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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
Chimie/PI-C
PI-CPiles électrochimiques

Pile Ni/Co — équation, polarité et fem

Idée directrice

Pour une pile Ni/Co avec pont électrolytique, on écrit le couple d'oxydoréduction, on lit la polarité (bornes +/−) sur le signe de la fem EE, et on relie E∘E^\circ à la constante d'équilibre KK.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« équation chimique associée à cette pile »

« fem normale »

« borne (-) … borne (+) »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Signe de EE : E>0E>0 ⇒ réaction écrite spontanée ; E<0E<0 ⇒ sens inverse.
  • Borne (+) = cathode (réduction) en fonctionnement générateur.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Inverser nickel/cobalt pour les bornes ; confondre EE et E∘E^\circ.

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

3 questionsCorrigé masqué

On réalise une pile avec une lame de nickel dans Ni2+(C1)\mathrm{Ni}^{2+}(C_1) et une lame de cobalt dans Co2+(C2)\mathrm{Co}^{2+}(C_2), reliées par un pont électrolytique (esprit corrigé bac 2018 contrôle). On adopte l'écriture Ni∣Ni2+∣∣Co2+∣Co\mathrm{Ni}|\mathrm{Ni}^{2+}||\mathrm{Co}^{2+}|\mathrm{Co} et la convention E=VCo−VNiE=V_{\mathrm{Co}}-V_{\mathrm{Ni}}. Les mesures se font à 25∘C25^\circ\mathrm C, à circuit ouvert, avec des solutions supposées idéales. On utilise E=E∘−0,03log⁡ΠE=E^\circ-0{,}03\log\Pi, où Π=C1/C2\Pi=C_1/C_2 et le logarithme est décimal.

  1. Écrire l'équation de la réaction associée à cette pile (sens Ni+Co2+→⋯\mathrm{Ni}+\mathrm{Co}^{2+}\rightarrow\cdots).
  2. Pour les concentrations utilisées, le voltmètre indique une fem EE négative. Quelle réaction a lieu spontanément ? Identifier la borne (−) et la borne (+).
  3. En faisant varier C1C_1, on relève log⁡Π=−0,66\log\Pi=-0{,}66 pour la composition où la fem s'annule, et une fem normale E∘=−2,0×10−2 VE^\circ=-2{,}0\times 10^{-2}\,\mathrm{V}. Justifier que pour cette composition Π=K\Pi=K, calculer KK, et commenter le signe de la fem normale.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : dans l'écriture conventionnelle, le métal cité à gauche s'oxyde. Ni+Co2+⇌Ni2++Co\mathrm{Ni}+\mathrm{Co^{2+}}\rightleftharpoons\mathrm{Ni^{2+}}+\mathrm{Co}.

2. Idée : le signe de la fem E=Vdroite−VgaucheE=V_{\text{droite}}-V_{\text{gauche}} donne le sens spontané et la polarité. E<0E<0 : le système évolue dans le sens inverse, Ni2++Co→Ni+Co2+\mathrm{Ni^{2+}}+\mathrm{Co}\rightarrow\mathrm{Ni}+\mathrm{Co^{2+}} : le cobalt s'oxyde, il cède des électrons au circuit, c'est la borne (−)(-) ; la lame de nickel, où Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} se réduit, est la borne (+)(+).

3. Idée : la relation de Nernst à E=0E=0 donne log⁡Π=E∘/0,03=log⁡K\log\Pi=E^\circ/0{,}03=\log K, donc Π=K\Pi=K; à l'équilibre E=0E=0 et Π=K\Pi=K ; E∘=0,03log⁡KE^\circ=0{,}03\log K. K=10−0,66≈0,22K=10^{-0{,}66}\approx\boxed{0{,}22} et E∘=0,03×(−0,66)≈−2,0×10−2 VE^\circ=0{,}03\times(-0{,}66)\approx-2{,}0\times10^{-2}\ \mathrm{V}, cohérent avec la valeur lue. E∘<0E^\circ<0 et K<1K<1 disent la même chose : dans les conditions standard l'équation associée évolue dans le sens inverse, Co étant le réducteur le plus fort.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill PI-C.1 — Pont électrolytique
Entraînement 01 / 02

Drill PI-C.1 — Pont électrolytique

1 questionCorrigé masqué

Pourquoi un pont électrolytique est-il indispensable au fonctionnement d'une pile à deux compartiments (Ni/Co ou Daniell) ? Répondre en une phrase (ions / charge).

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Le pont électrolytique assure la migration des ions pour fermer le circuit ionique et maintenir l'électroneutralité de chaque demi-pile pendant que les électrons circulent dans le fil extérieur. Sans pont, les charges s'accumuleraient et le courant s'arrêterait rapidement (schéma du corrigé bac 2018 contrôle : pile Ni/Co avec pont).

