ1=RC\tau_1=RC.
    1. Déterminer graphiquement τ1\tau_1.
    2. En déduire la capacité CC.
  3. Expérience 2. On note I2I_2 l'intensité du courant et UD2U_{D_2} la tension aux bornes de D2D_2 en régime permanent.
    1. Montrer que uR(t)u_R(t) vérifie duRdt+1τ2 uR=RL E\dfrac{du_R}{dt}+\dfrac{1}{\tau_2}\,u_R=\dfrac RL\,E, avec τ2=LR+r\tau_2=\dfrac{L}{R+r}.
    2. Expliquer pourquoi uRu_R ne tend pas vers EE, puis déterminer I2I_2, UD2U_{D_2} et τ2\tau_2.
    3. En déduire rr et LL.
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1.a D'après la loi des mailles, E=uR+uD1E=u_R+u_{D_1}, donc uR(t)=E−uD1(t)\boxed{u_R(t)=E-u_{D_1}(t)}.

1.b Idée : uR=R iu_R=R\,i est l'image de l'intensité. Sur la figure 1, uD1u_{D_1} tend vers E=12 VE=12\ \text{V} : en régime permanent uR=E−E=0u_R=E-E=0, donc i=uRR=0i=\dfrac{u_R}{R}=0.

1.c Une bobine de résistance rr laisserait passer en régime permanent un courant ER+r≠0\dfrac{E}{R+r}\ne0 ; seul un condensateur chargé annule l'intensité. D1 est le condensateur\boxed{D_1\text{ est le condensateur}}, et D2D_2 la bobine.

2.a Sur la figure 1, la tangente à l'origine de uD1u_{D_1} coupe l'asymptote u=Eu=E à τ1=2,0 ms\boxed{\tau_1=2{,}0\ \text{ms}}.

2.b τ1=RC\tau_1=RC, d'où C=τ1RC=\dfrac{\tau_1}{R} :

C=2,0×10−3250=8,0 μFC=\dfrac{2{,}0\times10^{-3}}{250}=\boxed{8{,}0\ \mu\text{F}}

3.a Idée : loi des mailles avec la bobine (L,r)(L,r), puis i=uRRi=\dfrac{u_R}{R}. E=uR+r i+L didtE=u_R+r\,i+L\,\dfrac{di}{dt} avec i=uRRi=\dfrac{u_R}{R} :

E=uR+rR uR+LR duRdtE=u_R+\dfrac rR\,u_R+\dfrac LR\,\dfrac{du_R}{dt}

En multipliant par RL\dfrac RL :

duRdt+R+rL uR=RL E\dfrac{du_R}{dt}+\dfrac{R+r}{L}\,u_R=\dfrac RL\,E

C'est la forme demandée, avec τ2=LR+r\tau_2=\dfrac{L}{R+r}.

3.b En régime permanent, la bobine se comporte comme un conducteur ohmique de résistance r≠0r\ne0 : une partie de EE reste à ses bornes, donc uR<Eu_R<E. Sur la figure 2, UR=10 VU_R=10\ \text{V} : I2=URR=10250=40 mAI_2=\dfrac{U_R}{R}=\dfrac{10}{250}=\boxed{40\ \text{mA}} et UD2=E−UR=2,0 VU_{D_2}=E-U_R=\boxed{2{,}0\ \text{V}}. La tangente à l'origine coupe l'asymptote à τ2=3,0 ms\boxed{\tau_2=3{,}0\ \text{ms}}.

3.c r=UD2I2=2,00,040=50 Ωr=\dfrac{U_{D_2}}{I_2}=\dfrac{2{,}0}{0{,}040}=\boxed{50\ \Omega}, puis L=τ2(R+r)L=\tau_2(R+r) :

L=3,0×10−3×300=0,90 HL=3{,}0\times10^{-3}\times300=\boxed{0{,}90\ \text{H}}
5 Drill RL-G.5 — deux courbes superposées : conducteur ohmique ou bobine par la valeur à l'origine, puis EE, RR, rr et LL
Entraînement 05 / 05

Drill RL-G.5 — deux courbes superposées : conducteur ohmique ou bobine par la valeur à l'origine, puis EE, RR, rr et LL

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Deux dipôles D1D_1 et D2D_2 sont montés en série avec un générateur idéal de tension de f.é.m. EE, un ampèremètre de résistance négligeable et un interrupteur KK. L'un est un conducteur ohmique de résistance RR, l'autre une bobine d'inductance LL et de résistance rr. À t=0t=0, on ferme KK et un oscilloscope à mémoire enregistre les tensions uD1(t)u_{D_1}(t) et uD2(t)u_{D_2}(t) (figure ; la tangente à l'origine de uD1u_{D_1} est tracée en pointillés). En régime permanent, l'ampèremètre indique I0=100 mAI_0=100\ \text{mA}.

