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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
Gestion/FI-J
FI-JÉquilibre financier et financement court terme

Équilibre financier à partir du bilan fonctionnel : FDR, BFR et TN sur deux ans, équilibre minimum et équilibre global, ratios de structure et de liquidité

Idée directrice

Le dossier « analyse de la situation financière » part d'un bilan fonctionnel, souvent sur deux années. On regroupe les postes en masses : emplois stables, actifs courants hors trésorerie et trésorerie de l'actif d'un côté ; ressources propres, dettes financières, passifs courants hors trésorerie et trésorerie du passif de l'autre. On calcule ensuite les trois indicateurs : FDR = ressources stables − emplois stables, BFR = actifs courants hors trésorerie − passifs courants hors trésorerie, TN = FDR − BFR, contrôlée par trésorerie de l'actif − trésorerie du passif. Le commentaire distingue deux règles : l'équilibre minimum (FDR ≥ 0 : les ressources stables couvrent les emplois stables) et l'équilibre global (FDR ≥ BFR, donc TN ≥ 0). Les ratios, comparés dans le temps et au secteur, expliquent le diagnostic ; les solutions agissent sur l'un des deux termes : augmenter le FDR ou réduire le BFR.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Calculez et commentez les indicateurs de l'équilibre financier (FDR ; BFR et TN) » ; « complétez le bilan fonctionnel condensé » ; « Vérifiez par le calcul la relation liant le FDR, le BFR et la TN » ; « Calculez et commentez les ratios d'autonomie financière et de liquidité immédiate » ; « Quelles sont les décisions à prendre pour améliorer la situation de la trésorerie ? »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Classer avant de calculer : immobilisations brutes → emplois stables ; stocks, clients, autres actifs courants → actifs courants hors trésorerie ; liquidités → trésorerie de l'actif ; fournisseurs, autres passifs courants → passifs courants hors trésorerie ; concours bancaires courants → trésorerie du passif.
  • FDR = ressources stables − emplois stables ; BFR = actifs courants hors trésorerie − passifs courants hors trésorerie ; TN = FDR − BFR, à contrôler par trésorerie de l'actif − trésorerie du passif.
  • Commenter en deux temps : équilibre minimum si FDR ≥ 0, équilibre global si FDR ≥ BFR (TN ≥ 0) ; puis l'évolution d'une année à l'autre.
  • Ratios : autonomie financière = ressources propres / ressources stables ; financement des emplois stables = ressources stables / emplois stables ; liquidité générale = actifs courants / passifs courants ; liquidité immédiate = trésorerie de l'actif / passifs courants. Toujours comparer dans le temps et dans l'espace.
  • Expliquer une TN qui baisse par ses deux causes (variation du FDR, variation du BFR) et proposer une solution pour chacune.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Appeler « équilibre minimum » une trésorerie positive : l'équilibre minimum porte sur le FDR (ressources stables ≥ emplois stables), la trésorerie positive traduit l'équilibre global. Ranger les concours bancaires courants dans les passifs courants hors trésorerie : le BFR serait sous-estimé de 140 000 D et la TN paraîtrait positive. Oublier la trésorerie dans les actifs et passifs courants des ratios de liquidité. Commenter un ratio sans le comparer à l'année précédente et au secteur. Proposer un crédit de trésorerie pour financer un besoin durable.

Sujet principal

Dossier — Analyse de la situation financière, dans l'esprit des sessions 2015–2025

7 questionsCorrigé masqué

Dossier — Analyse de la situation financière. L'entreprise « CARREAUX EL AMEL » fabrique des carreaux de faïence. Fin 2025, son banquier s'inquiète de l'apparition de concours bancaires courants dans ses comptes. Le dirigeant vous communique les bilans fonctionnels de 2024 et 2025 (annexe A) et un tableau de ratios où figurent les valeurs de 2024 et celles du secteur (annexe n° 2).

