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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
GE-GGénétique des diploïdes (monohybridisme et dihybridisme)

Dihybridisme chez la drosophile entre doubles hétérozygotes : pas de crossing-over chez le mâle, génotypes cis ou trans, échiquier et effectifs

Idée directrice

Quand les deux parents sont hétérozygotes et que l'énoncé rappelle que chez le mâle de la drosophile, il ne se produit pas de crossing-over, la descendance ne reflète plus les gamètes d'un seul parent comme dans un test-cross. Le mâle ne donne que ses deux gamètes parentaux, 1/2 chacun ; seule la femelle produit des recombinés. On lit d'abord chaque caractère (3/4 – 1/4 : parents hétérozygotes), on compare au 9/16 – 3/16 – 3/16 – 1/16 de l'indépendance, puis la classe double récessive tranche : elle exige un gamète double récessif de chaque parent, donc un mâle en cis, et sa fréquence divisée par 1/2 donne celle du gamète de la femelle — rare, il est recombiné (femelle en trans) ; fréquent, il est parental (femelle en cis). L'échiquier 4 × 2 vérifie les effectifs et donne la distance.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« chez le mâle de la drosophile, il ne se produit pas de crossing-over » ; « discuter la validité de chacune des hypothèses suivantes » ; « la descendance ne renferme que les phénotypes » ; « préciser le sexe de la drosophile » ; « déterminez les pourcentages phénotypiques issus d’un croisement entre deux drosophiles »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Chaque caractère séparément : 3/4 – 1/4 signifie que les deux parents sont hétérozygotes pour ce couple.
  • Mâle de drosophile : deux gamètes parentaux à 1/2, jamais de recombinés ; seule la femelle donne quatre types de gamètes, et la distance se calcule sur elle seule.
  • Classe double récessive : un gamète double récessif vient de chaque parent ; le mâle est donc en cis, et la fréquence du gamète de la femelle vaut celle de la classe divisée par 1/2.
  • Gamète de la femelle à moins de 25 % : recombiné, femelle en trans ; à plus de 25 % : parental, femelle en cis.
  • Échiquier 4 × 2 : additionner les cases de même phénotype, puis multiplier par l'effectif total.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
  • Traiter le croisement comme un test-cross et prendre 2,5 % pour la fréquence d'un gamète : le mâle ne fournit le gamète double récessif qu'une fois sur deux.
  • Faire recombiner le mâle, ou compter des recombinés dans les deux sexes pour la distance.
  • Rejeter la liaison absolue sans dire combien de phénotypes elle permettrait au plus.
  • Supposer les deux parents en cis parce que la F₁ du premier croisement l'est : le génotype d'un individu venu d'ailleurs se déduit de la descendance.
  • Calculer la distance sur les phénotypes au lieu des gamètes de la femelle.
Sujet principal

Exercice — génétique des diploïdes (6 points), dans l'esprit des sessions 2019–2024

1 questionCorrigé masqué

On se propose d'étudier, chez la drosophile, la transmission de deux couples d'allèles (A₁, A₂) et (B₁, B₂) contrôlant chacun un caractère.

NB : chez le mâle de la drosophile, il ne se produit pas de crossing-over.

Premier croisement. Des femelles de lignée pure de phénotype [A1B1][A_1B_1] sont croisées avec des mâles de lignée pure de phénotype [A2B2][A_2B_2]. Tous les descendants F₁ sont de phénotype [A1B1][A_1B_1].

1) Précisez, en justifiant, la relation de dominance entre les allèles de chaque couple. (0,5 pt)

Deuxième croisement. Une femelle D et un mâle D', tous deux de phénotype [A1B1][A_1B_1], sont prélevés dans un élevage et croisés entre eux. Le document 1 présente leur descendance.

Phénotypes[A1B1][A_1B_1][A1B2][A_1B_2][A2B1][A_2B_1][A2B2][A_2B_2]
Effectifs63027027030


Document 1 — descendance du croisement D × D' (1200 drosophiles)

2) Exploitez le document 1, caractère par caractère, pour montrer que D et D' sont hétérozygotes pour les deux couples d'allèles. (0,75 pt)

3) Discutez la validité de chacune des hypothèses suivantes : (1,5 pt)

hypothèse 1 : les deux gènes sont indépendants ;

hypothèse 2 : les deux gènes sont liés totalement (liaison absolue) ;

hypothèse 3 : les deux gènes sont liés partiellement (liaison partielle).

