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Bac Tunisie
RE-JReproduction

Grossesse : profils hormonaux d'un état physiologique, HCG trophoblastique, maintien du corps jaune, relais placentaire et blocage des cycles

Idée directrice

Une LH basse et sans pic peut traduire une pilule, une grossesse ou un défaut de l'axe ; une progestérone qui ne chute pas en fin de cycle et la présence de HCG tranchent pour la grossesse. La HCG, sécrétée par le trophoblaste dès la nidation, agit comme la LH sur le corps jaune et le maintient : progestérone et œstradiol restent élevés, l'endomètre est conservé, et leur rétrocontrôle négatif permanent bloque les cycles. Vers la fin du deuxième mois après la fécondation, le placenta prend le relais du corps jaune : au quatrième mois, une ablation des ovaires n'interrompt plus la gestation.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« proposer trois hypothèses expliquant l'état physiologique de la femme F₂ » ; « précisez l'origine de HCG et expliquez son mode d'action » ; « prévoyez et justifiez le devenir de la gestation après injections anti-HCG » ; « expliquez le mécanisme à l'origine du blocage des cycles sexuels »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Reconnaître les hormones à leur profil : pic de LH préovulatoire, progestérone de phase lutéale.
  • LH plate et basse : grossesse, pilule ou défaut de l'axe ; LH plate et haute : ménopause ou ovariectomie (rétrocontrôle levé).
  • Progestérone maintenue après la phase lutéale + HCG présente = grossesse ; HCG d'origine trophoblastique, cible = corps jaune.
  • Ablation des ovaires ou anti-HCG : interruption avant le relais placentaire, sans effet après.
  • Blocage des cycles = rétrocontrôle négatif permanent des hormones du corps jaune puis du placenta.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Confondre l'événement E avec l'ovulation ou la fécondation (la nidation survient environ une semaine après l'ovulation) ; attribuer la HCG à l'hypophyse ou au corps jaune ; dire que la HCG agit directement sur l'endomètre ; garder l'hypothèse « ménopause » devant une LH basse ; oublier de relier le blocage des cycles à la permanence du rétrocontrôle négatif.

Sujet principal

Exercice — Reproduction humaine (6 points), dans l'esprit des sessions 2018–2026 (Sciences expérimentales)

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

On se propose d'étudier un état physiologique particulier chez une femme F₂, en comparant ses dosages à ceux d'une femme F₁ à cycle sexuel normal de 28 jours, puis en exploitant des expériences réalisées chez la guenon, dont le cycle sexuel est comparable à celui de la femme.

Examen 1 — On suit le taux plasmatique de LH chez F₁ et F₂ au mois de mars (document 1).

Examen 2 — On suit la progestérone chez les deux femmes du 1er février au 28 mars (document 2). Chez F₂, un événement E se produit le 21 février.

Examen 3 — On dose la HCG (hormone chorionique gonadotrophique) dans le sang des deux femmes (document 3, en mUI/mL).

Date21 février28 février14 mars28 mars
Femme F₁< 5< 5< 5< 5
Femme F₂< 51106 50038 000

Expériences chez la guenon (document 4)

GuenonTraitementRésultat
G1, non gestante, 20ᵉ jour du cycleinjections de HCG radioactiveradioactivité fixée sur les cellules du corps jaune ; progestérone : 12 ng/mL au jour 20, encore 11 ng/mL au jour 34 ; règles au jour 38 au lieu du jour 28
G2, gestante, 3ᵉ semaineinjections répétées d'anticorps anti-HCGà prévoir
G3, gestante, 3ᵉ semaineablation des deux ovaireschute de la progestérone, élimination de la muqueuse utérine et de l'embryon
G4, gestante, 4ᵉ moisablation des deux ovairesprogestérone et œstradiol restent élevés ; la gestation se poursuit
  1. Analysez le document 1 et utilisez vos connaissances afin de proposer trois hypothèses expliquant l'état de la femme F₂.
  2. Faites une analyse comparée des documents 2 et 3 en vue :
    1. d'identifier l'événement E ;
    2. de préciser laquelle des hypothèses émises explique l'état de F₂ et d'indiquer l'origine de la HCG.
  3. Exploitez le document 4 :
    1. précisez la cible de la HCG et son mode d'action ;
    2. expliquez les résultats obtenus chez G3 et chez G4 ;
    3. prévoyez, en le justifiant, le devenir de la gestation de G2.
  4. Représentez par un schéma fonctionnel les relations entre hypophyse, corps jaune, trophoblaste et endomètre au cours du premier mois de la grossesse.
  5. En vous appuyant sur les documents 1 et 2, expliquez le mécanisme à l'origine du blocage des cycles sexuels chez F₂.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : un profil de LH plat et bas signe un rétrocontrôle négatif permanent ou un axe déficient. Chez F₁, la LH est voisine de 4 mUI/mL avec un pic d'environ 28 mUI/mL le 14 mars : c'est le pic préovulatoire, F₁ ovule. Chez F₂, la LH reste basse (≈ 1,5 mUI/mL), constante, sans pic : pas d'ovulation en mars. Trois hypothèses : (1) F₂ est enceinte (les hormones de la grossesse freinent l'axe) ; (2) F₂ prend une pilule contraceptive (hormones de synthèse exerçant un rétrocontrôle négatif) ; (3) F₂ présente un défaut de l'axe hypothalamo-hypophysaire (sécrétion insuffisante de GnRH ou de LH). Une ménopause est exclue : l'absence de rétrocontrôle ovarien y rend la LH élevée, pas basse.

