Exercice 1 — dans l'esprit des sujets du bac
Partie A. On se propose de déterminer par conductimétrie la concentration molaire d'une solution de sulfate de cuivre. La cellule a été étalonnée : sa conductance en fonction de la concentration molaire de l'électrolyte est une droite passant par l'origine et par le point de coordonnées . Le générateur basse fréquence délivre une tension sinusoïdale de valeur efficace , et la mesure de la conductance d'un prélèvement de donne .
- Calculer l'intensité efficace du courant qui circule dans la cellule.
- Déterminer la concentration molaire de la solution à l'aide de la courbe d'étalonnage.
- Expliquer, à partir de la relation entre la conductivité et les concentrations des ions présents, pourquoi la conductance mesurée croît avec la concentration de l'électrolyte.
Partie B. On plonge dans la solution deux électrodes : l'une en cuivre impur, reliée à la borne d'un générateur de tension continue, l'autre en cuivre pur, reliée à sa borne . Après un certain temps, l'électrode en cuivre impur s'amincit et il se forme un dépôt de cuivre pur sur la seconde.
- Préciser s'il s'agit d'une transformation spontanée ou d'une transformation imposée, et justifier.
- Étude des transformations aux électrodes.
- Écrire l'équation de la transformation qui se déroule au bord de chaque électrode.
- Préciser, en le justifiant, laquelle des bornes et est la borne positive et laquelle est la borne négative.
- En déduire l'équation bilan et justifier que l'électrode de cuivre impur constitue une anode soluble.
- Justifier que la couleur bleue de la solution persiste avec la même nuance à la fin de l'opération.
- Préciser si cette électrolyse relève d'une galvanostégie, d'une galvanoplastie ou d'un affinage.
- Le générateur délivre un courant d'intensité constante pendant une durée . Calculer la quantité de matière de cuivre déposé, puis en déduire la masse de cuivre purifié. On donne la constante de Faraday et .
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
A.1. Idée : la cellule conductimétrique est un conducteur ohmique, sa conductance est l'inverse de sa résistance. De on tire , soit .
A.2. Idée : la courbe d'étalonnage est une droite passant par l'origine, elle se résume à un coefficient. Le point d'étalonnage donne . Pour :
A.3. Idée : la conductivité est une somme de contributions ioniques, chacune proportionnelle à une concentration. La solution contient les ions et , apportés dans les mêmes proportions par le sulfate de cuivre dissous, donc . La géométrie de la cellule étant fixée, : la conductance est proportionnelle à , ce qui justifie une droite passant par l'origine.
B.1. Idée : sans générateur, rien ne se passerait, puisque les deux électrodes sont faites du même métal plongé dans la même solution. Les deux électrodes appartiennent au même couple et baignent dans la même solution : la force électromotrice d'un tel montage serait nulle et aucune évolution spontanée n'aurait lieu. C'est le générateur qui impose le sens du courant : il s'agit d'une transformation imposée.
B.2.a. Idée : l'électrode qui s'amincit perd de la matière, donc s'oxyde. Au bord de l'électrode de cuivre impur : (oxydation). Au bord de l'électrode de cuivre pur, où apparaît le dépôt : (réduction).
B.2.b. Idée : dans une transformation imposée, l'oxydation a lieu du côté relié au pôle positif. Les électrons libérés par l'oxydation sont aspirés par le générateur : la borne , reliée au cuivre impur, est la borne positive. Les électrons rendus au circuit arrivent sur le cuivre pur, où ils servent à la réduction : la borne est la borne négative.
B.2.c. Idée : additionner les deux demi-équations en éliminant les électrons. Le bilan s'écrit : le métal est transporté d'une électrode à l'autre. L'électrode de cuivre impur se dissout au fur et à mesure et fournit elle-même les ions consommés : c'est bien une anode soluble.
B.2.d. Idée : la couleur bleue est celle des ions cuivre, dont le bilan ne fait pas varier le nombre. Chaque ion réduit à droite est remplacé par un ion libéré à gauche : la quantité d'ions cuivre en solution reste constante, donc leur concentration aussi, et la teinte bleue garde la même nuance.
B.3. Idée : distinguer les trois procédés par leur but, pas par leur montage. Une galvanostégie recouvre un objet d'une couche protectrice, une galvanoplastie reproduit une forme ; ici les deux électrodes sont en cuivre et l'opération sert à transférer le métal en le débarrassant de ses impuretés : il s'agit d'un affinage électrolytique du cuivre.
B.4. Idée : la charge fait le lien entre le circuit et la matière, à raison de deux électrons par atome. , et le dépôt consomme deux électrons par atome :
La masse de cuivre purifié vaut donc .