4) Écrivez, en justifiant votre réponse, les génotypes de D et de D'. (1 pt)

5) a- Schématisez le comportement des chromosomes de D au cours de la prophase I qui aboutit à ses gamètes recombinés.

b- Représentez les gamètes de D et de D' et précisez leurs proportions théoriques. (1 pt)

6) Dressez l'échiquier de croisement D × D', vérifiez les effectifs du document 1 et calculez la distance entre les deux gènes. (1 pt)

7) Parmi D et D', lequel pourrait être un descendant F₁ du premier croisement ? Justifiez. (0,25 pt)

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : une F₁ issue de deux lignées pures est hétérozygote ; le phénotype qu'elle exprime est dominant. Les parents de lignée pure sont homozygotes : la F₁ a reçu A₁ et B₁ de sa mère, A₂ et B₂ de son père. Hétérozygote pour les deux couples, elle est de phénotype [A1B1][A_1B_1] : A₁ domine A₂ et B₁ domine B₂.

2. Idée : isoler chaque caractère. Caractère A : [A1][A_1] = 630 + 270 = 900 et [A2][A_2] = 270 + 30 = 300, soit 900/1200 = 3/4 et 300/1200 = 1/4. Caractère B : [B1][B_1] = 630 + 270 = 900, soit 3/4, et [B2][B_2] = 270 + 30 = 300, soit 1/4. Des proportions 3/4 – 1/4 sont celles d'un croisement entre deux hétérozygotes : les phénotypes récessifs [A2][A_2] et [B2][B_2] apparaissent chez des descendants de parents qui ne les expriment pas. D et D' sont hétérozygotes pour les deux couples.

3. Idée : comparer la descendance à ce que prévoit chaque hypothèse, sans jamais faire recombiner le mâle.

Hypothèse 1. Chaque parent produirait 4 types de gamètes équiprobables ; on attendrait 9/16, 3/16, 3/16 et 1/16, soit sur 1200 descendants 675 [A1B1][A_1B_1], 225 [A1B2][A_1B_2], 225 [A2B1][A_2B_1] et 75 [A2B2][A_2B_2]. On observe 630, 270, 270 et 30 : la classe [A2B2][A_2B_2] est deux fois et demie moins nombreuse que prévu. L'hypothèse 1 est rejetée : les deux gènes sont portés par la même paire de chromosomes.

Hypothèse 2. Sans aucun crossing-over, chaque parent ne donnerait que ses deux gamètes parentaux. La descendance compterait alors deux phénotypes si les deux parents sont en cis ([A1B1][A_1B_1] 3/4, [A2B2][A_2B_2] 1/4), trois sans [A2B2][A_2B_2] si l'un d'eux au moins est en trans. On observe quatre phénotypes : l'hypothèse 2 est rejetée.

Hypothèse 3. La femelle produit quatre types de gamètes, deux parentaux majoritaires et deux recombinés minoritaires ; le mâle n'en produit que deux. Les quatre phénotypes peuvent apparaître, dont une classe peu nombreuse issue d'un gamète recombiné de la femelle : l'hypothèse 3 est retenue.

4. Idée : un descendant [A2B2][A_2B_2] a reçu un gamète A2B2A_2B_2 de chacun de ses deux parents. [A2B2][A_2B_2] = 30/1200 = 2,5 %.

Mâle D'. Il ne fait pas de crossing-over : il transmet l'un de ses deux chromosomes intact, 1/2 chacun. Pour fournir un gamète A2B2A_2B_2, il doit porter A₂ et B₂ sur le même chromosome : D′:A1B1//A2B2\boxed{D' : A_1B_1//A_2B_2} (position cis).

Femelle D. 2,5 % = 1/2 × f, où f est la fréquence du gamète A2B2A_2B_2 de D : f = 5 %. Un gamète parental représente plus de 25 % des gamètes ; un gamète à 5 % est recombiné. Chez D, A₂ et B₂ ne sont donc pas sur le même chromosome : D:A1B2//A2B1\boxed{D : A_1B_2//A_2B_1} (position trans).

