Masar
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Bac Tunisie
Chimie/CI-F
Entraîner la reconnaissance
CI-FCinétique chimique

Deux courbes pour une oxydoréduction lente : réactif limitant, quantités initiales et mélange stœchiométrique

Idée directrice

L'exercice ne donne ni C1C_1 ni C2C_2 : il donne deux courbes, celle de l'avancement x(t)x(t) et celle de la quantité d'un réactif restant. La trajectoire consiste à lire les deux paliers, à en déduire lequel des deux réactifs s'épuise, à remonter du tableau d'avancement aux quantités initiales puis aux concentrations cherchées, à obtenir la vitesse volumique à t=0t=0 par la pente de la tangente à l'origine, et enfin à recalculer la concentration qu'il faudrait imposer pour que le mélange initial soit en proportions stœchiométriques — en disant si cette modification augmente ou non la vitesse initiale.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« Dresser le tableau descriptif en avancement x » ; « Justifier que I⁻ n'est pas le réactif limitant » ; « Déduire les valeurs de C₁ et C₂ » ; « Déterminer la valeur de la vitesse à t = 0 » ; « de façon que le mélange à t = 0 soit réalisé dans les proportions stœchiométriques »

Sujet principal

Exercice 1 — dans l'esprit des sujets du bac

9 questionsCorrigé masqué

À une température θ\theta maintenue constante, on mélange à l'instant t=0t = 0 un volume V1=150 mLV_1 = 150\text{ mL} d'une solution aqueuse d'iodure de potassium de concentration molaire C1C_1 et un volume V2=50 mLV_2 = 50\text{ mL} d'une solution aqueuse de peroxodisulfate de potassium de concentration molaire C2C_2. Le mélange, de volume V=V1+V2V = V_1 + V_2, est homogénéisé. L'oxydation des ions iodure par les ions peroxodisulfate y est lente et totale :

S2O82+2II2+2SO42\mathrm{S_2O_8^{2-}} + 2\,\mathrm{I^-} \longrightarrow \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{SO_4^{2-}}

Une méthode d'étude cinétique appropriée permet de suivre deux grandeurs au cours du temps : l'avancement xx de la réaction, courbe (C1)(\mathcal{C}_1), et la quantité de matière n(I)n(\mathrm{I^-}) d'ions iodure restants, courbe (C2)(\mathcal{C}_2). On relève sur ces courbes :

  • (C1)(\mathcal{C}_1) croît puis se stabilise sur un palier xf=2,0×103 molx_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • (C2)(\mathcal{C}_2) décroît puis se stabilise sur un palier n(I)f=2,0×103 moln(\mathrm{I^-})_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • la tangente à (C1)(\mathcal{C}_1) à l'origine passe par le point d'abscisse 10 min10\text{ min} et d'ordonnée 1,6×103 mol1{,}6\times 10^{-3}\text{ mol}.
  1. Dresser le tableau descriptif en avancement xx de la réaction étudiée. On notera n01n_{01} et n02n_{02} les quantités de matière initiales respectives des ions iodure et des ions peroxodisulfate.
  2. En exploitant les deux courbes :
    1. justifier que l'ion iodure n'est pas le réactif limitant ;
    2. en déduire les valeurs de n01n_{01} et n02n_{02}.
  3. Déduire les valeurs des concentrations molaires C1C_1 et C2C_2.
  4. Rappeler l'expression de la vitesse volumique vv de la réaction en fonction de l'avancement xx, puis déterminer sa valeur v0v_0 à l'instant t=0t = 0.
  5. Préciser pourquoi la vitesse de cette réaction diminue à partir de t=0t = 0, et nommer le facteur cinétique responsable.
  6. On reprend l'expérience précédente en ne modifiant que la concentration de la solution de peroxodisulfate, qui devient C2C'_2, de façon que le mélange à t=0t = 0 soit réalisé dans les proportions stœchiométriques.
    1. Déterminer la valeur de C2C'_2.
    2. Préciser, en le justifiant, si la nouvelle vitesse initiale v0v'_0 est supérieure, inférieure ou égale à v0v_0.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le tableau fixe une fois pour toutes la façon dont chaque quantité dépend de xx ; tout le reste s'y lit. Les coefficients stœchiométriques imposent :

