Aller au contenu

Un mot pour Fahmio

Tu écris. Tu continues.

Un problème, une idée — assez pour qu’on comprenne, puis tu retournes à ta copie.

On lit. Tu n’as rien d’autre à faire.

Où veux-tu aller ?

↑ ↓ pour parcourir · Entrée pour ouvrir · Échap pour fermer

Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
Chimie/CI-F
CI-FCinétique chimique

Deux courbes pour une oxydoréduction lente : réactif limitant, quantités initiales et mélange stœchiométrique

Idée directrice

L'exercice ne donne ni C1C_1 ni C2C_2 : il donne deux courbes, celle de l'avancement x(t)x(t) et celle de la quantité d'un réactif restant. La trajectoire consiste à lire les deux paliers, à en déduire lequel des deux réactifs s'épuise, à remonter du tableau d'avancement aux quantités initiales puis aux concentrations cherchées, à obtenir la vitesse volumique à t=0t=0 par la pente de la tangente à l'origine, et enfin à recalculer la concentration qu'il faudrait imposer pour que le mélange initial soit en proportions stœchiométriques — en disant si cette modification augmente ou non la vitesse initiale.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Dresser le tableau descriptif en avancement x » ; « Justifier que I⁻ n'est pas le réactif limitant » ; « Déduire les valeurs de C₁ et C₂ » ; « Déterminer la valeur de la vitesse à t = 0 » ; « de façon que le mélange à t = 0 soit réalisé dans les proportions stœchiométriques »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Écrire le tableau d'avancement avant toute lecture graphique : il donne les expressions n02−xn_{02}-x et n01−2xn_{01}-2x dont on aura besoin.
  • Un palier non nul sur la courbe d'un réactif signe un réactif en excès ; le réactif limitant est celui dont la quantité tend vers zéro.
  • Remonter des paliers aux quantités initiales, puis diviser par le volume de la solution d'origine (pas par le volume du mélange) pour obtenir chaque concentration.
  • Vitesse volumique : pente de la tangente divisée par le volume total du mélange ; l'unité est mol⋅L−1⋅min−1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.
  • Proportions stœchiométriques : imposer le rapport des coefficients entre les quantités initiales, puis revenir à la concentration par le volume prélevé.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
  • Diviser n01n_{01} par le volume total VV au lieu de V1V_1 : la concentration demandée est celle de la solution avant mélange.
  • Oublier le coefficient 22 devant l'ion iodure et écrire n01=n(I−)f+xfn_{01} = n(\mathrm{I^-})_f + x_f.
  • Confondre la pente dx/dt\mathrm{d}x/\mathrm{d}t et la vitesse volumique : le facteur 1/V1/V est obligatoire.
  • Annoncer que la vitesse initiale ne change pas parce que « l'avancement final est le même » : l'avancement final et la vitesse initiale sont deux grandeurs indépendantes.
Sujet principal

Exercice 1 — dans l'esprit des sujets du bac

9 questionsCorrigé masqué

À une température θ\theta maintenue constante, on mélange à l'instant t=0t = 0 un volume V1=150 mLV_1 = 150\text{ mL} d'une solution aqueuse d'iodure de potassium de concentration molaire C1C_1 et un volume V2=50 mLV_2 = 50\text{ mL} d'une solution aqueuse de peroxodisulfate de potassium de concentration molaire C2C_2. Le mélange, de volume V=V1+V2V = V_1 + V_2, est homogénéisé. L'oxydation des ions iodure par les ions peroxodisulfate y est lente et totale :

S2O82−+2 I−⟶I2+2 SO42−\mathrm{S_2O_8^{2-}} + 2\,\mathrm{I^-} \longrightarrow \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{SO_4^{2-}}

Une méthode d'étude cinétique appropriée permet de suivre deux grandeurs au cours du temps : l'avancement xx de la réaction, courbe (C1)(\mathcal{C}_1), et la quantité de matière n(I−)n(\mathrm{I^-}) d'ions iodure restants, courbe (C2)(\mathcal{C}_2). On relève sur ces courbes :