5.a Idée : le crossing-over échange des segments entre deux chromatides non sœurs, entre les deux locus. En prophase I, les deux homologues dupliqués de D, A1B2A_1B_2 et A2B1A_2B_1, s'apparient. Un chiasma entre le locus A et le locus B permet l'échange des segments qui portent B : deux chromatides deviennent recombinées, A1B1A_1B_1 et A2B2A_2B_2, à côté de deux chromatides parentales. Après les deux divisions, chaque gamète reçoit une seule chromatide.

5.b Gamètes de D : parentaux A1B2A_1B_2 et A2B1A_2B_1, 45 % chacun ; recombinés A1B1A_1B_1 et A2B2A_2B_2, 5 % chacun (5 % pour A2B2A_2B_2 d'après la question 4, les deux recombinés étant équiprobables). Gamètes de D' : A1B1A_1B_1 et A2B2A_2B_2, 50 % chacun, sans aucun recombiné.

6. Échiquier de croisement (gamètes de la femelle en lignes, du mâle en colonnes) :

Gamètes ♀ / ♂A1B1A_1B_1 (50 %)A2B2A_2B_2 (50 %)
A1B2A_1B_2 (45 %)[A1B1][A_1B_1] 22,5 %[A1B2][A_1B_2] 22,5 %
A2B1A_2B_1 (45 %)[A1B1][A_1B_1] 22,5 %[A2B1][A_2B_1] 22,5 %
A1B1A_1B_1 (5 %)[A1B1][A_1B_1] 2,5 %[A1B1][A_1B_1] 2,5 %
A2B2A_2B_2 (5 %)[A1B1][A_1B_1] 2,5 %[A2B2][A_2B_2] 2,5 %

[A1B1][A_1B_1] : 22,5 + 22,5 + 2,5 + 2,5 + 2,5 = 52,5 %, soit 0,525 × 1200 = 630 ; [A1B2][A_1B_2] : 22,5 %, soit 270 ; [A2B1][A_2B_1] : 22,5 %, soit 270 ; [A2B2][A_2B_2] : 2,5 %, soit 30. Les effectifs théoriques sont conformes au document 1.

Idée : la distance se lit sur les gamètes de la femelle, seule à recombiner. Gamètes recombinés de D : 5 + 5 = 10 %, d'où d=10 cM\boxed{d = 10\ \text{cM}}.

7. La F₁ du premier croisement a reçu un chromosome A1B1A_1B_1 de sa mère et un chromosome A2B2A_2B_2 de son père : elle est A1B1//A2B2A_1B_1//A_2B_2, en cis. D' a ce génotype et peut être un mâle F₁ ; D, en trans, ne peut pas être issue de ce croisement.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : F₁ × F₁ issue de lignées pures donnant 1/2 – 1/4 – 1/4 sans double récessif, où indépendance, liaison absolue et liaison partielle sont à discuter, la liaison partielle n'étant établie que par un croisement ultérieur (principale 2020) ; D × D' entre doubles hétérozygotes avec une classe double récessive rare, femelle en trans et mâle en cis, puis un second croisement sans double récessif qui révèle un mâle en trans (principale 2024) ; cellule germinale recombinée qui localise les gènes et impose le sexe femelle, puis un croisement avec 15 % de doubles récessifs pour la distance (principale 2023) ; pourcentages phénotypiques d'un croisement entre deux drosophiles d'une même souche après un test-cross (contrôle 2019).

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill GE-G.1 — F₁ × F₁ en 1/2 – 1/4 – 1/4 sans double récessif : liaison absolue ou partielle ?
Entraînement 01 / 04

Drill GE-G.1 — F₁ × F₁ en 1/2 – 1/4 – 1/4 sans double récessif : liaison absolue ou partielle ?

3 questionsCorrigé masqué

Chez la drosophile, deux couples d'allèles (A₁, A₂) et (B₁, B₂) contrôlent deux caractères ; A₁ domine A₂ et B₁ domine B₂. Chez le mâle de la drosophile, il ne se produit pas de crossing-over.

Des femelles de lignée pure [A1B2][A_1B_2] sont croisées avec des mâles de lignée pure [A2B1][A_2B_1] : toute la F₁ est [A1B1][A_1B_1]. Les F₁, croisés entre eux, donnent une F₂ de 1600 drosophiles : 800 [A1B1][A_1B_1], 400 [A1B2][A_1B_2] et 400 [A2B1][A_2B_1].