2.a Chez F₁, la progestérone n'est sécrétée qu'en seconde moitié de cycle (pics de 14 ng/mL aux jours 21 et 49) puis retombe sous 1 ng/mL : c'est l'activité du corps jaune, qui régresse en fin de cycle. Chez F₂, le profil est identique jusqu'au 21 février, puis la progestérone ne chute pas : elle reste au-dessus de 14 ng/mL et atteint 25 ng/mL le 28 mars. E survient une semaine après l'ovulation du 14 février, au moment où le corps jaune de F₂ cesse de suivre le sort de celui de F₁ : E est la nidation de l'embryon dans l'endomètre.

2.b Idée : la HCG n'existe que s'il y a un embryon. La HCG est absente chez F₁ ; chez F₂, elle apparaît après E (110 mUI/mL le 28 février) puis augmente très vite (38 000 mUI/mL le 28 mars). Une pilule n'explique ni le maintien de la progestérone endogène ni la HCG ; un défaut de l'axe non plus. L'hypothèse de la grossesse est retenue. La HCG est sécrétée par le trophoblaste, la couche externe de l'embryon implanté (futur placenta).

3.a La HCG radioactive se fixe sur les cellules du corps jaune : c'est sa cible. Chez G1, la progestérone reste élevée jusqu'au jour 34 (11 ng/mL) au lieu de chuter, et les règles sont retardées de 10 jours : la HCG maintient le corps jaune et sa sécrétion de progestérone (elle agit comme la LH sur ses récepteurs), ce qui conserve l'endomètre.

3.b Idée : ce qui compte est la source de progestérone au moment de l'ablation. À la 3ᵉ semaine (G3), la progestérone vient encore du corps jaune : l'ablation des ovaires la fait chuter, l'endomètre n'est plus entretenu et l'embryon est éliminé. Au 4ᵉ mois (G4), l'ablation ne modifie pas les taux : le placenta sécrète lui-même progestérone et œstradiol. Il a pris le relais du corps jaune (relais placentaire).

3.c À la 3ᵉ semaine, la gestation dépend du corps jaune, lui-même entretenu par la HCG. Les anticorps anti-HCG neutralisent la HCG : le corps jaune régresse, la progestérone chute, la muqueuse utérine est éliminée et la gestation de G2 s'interrompt (avortement), comme chez G3.

4. Schéma fonctionnel attendu (premier mois de grossesse) :

  • Trophoblaste —HCG (+)→ corps jaune (maintenu) —progestérone et œstradiol (+)→ endomètre conservé et développé → nidation et gestation poursuivies ;
  • progestérone et œstradiol élevés —rétrocontrôle négatif (−)→ hypophyse (et hypothalamus) → LH et FSH basses ;
  • la LH hypophysaire, très basse, n'entretient plus le corps jaune : c'est la HCG qui la remplace.

5. Idée : le blocage vient d'un rétrocontrôle négatif qui ne s'interrompt jamais. Chez F₂, le corps jaune maintenu par la HCG (puis le placenta) sécrète en permanence des taux élevés de progestérone et d'œstradiol (document 2). Ces hormones exercent un rétrocontrôle négatif permanent sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : la GnRH, la FSH et la LH restent basses et la LH ne présente plus de pic (document 1). Aucun follicule ne mûrit, aucune ovulation n'a lieu, et l'endomètre, toujours entretenu, n'est pas éliminé : pas de nouveau cycle ni de règles pendant la grossesse.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : HCG et progestérone depuis la fécondation, HCG radioactive fixée au corps jaune et injections anti-HCG (contrôle 2018, Sciences expérimentales) ; trois états A, B, C (pilule, cycle normal, grossesse) puis guenons ovariectomisées au premier et au quatrième mois et blocage des cycles (principale 2023, Sciences expérimentales) ; femmes F₁ et F₂, trois hypothèses sur la LH, hormone H et événement E, puis HCG et LH chez trois guenons (principale 2026, Sciences expérimentales) ; rôle de l'élément 3 dans le maintien de la grossesse (contrôle 2016, Sciences expérimentales). En section Mathématiques, la grossesse n'apparaît qu'en QCM.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill RE-J.1 — dater le relais placentaire à partir de l'origine de la progestérone
Entraînement 01 / 04

Drill RE-J.1 — dater le relais placentaire à partir de l'origine de la progestérone

4 questionsCorrigé masqué

Notion du programme de Sciences expérimentales. Chez des femmes enceintes, on a mesuré la progestérone plasmatique totale, la part de cette progestérone qui provient des ovaires, et la HCG (valeurs moyennes simplifiées, semaines comptées depuis la fécondation).