  • (C1)(\mathcal{C}_1) croît puis se stabilise sur un palier xf=2,0×10−3 molx_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • (C2)(\mathcal{C}_2) décroît puis se stabilise sur un palier n(I−)f=2,0×10−3 moln(\mathrm{I^-})_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • la tangente à (C1)(\mathcal{C}_1) à l'origine passe par le point d'abscisse 10 min10\text{ min} et d'ordonnée 1,6×10−3 mol1{,}6\times 10^{-3}\text{ mol}.
  1. Dresser le tableau descriptif en avancement xx de la réaction étudiée. On notera n01n_{01} et n02n_{02} les quantités de matière initiales respectives des ions iodure et des ions peroxodisulfate.
  2. En exploitant les deux courbes :
    1. justifier que l'ion iodure n'est pas le réactif limitant ;
    2. en déduire les valeurs de n01n_{01} et n02n_{02}.
  3. Déduire les valeurs des concentrations molaires C1C_1 et C2C_2.
  4. Rappeler l'expression de la vitesse volumique vv de la réaction en fonction de l'avancement xx, puis déterminer sa valeur v0v_0 à l'instant t=0t = 0.
  5. Préciser pourquoi la vitesse de cette réaction diminue à partir de t=0t = 0, et nommer le facteur cinétique responsable.
  6. On reprend l'expérience précédente en ne modifiant que la concentration de la solution de peroxodisulfate, qui devient C2′C'_2, de façon que le mélange à t=0t = 0 soit réalisé dans les proportions stœchiométriques.
    1. Déterminer la valeur de C2′C'_2.
    2. Préciser, en le justifiant, si la nouvelle vitesse initiale v0′v'_0 est supérieure, inférieure ou égale à v0v_0.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le tableau fixe une fois pour toutes la façon dont chaque quantité dépend de xx ; tout le reste s'y lit. Les coefficients stœchiométriques imposent :

S2O82−2 I−I22 SO42−t=0n02n0100tn02−xn01−2xx2xtfn02−xfn01−2xfxf2xf\begin{array}{l|cccc} & \mathrm{S_2O_8^{2-}} & 2\,\mathrm{I^-} & \mathrm{I_2} & 2\,\mathrm{SO_4^{2-}} \\ \hline t=0 & n_{02} & n_{01} & 0 & 0 \\ t & n_{02}-x & n_{01}-2x & x & 2x \\ t_f & n_{02}-x_f & n_{01}-2x_f & x_f & 2x_f \end{array}

2.a. Idée : un réactif limitant s'épuise ; sa quantité tombe à zéro quand la réaction est totale. La courbe (C2)(\mathcal{C}_2) se stabilise sur un palier non nul, n(I−)f=2,0×10−3 moln(\mathrm{I^-})_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} : il reste des ions iodure lorsque le système n'évolue plus, donc l'ion iodure n'est pas le réactif limitant. Comme la réaction est totale, c'est l'ion peroxodisulfate qui s'épuise.

2.b. Idée : le palier de chaque courbe se relit dans la ligne tft_f du tableau. Pour l'ion peroxodisulfate, n02−xf=0n_{02} - x_f = 0, donc n02=xf=2,0×10−3 moln_{02} = x_f = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. Pour l'ion iodure, n01−2xf=n(I−)fn_{01} - 2x_f = n(\mathrm{I^-})_f, donc n01=n(I−)f+2xf=2,0×10−3+4,0×10−3n_{01} = n(\mathrm{I^-})_f + 2x_f = 2{,}0\times 10^{-3} + 4{,}0\times 10^{-3}, soit n01=6,0×10−3 mol\boxed{n_{01} = 6{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}} et n02=2,0×10−3 mol\boxed{n_{02} = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}}.