  1. Écrivez le génotype de la F₁ si les gènes sont indépendants, puis s'ils sont liés.
  2. Discutez chacune des hypothèses suivantes : gènes indépendants ; gènes liés totalement (liaison absolue) ; gènes liés partiellement (liaison partielle).
  3. Une femelle D₁ [A1B2][A_1B_2] et un mâle D₂ [A2B1][A_2B_1], pris dans la F₂, sont croisés. Leur descendance comporte les quatre phénotypes en proportions égales, dont 25 % de [A2B2][A_2B_2]. Écrivez les génotypes de D₁ et de D₂, puis précisez l'hypothèse à retenir.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Gènes indépendants : A1//A2  B1//B2A_1//A_2\ \ B_1//B_2. Gènes liés : la F₁ a reçu le chromosome A1B2A_1B_2 de sa mère et le chromosome A2B1A_2B_1 de son père, d'où A1B2//A2B1A_1B_2//A_2B_1.

2. Idée : le double récessif est absent, et le mâle ne recombine pas. Indépendance : la F₁ produirait 4 gamètes équiprobables dans les deux sexes, d'où 9/16, 3/16, 3/16 et 1/16 de [A2B2][A_2B_2], soit 100 sur 1600. On n'observe aucun [A2B2][A_2B_2] et seulement trois phénotypes (1/2, 1/4, 1/4) : hypothèse rejetée.

Liaison absolue : mâles et femelles F₁ donnent A1B2A_1B_2 et A2B1A_2B_1, 1/2 chacun ; l'échiquier 2 × 2 donne 1/4 [A1B2][A_1B_2], 1/2 [A1B1][A_1B_1] et 1/4 [A2B1][A_2B_1], soit 400, 800 et 400 : compatible.

Liaison partielle : la femelle F₁ donne en plus les recombinés A1B1A_1B_1 et A2B2A_2B_2, mais le mâle ne donne que A1B2A_1B_2 ou A2B1A_2B_1. Avec un gamète mâle A1B2A_1B_2, le descendant est [A1B1][A_1B_1] ou [A1B2][A_1B_2] selon que le gamète femelle porte B₁ ou B₂, une fois sur deux quel que soit le taux de recombinaison ; avec A2B1A_2B_1, il est [A1B1][A_1B_1] ou [A2B1][A_2B_1]. On retrouve 1/2 – 1/4 – 1/4 : compatible. La F₂ ne permet pas de choisir : un [A2B2][A_2B_2] exigerait un gamète A2B2A_2B_2 du mâle F₁, qui n'en produit pas.

3. Idée : un descendant [A2B2][A_2B_2] réclame un chromosome A2B2A_2B_2 chez chacun de ses parents. D₁ [A1B2][A_1B_2] est B2//B2B_2//B_2 et D₂ [A2B1][A_2B_1] est A2//A2A_2//A_2. Pour donner des A2B2//A2B2A_2B_2//A_2B_2, chacun doit porter un chromosome A2B2A_2B_2 : D1:A1B2//A2B2\boxed{D_1 : A_1B_2//A_2B_2} et D2:A2B1//A2B2\boxed{D_2 : A_2B_1//A_2B_2}. D₁ donne A1B2A_1B_2 ou A2B2A_2B_2, 1/2 chacun (un crossing-over ne change rien, elle est B2//B2B_2//B_2) ; D₂ donne A2B1A_2B_1 ou A2B2A_2B_2 : les quatre rencontres donnent [A1B1][A_1B_1], [A1B2][A_1B_2], [A2B1][A_2B_1] et [A2B2][A_2B_2], 25 % chacune.

Le chromosome A2B2A_2B_2 n'existait ni chez les lignées pures (A1B2A_1B_2, A2B1A_2B_1) ni chez les mâles F₁ : il est né d'un crossing-over chez les femelles F₁. La liaison absolue est rejetée : les gènes sont liés partiellement.

2 Drill GE-G.2 — cellule germinale recombinée : gènes liés, génotype et sexe de l'individu
Entraînement 02 / 04

Drill GE-G.2 — cellule germinale recombinée : gènes liés, génotype et sexe de l'individu

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On étudie chez la drosophile deux couples d'allèles (A₁, A₂) et (B₁, B₂). Une drosophile D, de phénotype [A1B1][A_1B_1], est hétérozygote pour les deux couples. Le document représente une cellule possible issue de la division réductionnelle de la méiose chez D. On rappelle que chez le mâle de la drosophile, il ne se produit pas de crossing-over.

