Aller au contenu

Un mot pour Fahmio

Tu écris. Tu continues.

Un problème, une idée — assez pour qu’on comprenne, puis tu retournes à ta copie.

On lit. Tu n’as rien d’autre à faire.

Où veux-tu aller ?

↑ ↓ pour parcourir · Entrée pour ouvrir · Échap pour fermer

Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
RE-CReproduction

Régulation du cycle féminin — rétrocontrôles et pic ovulatoire de LH

Idée directrice

L'énoncé superpose les courbes de FSH, LH et des hormones ovariennes sur un cycle. La trajectoire : établir le double dialogue entre l'axe hypothalamo-hypophysaire et l'ovaire, distinguer le rétrocontrôle négatif (faible taux d'œstrogènes en phase folliculaire et lutéale) du rétrocontrôle positif (forte concentration d'œstrogènes en préovulatoire), et relier ce rétrocontrôle positif au pic de LH déclencheur de l'ovulation.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Rappeler l'origine et l'action de la FSH et de la LH » ; « Analyser l'effet des œstrogènes sur l'hypophyse selon leur concentration » ; « Distinguer rétrocontrôle négatif et rétrocontrôle positif » ; « Expliquer le rôle du pic de LH dans le déclenchement de l'ovulation »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • FSH (croissance folliculaire) et LH (ovulation + corps jaune) viennent de l'hypophyse.
  • Œstrogènes FAIBLES ⇒\Rightarrow rétrocontrôle négatif; œstrogènes FORTS (seuil) ⇒\Rightarrow rétrocontrôle positif.
  • Rétrocontrôle positif ⇒\Rightarrow pic de LH ⇒\Rightarrow ovulation.
  • Toujours relier concentration hormonale →\to type de rétrocontrôle →\to effet sur FSH/LH.
  • Progestérone : toujours RC (−) ; elle masque le RC (+) de l'œstradiol (pas de pic en phase lutéale).
  • Femme ovariectomisée ou ménopausée : LH haute et plate = frein ovarien levé.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
  • Croire que les œstrogènes ont toujours le même effet : négatif à faible taux, positif au-dessus d'un seuil.
  • Confondre le pic de LH (déclencheur de l'ovulation) et la LH de la phase lutéale (basse).
  • Oublier que le rétrocontrôle positif est bref et propre à la phase préovulatoire.
  • Croire qu'une forte dose d'œstradiol donne toujours un pic : pas en présence de progestérone.
Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

7 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Sur un cycle de 2828 jours, on dose simultanément les hormones hypophysaires (FSH, LH) et ovariennes (œstrogènes). On observe :

  • Phase folliculaire (début) : FSH et LH modérées, œstrogènes faibles et croissants.
  • Juste avant J14 : les œstrogènes atteignent un taux très élevé, suivi d'un pic brutal de LH (et de FSH).
  • J14 : ovulation, dans les heures qui suivent le pic de LH.
  • Phase lutéale : œstrogènes et progestérone élevés, FSH et LH de nouveau basses.
  1. Rappeler l'origine de la FSH et de la LH et leur action sur l'ovaire.
  2. Analyser l'action des œstrogènes sur l'hypophyse selon leur concentration.
    1. En début de phase folliculaire (taux faible d'œstrogènes).
    2. En fin de phase folliculaire (taux fort d'œstrogènes).
  3. Expliquer le rôle déclencheur du pic de LH et relier l'ensemble en une boucle de régulation.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. L'hypophyse sécrète la FSH et la LH (sous contrôle de la GnRH hypothalamique). La FSH stimule la croissance des follicules ; la LH déclenche l'ovulation puis la formation du corps jaune.

2.(a) En début de phase folliculaire, le taux faible d'œstrogènes exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : FSH et LH restent à des valeurs modérées.

2.(b) En fin de phase folliculaire, le follicule mûr sécrète un taux très élevé d'œstradiol (pic). Ce pic d'œstradiol agit par rétrocontrôle positif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire, qui répond par une forte sécrétion de FSH et surtout de LH : c'est le pic de LH (et de FSH).