S2O822II22SO42t=0n02n0100tn02xn012xx2xtfn02xfn012xfxf2xf\begin{array}{l|cccc} & \mathrm{S_2O_8^{2-}} & 2\,\mathrm{I^-} & \mathrm{I_2} & 2\,\mathrm{SO_4^{2-}} \\ \hline t=0 & n_{02} & n_{01} & 0 & 0 \\ t & n_{02}-x & n_{01}-2x & x & 2x \\ t_f & n_{02}-x_f & n_{01}-2x_f & x_f & 2x_f \end{array}

2.a. Idée : un réactif limitant s'épuise ; sa quantité tombe à zéro quand la réaction est totale. La courbe (C2)(\mathcal{C}_2) se stabilise sur un palier non nul, n(I)f=2,0×103 moln(\mathrm{I^-})_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} : il reste des ions iodure lorsque le système n'évolue plus, donc l'ion iodure n'est pas le réactif limitant. Comme la réaction est totale, c'est l'ion peroxodisulfate qui s'épuise.

2.b. Idée : le palier de chaque courbe se relit dans la ligne tft_f du tableau. Pour l'ion peroxodisulfate, n02xf=0n_{02} - x_f = 0, donc n02=xf=2,0×103 moln_{02} = x_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. Pour l'ion iodure, n012xf=n(I)fn_{01} - 2x_f = n(\mathrm{I^-})_f, donc n01=n(I)f+2xf=2,0×103+4,0×103n_{01} = n(\mathrm{I^-})_f + 2x_f = 2{,}0\times 10^{-3} + 4{,}0\times 10^{-3}, soit n01=6,0×103 mol\boxed{n_{01} = 6{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}} et n02=2,0×103 mol\boxed{n_{02} = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}}.

3. Idée : chaque quantité initiale a été apportée par sa propre solution, avant le mélange. C1=n01V1=6,0×1030,150C_1 = \dfrac{n_{01}}{V_1} = \dfrac{6{,}0\times 10^{-3}}{0{,}150} et C2=n02V2=2,0×1030,050C_2 = \dfrac{n_{02}}{V_2} = \dfrac{2{,}0\times 10^{-3}}{0{,}050}, d'où C1=C2=4,0×102 molL1\boxed{C_1 = C_2 = 4{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}.

4. Idée : la vitesse volumique est la pente de la courbe d'avancement, ramenée au volume du mélange. On a v=1Vdxdtv = \dfrac{1}{V}\,\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} avec V=0,200 LV = 0{,}200\text{ L}. La tangente à l'origine passe par (0;0)(0\,;\,0) et (10 min;1,6×103 mol)(10\text{ min}\,;\,1{,}6\times 10^{-3}\text{ mol}), donc sa pente vaut 1,6×104 molmin11{,}6\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{min}^{-1}.

v0=10,200×1,6×104=8,0×104 molL1min1v_0 = \frac{1}{0{,}200}\times 1{,}6\times 10^{-4} = 8{,}0\times 10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

5. Idée : à température fixée, la seule grandeur qui bouge est la concentration des réactifs. Les ions peroxodisulfate et iodure sont consommés, leurs concentrations décroissent, les chocs efficaces entre eux se raréfient : la vitesse diminue. Le facteur cinétique en jeu est la concentration des réactifs, la température étant maintenue constante.

6.a. Idée : « proportions stœchiométriques » signifie que les quantités initiales sont dans le rapport des coefficients, ici 11 pour 22. Il faut n01=2n02n_{01} = 2\,n'_{02}, soit n02=6,0×1032=3,0×103 moln'_{02} = \dfrac{6{,}0\times 10^{-3}}{2} = 3{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. Cette quantité est apportée par le même volume V2V_2 :

C2=n02V2=3,0×1030,050=6,0×102 molL1C'_2 = \frac{n'_{02}}{V_2} = \frac{3{,}0\times 10^{-3}}{0{,}050} = 6{,}0\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

6.b. Idée : comparer les deux états initiaux, pas les états finaux. Le volume du mélange et la température n'ont pas changé, la quantité initiale d'ions iodure non plus ; seule la quantité initiale d'ions peroxodisulfate a augmenté (3,0×1033{,}0\times 10^{-3} au lieu de 2,0×103 mol2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}). La concentration initiale de ce réactif est donc plus grande, les chocs efficaces plus fréquents dès t=0t = 0 : v0>v0v'_0 > v_0.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 03

Drill CI-F.1 — lire le réactif limitant sur deux paliers

3 questionsCorrigé masqué

À température constante, un mélange de volume total V=100 mLV = 100\text{ mL} est le siège d'une réaction lente et totale d'équation S2O82+2II2+2SO42\mathrm{S_2O_8^{2-}} + 2\,\mathrm{I^-} \longrightarrow \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{SO_4^{2-}}. Le suivi cinétique donne deux courbes : celle de l'avancement x(t)x(t), qui plafonne à xf=1,5×103 molx_f = 1{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}, et celle de n(S2O82)n(\mathrm{S_2O_8^{2-}}), qui plafonne à 0,5×103 mol0{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}.