  1. Exploitez le document en vue de :
    1. préciser la localisation des deux couples d'allèles ;
    2. écrire le génotype de D ;
    3. préciser la relation de dominance entre les allèles de chaque couple ;
    4. préciser le sexe de D.
  2. Précisez la composition allélique des deux cellules issues de la deuxième division de cette cellule.
  3. D est croisée avec un mâle de phénotype [A2B2][A_2B_2] : 9 % des descendants sont de phénotype [A1B1][A_1B_1]. Calculez la distance entre les deux gènes.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Idée : une cellule issue de la division réductionnelle est haploïde. Elle ne contient qu'un chromosome de la paire, et ce chromosome porte un allèle de chaque couple : les deux gènes sont liés. Ses deux chromatides portent le même allèle A₂ mais des allèles différents au locus B : un crossing-over a eu lieu entre les deux locus.

1.b La chromatide entièrement sombre est intacte : ce chromosome portait A2B1A_2B_1. Le segment clair, porteur de B₂, vient du chromosome homologue, qui portait donc B₂ et, D étant hétérozygote, A₁ : D:A1B2//A2B1\boxed{D : A_1B_2//A_2B_1}.

1.c D est hétérozygote pour les deux couples et de phénotype [A1B1][A_1B_1] : A₁ domine A₂ et B₁ domine B₂.

1.d La cellule porte une chromatide recombinée ; or il ne se produit pas de crossing-over chez le mâle : D est une femelle.

2. La deuxième division sépare les chromatides : une cellule reçoit la chromatide parentale A2B1A_2B_1, l'autre la chromatide recombinée A2B2A_2B_2. Si cette cellule est l'ovocyte II, une seule des deux deviendra l'ovule, l'autre étant le deuxième globule polaire.

3. Idée : dans un test-cross, les phénotypes traduisent les gamètes de la femelle. Le mâle [A2B2][A_2B_2], double récessif, est A2B2//A2B2A_2B_2//A_2B_2 et ne donne que A2B2A_2B_2. [A1B1][A_1B_1] provient du gamète A1B1A_1B_1, recombiné chez D qui est en trans : p/2 = 9 %, donc p = 18 % et d=18 cM\boxed{d = 18\ \text{cM}}. Les autres classes : 9 % [A2B2][A_2B_2], 41 % [A1B2][A_1B_2] et 41 % [A2B1][A_2B_1].

3 Drill GE-G.3 — test-cross du mâle ou de la femelle : 50 % – 50 % n'est pas une liaison absolue
Entraînement 03 / 04

Drill GE-G.3 — test-cross du mâle ou de la femelle : 50 % – 50 % n'est pas une liaison absolue

4 questionsCorrigé masqué

Chez la drosophile, deux couples d'allèles (A₁, A₂) et (B₁, B₂) contrôlent deux caractères ; A₁ domine A₂ et B₁ domine B₂. Le crossing-over ne se produit jamais chez le mâle de la drosophile.

Croisement 1. Des femelles [A2B2][A_2B_2] sont croisées avec des mâles D' [A1B1][A_1B_1] hétérozygotes pour les deux couples. Descendance : 50 % [A1B1][A_1B_1] et 50 % [A2B2][A_2B_2].

Croisement 2. Des femelles D, de même génotype que les mâles D', sont croisées avec des mâles [A2B2][A_2B_2]. Descendance : 42 % [A1B1][A_1B_1], 42 % [A2B2][A_2B_2], 8 % [A1B2][A_1B_2] et 8 % [A2B1][A_2B_1].

  1. Nommez le croisement 1 en justifiant, puis montrez que les deux gènes ne sont pas indépendants.
  2. Formulez deux hypothèses sur la liaison des deux gènes qui expliquent le croisement 1, et écrivez le génotype de D'.
  3. Exploitez le croisement 2 pour retenir l'une des hypothèses et calculer la distance entre les deux gènes.
  4. Expliquez pourquoi les deux croisements, réalisés avec des individus de même génotype, ne donnent pas les mêmes résultats.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. C'est un test-cross : les femelles [A2B2][A_2B_2], doubles récessives, sont A2B2//A2B2A_2B_2//A_2B_2 et ne donnent qu'un type de gamète ; les phénotypes des descendants traduisent donc les gamètes du mâle D'. Si les gènes étaient indépendants, D' donnerait quatre types de gamètes équiprobables, d'où quatre phénotypes à 25 % ; on n'en observe que deux : les gènes sont liés.