3. Ce pic de gonadostimulines (forte sécrétion de FSH et de LH) déclenche l'ovulation (rupture du follicule mûr dans les ≈36 h\approx 36\,\text{h}) et transforme le follicule en corps jaune. Il en résulte le basculement vers la phase lutéale, où progestérone et œstrogènes élevés rétablissent un rétrocontrôle négatif maintenant FSH et LH basses. RC+ preˊovulatoire→pic de LH→ovulation\boxed{\text{RC+ préovulatoire} \to \text{pic de LH} \to \text{ovulation}}

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : injection d'œstrogènes à différentes doses (mise en évidence des deux rétrocontrôles) ; effet d'un analogue de la GnRH ; rétrocontrôle négatif de la progestérone en phase lutéale ; expériences d'ablation/greffe ovarienne.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Localiser une interruption de la boucle préovulatoire
Entraînement 01 / 06

Localiser une interruption de la boucle préovulatoire

1 questionCorrigé masquéEn cours de relecture

On étudie la régulation hormonale du cycle féminin avec trois lots comparables possédant chacun un follicule mûr. Dans ce modèle pédagogique, tous présentent un taux préovulatoire élevé et durable d’œstradiol. Une substance B est administrée dans les conditions indiquées. À cette dose, elle ne modifie pas le taux d’œstradiol et ne détruit pas les follicules. Sa cible précise est inconnue. Les résultats qualitatifs ci-dessous sont construits pour raisonner sur le mécanisme.

LotInterventionLH produite par l’hypophyseÉvolution du follicule
TAucunePic de LHRupture et expulsion de l’ovocyte II
BSubstance BAbsence de picPas de rupture
B+LHSubstance B, puis apport extérieur de LHAbsence de pic endogèneRupture et expulsion de l’ovocyte II après l’apport

Expliquer le résultat du témoin en reconstituant la chaîne d’action. Comparer ensuite B à T et B+LH à B pour localiser l’interruption. Réfuter l’affirmation « un taux élevé d’œstradiol suffit toujours, à lui seul, à provoquer l’ovulation », en distinguant la LH endogène de l’hormone apportée.

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Acteurs et témoin. Le follicule mûr sécrète l’œstradiol ; l’hypophyse sécrète la LH. Dans le lot T, le taux préovulatoire élevé d’œstradiol exerce un rétrocontrôle positif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. Celui-ci répond par une forte sécrétion de FSH et surtout de LH. Le pic de LH déclenche la rupture folliculaire et l’expulsion de l’ovocyte II : l’ovulation.

Interruption. Les lots T et B ont le même état folliculaire et le même signal ovarien élevé, mais seul B reçoit la substance. L’absence de pic de LH dans B indique un défaut de la réponse gonadotrope au signal ovarien. Ce défaut n’est pas attribuable à une absence de sécrétion d’œstradiol puisque celle-ci est donnée dans les trois lots. Les résultats ne permettent pas de préciser si B agit sur l’hypothalamus, sur l’hypophyse ou sur une étape de leur communication.

Contournement expérimental. B+LH diffère de B par l’apport extérieur de LH : malgré l’absence persistante de pic hypophysaire, la rupture se produit. L’ovaire reste donc capable de répondre à la LH ; l’apport contourne le défaut de production du pic endogène. Il ne rétablit pas le rétrocontrôle positif ni un pic de LH endogène. Le lot B est le contre-exemple demandé : l’œstradiol élevé ne suffit pas si la transmission du signal vers la réponse hypophysaire est empêchée.

2 Drill RE-C.2 — carte des relations hormonales O1–O3, S1–S4, H1–H6 : nommer, puis préciser l'effet de chaque hormone gonadique sur la sécrétion de GnRH et sur celle de H1
Entraînement 02 / 06

Drill RE-C.2 — carte des relations hormonales O1–O3, S1–S4, H1–H6 : nommer, puis préciser l'effet de chaque hormone gonadique sur la sécrétion de GnRH et sur celle de H1

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Le document illustre des relations hormonales entre des organes O1, O2 et O3 et des structures S1, S2, S3 et S4 intervenant dans la fonction de reproduction chez l'homme et chez la femme. Les flèches pleines représentent l'action d'une hormone sur sa cible.

