ME-DMécanique énergétique (théorème de l'énergie cinétique)
TEC sur une balle — travail du poids et vitesse
Idée directrice
Énoncer le théorème de l'énergie cinétique dans un référentiel galiléen, l'appliquer au travail du poids W(P), et en déduire une vitesse ; identifier un système conservatif (pas de forces dissipatives).
Ce qui aide à reconnaître la démarche
« référentiel Galiléen »
« variation de l'énergie cinétique »
« forces dissipatives »
Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
Toujours préciser le référentiel et le système.
Poids = force conservative ⇒ W=−ΔEpp.
Les pièges à vérifier dans ta démarche
Oublier le signe de W(P) en montée ; confondre Ec et Em.
EX
Sujet principal
Exercice — dans l'esprit des sujets du bac
4 questionsCorrigé masqué
Énoncé
Une balle de tennis de masse m=58g est lancée verticalement vers le haut depuis le point A avec la vitesse vA ; au point B, situé à la hauteur h au-dessus de A, elle s'arrête momentanément avant de retomber jusqu'au sol en D. On néglige les frottements et l'on prend g=9,8m⋅s−2. Entre A et B, le travail du poids vaut WA→B(P)=−0,285J.
Énoncer le théorème de l'énergie cinétique dans un référentiel galiléen entre deux instants.
Appliquer ce théorème entre A et B. En déduire l'expression de vA puis sa valeur.
Déduire la hauteur h atteinte.
En l'absence de forces dissipatives, que peut-on dire de l'énergie mécanique entre B et D ? Quelle est la vitesse de la balle en D si D est 1,20m plus bas que A ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.Idée : c'est l'énoncé exigible du programme, mot pour mot. Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un système matériel entre deux instants est égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces (extérieures et intérieures) qui s'exercent sur lui entre ces deux instants : ΔEc=∑W(F).
2.Idée : seule le poids travaille ; en B la vitesse est nulle.Ec(B)−Ec(A)=WA→B(P), soit 0−21mvA2=−0,285, d'où vA=m2×0,285=0,0580,570≈3,1m⋅s−1.
3.Idée : le travail du poids en montée est −mgh.−mgh=−0,285⇒h=0,058×9,80,285≈0,50m. Vérification par la cinématique : h=2gvA2=19,69,8=0,50m.
4.Idée : sans frottement le système {balle, Terre} est conservatif. L'énergie mécanique se conserve : E(D)=E(B)=E(A). En prenant Epp=0 en D : 21mvD2=21mvA2+mg×1,20, d'où vD=vA2+2g×1,20=9,8+23,5≈5,8m⋅s−1 : la balle repasse en A à 3,1m⋅s−1 et accélère encore sur 1,20m.
Changer d’énoncé, garder le raisonnement
Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.
Exercices d'entraînement — une nuance à la fois
1Drill ME-D.1 — Force conservative
01
Entraînement 01 / 02
Drill ME-D.1 — Force conservative
1 questionCorrigé masqué
Énoncé
Le corrigé 2019 sport affirme que le poids est une force conservative. Quelle propriété du travail du poids justifie ce caractère, et quel lien avec l'énergie potentielle de pesanteur dans le théorème de l'énergie cinétique / bilan d'énergie mécanique ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
Le travail du poids est indépendant du chemin suivi par son point d'application. On peut donc définir une énergie potentielle de pesanteur Epp=mgh. Dans un système conservatif (pas de forces dissipatives), la variation d'énergie cinétique compense celle d'énergie potentielle et l'énergie mécanique se conserve.
2Transfert — mesurer la force de frottement, puis dimensionner la piste
02
Entraînement 02 / 02
Transfert — mesurer la force de frottement, puis dimensionner la piste
4 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture
Énoncé
Sur une piste rectiligne, un lugeur et son engin, de masse totale m=70kg, partent sans vitesse initiale d'un point A et descendent jusqu'en B, avec AB=40m le long d'une piste inclinée d'un angle α=12∘ sur l'horizontale. Une cellule chronométrique mesure en B une vitesse vB=10m⋅s−1. On prend g=9,8m⋅s−2. Le référentiel terrestre est supposé galiléen ; le lugeur et son engin sont modélisés par un mobile en translation, d’énergie cinétique mv2/2.