L'intensité vérifie didt+1τ i=EL\dfrac{di}{dt}+\dfrac1\tau\,i=\dfrac EL, de solution i(t)=I0(1−e−t/τ)i(t)=I_0\left(1-e^{-t/\tau}\right), où τ\tau est la constante de temps du circuit.

  1. Nommer le phénomène qui retarde l'établissement du courant et préciser l'élément du circuit qui en est responsable.
  2. Expressions des tensions.
    1. Exprimer la tension uR(t)u_R(t) aux bornes du conducteur ohmique en fonction de RR, I0I_0, τ\tau et tt.
    2. Vérifier qu'à tout instant la tension aux bornes de la bobine s'écrit ub(t)=E e−t/τ+r I0(1−e−t/τ)u_b(t)=E\,e^{-t/\tau}+r\,I_0\left(1-e^{-t/\tau}\right).
    3. Identifier, en le justifiant, le conducteur ohmique parmi D1D_1 et D2D_2.
  3. En exploitant la figure, déterminer EE, la constante de temps τ\tau et la tension aux bornes de chaque dipôle en régime permanent.
  4. En déduire RR et rr, puis l'inductance LL de la bobine.
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1. C'est le phénomène d'auto-induction, dû à la bobine : par sa f.é.m. e=−Ldidte=-L\dfrac{di}{dt}, elle s'oppose à l'établissement du courant (loi de Lenz).

2.a uR=R iu_R=R\,i, donc uR(t)=R I0(1−e−t/τ)\boxed{u_R(t)=R\,I_0\left(1-e^{-t/\tau}\right)}.

2.b Idée : loi des mailles, puis E=(R+r) I0E=(R+r)\,I_0 en régime permanent. ub=E−uR=E−R I0(1−e−t/τ)u_b=E-u_R=E-R\,I_0\left(1-e^{-t/\tau}\right). Or R I0=E−r I0R\,I_0=E-r\,I_0 :

ub=E−(E−rI0)(1−e−t/τ)u_b=E-(E-rI_0)\left(1-e^{-t/\tau}\right)

En développant, on obtient bien ub(t)=E e−t/τ+r I0(1−e−t/τ)u_b(t)=E\,e^{-t/\tau}+r\,I_0\left(1-e^{-t/\tau}\right).

2.c À t=0t=0 : uR(0)=0u_R(0)=0 et ub(0)=E≠0u_b(0)=E\ne0. Sur la figure, uD1u_{D_1} part de 00 et uD2u_{D_2} de 8 V8\ \text{V} : D1 est le conducteur ohmique\boxed{D_1\text{ est le conducteur ohmique}} et D2D_2 la bobine, dont la tension décroît vers rI0rI_0.

3. Idée : EE se lit à l'origine de la courbe de la bobine, τ\tau sur la tangente. E=uD2(0)=8,0 VE=u_{D_2}(0)=\boxed{8{,}0\ \text{V}}. La tangente à l'origine de uD1u_{D_1} coupe l'asymptote 6,0 V6{,}0\ \text{V} à τ=5,0 ms\boxed{\tau=5{,}0\ \text{ms}} (contrôle : uD1(τ)=0,63×6,0≈3,8 Vu_{D_1}(\tau)=0{,}63\times6{,}0\approx3{,}8\ \text{V}). En régime permanent, R I0=6,0 VR\,I_0=6{,}0\ \text{V} et r I0=2,0 Vr\,I_0=2{,}0\ \text{V}, dont la somme vaut bien EE.

4. R=6,00,10=60 ΩR=\dfrac{6{,}0}{0{,}10}=\boxed{60\ \Omega} et r=2,00,10=20 Ωr=\dfrac{2{,}0}{0{,}10}=\boxed{20\ \Omega}. La résistance totale du circuit vaut R+r=80 ΩR+r=80\ \Omega et τ=LR+r\tau=\dfrac{L}{R+r} :

L=5,0×10−3×80=0,40 HL=5{,}0\times10^{-3}\times80=\boxed{0{,}40\ \text{H}}

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