  1. Nommez les organes O1, O2 et O3, les structures S1 à S4 et les hormones H1 à H6.
  2. Indiquez l'effet de H1 et celui de H2 sur chacune de leurs structures cibles.
  3. Précisez, sous forme d'un tableau, l'effet de chacune des hormones H3, H4, H5 et H6 sur la sécrétion de GnRH et sur la sécrétion de H1.
  4. En fin de phase folliculaire, le taux de H5 devient très élevé et le reste pendant plus de 36 heures. Précisez l'effet de ce taux sur O1 et O2, puis sa conséquence sur S3.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : on identifie chaque élément par ses relations sur la carte : S3 évolue en S4, H4 agit sur S1. O1 : hypothalamus (il sécrète la GnRH) ; O2 : antéhypophyse ; O3 : utérus. Dans l'ovaire, S3 évolue en S4 : S3 est un follicule en croissance (cavitaire puis mûr) et S4 le corps jaune. Dans le testicule, S2 sécrète H4, qui agit sur S1 : S2 = cellules de Leydig, H4 = testostérone ; S1 = cellules de Sertoli, qui sécrètent H3 = inhibine. H1 agit sur les cellules de Sertoli et sur les follicules : H1 = FSH ; H2 agit sur les cellules de Leydig et sur le corps jaune : H2 = LH. H5, sécrétée par le follicule : œstradiol ; H6, sécrétée par le corps jaune et agissant sur l'utérus : progestérone.

2. H1 (FSH) : sur les cellules de Sertoli, stimulation de la production d'ABP et de la sécrétion d'inhibine, ce qui soutient la spermatogenèse ; sur les follicules, stimulation de la croissance folliculaire et de la sécrétion d'œstradiol. H2 (LH) : sur les cellules de Leydig, stimulation de la sécrétion de testostérone ; sur le corps jaune, stimulation de son développement et de sa sécrétion de progestérone et d'œstradiol.

3.

HormoneEffet sur la sécrétion de GnRHEffet sur la sécrétion de FSH (H1)
H3 (inhibine)aucun effetdiminution, par action directe sur l'antéhypophyse
H4 (testostérone)diminution (rétrocontrôle négatif)diminution
H5 (œstradiol)diminution à taux faible ou modéré ; augmentation à taux élevé et durablediminution à taux faible ou modéré ; augmentation (pic de FSH, plus faible que celui de LH) à taux élevé et durable
H6 (progestérone)diminution (rétrocontrôle négatif)diminution

L'inhibine est la seule de ces hormones qui n'agit pas sur l'hypothalamus : elle freine uniquement la sécrétion de FSH par l'antéhypophyse, sans modifier celle de LH.

4. Idée : maintenu au-dessus d'un seuil, l'œstradiol change le sens de son action. Le follicule mûr (S3) sécrète un taux élevé d'œstradiol (H5), maintenu plus de 36 heures : il exerce alors un rétrocontrôle positif sur l'hypothalamus (O1) et l'antéhypophyse (O2), qui répondent par une forte sécrétion de GnRH, de FSH et surtout de LH : c'est le pic de LH. Conséquence sur S3 : ce pic déclenche l'ovulation, rupture du follicule mûr et expulsion de l'ovocyte II ; le follicule rompu se transforme ensuite en corps jaune (S4).

3 Drill RE-C.3 — trois messagers chimiques M1, M2 et M3 : neurotransmetteur, neurohormone et hormone ovarienne (Sciences exp.)
Entraînement 03 / 06

Drill RE-C.3 — trois messagers chimiques M1, M2 et M3 : neurotransmetteur, neurohormone et hormone ovarienne (Sciences exp.)

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Dans l'organisme, les cellules communiquent par l'intermédiaire de messagers chimiques. Le document illustre trois exemples, a, b et c, faisant intervenir les messagers M1, M2 et M3 ; l'exemple c concerne la phase lutéale du cycle sexuel de la femme.

Tableau à compléter (question 1) :

MessagerNomCellule sécrétriceCellule(s) cible(s)Effet sur la cellule cible
M1
M2
M3
  1. Recopiez et complétez le tableau ci-dessus, en vous référant au document et à vos connaissances.
  2. Citez une ressemblance et une différence entre le mode d'action de M1 et celui de M2.
  3. M2 et M3 sont transportés par le sang dans tout l'organisme. Expliquez pourquoi chacun n'agit que sur certaines cellules.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.