  1. Dresser le tableau descriptif en avancement xx, en notant n01n_{01} et n02n_{02} les quantités de matière initiales des ions iodure et des ions peroxodisulfate.
  2. Identifier le réactif limitant en justifiant par la lecture des paliers.
  3. Déduire les valeurs de n01n_{01} et n02n_{02}, puis la concentration molaire des ions iodure dans le mélange à t=0t = 0.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : poser le tableau d'abord, lire ensuite. À la date tt : n(S2O82)=n02xn(\mathrm{S_2O_8^{2-}}) = n_{02} - x, n(I)=n012xn(\mathrm{I^-}) = n_{01} - 2x, n(I2)=xn(\mathrm{I_2}) = x et n(SO42)=2xn(\mathrm{SO_4^{2-}}) = 2x.

2. Idée : le réactif limitant est celui qui disparaît. Le palier de la courbe des ions peroxodisulfate est non nul (0,5×103 mol0{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}) : ce réactif reste présent en fin de réaction, il n'est donc pas limitant. La réaction étant totale, c'est l'ion iodure qui s'épuise, et n012xf=0n_{01} - 2x_f = 0.

3. Idée : chaque palier fournit une équation du tableau. De n01=2xfn_{01} = 2x_f on tire n01=2×1,5×103=3,0×103 moln_{01} = 2\times 1{,}5\times 10^{-3} = 3{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. De n02xf=0,5×103n_{02} - x_f = 0{,}5\times 10^{-3} on tire n02=2,0×103 moln_{02} = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. La concentration des ions iodure dans le mélange à t=0t=0 vaut 3,0×1030,100=3,0×102 molL1\dfrac{3{,}0\times 10^{-3}}{0{,}100} = 3{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Entraînement 02 / 03

Drill CI-F.2 — vitesse volumique à l'origine et sa décroissance

3 questionsCorrigé masqué

Un suivi cinétique est réalisé à température constante sur un mélange de volume V=250 mLV = 250\text{ mL} où se produit une réaction lente et totale entre deux réactifs en solution. La courbe de l'avancement x(t)x(t) admet à l'origine une tangente qui passe par les points (0;0)(0\,;\,0) et (5,0 min;1,0×103 mol)(5{,}0\text{ min}\,;\,1{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}). À la date t=20 mint = 20\text{ min}, la tangente à la même courbe a pour pente 4,0×105 molmin14{,}0\times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{min}^{-1}.

  1. Rappeler l'expression de la vitesse volumique vv de la réaction en fonction de l'avancement xx et du volume VV.
  2. Déterminer la valeur de la vitesse volumique v0v_0 à t=0t = 0, puis celle à t=20 mint = 20\text{ min}.
  3. Comparer ces deux valeurs et nommer le facteur cinétique qui explique cette évolution.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : la vitesse volumique rapporte la variation d'avancement au volume du mélange. v=1Vdxdtv = \dfrac{1}{V}\,\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}, exprimée en molL1min1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.

2. Idée : la dérivée se lit comme la pente de la tangente, le facteur 1/V1/V s'applique ensuite. À t=0t = 0, la pente vaut 1,0×1035,0=2,0×104 molmin1\dfrac{1{,}0\times 10^{-3}}{5{,}0} = 2{,}0\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{min}^{-1}, donc v0=2,0×1040,250=8,0×104 molL1min1v_0 = \dfrac{2{,}0\times 10^{-4}}{0{,}250} = 8{,}0\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}. À t=20 mint = 20\text{ min}, v=4,0×1050,250=1,6×104 molL1min1v = \dfrac{4{,}0\times 10^{-5}}{0{,}250} = 1{,}6\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.