3. Idée : chaque quantité initiale a été apportée par sa propre solution, avant le mélange. C1=n01V1=6,0×10−30,150C_1 = \dfrac{n_{01}}{V_1} = \dfrac{6{,}0\times 10^{-3}}{0{,}150} et C2=n02V2=2,0×10−30,050C_2 = \dfrac{n_{02}}{V_2} = \dfrac{2{,}0\times 10^{-3}}{0{,}050}, d'où C1=C2=4,0×10−2 mol⋅L−1\boxed{C_1 = C_2 = 4{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}.

4. Idée : la vitesse volumique est la pente de la courbe d'avancement, ramenée au volume du mélange. On a v=1V dxdtv = \dfrac{1}{V}\,\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} avec V=0,200 LV = 0{,}200\text{ L}. La tangente à l'origine passe par (0 ; 0)(0\,;\,0) et (10 min ; 1,6×10−3 mol)(10\text{ min}\,;\,1{,}6\times 10^{-3}\text{ mol}), donc sa pente vaut 1,6×10−4 mol⋅min−11{,}6\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{min}^{-1}.

v0=10,200×1,6×10−4=8,0×10−4 mol⋅L−1⋅min−1v_0 = \frac{1}{0{,}200}\times 1{,}6\times 10^{-4} = 8{,}0\times 10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

5. Idée : à température fixée, la seule grandeur qui bouge est la concentration des réactifs. Les ions peroxodisulfate et iodure sont consommés, leurs concentrations décroissent, les chocs efficaces entre eux se raréfient : la vitesse diminue. Le facteur cinétique en jeu est la concentration des réactifs, la température étant maintenue constante.

6.a. Idée : « proportions stœchiométriques » signifie que les quantités initiales sont dans le rapport des coefficients, ici 11 pour 22. Il faut n01=2 n02′n_{01} = 2\,n'_{02}, soit n02′=6,0×10−32=3,0×10−3 moln'_{02} = \dfrac{6{,}0\times 10^{-3}}{2} = 3{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. Cette quantité est apportée par le même volume V2V_2 :

C2′=n02′V2=3,0×10−30,050=6,0×10−2 mol⋅L−1C'_2 = \frac{n'_{02}}{V_2} = \frac{3{,}0\times 10^{-3}}{0{,}050} = 6{,}0\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

6.b. Idée : comparer les deux états initiaux, pas les états finaux. Le volume du mélange et la température n'ont pas changé, la quantité initiale d'ions iodure non plus ; seule la quantité initiale d'ions peroxodisulfate a augmenté (3,0×10−33{,}0\times 10^{-3} au lieu de 2,0×10−3 mol2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}). La concentration initiale de ce réactif est donc plus grande, les chocs efficaces plus fréquents dès t=0t = 0 : v0′>v0v'_0 > v_0.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill CI-F.1 — lire le réactif limitant sur deux paliers
Entraînement 01 / 04

Drill CI-F.1 — lire le réactif limitant sur deux paliers

3 questionsCorrigé masqué

À température constante, un mélange de volume total V=100 mLV = 100\text{ mL} est le siège d'une réaction lente et totale d'équation S2O82−+2 I−⟶I2+2 SO42−\mathrm{S_2O_8^{2-}} + 2\,\mathrm{I^-} \longrightarrow \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{SO_4^{2-}}. Le suivi cinétique donne deux courbes : celle de l'avancement x(t)x(t), qui plafonne à xf=1,5×10−3 molx_f = 1{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}, et celle de n(S2O82−)n(\mathrm{S_2O_8^{2-}}), qui plafonne à 0,5×10−3 mol0{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}.

  1. Dresser le tableau descriptif en avancement xx, en notant n01n_{01} et n02n_{02} les quantités de matière initiales des ions iodure et des ions peroxodisulfate.
  2. Identifier le réactif limitant en justifiant par la lecture des paliers.
  3. Déduire les valeurs de n01n_{01} et n02n_{02}, puis la concentration molaire des ions iodure dans le mélange à t=0t = 0.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : poser le tableau d'abord, lire ensuite. À la date tt : n(S2O82−)=n02−xn(\mathrm{S_2O_8^{2-}}) = n_{02} - x, n(I−)=n01−2xn(\mathrm{I^-}) = n_{01} - 2x, n(I2)=xn(\mathrm{I_2}) = x et n(SO42−)=2xn(\mathrm{SO_4^{2-}}) = 2x.

