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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
Chimie/EL-D
EL-DÉlectrolyses — transformations imposées

Électrolyseur vs pile — bilan Br⁻/Cu²⁺

Idée directrice

Distinguer pile et électrolyseur : l'électrolyse est une transformation imposée (énergie électrique → chimique). On écrit demi-équations et bilan dans l'électrolyseur (électrodes inertes ou non).

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Electrolyseur ou cellule d'électrolyse »

« lors de l'électrolyse »

« 2 Br⁻ + Cu²⁺ → Br₂ + Cu »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Pile = générateur ; électrolyseur = récepteur alimenté par un générateur externe.
  • Bilan = somme des demi-équations (électrons s'annulent).
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Inverser pile/électrolyse sur le caractère spontané ; oublier le bilan global.

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets techniques

3 questionsCorrigé masqué

On réalise une électrolyse dans un électrolyseur (esprit bac techniques 2019). Il s'agit d'une transformation imposée (pas une pile).

  1. Comment appelle-t-on le montage (électrolyseur / cellule d'électrolyse) ? La transformation est-elle spontanée ou imposée ? Quel sens de conversion d'énergie lors de l'électrolyse ?
  2. Aux électrodes : oxydation 2Br−→Br2+2e−2\mathrm{Br}^-\rightarrow\mathrm{Br}_2+2e^- et réduction Cu2++2e−→Cu\mathrm{Cu}^{2+}+2e^-\rightarrow\mathrm{Cu}. Écrire l'équation-bilan de l'électrolyse.
  3. Comparer en un tableau : pile vs électrolyse — spontanée/imposée et conversion d'énergie (chimique↔électrique).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le générateur impose le sens du courant. Le montage est un électrolyseur (cellule d'électrolyse). La transformation est forcée : sans générateur, Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} et Br−\mathrm{Br^-} ne réagissent pas. Conversion : énergie électrique → chimique.

2. Idée : additionner oxydation et réduction en simplifiant les électrons. 2 Br−+Cu2+→Br2+Cu2\,\mathrm{Br^-}+\mathrm{Cu^{2+}}\rightarrow\mathrm{Br_2}+\mathrm{Cu} : cuivre déposé à la cathode, dibrome formé à l'anode.

3. Idée : même chimie, sens inverse.

PileÉlectrolyse
Transformationspontanéeforcée
Énergiechimique → électriqueélectrique → chimique
Cathode (réduction)pôle (+)(+)reliée à la borne (−)(-)

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill EL-D.1 — Électrozingage anode soluble
Entraînement 01 / 02

Drill EL-D.1 — Électrozingage anode soluble

1 questionCorrigé masqué

Lors d'un électrozingage par électrolyse, le boulon est cathode (réduction de Zn2+\mathrm{Zn}^{2+}) et la plaque de zinc s'amincit à l'anode. Pourquoi parle-t-on d'électrolyse à anode soluble / électrode soluble ? (corrigé techniques 2022 contrôle).

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

À l'anode : Zn(s)→Zn2++2e−\mathrm{Zn(s)}\rightarrow\mathrm{Zn}^{2+}+2e^- — le métal de l'électrode se consomme (s'amincit), d'où électrode soluble / anode soluble. À la cathode le boulon reçoit le dépôt Zn2++2e−→Zn(s)\mathrm{Zn}^{2+}+2e^-\rightarrow\mathrm{Zn(s)}. C'est une électrolyse (transformation imposée par le courant) dans un électrolyseur.

2 Transfert — combien de temps l'électrolyse peut-elle durer : Faraday et fin de course
Entraînement 02 / 02

Transfert — combien de temps l'électrolyse peut-elle durer : Faraday et fin de course

4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Un électrolyseur contient V=200 mLV=200\,\mathrm{mL} d'une solution de bromure de cuivre(II) CuBr2\mathrm{CuBr_2} de concentration C=0,10 mol⋅L−1C=0{,}10\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, dans laquelle plongent deux électrodes inattaquables en graphite reliées à un générateur qui impose un courant constant I=0,50 AI=0{,}50\,\mathrm{A}. Il s'agit d'une transformation imposée : la réaction d’électrolyse considérée exige un apport d’énergie électrique.

