On lit une asymptote verticale quand limx→af(x)=±∞, et une asymptote oblique y=ax+b au voisinage de +∞ quand lim(f(x)−(ax+b))=0.
Ce qui aide à reconnaître la démarche
« asymptote verticale »
« asymptote oblique »
« lim f(x) − (x − 1) = 0 »
Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
Verticale : limite infinie en un réel fini.
Oblique : chercher a=limf(x)/x puis b=lim(f(x)−ax).
Les pièges à vérifier dans ta démarche
Conclure asymptote horizontale dès que limf=+∞ ; oublier de vérifier lim(f−(ax+b))=0. Après limf(x)/x=a, conclure « branche parabolique » alors que lim(f(x)−ax) est finie : c'est une asymptote ; la branche parabolique de direction y=ax exige lim(f(x)−ax)=±∞.
EX
Sujet principal
Exercice — dans l'esprit des sujets du bac
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit f définie sur ]0,+∞[ par f(x)=x−1+xlnx et C sa courbe (esprit bac info 2017 principale).
Calculer limx→0+f(x). En déduire une asymptote verticale à C.
Calculer limx→+∞f(x). Montrer que limx→+∞(f(x)−(x−1))=0 et en déduire une asymptote oblique.
Sans calcul de dérivée détaillé : que signifie graphiquement la présence simultanée de ces deux asymptotes pour le comportement de f ?
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1.Idée : en 0+, lnx→−∞ et x1→+∞ se renforcent.xlnx→−∞ et x−1→−1, donc x→0+limf(x)=−∞ : la droite x=0 (axe des ordonnées) est asymptote verticale à C.
2.Idée : croissances comparées pour xlnx.xlnx→0 en +∞, donc f(x)=x−1+xlnx→+∞ et
f(x)−(x−1)=xlnxx→+∞0
La droite Δ:y=x−1 est asymptote oblique à C en +∞ ; comme xlnx>0 pour x>1, C est au-dessus de Δ sur ]1,+∞[ et la coupe en x=1.
3. La courbe descend le long de l'axe des ordonnées quand x→0+, puis, après avoir traversé Δ en (1,0), se rapproche par au-dessus de la droite y=x−1 : elle a l'allure d'une branche qui « recolle » à une droite, sans jamais l'atteindre.
Changer d’énoncé, garder le raisonnement
Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.
Variantes rencontrées : branche parabolique de direction (O,i), (O,j) ou celle de y=ax, selon que f(x)/x tend vers 0, vers ±∞, ou vers a=0 avec f(x)−ax→±∞.
Exercices d'entraînement — une nuance à la fois
1Drill LC-D.1 — Lire une asymptote horizontale
01
Entraînement 01 / 04
Drill LC-D.1 — Lire une asymptote horizontale
1 questionCorrigé masqué
Énoncé
On a montré limx→+∞f(x)=0 pour une fonction f (esprit corrigé 2016 info). Quelle asymptote en déduit-on pour la courbe, et au voisinage de quoi ?
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L'axe des abscisses (y=0) est une asymptote horizontale au voisinage de +∞. Le corrigé bac info 2016 le formule ainsi : dès que limx→+∞f(x)=0, « la courbe (Cf) admet l'axe des abscisses comme asymptote horizontale au voisinage de (+∞) ». On ne confond pas avec une asymptote verticale (limite infinie en un réel fini).
2Drill LC-D.x — continuité par prolongement et théorème des valeurs intermédiaires (2018–2019)
02
Entraînement 02 / 04
Drill LC-D.x — continuité par prolongement et théorème des valeurs intermédiaires (2018–2019)
2 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit g la fonction définie sur R par g(x)=xex−1 si x=0 et g(0)=1, et h la fonction définie sur R par h(x)=e−x−x. Il s'agit d'un prolongement par continuité en 0 pour g, puis du théorème des valeurs intermédiaires pour h, la dichotomie servant à encadrer la solution.
Montrer que g est continue sur R.
Montrer qu'il existe un unique réel α tel que h(α)=0 et que α∈]21;1[.
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1.Idée : hors de 0 c'est un quotient de fonctions continues ; en 0 on compare la limite à la valeur. Sur R∗, g est continue comme quotient de fonctions continues à dénominateur non nul. En 0 : xex−1=x−0ex−e0x→0exp′(0)=1=g(0) (taux d'accroissement de l'exponentielle). Donc g est continue en 0, et sur R.
2.Idée : théorème des valeurs intermédiaires sur une fonction continue strictement monotone.h′(x)=−e−x−1<0 : h est continue et strictement décroissante sur R, de lim−∞h=+∞ à lim+∞h=−∞ ; elle s'annule donc une et une seule fois. h(21)=e−1/2−21≈0,107>0 et h(1)=e−1−1<0 : α∈]21;1[ (dichotomie : h(0,6)≈−0,051, donc α∈]0,5;0,6[).