2 Transfert — la même pile, l'autre polarité : quand les concentrations décident
Entraînement 02 / 02

Transfert — la même pile, l'autre polarité : quand les concentrations décident

4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

On réalise une pile en plongeant une lame de nickel dans une solution contenant des ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} et une lame de cobalt dans une solution contenant des ions Co2+\mathrm{Co^{2+}}, les deux compartiments étant reliés par un pont salin. Les couples mis en jeu sont Ni2+/Ni\mathrm{Ni^{2+}/Ni} et Co2+/Co\mathrm{Co^{2+}/Co}, et l'équation associée à cette pile, écrite dans le sens conventionnel, est Ni+Co2+⇌Ni2++Co\mathrm{Ni}+\mathrm{Co^{2+}}\rightleftharpoons\mathrm{Ni^{2+}}+\mathrm{Co}, de constante d'équilibre K=0,22K=0{,}22 à 25 ∘C25\,^\circ\mathrm{C}.

La fem de la pile s'écrit E=E∘−0,03log⁡ΠE=E^\circ-0{,}03\log\Pi avec Π=[Ni2+][Co2+]\Pi=\dfrac{[\mathrm{Ni^{2+}}]}{[\mathrm{Co^{2+}}]}, et la fem normale vérifie E∘=0,03log⁡KE^\circ=0{,}03\log K. Chaque compartiment contient V=100 mLV=100\,\mathrm{mL} de solution. Données : F=96 500 C⋅mol−1F=96\,500\,\mathrm{C\cdot mol^{-1}} ; M(Ni)=58,7 g⋅mol−1M(\mathrm{Ni})=58{,}7\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}. On suppose les volumes et la température constants, les solutions idéales pour la relation fournie, et aucune réaction parasite. La lame de nickel contient initialement 2,0 g de métal ; les deux électrodes restent présentes jusqu’à l’équilibre étudié.

  1. Calculer E∘E^\circ. On monte la pile avec [Ni2+]=1,0×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{Ni^{2+}}]=1{,}0\times10^{-2}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et [Co2+]=1,0 mol⋅L−1[\mathrm{Co^{2+}}]=1{,}0\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Calculer Π\Pi, puis EE. Dans quel sens la réaction évolue-t-elle spontanément ? Justifier de deux critères concordants (signe de E et comparaison de Π à K).
  2. Écrire les demi-équations qui se produisent à chacune des deux électrodes, puis l'équation de la réaction de fonctionnement. Identifier la borne négative et la borne positive, et préciser le sens de circulation des électrons dans le circuit extérieur.
  3. Pour quelles valeurs de Π\Pi la polarité de la pile est-elle celle trouvée à la question 2 ? Que vaut Π\Pi à l’équilibre thermodynamique où sa fem s’annule ? Ce résultat dépend-il des concentrations de départ ?
  4. Calculer l’avancement jusqu’à cet équilibre, la charge théoriquement transférable et la masse de nickel consommée. En déduire une durée équivalente Δt=Q/I\Delta t=Q/I pour I=50 mAI=50\,\mathrm{mA}. Expliquer pourquoi cette durée est une estimation de capacité et non une garantie qu’une pile réelle maintienne ce courant jusqu’à une fem nulle.

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : la fem normale se lit dans la constante, et la fem réelle dans les concentrations. E∘=0,03log⁡K=0,03×log⁡(0,22)=0,03×(−0,66)≈−2,0×10−2 VE^\circ=0{,}03\log K=0{,}03\times\log(0{,}22)=0{,}03\times(-0{,}66)\approx\mathbf{-2{,}0\times10^{-2}\,V}.

Avec les concentrations données : Π=1,0×10−21,0=1,0×10−2\Pi=\dfrac{1{,}0\times10^{-2}}{1{,}0}=1{,}0\times10^{-2}, donc log⁡Π=−2\log\Pi=-2 et

E=0,03log⁡ ⁣(KΠ)=0,03log⁡(22)≈+0,040273 VE=0{,}03\log\!\left(\frac{K}{\Pi}\right)=0{,}03\log(22)\approx+0{,}040273\ \mathrm{V}

Deux critères concordants du sens spontané, comme demandé. D'une part E>0E>0 : la réaction évolue dans le sens direct de l'équation associée, Ni+Co2+→Ni2++Co\mathrm{Ni}+\mathrm{Co^{2+}}\rightarrow\mathrm{Ni^{2+}}+\mathrm{Co}. D'autre part Π=0,010<K=0,22\Pi=0{,}010<K=0{,}22 : le système évolue de façon à faire croître Π\Pi, c'est-à-dire à produire Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} et consommer Co2+\mathrm{Co^{2+}} — même conclusion. Dans les conditions standard (Π=1\Pi=1), E=E∘<0E=E^\circ<0 et c'est le sens inverse qui l'emporterait : ce sont donc bien les concentrations, et elles seules, qui ont retourné la situation.

2. Idée : le métal qui s'oxyde est celui qui pousse les électrons dans le circuit ; c'est lui la borne négative. Les deux couples donnent les demi-équations :

  • sur la lame de nickel, oxydation : Ni→Ni2++2 e−\mathrm{Ni}\rightarrow\mathrm{Ni^{2+}}+2\,e^- ;
  • sur la lame de cobalt, réduction : Co2++2 e−→Co\mathrm{Co^{2+}}+2\,e^-\rightarrow\mathrm{Co}.