Travail à faire :

  1. En exploitant l'annexe A, complétez les bilans fonctionnels condensés de 2024 et de 2025 (annexe n° 1).
  2. Pour chacune des deux années :
    1. calculez le fonds de roulement (FDR), le besoin en fonds de roulement (BFR) et la trésorerie nette (TN) ;
    2. vérifiez la trésorerie nette à partir de la trésorerie de l'actif et de la trésorerie du passif.
  3. Commentez l'évolution de l'équilibre financier de l'entreprise entre 2024 et 2025.
  4. Pour l'année 2025 :
    1. calculez les ratios de l'annexe n° 2 ;
    2. commentez-les dans le temps et dans l'espace.
  5. À partir des variations des postes de l'annexe A, expliquez les causes de la dégradation de la trésorerie nette.
  6. Proposez au moins deux solutions pour améliorer la situation financière de l'entreprise.
  7. Déterminez le montant minimal de ressources stables nouvelles qui rétablirait l'équilibre global en 2025, à BFR inchangé. Si ce montant était entièrement emprunté à moyen terme, quel serait le ratio d'autonomie financière ? Commentez.

Annexe A : Bilans fonctionnels au 31 décembre (sommes en dinars)

Emplois20242025
Immobilisations incorporelles et corporelles (valeurs brutes)1 150 0001 330 000
Immobilisations financières50 00050 000
Stocks260 000330 000
Clients et comptes rattachés310 000405 000
Autres actifs courants30 00025 000
Liquidités et équivalents de liquidités90 00015 000
Total des emplois1 890 0002 155 000
Ressources20242025
Ressources propres (capitaux propres, amortissements et provisions)1 000 0001 060 000
Emprunts (dettes financières)400 000440 000
Fournisseurs et comptes rattachés420 000450 000
Autres passifs courants70 00065 000
Concours bancaires courants0140 000
Total des ressources1 890 0002 155 000

Annexe n° 1 (à compléter) : Bilans fonctionnels condensés (sommes en dinars)

Emplois20242025Ressources20242025
Emplois stables……Ressources propres……
Actifs courants hors trésorerie……Dettes financières……
Trésorerie de l'actif……Passifs courants hors trésorerie……
Trésorerie du passif……
Total1 890 0002 155 000Total1 890 0002 155 000

Annexe n° 2 (à compléter) : Ratios

Ratios20242025Secteur
Autonomie financière = ressources propres / ressources stables71,43 %…60 %
Financement des emplois stables = ressources stables / emplois stables1,17…1,20
Liquidité générale = actifs courants / passifs courants1,41…1,50
Liquidité immédiate = trésorerie de l'actif / passifs courants18,37 %…15 %
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : chaque poste est classé selon sa fonction : les immobilisations brutes sont des emplois stables, les postes liés à l'exploitation vont dans les actifs ou passifs courants hors trésorerie, les liquidités et les concours bancaires courants forment la trésorerie.

Emplois stables : 1 150 000 + 50 000 = 1 200 000 D en 2024 ; 1 330 000 + 50 000 = 1 380 000 D en 2025. Actifs courants hors trésorerie : 260 000 + 310 000 + 30 000 = 600 000 D en 2024 ; 330 000 + 405 000 + 25 000 = 760 000 D en 2025. Passifs courants hors trésorerie : 420 000 + 70 000 = 490 000 D en 2024 ; 450 000 + 65 000 = 515 000 D en 2025.

Emplois20242025Ressources20242025
Emplois stables1 200 0001 380 000Ressources propres1 000 0001 060 000
Actifs courants hors trésorerie600 000760 000Dettes financières400 000440 000
Trésorerie de l'actif90 00015 000Passifs courants hors trésorerie490 000515 000
Trésorerie du passif0140 000
Total1 890 0002 155 000Total1 890 0002 155 000

2.a Idée : les ressources stables sont les ressources propres augmentées des dettes financières. Ressources stables : 1 000 000 + 400 000 = 1 400 000 D en 2024 ; 1 060 000 + 440 000 = 1 500 000 D en 2025.

FDR = ressources stables − emplois stables : 1 400 000 − 1 200 000 = 200 000 D en 2024 ; 1 500 000 − 1 380 000 = 120 000 D en 2025.

BFR = actifs courants hors trésorerie − passifs courants hors trésorerie : 600 000 − 490 000 = 110 000 D en 2024 ; 760 000 − 515 000 = 245 000 D en 2025.

TN = FDR − BFR : 200 000 − 110 000 = 90 000 D en 2024 ; 120 000 − 245 000 = −125 000 D\boxed{-125\,000\text{ D}} en 2025.

2.b TN = trésorerie de l'actif − trésorerie du passif : 90 000 − 0 = 90 000 D en 2024 et 15 000 − 140 000 = − 125 000 D en 2025 ; les deux calculs concordent.

