Masar
Masar
Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
LA-CLangue : vocabulaire, grammaire, réécriture

Le mot qui correspond à la définition, puis la concordance des temps

Idée directrice

Une définition est donnée, le mot est à retrouver dans le passage, puis à réemployer. La seconde question impose une amorce et oblige à refaire la chaîne des temps : c'est la partie du bloc Langue où se perdent le plus de points.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« Trouvez dans le texte le mot correspondant à la définition suivante » ; « puis employez-le dans une phrase » ; « Réécrivez cette phrase en la commençant ainsi »

Sujet principal

Bloc Langue — retrouver le mot défini, puis réécrire avec amorce

2 questionsCorrigé masqué

B - Langue (3 points). Une question de lexique, une question de réécriture. Le passage de référence est le court récit ci-dessous, écrit pour l'exercice.

« Le vieil homme parlait peu. Chaque soir il rangeait ses outils, puis il s'asseyait devant la porte. Une tristesse lente le prenait alors, faite du manque du pays qu'il avait quitté à vingt ans et qu'il ne reverrait pas. Ses enfants ne remarquaient rien ; ils croyaient qu'il se reposait. »

  1. Trouvez dans le passage le mot correspondant à la définition suivante : « tristesse causée par l'éloignement du pays natal ». Employez-le ensuite dans une phrase personnelle. (1,5 point)
  2. « Ses enfants ne remarquaient rien ; ils croyaient qu'il se reposait. » Réécrivez cette phrase en la commençant ainsi : Ses enfants ne remarquent rien… (1,5 point)
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a — Le mot défini. Le passage ne l'imprime pas tel quel : il faut le reconstituer à partir de « une tristesse lente… faite du manque du pays qu'il avait quitté ». Le mot attendu est nostalgie, seul substantif qui recouvre exactement la définition donnée. Chagrin ou mélancolie sont trop larges : ils ne disent pas l'éloignement du pays natal.

1.b — L'emploi. « Les anciennes photographies réveillent en lui la nostalgie de son village. » La phrase doit être neuve et rendre le sens précis du mot.

2 — La chaîne des temps. L'amorce impose le présent : chaque verbe recule d'un cran vers le présent. « Ses enfants ne remarquent rien ; ils croient qu'il se repose. » L'imparfait de la subordonnée suit celui de la principale : il devient présent, pas passé composé.

Détail qui compte. Le point-virgule, la négation et la ponctuation d'origine sont conservés ; seule la morphologie verbale change.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 02

Drill LA-C.1 — Réécrire en commençant ainsi

3 questionsCorrigé masqué

B - Langue (3 points). Trois exercices de réécriture à amorce imposée : l'amorce est donnée, la suite de la phrase doit s'y accorder.

  1. « Les rides du visage racontaient les larmes qu'elle n'avait jamais versées. » Réécrivez cette phrase en la commençant ainsi : Les rides du visage racontent…
  2. « On me répondait toujours la même chose. » Réécrivez cette phrase en la commençant par : Le narrateur regrette que…
  3. « Il partira dès que la pluie cessera. » Réécrivez cette phrase en la commençant par : Il disait qu'il…
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1 Le présent appelle le passé composé dans la subordonnée : « Les rides du visage racontent les larmes qu'elle n'a jamais versées. » Le plus-que-parfait n'avait versées n'a plus de raison d'être une fois la principale au présent.

2 Regretter est un verbe de sentiment : il commande le subjonctif. « Le narrateur regrette qu'on lui réponde toujours la même chose. » Le pronom change aussi : me devient lui.

3 Le verbe introducteur au passé fait reculer toute la phrase : « Il disait qu'il partirait dès que la pluie cesserait. » Le futur devient conditionnel présent dans les deux propositions.

Repère de correction. Chaque verbe transformé vaut un point de barème partiel ; un seul verbe oublié suffit à faire perdre la question.

Entraînement 02 / 02

Drill LA-C.2 — Définition, mot, puis subordonnée de but

3 questionsCorrigé masqué

B - Langue (3 points). Une question de lexique, deux de réécriture. Le passage de référence est le paragraphe ci-dessous, écrit pour l'exercice.

« Le soldat n'était rentré qu'une fois en deux ans. La permission lui avait été accordée en hiver, et sa mère l'avait reconnu de loin pour l'avoir attendu chaque dimanche à la même fenêtre. »

  1. Trouvez dans le paragraphe le mot correspondant à la définition suivante : « congé accordé à un militaire ». Employez-le ensuite dans une phrase où il a un sens différent.
  2. « Sa mère l'avait reconnu de loin pour l'avoir attendu chaque dimanche. » Nommez le lien exprimé par pour, puis réécrivez la phrase en remplaçant pour par une expression équivalente.
  3. « Les voisins se taisaient. Ils ne voulaient pas troubler ces retrouvailles. » Reliez ces deux propositions de manière à exprimer le but.
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1.a Le mot attendu est permission : c'est le seul substantif du paragraphe qui corresponde à « congé accordé à un militaire ».

1.b Dans un autre emploi : « Le professeur a donné la permission de sortir avant la fin de l'heure. » Le mot y signifie autorisation, et non congé : les deux emplois sont distincts, ce qui est exactement l'attendu.

2 Pour + infinitif passé exprime ici la cause, non le but : « Sa mère l'avait reconnu de loin parce qu'elle l'avait attendu chaque dimanche. » On accepte car elle l'avait attendu, puisqu'elle l'avait attendu.

3 Le but demande afin que / pour que + subjonctif quand les sujets diffèrent, et l'infinitif quand ils sont identiques. Ici le sujet est le même : « Les voisins se taisaient afin de ne pas troubler ces retrouvailles. »

Distinction à tenir. Pour introduit tantôt le but, tantôt la cause : c'est la construction qui tranche, l'infinitif passé signalant la cause.

Méthode / Automatismes
  • Lire la définition comme un cahier des charges : chaque élément doit se retrouver dans le mot proposé.
  • Vérifier la classe grammaticale annoncée par la définition (« tristesse » appelle un nom).
  • Devant une amorce imposée, souligner tous les verbes de la phrase de départ avant d'écrire.
  • Transformer les verbes dans l'ordre : principale d'abord, subordonnée ensuite.
Pièges classiques

Deux pertes classiques : proposer un mot qui n'est pas de la classe demandée (un adjectif pour une définition de nom), et ne conjuguer que le premier verbe de la phrase en laissant la subordonnée à l'imparfait.