MessagerNomCellule sécrétriceCellule(s) cible(s)Effet sur la cellule cible
M1acétylcholine (neurotransmetteur)motoneurone (terminaison de l'axone)cellule musculaire striée squelettiquedépolarisation de sa membrane, qui déclenche sa contraction
M2GnRH (neurohormone)neurone de l'hypothalamuscellules gonadotropes de l'antéhypophysestimulation de la sécrétion de FSH et de LH
M3progestérone (hormone ovarienne)cellule du corps jaunecellules de la muqueuse utérine ; neurones de l'hypothalamusdéveloppement de la dentelle utérine ; freinage de la sécrétion de GnRH (rétrocontrôle négatif)

2. Idée : M1 et M2 sont tous deux libérés par un neurone ; c'est le trajet jusqu'à la cible qui les distingue. Ressemblance : M1 et M2 sont libérés par exocytose à l'extrémité de l'axone d'un neurone et agissent en se fixant sur des récepteurs spécifiques de leurs cellules cibles. Différence : M1 est libéré dans une fente étroite et agit localement, très rapidement, sur la cellule musculaire qui lui fait face ; M2 est déversé dans le sang, qui le transporte jusqu'à des cellules éloignées, celles de l'antéhypophyse : c'est une neurohormone.

3. Le sang apporte M2 et M3 à toutes les cellules, mais seules celles qui possèdent des récepteurs spécifiques de ce messager y répondent : ce sont ses cellules cibles. Les récepteurs de la GnRH ne se trouvent que sur les cellules gonadotropes de l'antéhypophyse ; ceux de la progestérone se trouvent notamment dans les cellules de la muqueuse utérine et dans des neurones de l'hypothalamus.

4 Drill RE-C.4 — fin du cycle : l'effet de la baisse de la progestérone et de l'œstradiol sur la sécrétion de GnRH et de FSH
Entraînement 04 / 06

Drill RE-C.4 — fin du cycle : l'effet de la baisse de la progestérone et de l'œstradiol sur la sécrétion de GnRH et de FSH

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Chez une femme aux cycles réguliers de 28 jours, on a dosé les taux plasmatiques de progestérone, d'œstradiol et de FSH du 18e jour d'un cycle au 8e jour du cycle suivant. Aucune fécondation n'a eu lieu au cours de ce cycle ; les règles commencent au 1er jour du cycle suivant.

  1. Décrivez l'évolution des taux de progestérone, d'œstradiol et de FSH représentée dans le document.
  2. Précisez, en justifiant votre réponse, l'effet de la baisse des taux plasmatiques de progestérone et d'œstradiol, en fin de cycle, sur la sécrétion de GnRH puis sur celle de FSH.
  3. Dégagez la conséquence de l'augmentation de la FSH sur l'ovaire au début du cycle suivant, puis expliquez la diminution de la FSH observée après le 3e jour de ce cycle.
  4. Chez une autre femme, une fécondation a eu lieu au cours du cycle et le corps jaune est maintenu au-delà du 28e jour. Prévoyez, en justifiant votre réponse, l'évolution de sa FSH après le 28e jour.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. D'après le document, la progestérone atteint 14 ng/mL au 21e jour, puis baisse jusqu'à environ 1,3 ng/mL au 28e jour et reste inférieure à 1 ng/mL au cycle suivant. L'œstradiol passe de 150 pg/mL au 21e jour à environ 55 pg/mL au 28e jour et 46 pg/mL au 3e jour du cycle suivant, puis remonte jusqu'à 105 pg/mL au 8e jour. La FSH reste vers 3 mUI/mL jusqu'au 24e jour, augmente à partir du 25e jour (environ 4 mUI/mL au 26e jour), atteint environ 7,5 mUI/mL entre le 2e et le 3e jour du cycle suivant, puis redescend vers 3,5 mUI/mL au 8e jour.

2. Idée : lever un frein laisse augmenter la sécrétion qu'il freinait. La progestérone et l'œstradiol de la phase lutéale sont sécrétés par le corps jaune, qui régresse en fin de cycle faute de fécondation. Tant que leurs taux sont élevés, ils exercent un rétrocontrôle négatif sur l'hypothalamus et l'antéhypophyse : GnRH, FSH et LH restent basses. Leur baisse lève ce rétrocontrôle : la sécrétion de GnRH augmente, et celle de FSH par l'antéhypophyse augmente à son tour. Le document le confirme : la FSH ne s'élève qu'à partir du 25e jour, quand la progestérone est déjà tombée vers 6 ng/mL, et continue de monter tant que les deux hormones ovariennes restent basses.

