1. Idée : la fem normale se lit dans la constante, et la fem réelle dans les concentrations. E∘=0,03logK=0,03×log(0,22)=0,03×(−0,66)≈−2,0×10−2V.
Avec les concentrations données : Π=1,01,0×10−2=1,0×10−2, donc logΠ=−2 et
E=0,03log(ΠK)=0,03log(22)≈+0,040273 V Deux critères concordants du sens spontané, comme demandé. D'une part E>0 : la réaction évolue dans le sens direct de l'équation associée, Ni+Co2+→Ni2++Co. D'autre part Π=0,010<K=0,22 : le système évolue de façon à faire croître Π, c'est-à-dire à produire Ni2+ et consommer Co2+ — même conclusion. Dans les conditions standard (Π=1), E=E∘<0 et c'est le sens inverse qui l'emporterait : ce sont donc bien les concentrations, et elles seules, qui ont retourné la situation.
2. Idée : le métal qui s'oxyde est celui qui pousse les électrons dans le circuit ; c'est lui la borne négative. Les deux couples donnent les demi-équations :
- sur la lame de nickel, oxydation : Ni→Ni2++2e− ;
- sur la lame de cobalt, réduction : Co2++2e−→Co.
En sommant, les électrons se simplifient et l'on retrouve l'équation de fonctionnement Ni+Co2+→Ni2++Co. Le nickel cède les électrons au circuit extérieur : la lame de nickel est la borne négative, la lame de cobalt la borne positive. Les électrons circulent donc, à l'extérieur de la pile, du nickel vers le cobalt ; le courant conventionnel circule en sens inverse, du cobalt vers le nickel. Le nickel se dissout et du cobalt se dépose — l'inverse de ce qui se passerait dans les conditions standard.
3. Idée : la polarité change de signe exactement là où la fem s'annule. La lame de nickel reste la borne négative tant que E>0, c'est-à-dire E∘−0,03logΠ>0, soit logΠ<logK, donc
Π<K=0,22 Pour 0<Π<K, le nickel est la borne négative. Si l’on prépare un autre mélange avec Π>K, le sens spontané et la polarité sont inversés. À l’équilibre thermodynamique étudié, E=0 et Π=K=0,22. La valeur de ce quotient final ne dépend pas des concentrations initiales sous les hypothèses données et tant que les phases métalliques restent présentes ; l’avancement et la charge transférée, eux, en dépendent. Une pile réelle peut cesser de fournir le courant demandé avant cet équilibre.
4. Idée : l'avancement est fixé par l'état final Π=K, la durée par la loi de Faraday. Quantités initiales, dans V=0,100L : n0(Ni2+)=1,0×10−2×0,100=1,0×10−3mol et n0(Co2+)=1,0×0,100=0,100mol. Les deux compartiments ayant le même volume, Π s'écrit aussi comme un rapport de quantités de matière. Avec un avancement y :
n0(Co2+)−yn0(Ni2+)+y=K ⟹ y=1+KKn0(Co2+)−n0(Ni2+)=1,220,22×0,100−1,0×10−3≈1,72×10−2 mol Contrôle : 0,100−1,72×10−21,0×10−3+1,72×10−2=8,28×10−21,82×10−2≈0,22 : on retombe bien sur K, et y reste inférieur à n0(Co2+), donc les ions cobalt(II) ne sont pas épuisés — c'est l'équilibre, et non un réactif limitant, qui arrête la pile.
En conservant y=0,021/1,22mol avant arrondi, la charge vaut Q=2yF≈3322,13C. Il s’agit de la capacité théorique jusqu’à l’équilibre, en négligeant les réactions parasites.
Δteˊquiv=IQ≈0,0503322,13 s≈66442,6 s≈18,46 h La masse de nickel consommée vaut m=yM(Ni)≈1,0104g, inférieure aux 2,0g présents initialement : la disponibilité du métal ne bloque pas cet état final dans le modèle. La durée Q/I est une durée équivalente fondée sur la charge. Quand la fem décroît vers zéro, une pile réelle ne peut généralement pas soutenir le même courant dans une charge passive ; sa durée utile dépend aussi du circuit et de son seuil de fonctionnement.