2. Idée : le réactif limitant est celui qui disparaît. Le palier de la courbe des ions peroxodisulfate est non nul (0,5×10−3 mol0{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}) : ce réactif reste présent en fin de réaction, il n'est donc pas limitant. La réaction étant totale, c'est l'ion iodure qui s'épuise, et n01−2xf=0n_{01} - 2x_f = 0.

3. Idée : chaque palier fournit une équation du tableau. De n01=2xfn_{01} = 2x_f on tire n01=2×1,5×10−3=3,0×10−3 moln_{01} = 2\times 1{,}5\times 10^{-3} = 3{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. De n02−xf=0,5×10−3n_{02} - x_f = 0{,}5\times 10^{-3} on tire n02=2,0×10−3 moln_{02} = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}. La concentration des ions iodure dans le mélange à t=0t=0 vaut 3,0×10−30,100=3,0×10−2 mol⋅L−1\dfrac{3{,}0\times 10^{-3}}{0{,}100} = 3{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

2 Drill CI-F.2 — vitesse volumique à l'origine et sa décroissance
Entraînement 02 / 04

Drill CI-F.2 — vitesse volumique à l'origine et sa décroissance

3 questionsCorrigé masqué

Un suivi cinétique est réalisé à température constante sur un mélange de volume V=250 mLV = 250\text{ mL} où se produit une réaction lente et totale entre deux réactifs en solution. La courbe de l'avancement x(t)x(t) admet à l'origine une tangente qui passe par les points (0 ; 0)(0\,;\,0) et (5,0 min ; 1,0×10−3 mol)(5{,}0\text{ min}\,;\,1{,}0\times 10^{-3}\text{ mol}). À la date t=20 mint = 20\text{ min}, la tangente à la même courbe a pour pente 4,0×10−5 mol⋅min−14{,}0\times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{min}^{-1}.

  1. Rappeler l'expression de la vitesse volumique vv de la réaction en fonction de l'avancement xx et du volume VV.
  2. Déterminer la valeur de la vitesse volumique v0v_0 à t=0t = 0, puis celle à t=20 mint = 20\text{ min}.
  3. Comparer ces deux valeurs et nommer le facteur cinétique qui explique cette évolution.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : la vitesse volumique rapporte la variation d'avancement au volume du mélange. v=1V dxdtv = \dfrac{1}{V}\,\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}, exprimée en mol⋅L−1⋅min−1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.

2. Idée : la dérivée se lit comme la pente de la tangente, le facteur 1/V1/V s'applique ensuite. À t=0t = 0, la pente vaut 1,0×10−35,0=2,0×10−4 mol⋅min−1\dfrac{1{,}0\times 10^{-3}}{5{,}0} = 2{,}0\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{min}^{-1}, donc v0=2,0×10−40,250=8,0×10−4 mol⋅L−1⋅min−1v_0 = \dfrac{2{,}0\times 10^{-4}}{0{,}250} = 8{,}0\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}. À t=20 mint = 20\text{ min}, v=4,0×10−50,250=1,6×10−4 mol⋅L−1⋅min−1v = \dfrac{4{,}0\times 10^{-5}}{0{,}250} = 1{,}6\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.

3. Idée : à température imposée, ce sont les concentrations qui pilotent. La vitesse a été divisée par cinq entre t=0t = 0 et t=20 mint = 20\text{ min}. Les réactifs ont été consommés, leurs concentrations ont baissé, les chocs efficaces sont moins fréquents : le facteur cinétique responsable est la concentration des réactifs.