3. L'augmentation de la FSH stimule la croissance d'une nouvelle série de follicules : un nouveau cycle ovarien commence. Ces follicules en croissance sécrètent de plus en plus d'œstradiol (de 46 pg/mL au 3e jour à 105 pg/mL au 8e jour) ; ce taux croissant mais encore modéré exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : la FSH diminue à partir du 3e jour.

4. Chez cette femme, le corps jaune est maintenu par une hormone sécrétée par l'embryon : progestérone et œstradiol restent élevés après le 28e jour. Le rétrocontrôle négatif n'est pas levé : la sécrétion de GnRH et de FSH reste basse, aucune nouvelle série de follicules ne se développe et aucun nouveau cycle ne commence ; les règles n'ont pas lieu.

5 Drill RE-C.5 — guenon témoin, guenon injectée d'œstradiol : un pic de LH avancé montre que le signal de l'ovulation vient de l'ovaire
Entraînement 05 / 06

Drill RE-C.5 — guenon témoin, guenon injectée d'œstradiol : un pic de LH avancé montre que le signal de l'ovulation vient de l'ovaire

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On se propose de rechercher ce qui déclenche l'ovulation chez la guenon, femelle de singe dont le cycle sexuel, de 28 jours, est comparable à celui de la femme.

Document 1. Chez une guenon témoin, on dose pendant un cycle quatre hormones, deux ovariennes et deux hypophysaires, notées h1, h2, h3 et h4 dans un ordre quelconque.

Document 2. Chez une autre guenon à cycle normal, on injecte chaque jour, du 6e au 8e jour du cycle, de fortes doses de l'hormone h1, puis on dose h1 et h3 du jour 0 au jour 16.

Document 3. Chez une guenon dont les deux ovaires ont été enlevés plusieurs mois auparavant (ovariectomie), on injecte les mêmes fortes doses de h1 chaque jour, du jour 0 au jour 3, et on dose h3 (le dosage du jour 0 précède la première injection).

Jour−101235
h3 (ng/mL)262512582225
  1. En exploitant le document 1, identifiez chacune des hormones h1 à h4 ; justifiez chaque identification.
  2. Comparez les résultats du document 2 à ceux du document 1, puis déduisez-en l'origine du signal qui déclenche l'ovulation.
  3. Exploitez le document 3 :
    1. expliquez la valeur de h3 avant les injections ;
    2. précisez ce que le résultat des injections ajoute à votre déduction de la question 2.
  4. En vous limitant aux informations tirées des trois documents, expliquez à l'aide d'un schéma commenté les interactions entre l'hypophyse et l'ovaire qui aboutissent à l'ovulation.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : on reconnaît chaque hormone à la forme de son profil et à la place de ses pics par rapport à l'ovulation (14e jour).

HormoneProfil (document 1)Identification
h1≈ 50 pg/mL jusqu'au 7e jour ; pic de 300 pg/mL au 12e jour, avant l'ovulation ; second pic de 140 pg/mL au 21e jourœstradiol (ovaire)
h2< 0,5 ng/mL en phase folliculaire ; un seul pic de 6 ng/mL au 21e jour, en phase lutéaleprogestérone (ovaire)
h3≈ 5 ng/mL ; pic bref de 40 ng/mL au 13e jour, 8 fois la base, juste avant l'ovulationLH (hypophyse)
h45,5 ng/mL en début de cycle puis 3,5 ; petit pic de 8 ng/mL au 13e jour, en même temps que h3FSH (hypophyse)

h1 est sécrétée par les follicules en croissance puis par le corps jaune ; h2 seulement par le corps jaune. h3 et h4 ont leur pic au même moment, mais celui de h3 est bien plus important : h3 est la LH, h4 la FSH, dont la légère élévation du début de cycle accompagne la croissance des follicules.

