Bloc Langue — polysémie et réécriture avec amorce imposée
B - Langue (3 points). Une question de lexique, une question de réécriture.
- « Depuis l'accident, il garde le pied dans le plâtre et suit ses cours à distance. » (1,5 point)
- Remplacez le mot souligné par un mot ou une expression synonyme.
- Employez le mot pied dans une phrase personnelle où il a un sens différent.
- « Elle n'a pas tort de se méfier. » (1,5 point) Réécrivez cette phrase en la commençant par :
- Son frère souhaite qu'elle…
- Son frère espère qu'elle…
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.a — Le sens en emploi. Dans cette phrase, pied désigne le membre : on accepte la jambe, le membre blessé, la cheville si la suite reste cohérente. Le mot de remplacement doit tenir dans la même construction.
1.b — L'autre sens. La polysémie de pied est riche : « Nous avons planté le campement au pied de la falaise. » ou « Ce vers de douze syllabes se scande en six pieds. » Toute phrase où le mot ne renvoie plus au corps humain est reçue.
2.a — Après un verbe de souhait, le subjonctif. Souhaiter que commande le subjonctif : « Son frère souhaite qu'elle n'ait pas tort de se méfier. » Le présent de l'indicatif a est refusé.
2.b — Après un verbe d'espoir affirmatif, l'indicatif. Espérer que à la forme affirmative garde l'indicatif : « Son frère espère qu'elle n'a pas tort de se méfier. » C'est l'opposition que la question met en place : deux amorces voisines, deux modes.
Ce qui se joue. Le sujet ne demande pas de réciter la règle mais de la faire jouer dans deux phrases qui ne diffèrent que par le verbe introducteur.