En sommant, les électrons se simplifient et l'on retrouve l'équation de fonctionnement Ni+Co2+→Ni2++Co\mathrm{Ni}+\mathrm{Co^{2+}}\rightarrow\mathrm{Ni^{2+}}+\mathrm{Co}. Le nickel cède les électrons au circuit extérieur : la lame de nickel est la borne négative, la lame de cobalt la borne positive. Les électrons circulent donc, à l'extérieur de la pile, du nickel vers le cobalt ; le courant conventionnel circule en sens inverse, du cobalt vers le nickel. Le nickel se dissout et du cobalt se dépose — l'inverse de ce qui se passerait dans les conditions standard.

3. Idée : la polarité change de signe exactement là où la fem s'annule. La lame de nickel reste la borne négative tant que E>0E>0, c'est-à-dire E∘−0,03log⁡Π>0E^\circ-0{,}03\log\Pi>0, soit log⁡Π<log⁡K\log\Pi<\log K, donc

Π<K=0,22\Pi<K=0{,}22

Pour 0<Π<K0<\Pi<K, le nickel est la borne négative. Si l’on prépare un autre mélange avec Π>K\Pi>K, le sens spontané et la polarité sont inversés. À l’équilibre thermodynamique étudié, E=0E=0 et Π=K=0,22\Pi=K=0{,}22. La valeur de ce quotient final ne dépend pas des concentrations initiales sous les hypothèses données et tant que les phases métalliques restent présentes ; l’avancement et la charge transférée, eux, en dépendent. Une pile réelle peut cesser de fournir le courant demandé avant cet équilibre.

4. Idée : l'avancement est fixé par l'état final Π=K\Pi=K, la durée par la loi de Faraday. Quantités initiales, dans V=0,100 LV=0{,}100\,\mathrm{L} : n0(Ni2+)=1,0×10−2×0,100=1,0×10−3 moln_0(\mathrm{Ni^{2+}})=1{,}0\times10^{-2}\times0{,}100=1{,}0\times10^{-3}\,\mathrm{mol} et n0(Co2+)=1,0×0,100=0,100 moln_0(\mathrm{Co^{2+}})=1{,}0\times0{,}100=0{,}100\,\mathrm{mol}. Les deux compartiments ayant le même volume, Π\Pi s'écrit aussi comme un rapport de quantités de matière. Avec un avancement yy :

n0(Ni2+)+yn0(Co2+)−y=K ⟹ y=K n0(Co2+)−n0(Ni2+)1+K=0,22×0,100−1,0×10−31,22≈1,72×10−2 mol\frac{n_0(\mathrm{Ni^{2+}})+y}{n_0(\mathrm{Co^{2+}})-y}=K\ \Longrightarrow\ y=\frac{K\,n_0(\mathrm{Co^{2+}})-n_0(\mathrm{Ni^{2+}})}{1+K}=\frac{0{,}22\times0{,}100-1{,}0\times10^{-3}}{1{,}22}\approx 1{,}72\times10^{-2}\ \mathrm{mol}

Contrôle : 1,0×10−3+1,72×10−20,100−1,72×10−2=1,82×10−28,28×10−2≈0,22\dfrac{1{,}0\times10^{-3}+1{,}72\times10^{-2}}{0{,}100-1{,}72\times10^{-2}}=\dfrac{1{,}82\times10^{-2}}{8{,}28\times10^{-2}}\approx0{,}22 : on retombe bien sur KK, et yy reste inférieur à n0(Co2+)n_0(\mathrm{Co^{2+}}), donc les ions cobalt(II) ne sont pas épuisés — c'est l'équilibre, et non un réactif limitant, qui arrête la pile.

En conservant y=0,021/1,22 moly=0{,}021/1{,}22\,\mathrm{mol} avant arrondi, la charge vaut Q=2yF≈3322,13 CQ=2yF\approx3322{,}13\,\mathrm{C}. Il s’agit de la capacité théorique jusqu’à l’équilibre, en négligeant les réactions parasites.

Δteˊquiv=QI≈3322,130,050 s≈66442,6 s≈18,46 h\Delta t_{\text{équiv}}=\frac{Q}{I}\approx\frac{3322{,}13}{0{,}050}\ \mathrm{s}\approx66442{,}6\ \mathrm{s}\approx18{,}46\ \mathrm{h}

La masse de nickel consommée vaut m=yM(Ni)≈1,0104 gm=yM(\mathrm{Ni})\approx1{,}0104\,\mathrm{g}, inférieure aux 2,0 g2{,}0\,\mathrm{g} présents initialement : la disponibilité du métal ne bloque pas cet état final dans le modèle. La durée Q/IQ/I est une durée équivalente fondée sur la charge. Quand la fem décroît vers zéro, une pile réelle ne peut généralement pas soutenir le même courant dans une charge passive ; sa durée utile dépend aussi du circuit et de son seuil de fonctionnement.

Relier ce raisonnement au bac

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