2. Idée : si l'on avance le signal, on avance tout ce qui en dépend. Chez la guenon témoin, l'œstradiol devient élevé à partir du 11e jour (pic de 300 pg/mL au 12e jour) ; le pic de LH suit au 13e jour et l'ovulation a lieu au 14e jour. Chez la guenon injectée, l'œstradiol plafonne vers 400 pg/mL du 6e au 8e jour ; un pic de LH de même amplitude (40 ng/mL) apparaît au 8e jour et l'ovulation au 9e jour. Ensuite, l'œstradiol ne remonte que lentement (phase lutéale) et aucun pic de LH n'apparaît au 13e jour.

Le pic de LH et l'ovulation sont avancés de 5 jours : dans les deux cas, le pic de LH survient environ deux jours après que l'œstradiol est devenu élevé. Le moment du pic de LH n'est donc pas fixé par l'hypophyse elle-même, mais par le taux d'œstradiol. Le signal qui déclenche l'ovulation est d'origine ovarienne : c'est le taux élevé d'œstradiol, sécrété normalement par le follicule mûr, qui provoque le pic de LH, lequel déclenche l'ovulation.

3.a Idée : sans ovaire, plus de frein ovarien. Avant les injections, h3 vaut 25 ng/mL, 5 fois la valeur de base de la guenon témoin (5 ng/mL). L'ovariectomie a supprimé les hormones ovariennes, donc leur rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : la LH est sécrétée en grande quantité.

3.b Les injections font d'abord baisser h3 (12 ng/mL au jour 1) : le rétrocontrôle négatif est rétabli. Puis, le taux élevé étant maintenu, un pic de 58 ng/mL apparaît au jour 2, environ 48 h après la première injection, le même délai que chez la guenon du document 2, et h3 revient à son niveau de départ au jour 5. Sans ovaire, l'œstradiol injecté suffit à provoquer le pic de LH : le signal ovarien est l'œstradiol lui-même, et il agit sur le complexe hypothalamo-hypophysaire par rétrocontrôle positif. L'ovaire n'est nécessaire que pour répondre au pic de LH : ici, aucune ovulation n'est possible.

4. Idée : le schéma relie chaque organe à l'hormone qu'il sécrète et à l'effet qu'elle produit sur l'autre organe. Schéma commenté (+ : stimulation ; − : inhibition) :

  • follicules en croissance → œstradiol à taux faible → (−) hypophyse : LH basse, ≈ 5 ng/mL (sans ovaire, elle monte à 25 ng/mL) ;
  • follicule mûr → œstradiol à taux élevé (≈ 300 pg/mL) maintenu → (+) hypophyse : pic de LH (et petit pic de FSH) environ deux jours après la montée de l'œstradiol ;
  • pic de LH → (+) follicule mûr : ovulation moins d'un jour après le pic ;
  • corps jaune → progestérone et œstradiol → (−) hypophyse : LH de nouveau basse en phase lutéale.
6 Drill RE-C.6 — implants d'œstradiol chez des guenons ovariectomisées : taille × durée, deux conditions nécessaires au pic de GnRH
Entraînement 06 / 06

Drill RE-C.6 — implants d'œstradiol chez des guenons ovariectomisées : taille × durée, deux conditions nécessaires au pic de GnRH

5 questionsCorrigé masqué

Pour préciser les conditions du déclenchement de l'ovulation, on utilise des guenons ovariectomisées (femelles de singe à cycle comparable à celui de la femme, privées de leurs deux ovaires). Avant l'expérience, leur LH plasmatique est élevée, ≈ 25 ng/mL.

On place sous leur peau des implants qui libèrent de l'œstradiol : la taille de l'implant fixe le taux plasmatique d'œstradiol, et le temps pendant lequel on le laisse en place fixe la durée d'exposition du complexe hypothalamo-hypophysaire à cette hormone. On dose la GnRH dans le sang qui va de l'hypothalamus à l'hypophyse, et la LH dans le sang général. Le tableau résume les résultats.

LotTaille (mm)Œstradiol (pg/mL)Durée (h)Pic de GnRHLH plasmatique
13032012absentdiminue
23032024absentdiminue
33032048présentdiminue, puis pic
41517048absentdiminue
557048absentdiminue
657096absentdiminue

Information. Au cours d'un cycle normal de guenon, l'œstradiol reste inférieur à 100 pg/mL pendant les neuf premiers jours ; en fin de phase folliculaire, il dépasse 250 pg/mL pendant environ 40 heures (pic ≈ 300 pg/mL), puis survient le pic de LH.

