Masar
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Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
FR-DFonctions réciproques

Bijection et fonction réciproque g = f⁻¹

Idée directrice

Montrer qu'une fonction f:IJf:I\to J est une bijection (continue, strictement monotone), introduire la fonction réciproque g=f1g=f^{-1}, en donner une expression, et étudier gg' ou g(x)=xg(x)=x.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« f réalise une bijection »

« fonction réciproque de f »

« k la fonction réciproque de h »

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

3 questionsCorrigé masqué

Soit ff continue et strictement monotone sur un intervalle II (esprit m-c2-03).

  1. Rappeler le théorème qui assure que ff réalise une bijection de II sur J=f(I)J=f(I).
  2. Soit gg la fonction réciproque de ff. Que vaut g(f(x))g(f(x)) pour xIx\in I ? et f(g(y))f(g(y)) pour yJy\in J ?
  3. Si gg est dérivable en y0=f(x0)y_0=f(x_0) avec f(x0)0f'(x_0)\neq 0, rappeler la formule de g(y0)g'(y_0).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Théorème de la bijection : si ff est continue et strictement monotone sur un intervalle II, alors ff réalise une bijection de II sur l'intervalle J=f(I)J=f(I), et f1f^{-1} est continue, strictement monotone de même sens sur JJ.

2. Par définition de la réciproque : g(f(x))=xg(f(x))=x pour tout xIx\in I et f(g(y))=yf(g(y))=y pour tout yJy\in J (gf=idIg\circ f=\mathrm{id}_I, fg=idJf\circ g=\mathrm{id}_J). Graphiquement, Cg\mathcal C_g est la symétrique de Cf\mathcal C_f par rapport à y=xy=x.

3. Idée : dériver f(g(y))=yf(g(y))=y. Si ff est dérivable en x0=g(y0)x_0=g(y_0) avec f(x0)0f'(x_0)\neq0, alors gg est dérivable en y0y_0 et

g(y0)=1f(x0)=1f(g(y0))g'(y_0)=\frac{1}{f'(x_0)}=\frac{1}{f'\big(g(y_0)\big)}

Si f(x0)=0f'(x_0)=0, Cg\mathcal C_g admet en y0y_0 une tangente verticale (cas de  \sqrt{\ } en 00, réciproque de x2x^2 sur [0,+[[0,+\infty[).

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 01

Drill FR-D.1 — Équation g(x) = x

1 questionCorrigé masqué

Le devoir m-c2-03 demande de montrer que g(x)=xg(x)=x admet une unique solution α\alpha. Quelle propriété de gg (liée à gg') utilise-t-on typiquement, et pourquoi α\alpha est-il aussi point fixe de ff ?

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

Si 0<g(x)m<10<g'(x)\le m<1 (ou par étude du signe de g(x)xg(x)-x), l'équation g(x)=xg(x)=x admet une unique racine α\alpha. Comme g=f1g=f^{-1}, g(α)=αg(\alpha)=\alpha implique f(α)=αf(\alpha)=\alpha : même point fixe. C'est le raisonnement du devoir m-c2-03 (Q3b : solution unique αI\alpha\in I pour g(x)=xg(x)=x).

Méthode / Automatismes
  • Toujours préciser II et J=f(I)J=f(I) avant d'écrire gg.
  • Courbes de ff et gg symétriques par rapport à y=xy=x.
Pièges classiques

Confondre g=1/fg=1/f et g=f1g=f^{-1} ; appliquer gg' si f=0f'=0.