Les actions de la neige sur la luge se décomposent en une réaction normale au support, qui ne travaille pas, et une force de frottementf supposée constante, de même direction que le déplacement et de sens opposé. On ne néglige donc pas les forces dissipatives. Pour la seule vérification du départ, on suppose en plus que la force maximale de frottement statique ne dépasse pas la valeur f déterminée pendant le glissement. Cette hypothèse est propre au modèle et ne découle pas de la mesure de vitesse.
Énoncer le théorème de l'énergie cinétique dans un référentiel galiléen. Calculer le dénivelé h entre A et B, puis le travail du poidsWA→B(P).
Appliquer le théorème entre A et B : en déduire le travail de la force de frottement, puis l'intensité f de cette force.
Calculer l'énergie mécanique du système en A puis en B, en prenant l'énergie potentielle de pesanteur nulle en B. Le système est-il conservatif ? Qu'est devenue l'énergie manquante ?
Le règlement de la station impose une vitesse d'arrivée d'au plus 8,0m⋅s−1. En conservant la même pente et la même force de frottement, déterminer la longueur maximale de piste admissible. Vérifier au passage que la luge démarre bien toute seule.
Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.
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1.Idée : c'est l'énoncé exigible, et il faut le poser avant tout calcul. Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un système matériel entre deux instants est égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces, extérieures et intérieures, appliquées au système entre ces deux instants : ΔEc=∑W(F).
Dénivelé : h=ABsinα=40×sin12∘=40×0,208≈8,32m. Le poids est moteur à la descente :
WA→B(P)=+mgh=70×9,8×8,32≈5,71×103J
On peut aussi l'écrire mgsinα×AB=142,6×40, ce qui donne la même valeur et fournit au passage la composante motrice mgsinα=142,6N, utile à la question 4.
2.Idée : trois forces agissent, mais une seule est inconnue. Le départ se fait sans vitesse, donc ΔEc=21mvB2−0=21×70×102=3,50×103J. La réaction normale est perpendiculaire au déplacement : W(RN)=0. Le théorème donne alors
W(f)=ΔEc−W(P)≈3500−5705≈−2,21×103J
Le travail est négatif, comme il se doit pour une force opposée au déplacement. Comme f est constante et colinéaire au déplacement, W(f)=−f×AB, d'où f=402205≈55N. On mesure donc une force qu'aucun dynamomètre n'a touchée : c'est le bilan d'énergie qui la donne.
3.Idée : comparer l'énergie mécanique à deux instants, pas la calculer une fois. Avec Epp=0 en B : en A, la vitesse est nulle et l'altitude vaut h, donc Em(A)=0+mgh=5,71×103J ; en B, l'altitude est nulle, donc Em(B)=21mvB2=3,50×103J.
ΔEm=Em(B)−Em(A)≈−2,21×103J, égal au travail des frottements dans ce modèle. L’énergie mécanique n’est pas conservée. Elle est principalement convertie en énergie interne des surfaces en contact ; une baisse d’énergie mécanique ne signifie pas une disparition de l’énergie totale.
4.Idée : on garde le même bilan, mais l'inconnue change de place — c'est la longueur, pas la vitesse. Sur une longueur L avec les mêmes α et f :
La piste actuelle de 40m ne respecte donc pas le règlement : il faut la ramener à 25,6m au plus, soit un raccourcissement de 36% pour une réduction de vitesse de 20% seulement — la vitesse varie comme L, pas comme L.
La composante motrice vaut environ 142,6N, supérieure à f≈55,1N. Avec l’hypothèse supplémentaire que le seuil de frottement statique ne dépasse pas cette valeur, la force tangentielle ne peut être équilibrée au repos : le mobile démarre vers le bas. Sans cette hypothèse, la vitesse mesurée pendant le glissement ne suffirait pas à déterminer le seuil de démarrage. Une fois en glissement, mgsinα−f>0 donne une accélération positive et permet l’inversion du bilan énergétique pour obtenir une longueur admissible.
Relier ce raisonnement au bac
Choisis une filière pour voir les sujets qui étayent ce scénario.