  1. Justifiez l'utilisation de guenons ovariectomisées dans cette expérience.
  2. Comparez les résultats :
    1. des lots 1, 2 et 3 ;
    2. des lots 3, 4 et 5 ;
    3. dégagez-en deux conditions nécessaires à l'ovulation.
  3. À partir du lot 6, discutez l'affirmation : « un taux faible d'œstradiol finit par déclencher le pic de GnRH s'il est maintenu assez longtemps ».
  4. En exploitant l'information, expliquez pourquoi le pic de LH ne survient pas en début de phase folliculaire, mais seulement à la fin de celle-ci.
  5. Traduisez par un schéma fonctionnel les relations hormonales qui aboutissent à l'ovulation, en vous limitant aux informations dégagées de cette expérience.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : supprimer la source naturelle d'œstradiol pour que l'expérimentateur contrôle seul la variable. Sans ovaires, la guenon ne sécrète plus ni œstradiol ni progestérone : le taux d'œstradiol et la durée d'exposition ne dépendent que de l'implant, et aucune progestérone ne vient freiner le complexe hypothalamo-hypophysaire. Faute de follicule, l'ovulation ne peut pas se produire : on juge donc le résultat au pic de GnRH, puis de LH, qui la déclenche normalement.

2.a Pour une même taille d'implant (30 mm, soit 320 pg/mL d'œstradiol), le pic de GnRH est absent après 12 h et après 24 h d'exposition, et présent après 48 h, suivi d'un pic de LH. Un taux élevé ne suffit donc pas : il doit être maintenu plus de 24 h.

2.b Pour une même durée d'exposition (48 h), le pic de GnRH n'apparaît qu'avec l'implant de 30 mm (320 pg/mL) ; il est absent avec 15 mm (170 pg/mL) et 5 mm (70 pg/mL). Une exposition longue ne suffit donc pas : le taux doit être élevé, comparable au taux préovulatoire d'un cycle normal.

2.c Idée : une condition est nécessaire si son absence suffit à supprimer le pic. Le pic de GnRH, donc de LH, puis l'ovulation exigent à la fois :

  • un taux plasmatique élevé d'œstradiol (≈ 320 pg/mL ici) ;
  • une exposition prolongée du complexe hypothalamo-hypophysaire à ce taux, supérieure à 24 h (48 h ici).

Le pic de GnRH mesuré dans le sang de l'hypothalamus vers l'hypophyse montre que l'œstradiol agit par rétrocontrôle positif au moins sur l'hypothalamus.

3. Idée : un contre-exemple suffit pour rejeter une affirmation. Le lot 6 reçoit un taux faible (70 pg/mL) pendant 96 h, deux fois plus longtemps que le lot 3 : aucun pic de GnRH, et la LH diminue par rapport à son niveau initial. L'affirmation est fausse : prolonger l'exposition ne compense pas un taux faible, qui exerce au contraire un rétrocontrôle négatif. Les deux conditions doivent être réunies en même temps.

4. En début de phase folliculaire, l'œstradiol sécrété par les follicules en croissance reste inférieur à 100 pg/mL : même maintenu plusieurs jours, ce taux faible exerce un rétrocontrôle négatif, comme dans les lots 5 et 6, et ne peut pas déclencher de pic. En fin de phase folliculaire, le follicule mûr porte l'œstradiol au-dessus de 250 pg/mL (pic ≈ 300 pg/mL) pendant environ 40 h, plus de 24 h : les deux conditions sont réunies, comme dans le lot 3 ; le rétrocontrôle positif déclenche le pic de GnRH, puis de LH, puis l'ovulation.

5. Schéma fonctionnel (+ : stimulation ; RC + : rétrocontrôle positif) :

  • follicule mûr (ovaire) → œstradiol à taux élevé maintenu plus de 24 h ;
  • œstradiol → RC + sur l'hypothalamus → pic de GnRH ;
  • GnRH → (+) antéhypophyse → pic de LH (et de FSH) ;
  • pic de LH → (+) follicule mûr → ovulation.

Relier ce raisonnement au bac

Choisis une filière pour voir les sujets qui étayent ce scénario.