3Drill LC-D.3 — direction asymptotique celle de y=x : xf(x)→1 mais f(x)−x→+∞, une droite tangente qui n'est pas asymptote
03
Entraînement 03 / 04
Drill LC-D.3 — direction asymptotique celle de y=x : xf(x)→1 mais f(x)−x→+∞, une droite tangente qui n'est pas asymptote
2 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit f la fonction définie sur ]0,+∞[ par f(x)=x+(lnx)2. On désigne par (C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) et par Δ la droite d'équation y=x.
Calculer la limite de f à droite en 0. Interpréter graphiquement le résultat.
Calculer x→+∞limf(x) et montrer que x→+∞limxf(x)=1 (on pourra remarquer que x(lnx)2=4(xlnx)2).
Montrer que (C) admet au voisinage de +∞ une direction asymptotique qui est celle de la droite Δ. La droite Δ est-elle une asymptote à (C) ? Préciser la nature de cette branche infinie.
Étudier la position relative de (C) et Δ.
Montrer que f est dérivable sur ]0,+∞[ et que pour tout x>0, f′(x)=xx+2lnx.
Vérifier que Δ est la tangente à (C) en son point d'abscisse 1.
Montrer que l'équation x+2lnx=0 admet dans ]0,+∞[ une unique solution α et que 0,70<α<0,71.
Dresser le tableau de variation de f, puis montrer que f(α)=α+4α2.
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1.a Quand x→0+, lnx→−∞, donc (lnx)2→+∞, et x→0 : x→0+limf(x)=+∞. La droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est une asymptote verticale à (C).
1.b Pour tout x>0, (lnx)2≥0, donc f(x)≥x ; comme x→+∞, x→+∞limf(x)=+∞. Ensuite xf(x)=1+x(lnx)2. En posant t=x, on a x=t2 et lnx=2lnt, d'où
x(lnx)2=4(tlnt)2
Quand x→+∞, t→+∞ et tlnt→0 : x(lnx)2→0, donc x→+∞limxf(x)=1.
1.cIdée : une limite finie non nulle de xf(x) ne fixe qu'une direction — elle écarte les directions (O,i) (quotient tendant vers 0) et (O,j) (quotient tendant vers ±∞). C'est la limite de f(x)−x qui tranche : finie, c'est une asymptote ; infinie, c'est une direction asymptotique. Ici xf(x)→1 (1.b) et f(x)−x=(lnx)2→+∞ quand x→+∞. On en déduit que (C) admet au voisinage de +∞ une direction asymptotique qui est celle de la droite Δ : c'est une branche parabolique de direction Δ. La droite Δ n'est pas une asymptote à (C), car l'écart vertical f(x)−x ne tend pas vers 0 : il tend vers +∞, et (C) s'éloigne de Δ tout en gardant sa direction.
1.df(x)−x=(lnx)2≥0, avec égalité si et seulement si lnx=0, c'est-à-dire x=1. Donc (C) est au-dessus de Δ sur ]0,1[ et sur ]1,+∞[, et (C) et Δ n'ont en commun que le point A(1,1).
2.a La fonction ln est dérivable sur ]0,+∞[, donc x↦(lnx)2 aussi, de dérivée 2lnx⋅x1. Ainsi f est dérivable sur ]0,+∞[ et f′(x)=1+x2lnx=xx+2lnx.
2.bf(1)=1 et f′(1)=11+2ln1=1. La tangente à (C) au point d'abscisse 1 a pour équation y=1⋅(x−1)+1, soit y=x : c'est la droite Δ, qui donne aussi la direction asymptotique de (C) en +∞ (1.c). Elle touche (C) en A sans la traverser, ce qu'annonçait 1.d : (lnx)2 s'annule en 1 sans changer de signe.
2.cIdée : théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction continue et strictement monotone. On pose u(x)=x+2lnx pour x>0. u est continue et strictement croissante sur ]0,+∞[ (somme de deux fonctions strictement croissantes), avec x→0+limu(x)=−∞ et x→+∞limu(x)=+∞. Elle réalise une bijection de ]0,+∞[ sur R : l'équation u(x)=0 admet une unique solution α. De plus u(0,70)≈−0,013<0 et u(0,71)≈0,025>0, donc 0,70<α<0,71.
2.d Pour x>0, f′(x) a le signe de u(x) : f′(x)<0 sur ]0,α[, f′(α)=0 et f′(x)>0 sur ]α,+∞[. f est strictement décroissante sur ]0,α] et strictement croissante sur [α,+∞[, d'où le tableau de variation de f :
xf′(x)f0+∞−↘α0f(α)+↗+∞+∞
u(α)=0 s'écrit lnα=−2α. Donc f(α)=α+(−2α)2, soit f(α)=α+4α2, environ 0,83.
4Drill LC-D.4 — direction asymptotique ou asymptote oblique ? Deux courbes avec xf(x)→1, départagées par la limite de f(x)−x
04
Entraînement 04 / 04
Drill LC-D.4 — direction asymptotique ou asymptote oblique ? Deux courbes avec xf(x)→1, départagées par la limite de f(x)−x
3 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Soit f la fonction définie sur ]−1,+∞[ par f(x)=x+1−2ln(x+1). On désigne par (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) et par Δ la droite d'équation y=x.