Indicateurs20242025Variation
FDR200 000120 000− 80 000
BFR110 000245 000+ 135 000
TN90 000− 125 000− 215 000

3. Idée : juger d'abord l'équilibre minimum (FDR ≥ 0, les ressources stables couvrent les emplois stables), puis l'équilibre global (FDR ≥ BFR, c'est-à-dire TN ≥ 0).

En 2024, le FDR est positif et couvre le BFR (200 000 > 110 000) : l'équilibre minimum et l'équilibre global sont respectés, avec une trésorerie nette positive de 90 000 D.

En 2025, le FDR reste positif (120 000 D) : l'équilibre minimum est préservé, les ressources stables financent encore la totalité des emplois stables. En revanche, le FDR ne couvre plus le BFR (120 000 < 245 000) : l'équilibre global n'est plus respecté et la part du BFR non couverte, 125 000 D, est financée par les concours bancaires courants. Le FDR a baissé de 80 000 D pendant que le BFR augmentait de 135 000 D, d'où une chute de la trésorerie nette de 215 000 D.

4.a Pour 2025 : ressources stables = 1 500 000 D ; actifs courants = 760 000 + 15 000 = 775 000 D ; passifs courants = 515 000 + 140 000 = 655 000 D.

  • Autonomie financière = 1 060 000 / 1 500 000 = 0,7067, soit 70,67 % ;
  • Financement des emplois stables = 1 500 000 / 1 380 000 ≈ 1,09 ;
  • Liquidité générale = 775 000 / 655 000 ≈ 1,18 ;
  • Liquidité immédiate = 15 000 / 655 000 = 0,0229, soit 2,29 %.
Ratios20242025Secteur
Autonomie financière71,43 %70,67 %60 %
Financement des emplois stables1,171,091,20
Liquidité générale1,411,181,50
Liquidité immédiate18,37 %2,29 %15 %

4.b Idée : comparer chaque ratio à celui de 2024 (dans le temps) et à celui du secteur (dans l'espace), puis le relier au diagnostic de la question 3.

  • Autonomie financière : presque stable (71,43 % → 70,67 %) et supérieure au secteur (60 %). L'entreprise reste indépendante de ses prêteurs et conserve une capacité d'endettement.
  • Financement des emplois stables : il passe de 1,17 à 1,09, sous la norme du secteur (1,20). Les ressources stables ont moins augmenté que les investissements : le FDR est devenu insuffisant.
  • Liquidité générale : de 1,41 à 1,18, contre 1,50 pour le secteur. Les actifs courants couvrent de moins en moins les dettes à court terme.
  • Liquidité immédiate : de 18,37 % à 2,29 %, très loin des 15 % du secteur. L'entreprise ne pourrait plus régler immédiatement que 2,29 % de ses dettes courantes.

5. Idée : TN = FDR − BFR ; on cherche ce qui a fait baisser le FDR et ce qui a fait monter le BFR.

Baisse du FDR (− 80 000 D) : les emplois stables ont augmenté de 180 000 D (acquisitions d'immobilisations) alors que les ressources stables n'ont augmenté que de 100 000 D (60 000 D de ressources propres et 40 000 D d'emprunt). Une partie de l'investissement, 80 000 D, a donc été payée avec la trésorerie.

Hausse du BFR (+ 135 000 D) : les stocks augmentent de 70 000 D et les créances clients de 95 000 D, alors que les dettes fournisseurs n'augmentent que de 30 000 D ; les baisses de 5 000 D des autres actifs courants et des autres passifs courants se compensent. Le cycle d'exploitation immobilise bien plus de fonds que les fournisseurs n'en apportent.

6. Augmenter le FDR : augmentation du capital par apport en numéraire, emprunt à moyen ou long terme (l'autonomie financière, supérieure à celle du secteur, le rend possible), cession d'immobilisations non productives. Réduire le BFR : diminuer les stocks par une meilleure gestion des approvisionnements et de la production, raccourcir le crédit accordé aux clients (relances, escompte de règlement pour paiement comptant), négocier des délais plus longs auprès des fournisseurs.

7. Idée : à BFR inchangé, rétablir l'équilibre global revient à porter le FDR au niveau du BFR. Montant minimal = BFR − FDR = 245 000 − 120 000 = 125 000 D\boxed{125\,000\text{ D}} : la trésorerie nette passerait de − 125 000 D à 0.