Le dépôt métallique se forme sur l'électrode reliée à la borne négative du générateur, tandis que le dibrome apparaît sur l'électrode reliée à la borne positive. Données : F=96 500 C⋅mol−1F=96\,500\,\mathrm{C\cdot mol^{-1}} ; M(Cu)=63,5 g⋅mol−1M(\mathrm{Cu})=63{,}5\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}. Pour les calculs, on adopte un modèle idéal : seules les deux réactions indiquées ont lieu, le rendement faradique vaut 100 %, le volume reste constant et les produits ne réagissent pas à nouveau entre eux. L’épuisement complet calculé est une limite théorique.

  1. Écrire les demi-équations à chacune des deux électrodes, puis l'équation bilan de l'électrolyse. Préciser quelle espèce est oxydée et laquelle est réduite.
  2. Calculer les quantités de matière initiales d'ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} et Br−\mathrm{Br^-}. Après une durée Δt1=30 min\Delta t_1=30\,\mathrm{min}, calculer la quantité d'électricité mise en jeu, la quantité d'électrons échangés, la masse de cuivre déposée et la quantité de dibrome formée.
  3. Déterminer la durée totale au bout de laquelle les ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} sont entièrement consommés. Les ions Br−\mathrm{Br^-} le sont-ils avant, après, ou au même instant ? Justifier ce résultat par la formule du soluté, sans refaire de calcul.
  4. Une séance de travaux pratiques dure 1 h 301\,\mathrm{h}\,30. L'électrolyse peut-elle y être menée à son terme ? Sinon, quel courant minimal faudrait-il imposer, et quelles limites pratiques peuvent empêcher ce modèle idéal de décrire la fin de l’électrolyse ?

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. La borne négative du générateur alimente la cathode en électrons, où les ions cuivre(II) subissent la réduction observée. La borne positive est reliée à l’anode, où les ions bromure subissent l’oxydation observée. Les produits indiqués dans l’énoncé déterminent les espèces retenues dans ce modèle :

2 Br−→Br2+2 e−etCu2++2 e−→Cu2\,\mathrm{Br^-}\rightarrow\mathrm{Br_2}+2\,e^-\qquad\text{et}\qquad \mathrm{Cu^{2+}}+2\,e^-\rightarrow\mathrm{Cu}

En sommant les deux demi-équations, les électrons se simplifient et l'équation bilan s'écrit Cu2++2 Br−→Cu+Br2\mathrm{Cu^{2+}}+2\,\mathrm{Br^-}\rightarrow\mathrm{Cu}+\mathrm{Br_2}. L'ion bromure est oxydé (il perd des électrons), l'ion cuivre(II) est réduit. Cette réaction est l'inverse de celle qui se produirait spontanément : c'est bien une transformation forcée, qui convertit de l'énergie électrique en énergie chimique.

2. Idée : le compteur de l'électrolyse, c'est la charge ; tout le reste s'en déduit par la stœchiométrie. La solution apporte un ion Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} et deux ions Br−\mathrm{Br^-} par motif CuBr2\mathrm{CuBr_2} :

n0(Cu2+)=C V=0,10×0,200=2,0×10−2 mol,n0(Br−)=2 C V=4,0×10−2 moln_0(\mathrm{Cu^{2+}})=C\,V=0{,}10\times0{,}200=2{,}0\times10^{-2}\ \mathrm{mol},\qquad n_0(\mathrm{Br^-})=2\,C\,V=4{,}0\times10^{-2}\ \mathrm{mol}

