1. La borne négative du générateur alimente la cathode en électrons, où les ions cuivre(II) subissent la réduction observée. La borne positive est reliée à l’anode, où les ions bromure subissent l’oxydation observée. Les produits indiqués dans l’énoncé déterminent les espèces retenues dans ce modèle :
2Br−→Br2+2e−etCu2++2e−→Cu En sommant les deux demi-équations, les électrons se simplifient et l'équation bilan s'écrit Cu2++2Br−→Cu+Br2. L'ion bromure est oxydé (il perd des électrons), l'ion cuivre(II) est réduit. Cette réaction est l'inverse de celle qui se produirait spontanément : c'est bien une transformation forcée, qui convertit de l'énergie électrique en énergie chimique.
2. Idée : le compteur de l'électrolyse, c'est la charge ; tout le reste s'en déduit par la stœchiométrie. La solution apporte un ion Cu2+ et deux ions Br− par motif CuBr2 :
n0(Cu2+)=CV=0,10×0,200=2,0×10−2 mol,n0(Br−)=2CV=4,0×10−2 mol Pour Δt1=30min=1800s : Q1=IΔt1=0,50×1800=900C, d'où n(e−)=FQ1=96500900≈9,33×10−3mol. La demi-équation de réduction consomme 2 électrons par atome de cuivre déposé :
n(Cu)=2n(e−)≈4,66×10−3 mol ⟹ m(Cu)=4,66×10−3×63,5≈0,30 g La demi-équation d'oxydation libère de même une molécule de dibrome pour 2 électrons : n(Br2)≈4,66×10−3mol, autant que d'atomes de cuivre — ce que confirme l'équation bilan, où les deux produits ont le coefficient 1.
3. Idée : convertir chaque réactif en « charge nécessaire », puis comparer. Consommer tout le cuivre demande 2n0(Cu2+)=4,0×10−2mol d'électrons, soit Q=4,0×10−2×96500=3,86×103C, d'où
Δttot=IQ=0,503860=7720 s≈2 h 09 min Consommer tout le bromure demande n0(Br−)=4,0×10−2mol d'électrons — un électron par ion bromure — c'est-à-dire exactement la même charge : les deux ions sont épuisés au même instant. Ce n'est pas une coïncidence numérique. La formule CuBr2 fournit les ions dans le rapport 1:2, et l'équation bilan les consomme dans ce même rapport 1:2 : le mélange est stœchiométrique par construction, donc aucun des deux ions n’est en excès et leurs épuisements théoriques coïncident, avec les seules réactions et le rendement faradique supposés.
4. Idée : la charge à faire passer est fixée par la chimie ; seule la durée est négociable, via le courant. Une séance de 1h30 vaut 5400s, soit moins que les 7720s nécessaires : l'électrolyse ne peut pas être menée à son terme, il manque 2320s, soit près de 39min. À courant imposé, la seule variable est I :
Imin=54003860=270193 A≈0,714815 A Un courant de 0,72A dépasse légèrement le minimum théorique et convient au calcul de durée. À résistance effective inchangée, la dissipation Joule varierait comme I2 et serait environ (0,72/0,50)2≈2,07 fois plus grande ; mais cette résistance n’est pas fournie et peut évoluer. À l’approche de l’épuisement, les variations de concentration, les limites de transport des ions, la tension disponible et d’éventuelles réactions concurrentes, notamment de l’eau, peuvent invalider l’hypothèse de rendement de 100 %. On ne peut donc pas garantir expérimentalement l’épuisement simultané complet au temps calculé sans autres observations.