3 Drill CI-F.3 — imposer des proportions stœchiométriques
Entraînement 03 / 04

Drill CI-F.3 — imposer des proportions stœchiométriques

3 questionsCorrigé masqué

On mélange, à température constante, V1=100 mLV_1 = 100\text{ mL} d'une solution d'iodure de potassium de concentration C1=5,0×10−2 mol⋅L−1C_1 = 5{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V2=100 mLV_2 = 100\text{ mL} d'une solution de peroxodisulfate de potassium de concentration C2=1,0×10−2 mol⋅L−1C_2 = 1{,}0\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. La réaction lente et totale s'écrit S2O82−+2 I−⟶I2+2 SO42−\mathrm{S_2O_8^{2-}} + 2\,\mathrm{I^-} \longrightarrow \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{SO_4^{2-}}.

  1. Calculer les quantités de matière initiales des deux réactifs et identifier le réactif limitant.
  2. On refait l'expérience en ne changeant que C2C_2, qui devient C2′C'_2, de façon que le mélange initial soit dans les proportions stœchiométriques. Déterminer C2′C'_2.
  3. Préciser, en le justifiant, si la nouvelle vitesse initiale est supérieure, inférieure ou égale à la précédente, et nommer le facteur cinétique invoqué.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : comparer les quantités au rapport des coefficients, jamais les concentrations entre elles. n01=C1V1=5,0×10−2×0,100=5,0×10−3 moln_{01} = C_1V_1 = 5{,}0\times 10^{-2}\times 0{,}100 = 5{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} d'ions iodure et n02=C2V2=1,0×10−2×0,100=1,0×10−3 moln_{02} = C_2V_2 = 1{,}0\times 10^{-2}\times 0{,}100 = 1{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} d'ions peroxodisulfate. Le mélange serait stœchiométrique si n01=2n02n_{01} = 2n_{02}, c'est-à-dire 2,0×10−32{,}0\times 10^{-3} ; or on dispose de 5,0×10−3 mol5{,}0\times 10^{-3}\text{ mol} d'ions iodure. L'ion iodure est donc en excès et l'ion peroxodisulfate est le réactif limitant.

2. Idée : c'est la quantité initiale, pas la concentration, qui doit respecter le rapport 1:21:2. Il faut n02′=n012=2,5×10−3 moln'_{02} = \dfrac{n_{01}}{2} = 2{,}5\times 10^{-3}\text{ mol}, apportés par le même volume V2=0,100 LV_2 = 0{,}100\text{ L} :

C2′=2,5×10−30,100=2,5×10−2 mol⋅L−1C'_2 = \frac{2{,}5\times 10^{-3}}{0{,}100} = 2{,}5\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

3. Idée : comparer les deux instants initiaux à volume et température identiques. C2′>C2C'_2 > C_2 : la concentration initiale en ions peroxodisulfate est plus grande, celle des ions iodure inchangée. Les chocs efficaces sont plus nombreux dès t=0t = 0, donc la nouvelle vitesse initiale est supérieure à la précédente. Le facteur cinétique invoqué est la concentration des réactifs.

4 Drill CI-F.4 — trois courbes n(t)n(t) à attribuer à I−\mathrm{I^-}, S2O82−\mathrm{S_2O_8^{2-}} ou I2\mathrm{I_2} : réactif limitant, C1C_1, C2C_2 et v(0)v(0)
Entraînement 04 / 04

Drill CI-F.4 — trois courbes n(t)n(t) à attribuer à I−\mathrm{I^-}, S2O82−\mathrm{S_2O_8^{2-}} ou I2\mathrm{I_2} : réactif limitant, C1C_1, C2C_2 et v(0)v(0)

3 questionsFigure fournieCorrigé masqué

À une température constante, on verse à l'instant t=0t=0 un volume V2=20,0 mLV_2=20{,}0\ \mathrm{mL} d'une solution de peroxodisulfate de potassium de concentration C2C_2 dans un volume V1=20,0 mLV_1=20{,}0\ \mathrm{mL} d'une solution d'iodure de potassium de concentration C1C_1. Il se produit la réaction lente et totale :

