1. Fonds de roulement existant. Idée : FDR = ressources stables − emplois stables ; on le convertit en jours avec le CA journalier. FDR=1380000−1230000=150000 D. Chiffre d'affaires journalier HT =5400000/360=15000 D par jour, d'où FDR en jours =150000/15000=10 jours de chiffre d'affaires.
2. Fonds de roulement nécessaire. Idée : le FDR doit couvrir le BFR et la trésorerie minimale : FDR nécessaire = BFR en jours + trésorerie minimale en jours. FDRneˊcessaire=24+3=27 jours, soit 27×15000=405000 D. Insuffisance des ressources stables =405000−150000=255000 D, soit 27−10=17 jours de chiffre d'affaires.
3. Trésorerie nette. Idée : TN = FDR − BFR ; une trésorerie négative signifie que le BFR est financé par des concours bancaires courants. BFR prévu =24×15000=360000 D. TN=150000−360000=−210000 D, soit −14 jours de chiffre d'affaires. Cohérence : pour passer de −210000 D à la trésorerie minimale exigée de +45000 D (3×15000), il faut 210000+45000=255000 D de ressources stables supplémentaires : c'est bien l'insuffisance trouvée en 2.
4. Test du plan. Idée : refaire le calcul avec les nouvelles valeurs, sans supposer que « plus de capital » suffit. Hypothèses : le chiffre d'affaires journalier reste 15 000 D et la réduction du BFR est acquise. Nouveau FDR =150000+180000=330000 D, soit 22 jours. Nouveau BFR =24−3=21 jours, soit 315000 D. Nouveau FDR nécessaire =21+3=24 jours, soit 360000 D. Nouvelle trésorerie nette =330000−315000=15000 D, soit 1 jour de chiffre d'affaires, alors que le minimum exigé est de 3 jours (45 000 D). Le plan ne suffit pas : il manque 360000−330000=30000 D de ressources stables, soit 2 jours de chiffre d'affaires. Donc l'entreprise doit compléter le plan, car l'équilibre minimum (trésorerie positive) est rétabli mais pas l'équilibre exigé : par exemple 30 000 D d'emprunt à moyen terme, ou 2 jours de BFR supplémentaires gagnés sur les stocks ou les créances clients — à condition que ces délais soient réellement négociables.