3. Idée : à température imposée, ce sont les concentrations qui pilotent. La vitesse a été divisée par cinq entre t=0t = 0 et t=20 mint = 20\text{ min}. Les réactifs ont été consommés, leurs concentrations ont baissé, les chocs efficaces sont moins fréquents : le facteur cinétique responsable est la concentration des réactifs.

Entraînement 03 / 03

Drill CI-F.3 — imposer des proportions stœchiométriques

3 questionsCorrigé masqué

On mélange, à température constante, V1=100 mLV_1 = 100\text{ mL} d'une solution d'iodure de potassium de concentration C1=5,0×102 molL1C_1 = 5{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V2=100 mLV_2 = 100\text{ mL} d'une solution de peroxodisulfate de potassium de concentration C2=1,0×102 molL1C_2 = 1{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. La réaction lente et totale s'écrit S2O82+2II2+2SO42\mathrm{S_2O_8^{2-}} + 2\,\mathrm{I^-} \longrightarrow \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{SO_4^{2-}}.

  1. Calculer les quantités de matière initiales des deux réactifs et identifier le réactif limitant.
  2. On refait l'expérience en ne changeant que C2C_2, qui devient C2C'_2, de façon que le mélange initial soit dans les proportions stœchiométriques. Déterminer C2C'_2.
  3. Préciser, en le justifiant, si la nouvelle vitesse initiale est supérieure, inférieure ou égale à la précédente, et nommer le facteur cinétique invoqué.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : comparer les quantités au rapport des coefficients, jamais les concentrations entre elles. n01=C1V1=5,0×102×0,100=5,0×103 moln_{01} = C_1V_1 = 5{,}0\times 10^{-2}\times 0{,}100 = 5{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} d'ions iodure et n02=C2V2=1,0×102×0,100=1,0×103 moln_{02} = C_2V_2 = 1{,}0\times 10^{-2}\times 0{,}100 = 1{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} d'ions peroxodisulfate. Le mélange serait stœchiométrique si n01=2n02n_{01} = 2n_{02}, c'est-à-dire 2,0×1032{,}0\times 10^{-3} ; or on dispose de 5,0×103 mol5{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} d'ions iodure. L'ion iodure est donc en excès et l'ion peroxodisulfate est le réactif limitant.

2. Idée : c'est la quantité initiale, pas la concentration, qui doit respecter le rapport 1:21:2. Il faut n02=n012=2,5×103 moln'_{02} = \dfrac{n_{01}}{2} = 2{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}, apportés par le même volume V2=0,100 LV_2 = 0{,}100\text{ L} :

C2=2,5×1030,100=2,5×102 molL1C'_2 = \frac{2{,}5\times 10^{-3}}{0{,}100} = 2{,}5\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

3. Idée : comparer les deux instants initiaux à volume et température identiques. C2>C2C'_2 > C_2 : la concentration initiale en ions peroxodisulfate est plus grande, celle des ions iodure inchangée. Les chocs efficaces sont plus nombreux dès t=0t = 0, donc la nouvelle vitesse initiale est supérieure à la précédente. Le facteur cinétique invoqué est la concentration des réactifs.

Méthode / Automatismes
  • Écrire le tableau d'avancement avant toute lecture graphique : il donne les expressions n02xn_{02}-x et n012xn_{01}-2x dont on aura besoin.
  • Un palier non nul sur la courbe d'un réactif signe un réactif en excès ; le réactif limitant est celui dont la quantité tend vers zéro.
  • Remonter des paliers aux quantités initiales, puis diviser par le volume de la solution d'origine (pas par le volume du mélange) pour obtenir chaque concentration.
  • Vitesse volumique : pente de la tangente divisée par le volume total du mélange ; l'unité est molL1min1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.
  • Proportions stœchiométriques : imposer le rapport des coefficients entre les quantités initiales, puis revenir à la concentration par le volume prélevé.
Pièges classiques
  • Diviser n01n_{01} par le volume total VV au lieu de V1V_1 : la concentration demandée est celle de la solution avant mélange.
  • Oublier le coefficient 22 devant l'ion iodure et écrire n01=n(I)f+xfn_{01} = n(\mathrm{I^-})_f + x_f.
  • Confondre la pente dx/dt\mathrm{d}x/\mathrm{d}t et la vitesse volumique : le facteur 1/V1/V est obligatoire.
  • Annoncer que la vitesse initiale ne change pas parce que « l'avancement final est le même » : l'avancement final et la vitesse initiale sont deux grandeurs indépendantes.