Si ces 125 000 D sont empruntés, les ressources propres restent à 1 060 000 D et les ressources stables passent à 1 500 000 + 125 000 = 1 625 000 D :

1 060 0001 625 000≈0,6523\dfrac{1\,060\,000}{1\,625\,000} \approx 0{,}6523

soit une autonomie financière de 65,23 %, encore supérieure à la moyenne du secteur (60 %). L'entreprise peut donc emprunter ce montant sans perdre son indépendance financière, car ses ressources propres resteraient largement majoritaires dans ses ressources stables.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : postes à reconstituer avant le bilan condensé à partir d'un délai de crédit ou d'un pourcentage de ressources propres (principale 2019) ; emplois stables et trésorerie du passif retrouvés par les relations du bilan (contrôle 2021) ; bilan fonctionnel condensé à compléter à partir des ratios d'autonomie et de liquidité (contrôle 2025, drill FI-J.1) ; BFR et TN calculés sur des valeurs moyennes, puis FDR déduit (contrôle 2020, drill FI-J.2) ; ratios de structure et tableau de financement dans le même dossier (contrôle 2015) ; ratios d'autonomie financière et de liquidité immédiate commentés face au secteur (principale 2018) ; durées de stockage et de crédit comparées au secteur (contrôle 2017, contrôle 2018, contrôle 2025, drill FI-J.3) ; FDR obtenu par le bas du bilan, actifs courants − passifs courants, quand l'annexe ne donne que les postes courants (principale 2026).

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill FI-J.1 — Reconstituer le bilan fonctionnel condensé à partir des ratios, puis juger l'équilibre
Entraînement 01 / 03

Drill FI-J.1 — Reconstituer le bilan fonctionnel condensé à partir des ratios, puis juger l'équilibre

11 questionsCorrigé masqué

L'entreprise « EMBAL NOUR » ne dispose plus du détail de son bilan fonctionnel au 31/12/2025. Elle connaît les éléments suivants (sommes en dinars) :

  • total du bilan fonctionnel : 1 200 000 ;
  • dettes financières : 240 000 ; trésorerie du passif : 30 000 ;
  • ratio d'autonomie financière (ressources propres / ressources stables) : 70 % ;
  • ratio de liquidité générale (actifs courants / passifs courants, trésorerie comprise) : 1,6 ;
  • ratio de liquidité immédiate (trésorerie de l'actif / passifs courants) : 0,25.

Moyennes du secteur : autonomie financière 65 % ; liquidité générale 1,5 ; liquidité immédiate 0,20.

  1. Déterminez les ressources propres et les ressources stables.
  2. Déduisez les passifs courants, puis les passifs courants hors trésorerie.
  3. Déterminez la trésorerie de l'actif, les actifs courants hors trésorerie et les emplois stables.
  4. Présentez le bilan fonctionnel condensé au 31/12/2025.
  5. Calculez le fonds de roulement (FDR), le besoin en fonds de roulement (BFR) et la trésorerie nette (TN). Vérifiez que le FDR est aussi égal à la différence entre les actifs courants et les passifs courants.
  6. Commentez l'équilibre financier et les trois ratios par rapport au secteur.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le ratio d'autonomie donne une équation dont la seule inconnue est RP, puisque les ressources stables valent RP + dettes financières. Soient RP les ressources propres ; les ressources stables valent RP + 240 000.

RPRP+240 000=0,70\dfrac{RP}{RP + 240\,000} = 0{,}70

RP = 0,70 RP + 168 000, donc 0,30 RP = 168 000 et RP = 560 000 D ; ressources stables = 560 000 + 240 000 = 800 000 D.

2. Passifs courants = total − ressources stables = 1 200 000 − 800 000 = 400 000 D ; passifs courants hors trésorerie = 400 000 − 30 000 = 370 000 D.

3. Idée : les deux ratios de liquidité ont le même dénominateur, les passifs courants, que l'on vient de trouver. Trésorerie de l'actif = 0,25 × 400 000 = 100 000 D ; actifs courants = 1,6 × 400 000 = 640 000 D, donc actifs courants hors trésorerie = 640 000 − 100 000 = 540 000 D ; emplois stables = 1 200 000 − 640 000 = 560 000 D.

4.

