1. Idée : le métal cité à gauche s'oxyde dans l'écriture conventionnelle ; E∘ se lit comme différence des potentiels standard.
Couples : Zn2+/Zn et Cu2+/Cu. Équations de demi-réaction : Zn⇌Zn2++2e− (oxydation du zinc, réducteur) et Cu2++2e−⇌Cu (réduction des ions cuivre(II), oxydant). Équation de la réaction d'oxydoréduction associée à la pile : Zn+Cu2+⇌Zn2++Cu.
E∘=E∘(Cu2+/Cu)−E∘(Zn2+/Zn)=0,34−(−0,76)=1,10 V.
À l'équilibre E=0 et Π=K, donc E∘=0,03logK et logK=0,031,10≈36,7 : K≈5×1036, l'équation associée est très largement déplacée dans le sens direct.
2. Idée : le signe de E donne le sens spontané et la polarité.
Πi=1,0×10−21,0=1,0×102 donc Ei=1,10−0,03×log(102)=1,10−0,06=1,04 V.
Ei>0 : la réaction spontanée est le sens direct Zn+Cu2+→Zn2++Cu. Le zinc s'oxyde : la lame de zinc est l'anode et la borne (−) ; les ions Cu2+ se réduisent sur la lame de cuivre, cathode et borne (+). Le zinc, réducteur, donne des électrons et l'oxydant Cu2+ les reçoit : les électrons circulent dans le circuit extérieur de l'électrode de zinc vers l'électrode de cuivre, où ils sont captés par les ions Cu2+ (sens opposé au courant conventionnel).
3. Idée : la relation de Nernst se lit à l'envers pour imposer une fem.
E=1,00 V⟺0,03logΠ=1,10−1,00=0,10⟺logΠ=3,33⟺Π≈2,1×103. Avec [Zn2+]=1,0 mol⋅L−1 : [Cu2+]=2,1×1031,0≈4,6×10−4 mol⋅L−1 : une dilution de la solution de cuivre par un facteur ≈22 suffit à perdre 40 mV.
Inverser la polarité exige E<0, donc Π>K≈1036,7, soit [Cu2+]<10−36,7 mol⋅L−1. Dans 100 mL cela représente 10−36,7×0,100×6,02×1023≈10−14 ion : moins d'un seul ion cuivre dans le bécher. Aucune dilution réelle n'atteint cet ordre de grandeur : la pile Daniell ne s'inverse jamais par les concentrations. Une inversion de polarité par la composition n'est possible que pour une pile dont E∘ est de l'ordre de quelques centièmes de volt (K proche de 1).
4. Idée : la charge débitée fixe l'avancement par Q=2xF, puis on recalcule Π.
Q=IΔt=20×10−3×3600=72 C ; n(e−)=FQ=9650072≈7,5×10−4 mol. Chaque ion Cu2+ réduit consomme deux électrons : x=n(e−)/2≈3,7×10−4 mol et m(Cu)=xM(Cu)≈3,73×10−4×63,5≈2,4×10−2 g déposés sur la cathode.
Quantités initiales : n0(Cu2+)=1,0×10−2×0,100=1,0×10−3 mol et n0(Zn2+)=0,100 mol. Après 1,0 h : [Cu2+]=0,1001,0×10−3−3,73×10−4≈6,3×10−3 mol⋅L−1 et [Zn2+]=0,1000,100+3,73×10−4≈1,00 mol⋅L−1 (variation relative 0,4%). Π=6,3×10−31,00≈1,6×102 et E=1,10−0,03log(1,6×102)≈1,03 V : la fem a baissé de 10 mV parce que Π a augmenté.
L'équilibre E=0 (Π=K) est hors de portée d'après le point 3 : ce n'est pas lui qui arrête la pile. Le réactif limitant est l'ion Cu2+, dix fois moins concentré que Zn2+ et présent en 1,0×10−3 mol seulement : Qmax=2n0(Cu2+)F=2×1,0×10−3×96500≈1,9×102 C, soit à 20 mA une durée Δtmax=0,020193≈9,7×103 s≈2,7 h. La pile s'arrête donc par épuisement chimique de la cathode, avec une fem encore proche de 1 V (en réalité la chute est brutale sur les derniers pourcents, quand Π explose).