Semaine35791216
Progestérone totale (ng/mL)151820243045
Part d'origine ovarienne (%)10090602550
HCG (UI/mL)0,1840906020
  1. Calculez la progestérone d'origine ovarienne et celle d'origine placentaire aux semaines 5 et 12.
  2. Déterminez, en justifiant, entre quelles semaines se fait le relais placentaire.
  3. Prévoyez l'effet d'une ablation des ovaires à la semaine 5 et à la semaine 14 sur la grossesse.
  4. La HCG diminue après la semaine 9 alors que la grossesse se poursuit. Expliquez pourquoi.
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1. Semaine 5 : ovarienne = 18 × 0,90 = 16,2 ng/mL, placentaire = 18 − 16,2 = 1,8 ng/mL. Semaine 12 : ovarienne = 30 × 0,05 = 1,5 ng/mL, placentaire = 28,5 ng/mL.

2. Idée : le relais est franchi quand la source placentaire dépasse la source ovarienne. D’après le document, à la semaine 7, les ovaires fournissent encore 60 % (12 ng/mL sur 20) ; à la semaine 9, seulement 25 % (6 sur 24), le placenta en fournit 18. La part placentaire dépasse la part ovarienne entre la 7ᵉ et la 9ᵉ semaine : c'est le relais placentaire.

3. Semaine 5 : 90 % de la progestérone disparaîtrait (il resterait environ 1,8 ng/mL) ; l'endomètre ne serait plus entretenu : avortement. Semaine 14 : les ovaires ne fournissent plus que quelques pour cent de la progestérone (5 % à la semaine 12, 0 % à la semaine 16) ; le placenta assure presque tout : la grossesse se poursuit.

4. La HCG sert à maintenir le corps jaune. Après le relais placentaire, la progestérone vient du placenta (elle continue d'augmenter : 24 → 45 ng/mL) ; le corps jaune n'est plus indispensable, et la baisse de la HCG n'a plus de conséquence sur la gestation.

2 Drill RE-J.2 — anticorps anti-HCG : prévoir le devenir de la gestation avant et après le relais
Entraînement 02 / 04

Drill RE-J.2 — anticorps anti-HCG : prévoir le devenir de la gestation avant et après le relais

7 questionsCorrigé masqué

Notion du programme de Sciences expérimentales. Trois lots de guenons gestantes reçoivent des injections répétées d'anticorps anti-HCG, qui neutralisent la HCG circulante, une hormone sécrétée par l'embryon dès la nidation.

  • Lot 1 — au cours du premier mois de gestation : la progestérone passe de 10 à 1 ng/mL en 3 jours ; la muqueuse utérine et l'embryon sont éliminés.
  • Lot 2 — au quatrième mois de gestation : résultat à prévoir.
  • Lot 3 — au cours du premier mois, avec en plus des injections quotidiennes de progestérone : la gestation se poursuit.
  1. Expliquez le résultat obtenu avec le lot 1.
  2. Que montre la comparaison des lots 1 et 3 sur le mode d'action de la HCG ?
  3. Prévoyez et justifiez le devenir de la gestation dans le lot 2.
  4. Les tests de grossesse utilisent des anticorps anti-HCG fixés sur une bandelette. Expliquez pourquoi un résultat positif signe une grossesse.
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1. Au premier mois, la HCG du trophoblaste maintient le corps jaune. Neutralisée, elle ne l'entretient plus : le corps jaune régresse, la progestérone est divisée par 10 en 3 jours, l'endomètre n'est plus maintenu et s'élimine avec l'embryon.

2. Idée : si l'apport de l'hormone en aval corrige l'effet, la HCG agissait par elle. Dans le lot 3, la HCG est aussi neutralisée, mais la progestérone apportée maintient la gestation : la HCG agit par l'intermédiaire de la progestérone du corps jaune, qu'elle entretient.

3. Au quatrième mois, le relais placentaire est fait : le placenta sécrète lui-même progestérone et œstradiol, sans dépendre de la HCG ni du corps jaune. Neutraliser la HCG est sans effet : la gestation du lot 2 se poursuit.

