1. On modélise la durée de vie d'une lampe par la variable aléatoire X de loi exponentielle de paramètre λ. On sait que E(X)=λ1 et que cette espérance vaut 25000 heures, donc λ=250001=4×10−5. Conclusion : λ=4×10−5 h−1 (un paramètre de loi exponentielle est l'inverse d'une durée).
2. On a P(10000≤X≤25000)=P(X>10000)−P(X>25000)=e−λ×10000−e−λ×25000=e−0,4−e−1. Par suite P(10000≤X≤25000)≈0,670−0,368≈0,302. Conclusion : environ 30,2% des lampes tombent en panne entre 10000 et 25000 heures.
3. La probabilité demandée est la probabilité conditionnelle PX>25000(X>40000)=P(X>25000)P(X>40000)=e−1e−1,6=e−0,6≈0,549. Or P(X>15000)=e−0,6 également : une lampe déjà allumée depuis 25000 heures a exactement la même chance de tenir 15000 heures de plus qu'une lampe neuve. Conclusion : la loi exponentielle est sans vieillissement, elle modélise une panne accidentelle et non une usure progressive.
4. On cherche t1 tel que P(X>t1)=0,9, c'est-à-dire e−λt1=0,9. En passant au logarithme népérien on obtient −λt1=ln(0,9), d'où t1=λ−ln(0,9)=25000ln910. Conclusion : t1≈2634 heures — le fabricant ne peut garantir que 10% de pannes qu'au bout d'environ 2634 heures, très loin de la moyenne annoncée.
5. Pour une lampe, P(X>25000)=e−1≈0,368. Les quatre durées de vie étant indépendantes, la probabilité que les quatre dépassent 25000 heures est le produit des quatre probabilités : (e−1)4=e−4≈0,018. Conclusion : moins de 2% des lots de quatre lampes dépassent tous la durée moyenne annoncée, ce qui montre que la moyenne n'est pas une garantie individuelle.