S2O82−+2 I−⟶I2+2 SO42−\mathrm{S_2O_8^{2-}}+2\,\mathrm{I^-}\longrightarrow\mathrm{I_2}+2\,\mathrm{SO_4^{2-}}

Pour étudier la cinétique de cette réaction, une méthode appropriée permet de suivre au cours du temps les quantités de matière n(I−)n(\mathrm{I^-}), n(S2O82−)n(\mathrm{S_2O_8^{2-}}) et n(I2)n(\mathrm{I_2}) dans le mélange. On obtient les courbes (Ca)(\mathcal C_a), (Cb)(\mathcal C_b) et (Cc)(\mathcal C_c) de la figure, sans savoir a priori laquelle correspond à quelle entité ; la droite en tirets est la tangente à (Ca)(\mathcal C_a) à l'instant t=0t=0.

    1. Dresser le tableau descriptif en avancement xx de la réaction ; on notera n01n_{01} et n02n_{02} les quantités initiales respectives d'ions iodure et d'ions peroxodisulfate.
    2. Attribuer chacune des courbes (Ca)(\mathcal C_a), (Cb)(\mathcal C_b) et (Cc)(\mathcal C_c) à l'entité chimique correspondante. Justifier.
    3. Préciser, en le justifiant, le réactif limitant et la valeur de l'avancement final xfx_f.
    4. En déduire les concentrations C1C_1 et C2C_2.
    1. Rappeler l'expression de la vitesse vv de la réaction en fonction de l'avancement xx, puis déterminer sa valeur à l'instant t=0t=0.
    2. Montrer que v=−12 dn(I−)dtv=-\dfrac12\,\dfrac{dn(\mathrm{I^-})}{dt}. En déduire, sans tracé, la pente de la tangente à l'origine de la courbe qui représente n(I−)n(\mathrm{I^-}).
    3. Préciser pourquoi la vitesse de la réaction diminue à partir de t=0t=0.
  1. Un élève affirme que la courbe croissante pourrait aussi représenter la quantité d'ions sulfate n(SO42−)n(\mathrm{SO_4^{2-}}). Montrer qu'il se trompe.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Tableau descriptif (quantités en mol) :

ÉquationS2O82−\mathrm{S_2O_8^{2-}}2 I−2\,\mathrm{I^-}I2\mathrm{I_2}2 SO42−2\,\mathrm{SO_4^{2-}}
t=0t=0n02n_{02}n01n_{01}0000
ttn02−xn_{02}-xn01−2xn_{01}-2xxx2x2x
tft_fn02−xfn_{02}-x_fn01−2xfn_{01}-2x_fxfx_f2xf2x_f

1.b Idée : le sens de variation sépare le produit des réactifs, les coefficients stœchiométriques départagent les deux réactifs.

  • (Ca)(\mathcal C_a) croît à partir de 00 : elle représente un produit ; des trois entités, seul le diiode est formé, donc (Ca)(\mathcal C_a) représente n(I2)n(\mathrm{I_2}).
  • (Cb)(\mathcal C_b) et (Cc)(\mathcal C_c) décroissent : ce sont les deux réactifs. (Cb)(\mathcal C_b) passe de 50×10−450\times10^{-4} à 20×10−4 mol20\times10^{-4}\ \mathrm{mol}, soit une diminution de 30×10−4 mol30\times10^{-4}\ \mathrm{mol} ; (Cc)(\mathcal C_c) passe de 15×10−415\times10^{-4} à 00, soit une diminution de 15×10−4 mol15\times10^{-4}\ \mathrm{mol}.
  • La réaction consomme deux ions iodure pour un ion peroxodisulfate : la courbe qui diminue deux fois plus, (Cb)(\mathcal C_b), représente n(I−)n(\mathrm{I^-}), et (Cc)(\mathcal C_c) représente n(S2O82−)n(\mathrm{S_2O_8^{2-}}).