Calculer x→−1+limf(x). Interpréter graphiquement le résultat.
Montrer que x→+∞limf(x)=+∞, puis calculer x→+∞limxf(x).
Montrer que la droite Δ est une direction asymptotique à la courbe (Cf) au voisinage de +∞.
Étudier la position relative de (Cf) et Δ.
Montrer que pour tout réel x>−1, f′(x)=x+1x−1, puis dresser le tableau de variation de f.
En déduire que f(x)>0 pour tout x>−1.
Soit g la fonction définie sur ]−1,+∞[ par g(x)=f(x)+2ln(x+2), (Cg) sa courbe représentative dans le même repère et D la droite d'équation y=x+1.
Vérifier que pour tout x>−1, g(x)−(x+1)=2ln(1+x+11), puis calculer x→+∞limxg(x).
Montrer que D est une asymptote à (Cg) au voisinage de +∞ et préciser la position de (Cg) par rapport à D.
Les fonctions f et g vérifient donc x→+∞limxf(x)=x→+∞limxg(x)=1. Préciser la nature de la branche infinie de (Cf) et celle de (Cg) au voisinage de +∞, et indiquer la limite qui permet de les distinguer.
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1.a Quand x→−1+, x+1→0+, donc ln(x+1)→−∞ et −2ln(x+1)→+∞ ; comme x+1→0, x→−1+limf(x)=+∞. La droite d'équation x=−1 est une asymptote verticale à (Cf).
1.bIdée : ln(x+1) est négligeable devant x en +∞. Pour x>0, xln(x+1)=x+1ln(x+1)⋅xx+1 ; le premier facteur tend vers 0 (car XlnX→0 quand X→+∞) et le second vers 1. Donc
xf(x)=1+x1−x2ln(x+1)→1
soit x→+∞limxf(x)=1. Puisque f(x)=x⋅xf(x) avec x→+∞ et xf(x)→1>0, on obtient x→+∞limf(x)=+∞.
1.cIdée : après xf(x)→1, on étudie f(x)−x : une limite finie b donnerait l'asymptote y=x+b ; une limite infinie donne une direction asymptotique.f(x)−x=1−2ln(x+1)→−∞ quand x→+∞. La courbe (Cf) admet donc au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction celle de Δ : la droite Δ est une direction asymptotique à (Cf), sans être une asymptote.
1.df(x)−x=1−2ln(x+1). Comme ln est strictement croissante,
1−2ln(x+1)>0⟺x+1<e
Donc (Cf) est au-dessus de Δ sur ]−1,e−1[, au-dessous sur ]e−1,+∞[, et coupe Δ au point B(e−1,e−1), avec e−1≈0,65.
2.af est dérivable sur ]−1,+∞[ (somme de fonctions dérivables) et f′(x)=1−x+12=x+1x−1. Pour x>−1, x+1>0 : f′(x) a le signe de x−1. f est strictement décroissante sur ]−1,1] et strictement croissante sur [1,+∞[, avec f(1)=2−2ln2 ; d'où le tableau de variation de f :
xf′(x)f−1+∞−↘102−2ln2+↗+∞+∞
2.b Le minimum de f sur ]−1,+∞[ est f(1)=2(1−ln2) ; comme ln2<1, il est strictement positif (environ 0,61). Donc f(x)≥2−2ln2>0 pour tout x>−1.
3.ag(x)=x+1−2ln(x+1)+2ln(x+2), donc g(x)−(x+1)=2lnx+1x+2, et x+1x+2=1+x+11 : on obtient bien g(x)−(x+1)=2ln(1+x+11). Alors
xg(x)=1+x1+xg(x)−(x+1)
Quand x→+∞, 1+x+11→1, donc g(x)−(x+1)→2ln1=0, et x→+∞limxg(x)=1.
3.bx→+∞lim(g(x)−(x+1))=0 (calculé en 3.a) : la droite D:y=x+1 est une asymptote oblique à (Cg) au voisinage de +∞. Pour x>−1, 1+x+11>1, donc g(x)−(x+1)>0 : (Cg) est au-dessus de D.
3.cIdée : le quotient commun xf(x)→1 ne donne que la direction y=x ; ce sont les limites de f(x)−x et de g(x)−x qui distinguent les deux branches. Pour g, g(x)−x=1+(g(x)−(x+1))→1, limite finie : (Cg) admet l'asymptote oblique D:y=x+1, parallèle à Δ. Pour f, f(x)−x→−∞ : (Cf) admet une branche parabolique de direction Δ. Aucune droite parallèle à Δ ne peut servir d'asymptote à (Cf) : pour tout réel b, f(x)−(x+b)=1−b−2ln(x+1)→−∞.
Relier ce raisonnement au bac
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