EmploisMontantsRessourcesMontants
Emplois stables560 000Ressources propres560 000
Actifs courants hors trésorerie540 000Dettes financières240 000
Trésorerie de l'actif100 000Passifs courants hors trésorerie370 000
Trésorerie du passif30 000
Total1 200 000Total1 200 000

5. FDR = 800 000 − 560 000 = 240 000 D ; BFR = 540 000 − 370 000 = 170 000 D ; TN = 240 000 − 170 000 = 70 000 D\boxed{70\,000\text{ D}}, et le contrôle par la trésorerie donne 100 000 − 30 000 = 70 000 D. Par le bas du bilan : actifs courants − passifs courants = 640 000 − 400 000 = 240 000 D, le même FDR, car le total des emplois égale celui des ressources.

6. Idée : équilibre minimum, puis équilibre global, puis chaque ratio face au secteur. Le FDR est positif : l'équilibre minimum est respecté. Il couvre le BFR (240 000 > 170 000) : l'équilibre global l'est aussi, avec une trésorerie nette de 70 000 D. L'autonomie financière (70 %) dépasse celle du secteur (65 %) : l'entreprise dépend peu de ses prêteurs. Les liquidités générale (1,6 contre 1,5) et immédiate (0,25 contre 0,20) sont meilleures que celles du secteur : elle fait face sans difficulté à ses dettes à court terme.

2 Drill FI-J.2 — Du BFR et de la trésorerie au FDR : valeurs moyennes, constat et montant à trouver
Entraînement 02 / 03

Drill FI-J.2 — Du BFR et de la trésorerie au FDR : valeurs moyennes, constat et montant à trouver

5 questionsCorrigé masqué

Pour analyser sa situation financière au 31/12/2025, la société « HUILERIE ESSAFA » vous communique les valeurs moyennes des éléments du besoin en fonds de roulement et de la trésorerie. Ses emplois stables, en valeur moyenne, s'élèvent à 1 040 000 D.

ÉlémentsMontants (D)
Stocks185 000
Créances clients212 000
Autres actifs courants18 000
Liquidités (trésorerie de l'actif)12 000
Fournisseurs164 000
Autres passifs courants21 000
Concours bancaires courants (trésorerie du passif)57 000
  1. Calculez le besoin en fonds de roulement (BFR) et la trésorerie nette (TN), puis déduisez le fonds de roulement (FDR).
  2. Déduisez le montant des ressources stables et le ratio de financement des emplois stables (ressources stables / emplois stables).
  3. Que constatez-vous ?
  4. La société veut disposer d'une trésorerie nette d'au moins 15 000 D sans modifier son BFR. Déterminez le montant minimal de ressources stables supplémentaires nécessaire.
  5. Proposez au moins deux solutions, l'une agissant sur le FDR, l'autre sur le BFR.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le haut du bilan n'est pas donné ; on retrouve le FDR par la relation FDR = BFR + TN. BFR = (185 000 + 212 000 + 18 000) − (164 000 + 21 000) = 415 000 − 185 000 = 230 000 D. TN = trésorerie de l'actif − trésorerie du passif = 12 000 − 57 000 = − 45 000 D. FDR = BFR + TN = 230 000 − 45 000 = 185 000 D\boxed{185\,000\text{ D}}.

2. Ressources stables = emplois stables + FDR = 1 040 000 + 185 000 = 1 225 000 D ; ratio de financement des emplois stables = 1 225 000 / 1 040 000 ≈ 1,18.

3. Le FDR est positif et le ratio de financement des emplois stables dépasse 1 : l'équilibre minimum est respecté. Mais le FDR ne couvre pas le BFR (185 000 < 230 000) : l'équilibre global ne l'est pas, et la société finance 45 000 D de son cycle d'exploitation par des concours bancaires courants, coûteux et révocables.

4. Idée : à BFR inchangé, chaque dinar de ressources stables ajouté augmente la TN d'un dinar. Il faut faire passer la TN de − 45 000 D à + 15 000 D : 45 000 + 15 000 = 60 000 D\boxed{60\,000\text{ D}} de ressources stables supplémentaires, ce qui porte le FDR à 245 000 D (= 230 000 + 15 000).

5. Sur le FDR : augmentation du capital en numéraire ou emprunt à moyen terme d'au moins 60 000 D, cession d'immobilisations inutilisées. Sur le BFR : réduire les stocks, raccourcir le crédit accordé aux clients (relances, escompte de règlement), obtenir des délais de paiement plus longs auprès des fournisseurs.