1.c (Cc)(\mathcal C_c) tend vers 00 : les ions peroxodisulfate disparaissent totalement, c'est le réactif limitant ; les ions iodure gardent un palier non nul (20×10−4 mol20\times10^{-4}\ \mathrm{mol}), ils sont en excès. La réaction étant totale, xf=n02=1,5×10−3 molx_f=n_{02}=\boxed{1{,}5\times10^{-3}\ \mathrm{mol}}, valeur que confirme le palier de (Ca)(\mathcal C_a).

1.d Les lectures à t=0t=0 donnent n01=5,0×10−3 moln_{01}=5{,}0\times10^{-3}\ \mathrm{mol} sur (Cb)(\mathcal C_b) et n02=1,5×10−3 moln_{02}=1{,}5\times10^{-3}\ \mathrm{mol} sur (Cc)(\mathcal C_c) :

C1=5,0×10−320,0×10−3=0,25 mol⋅L−1C_1=\dfrac{5{,}0\times10^{-3}}{20{,}0\times10^{-3}}=\boxed{0{,}25\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}}
C2=1,5×10−320,0×10−3=7,5×10−2 mol⋅L−1C_2=\dfrac{1{,}5\times10^{-3}}{20{,}0\times10^{-3}}=\boxed{7{,}5\times10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}}

Contrôle : n01−2xf=2,0×10−3 moln_{01}-2x_f=2{,}0\times10^{-3}\ \mathrm{mol}, c'est bien le palier de (Cb)(\mathcal C_b).

2.a Idée : ici x=n(I2)x=n(\mathrm{I_2}), donc vv est la pente de (Ca)(\mathcal C_a). La vitesse de la réaction est v=dxdtv=\dfrac{dx}{dt}. Le tableau donne x=n(I2)x=n(\mathrm{I_2}) : v(0)v(0) est la pente de la tangente à (Ca)(\mathcal C_a) à l'origine, qui passe par (5 min ; 15×10−4 mol)(5\ \mathrm{min}\,;\,15\times10^{-4}\ \mathrm{mol}).

v(0)=15×10−45=3,0×10−4 mol⋅min−1v(0)=\dfrac{15\times10^{-4}}{5}=\boxed{3{,}0\times10^{-4}\ \mathrm{mol\cdot min^{-1}}}

2.b D'après le tableau, la quantité d'ions iodure s'écrit n(I−)=n01−2xn(\mathrm{I^-})=n_{01}-2x ; en dérivant par rapport au temps, dn(I−)dt=−2 dxdt=−2v\dfrac{dn(\mathrm{I^-})}{dt}=-2\,\dfrac{dx}{dt}=-2v, ce qui donne v=−12 dn(I−)dtv=-\dfrac12\,\dfrac{dn(\mathrm{I^-})}{dt}. La tangente à l'origine de (Cb)(\mathcal C_b) a pour pente −2v(0)=−6,0×10−4 mol⋅min−1-2v(0)=\boxed{-6{,}0\times10^{-4}\ \mathrm{mol\cdot min^{-1}}} : au départ, la quantité d'ions iodure diminue deux fois plus vite que celle de diiode n'augmente.

2.c À température constante, les concentrations des réactifs diminuent au fur et à mesure de leur consommation : la vitesse diminue, la concentration des réactifs étant un facteur cinétique. Elle s'annule quand les ions peroxodisulfate sont épuisés.

3. Idée : les coefficients stœchiométriques fixent la hauteur des paliers. D'après le tableau, n(SO42−)=2xn(\mathrm{SO_4^{2-}})=2x : en fin de réaction elle atteindrait 2xf=30×10−4 mol2x_f=30\times10^{-4}\ \mathrm{mol}, alors que le palier de la courbe croissante est 15×10−4 mol=xf15\times10^{-4}\ \mathrm{mol}=x_f. La courbe (Ca)(\mathcal C_a) suit l'avancement lui-même, comme la quantité de diiode : l'affirmation de l'élève est fausse.

Relier ce raisonnement au bac

Choisis une filière pour voir les sujets qui étayent ce scénario.