2. D' ne produit que deux types de gamètes, A1B1A_1B_1 et A2B2A_2B_2, à 50 % : D′:A1B1//A2B2\boxed{D' : A_1B_1//A_2B_2}. Hypothèse a : liaison absolue, aucun crossing-over entre les deux locus. Hypothèse b : liaison partielle, masquée ici parce que le mâle ne fait pas de crossing-over. Les deux expliquent l'absence de recombinés.

3. Idée : chez la femelle, un crossing-over entre les locus produit des gamètes recombinés. D, A1B1//A2B2A_1B_1//A_2B_2, donne des descendants [A1B2][A_1B_2] et [A2B1][A_2B_1], issus de gamètes recombinés : la liaison absolue est rejetée, les gènes sont liés partiellement (hypothèse b). Recombinés : 8 + 8 = 16 %, d'où d=16 cM\boxed{d = 16\ \text{cM}}.

4. Les deux croisements sont des test-crosses qui révèlent les gamètes du parent hétérozygote. Le mâle D' ne fait pas de crossing-over : deux gamètes parentaux seulement. La femelle D en fait : 84 % de gamètes parentaux et 16 % de recombinés. La différence tient au sexe du parent hétérozygote, pas à son génotype.

4 Drill GE-G.4 — deux parents en cis : une classe double récessive parentale, de sa fréquence à la distance
Entraînement 04 / 04

Drill GE-G.4 — deux parents en cis : une classe double récessive parentale, de sa fréquence à la distance

4 questionsCorrigé masqué

Chez la drosophile, deux gènes liés ont pour allèles (A₁, A₂) et (B₁, B₂), avec A₁ dominant A₂ et B₁ dominant B₂ ; il ne se produit pas de crossing-over chez le mâle. Une femelle D et un mâle D', tous deux [A1B1][A_1B_1] et hétérozygotes pour les deux couples, sont croisés. Sur 1000 descendants, on compte 690 [A1B1][A_1B_1], 190 [A2B2][A_2B_2], 60 [A1B2][A_1B_2] et 60 [A2B1][A_2B_1].

  1. Montrez que le mâle D' est en position cis.
  2. Calculez la fréquence du gamète A2B2A_2B_2 produit par D ; déduisez-en le génotype de D.
  3. Calculez la distance entre les deux gènes, puis vérifiez l'effectif des [A1B2][A_1B_2].
  4. Quel pourcentage de [A2B2][A_2B_2] aurait-on obtenu, pour la même distance, avec une femelle en position trans ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Les 190 [A2B2][A_2B_2] ont reçu un gamète A2B2A_2B_2 de chacun de leurs parents. D' ne fait pas de crossing-over : ce gamète est l'un de ses deux chromosomes intacts, d'où D′:A1B1//A2B2\boxed{D' : A_1B_1//A_2B_2}, qui donne A1B1A_1B_1 et A2B2A_2B_2 à 50 %.

2. Idée : diviser par la fréquence du gamète fourni par le mâle. [A2B2][A_2B_2] = 190/1000 = 19 % = 1/2 × f, donc f = 38 %. Plus de 25 % : c'est un gamète parental, et D:A1B1//A2B2\boxed{D : A_1B_1//A_2B_2} (position cis).

3. Gamètes parentaux de D : 38 + 38 = 76 % ; recombinés : 100 − 76 = 24 %, soit 12 % de A1B2A_1B_2 et 12 % de A2B1A_2B_1 : d=24 cM\boxed{d = 24\ \text{cM}}. Un [A1B2][A_1B_2] naît du gamète mâle A2B2A_2B_2 et du gamète femelle A1B2A_1B_2 : 1/2 × 12 % = 6 %, soit 60 sur 1000, comme observé.

4. Chez une femelle A1B2//A2B1A_1B_2//A_2B_1, le gamète A2B2A_2B_2 serait recombiné, à 12 % ; avec le même mâle, [A2B2][A_2B_2] = 1/2 × 12 % = 6 %. Une classe double récessive fréquente signale une femelle en cis, une classe rare une femelle en trans.

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