4. La HCG n'est sécrétée que par le trophoblaste d'un embryon implanté ; elle passe dans le sang puis dans l'urine. Si les anticorps de la bandelette fixent de la HCG, c'est qu'un trophoblaste est présent : il y a grossesse.

3 Drill RE-J.3 — cibles de la HCG : le corps jaune, ni l'hypophyse ni l'endomètre
Entraînement 03 / 04

Drill RE-J.3 — cibles de la HCG : le corps jaune, ni l'hypophyse ni l'endomètre

5 questionsCorrigé masqué

Notion du programme de Sciences expérimentales. Expérience 1 — on injecte de la HCG radioactive à une guenon non gestante, au 20ᵉ jour de son cycle, puis on mesure la radioactivité de plusieurs tissus (en coups par minute et par gramme).

TissuCorps jauneFollicules cavitairesHypophyseEndomètreMuscle (bruit de fond)
Radioactivité95040101210
  • Expérience 2 — une guenon non gestante reçoit une injection quotidienne de HCG du 20ᵉ au 30ᵉ jour du cycle : sa progestérone reste voisine de 12 ng/mL jusqu'au 31ᵉ jour, puis chute ; les règles surviennent au 34ᵉ jour au lieu du 28ᵉ.
  • Expérience 3 — une guenon sans ovaires reçoit de l'œstradiol puis de la progestérone qui développent son endomètre ; à l'arrêt de la progestérone, on injecte de la HCG : les règles surviennent quand même.
  1. Exploitez la répartition de la radioactivité afin de préciser la cible principale de la HCG.
  2. Expliquez le retard des règles observé dans l'expérience 2.
  3. Montrez, à l'aide de l'expérience 3, que la HCG n'agit pas directement sur l'endomètre.
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1. La radioactivité du corps jaune (950) vaut 95 fois le bruit de fond, celle de l'hypophyse et de l'endomètre reste à son niveau (10 et 12) ; les follicules cavitaires n'en fixent qu'un peu (40). La HCG se fixe principalement sur les cellules du corps jaune : c'est sa cible (elle y occupe les récepteurs de la LH).

2. Tant que la HCG est injectée, le corps jaune est maintenu et continue de sécréter la progestérone (≈ 12 ng/mL) qui conserve l'endomètre. À l'arrêt des injections, le corps jaune régresse, la progestérone chute et l'endomètre s'élimine : les règles sont retardées de 6 jours.

3. Idée : supprimer la cible supposée et voir si l'effet persiste. Sans ovaires, donc sans corps jaune, la HCG n'empêche pas les règles : elle n'entretient pas l'endomètre par elle-même. Elle agit sur l'endomètre indirectement, par la progestérone du corps jaune qu'elle stimule.

4 Drill RE-J.4 — LH plate et haute ou plate et basse : reconnaître quatre états physiologiques
Entraînement 04 / 04

Drill RE-J.4 — LH plate et haute ou plate et basse : reconnaître quatre états physiologiques

3 questionsCorrigé masqué

Quatre femmes, dont aucune ne présente de cycle hormonal, ont été suivies pendant un mois. Leurs taux sont restés à peu près constants ; les valeurs moyennes sont données ci-dessous.

FemmeContexteLH (mUI/mL)Œstradiol (pg/mL)Progestérone (ng/mL)HCG (mUI/mL)
A54 ans, plus de règles depuis 2 ans4280,30
B23 ans, pilule combinée depuis 6 mois2400,30
C29 ans18003020 000
D31 ans, ovaires retirés il y a 6 mois3570,30

Les hormones de synthèse de la pilule ne sont pas mesurées par ces dosages.

  1. Identifiez l'état physiologique de chaque femme en justifiant par les données.
  2. Expliquez pourquoi la LH est élevée chez A et D et basse chez B et C.
  3. Les profils de A et D sont presque identiques. Quelle information a permis de les distinguer ?
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1. D’après le document, C : HCG présente, progestérone et œstradiol très élevés → grossesse. B : LH basse sans pic, progestérone endogène très faible, pas de HCG, prise de pilule → cycle bloqué par la pilule. A : LH élevée, hormones ovariennes effondrées, 54 ans → ménopause. D : même profil, ovaires retirés → ovariectomie.

2. Idée : le taux de LH reflète la présence ou l'absence du frein des stéroïdes. Chez A et D, il n'y a plus d'hormones ovariennes (follicules épuisés ou ovaires absents) : le rétrocontrôle négatif est levé, l'hypophyse sécrète beaucoup de LH. Chez B, les hormones de synthèse de la pilule, et chez C, les hormones du corps jaune et du placenta, exercent un rétrocontrôle négatif permanent : la LH reste basse, sans pic.

3. Les dosages seuls ne distinguent pas A et D : c'est le contexte (l'âge de 54 ans pour A, l'ablation des ovaires pour D) qui permet de conclure.

Relier ce raisonnement au bac

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