Pour Δt1=30 min=1 800 s\Delta t_1=30\,\mathrm{min}=1\,800\,\mathrm{s} : Q1=I Δt1=0,50×1 800=900 CQ_1=I\,\Delta t_1=0{,}50\times1\,800=900\,\mathrm{C}, d'où n(e−)=Q1F=90096 500≈9,33×10−3 moln(e^-)=\dfrac{Q_1}{F}=\dfrac{900}{96\,500}\approx9{,}33\times10^{-3}\,\mathrm{mol}. La demi-équation de réduction consomme 22 électrons par atome de cuivre déposé :

n(Cu)=n(e−)2≈4,66×10−3 mol ⟹ m(Cu)=4,66×10−3×63,5≈0,30 gn(\mathrm{Cu})=\frac{n(e^-)}{2}\approx4{,}66\times10^{-3}\ \mathrm{mol}\ \Longrightarrow\ m(\mathrm{Cu})=4{,}66\times10^{-3}\times63{,}5\approx 0{,}30\ \mathrm{g}

La demi-équation d'oxydation libère de même une molécule de dibrome pour 22 électrons : n(Br2)≈4,66×10−3 moln(\mathrm{Br_2})\approx4{,}66\times10^{-3}\,\mathrm{mol}, autant que d'atomes de cuivre — ce que confirme l'équation bilan, où les deux produits ont le coefficient 11.

3. Idée : convertir chaque réactif en « charge nécessaire », puis comparer. Consommer tout le cuivre demande 2 n0(Cu2+)=4,0×10−2 mol2\,n_0(\mathrm{Cu^{2+}})=4{,}0\times10^{-2}\,\mathrm{mol} d'électrons, soit Q=4,0×10−2×96 500=3,86×103 CQ=4{,}0\times10^{-2}\times96\,500=3{,}86\times10^{3}\,\mathrm{C}, d'où

Δttot=QI=3 8600,50=7 720 s≈2 h 09 min\Delta t_{\text{tot}}=\frac{Q}{I}=\frac{3\,860}{0{,}50}=7\,720\ \mathrm{s}\approx 2\ \mathrm{h}\ 09\ \mathrm{min}

Consommer tout le bromure demande n0(Br−)=4,0×10−2 moln_0(\mathrm{Br^-})=4{,}0\times10^{-2}\,\mathrm{mol} d'électrons — un électron par ion bromure — c'est-à-dire exactement la même charge : les deux ions sont épuisés au même instant. Ce n'est pas une coïncidence numérique. La formule CuBr2\mathrm{CuBr_2} fournit les ions dans le rapport 1:21:2, et l'équation bilan les consomme dans ce même rapport 1:21:2 : le mélange est stœchiométrique par construction, donc aucun des deux ions n’est en excès et leurs épuisements théoriques coïncident, avec les seules réactions et le rendement faradique supposés.

4. Idée : la charge à faire passer est fixée par la chimie ; seule la durée est négociable, via le courant. Une séance de 1 h 301\,\mathrm{h}\,30 vaut 5 400 s5\,400\,\mathrm{s}, soit moins que les 7 720 s7\,720\,\mathrm{s} nécessaires : l'électrolyse ne peut pas être menée à son terme, il manque 2 320 s2\,320\,\mathrm{s}, soit près de 39 min39\,\mathrm{min}. À courant imposé, la seule variable est II :

Imin⁡=38605400=193270 A≈0,714815 AI_{\min}=\frac{3860}{5400}=\frac{193}{270}\ \mathrm{A}\approx0{,}714815\ \mathrm{A}

Un courant de 0,72 A0{,}72\,\mathrm{A} dépasse légèrement le minimum théorique et convient au calcul de durée. À résistance effective inchangée, la dissipation Joule varierait comme I2I^2 et serait environ (0,72/0,50)2≈2,07(0{,}72/0{,}50)^2\approx2{,}07 fois plus grande ; mais cette résistance n’est pas fournie et peut évoluer. À l’approche de l’épuisement, les variations de concentration, les limites de transport des ions, la tension disponible et d’éventuelles réactions concurrentes, notamment de l’eau, peuvent invalider l’hypothèse de rendement de 100 %. On ne peut donc pas garantir expérimentalement l’épuisement simultané complet au temps calculé sans autres observations.

Relier ce raisonnement au bac

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