3 Drill FI-J.3 — Durées de stockage et de crédit comparées au secteur : ce qu'elles coûtent en BFR
Entraînement 03 / 03

Drill FI-J.3 — Durées de stockage et de crédit comparées au secteur : ce qu'elles coûtent en BFR

4 questionsCorrigé masqué

La société « TISSAGE EL WAFA » fabrique du linge de maison. Pour expliquer la hausse de son besoin en fonds de roulement (BFR), elle vous communique ses données de 2025 (sommes en dinars ; année de 360 jours ; TVA 19 %) :

ÉlémentsMontants
Stock moyen de matières premières96 000
Coût d'achat des matières premières consommées864 000
Stock moyen de produits finis105 000
Coût de production des produits finis vendus1 575 000
Créances clients (TTC)297 500
Ventes TTC2 142 000
Dettes fournisseurs (TTC)87 465
Achats de matières premières TTC1 049 580
Ratios (en jours)20242025Secteur
Durée moyenne de stockage des matières premières45…30
Durée moyenne de stockage des produits finis22…20
Durée moyenne des crédits clients45…40
Durée moyenne des crédits fournisseurs30…45
  1. Calculez les quatre ratios de 2025 et complétez le tableau.
  2. Comparez-les dans le temps et dans l'espace, et dites pour chacun s'il alourdit ou allège le BFR.
  3. Calculez la diminution du BFR, en dinars, si la société ramenait la durée des crédits clients et celle des crédits fournisseurs aux valeurs du secteur, à ventes et achats inchangés.
  4. Proposez des solutions pour réduire le BFR et améliorer la trésorerie.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : durée = élément du bilan × 360 / flux annuel correspondant, en restant cohérent (TTC avec TTC) entre le numérateur et le dénominateur.

  • Stockage des matières premières = 96 000 × 360 / 864 000 = 40 jours ;
  • Stockage des produits finis = 105 000 × 360 / 1 575 000 = 24 jours ;
  • Crédits clients = 297 500 × 360 / 2 142 000 = 50 jours ;
  • Crédits fournisseurs = 87 465 × 360 / 1 049 580 = 30 jours.

2. Idée : un besoin (stock, créance) qui dure plus longtemps alourdit le BFR ; une ressource (dette fournisseur) qui dure plus longtemps l'allège.

  • Stockage des matières premières : 40 jours, en progrès par rapport à 2024 (45 jours) mais 10 jours de plus que le secteur. Le stock reste trop important et alourdit le BFR.
  • Stockage des produits finis : 24 jours contre 22 en 2024 et 20 pour le secteur. L'écoulement ralentit, ce qui alourdit le BFR.
  • Crédits clients : 50 jours contre 45 en 2024 et 40 pour le secteur. L'allongement retarde les encaissements et alourdit fortement le BFR.
  • Crédits fournisseurs : 30 jours, sans changement, soit 15 jours de moins que le secteur. La société paie plus vite que ses concurrents et se prive d'une ressource d'exploitation.

Elle accorde désormais à ses clients 20 jours de crédit de plus qu'elle n'en obtient de ses fournisseurs (50 − 30), contre 15 jours en 2024 (45 − 30), alors que le secteur est favorisé de 5 jours (40 − 45). L'allongement du crédit clients est la cause principale de la hausse du BFR ; le ralentissement de l'écoulement des produits finis l'aggrave, et le progrès du stockage des matières premières ne la compense qu'en partie.

3. Idée : un jour de crédit clients représente 1/360 des ventes TTC, un jour de crédit fournisseurs 1/360 des achats TTC. Créances à 40 jours : 2 142 000 × 40 / 360 = 238 000 D, soit une baisse de 297 500 − 238 000 = 59 500 D. Dettes fournisseurs à 45 jours : 1 049 580 × 45 / 360 = 131 197,500 D, soit une hausse de 131 197,500 − 87 465 = 43 732,500 D.

Le BFR diminuerait de 59 500 + 43 732,500 = 103 232,500 D\boxed{103\,232{,}500\text{ D}} : la baisse des créances réduit les besoins d'exploitation, la hausse des dettes fournisseurs augmente les ressources d'exploitation.

4. Réduire le stock de matières premières (commandes plus fréquentes et plus petites) ; ajuster la production aux ventes pour écouler plus vite les produits finis ; raccourcir le crédit clients (escompte de règlement pour paiement comptant, relances, affacturage) ; négocier avec les fournisseurs des délais de paiement proches des 45 jours du secteur.

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