Aller au contenu

Un mot pour Fahmio

Tu écris. Tu continues.

Un problème, une idée — assez pour qu’on comprenne, puis tu retournes à ta copie.

On lit. Tu n’as rien d’autre à faire.

Où veux-tu aller ?

↑ ↓ pour parcourir · Entrée pour ouvrir · Échap pour fermer

Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
OD-DOndes mécaniques

Onde à la surface de l'eau : nature, célérité et profondeur

Idée directrice

Sur le bac, l'onde de surface part d'une cuve et de mesures (distances entre crêtes, instants). On qualifie l'onde, puis on calcule λ\lambda, vv, NN, et on discute l'effet de la profondeur.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

Qualifier l'onde de surface (mécanique, transversale)

Déterminer λ, v et N à partir de mesures de distance et de temps

Comparer les célérités dans deux zones de profondeurs différentes

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode

Lire sur le support textuel le nombre de longueurs d'onde sur une distance connue ; v=d/tv=d/t ou v=λNv=\lambda N ; comparer vv d'une zone à l'autre à NN fixée.

Les pièges à vérifier dans ta démarche

Oublier que NN est imposée par le vibreur (identique dans les deux zones) ; confondre profondeur et amplitude.

Sujet principal

Onde progressive à la surface d'une nappe d'eau

4 questionsCorrigé masqué

Une pointe liée à un vibreur de fréquence réglable perturbe verticalement la surface libre d'une nappe d'eau contenue dans une cuve à ondes dont les bords sont absorbants. Une onde progressive sinusoïdale se propage à la surface de l'eau. On néglige l'amortissement le long d'un rayon.

Mesures relevées (profondeur uniforme) à un instant donné, le long d'un rayon horizontal :

- distance entre 4 crêtes successives (soit 3λ3\lambda) : d=6,0 cmd=6{,}0\,\mathrm{cm} ;

- amplitude au voisinage de la source : a=2,0 mma=2{,}0\,\mathrm{mm} ;

- le front d'onde atteint le point PP situé à R1=8,0 cmR_1=8{,}0\,\mathrm{cm} de la source à l'instant t1=0,20 st_1=0{,}20\,\mathrm{s} après le démarrage.

On dispose ensuite une plaque au fond de la cuve, ce qui crée deux zones de profondeurs différentes. À fréquence de vibreur inchangée, on mesure sur 44 longueurs d'onde : d1=8,0 cmd_1=8{,}0\,\mathrm{cm} (zone 1, plus profonde) et d2=6,0 cmd_2=6{,}0\,\mathrm{cm} (zone 2).

  1. Justifier que l'onde à la surface de l'eau est une onde mécanique transversale.
  2. Déterminer la longueur d'onde λ\lambda, la célérité vv et la fréquence NN du vibreur dans la nappe à profondeur uniforme. Applications numériques avec unités.
  3. Calculer λ1\lambda_1, λ2\lambda_2, puis les célérités v1v_1 et v2v_2 dans les deux zones. Conclure sur l'effet de la profondeur sur la célérité de l'onde de surface.
  4. Indiquer le rôle des bords absorbants de la cuve.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. La propagation a lieu dans un milieu matériel (surface de l'eau) → onde mécanique. Les points de la surface se déforment verticalement, direction perpendiculaire à la propagation horizontale → onde transversale. Elle est progressive : le front d'onde s'éloigne de la source.

2. Sur 3λ=6,0 cm3\lambda=6{,}0\,\mathrm{cm} :

λ=6,0×10−23=2,0×10−2 m.\lambda=\dfrac{6{,}0\times10^{-2}}{3}=2{,}0\times10^{-2}\,\mathrm{m}.

Célérité à partir du retard du front :

v=R1t1=8,0×10−20,20=0,40 m⋅s−1.v=\dfrac{R_1}{t_1}=\dfrac{8{,}0\times10^{-2}}{0{,}20}=0{,}40\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}.

Fréquence :

N=vλ=0,402,0×10−2=20 Hz.N=\dfrac{v}{\lambda}=\dfrac{0{,}40}{2{,}0\times10^{-2}}=20\,\mathrm{Hz}.

3. Dans les zones 1 et 2, 4λ=d4\lambda=d :

λ1=8,04=2,0 cm,λ2=6,04=1,5 cm.\lambda_1=\dfrac{8{,}0}{4}=2{,}0\,\mathrm{cm},\qquad \lambda_2=\dfrac{6{,}0}{4}=1{,}5\,\mathrm{cm}.

NN est imposée par le vibreur (identique) :

v1=λ1N=0,020×20=0,40 m⋅s−1,v2=λ2N=0,015×20=0,30 m⋅s−1.v_1=\lambda_1 N=0{,}020\times20=0{,}40\,\mathrm{m\cdot s^{-1}},\qquad v_2=\lambda_2 N=0{,}015\times20=0{,}30\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}.

La célérité de l'onde à la surface de l'eau augmente avec la profondeur (v1>v2v_1>v_2 dans la zone plus profonde).

4. Les bords absorbants empêchent la réflexion des ondes (milieu supposé ouvert).

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill OD-D.1 — célérité et longueur d'onde à la surface de l'eau
Entraînement 01 / 05

Drill OD-D.1 — célérité et longueur d'onde à la surface de l'eau

3 questionsCorrigé masqué

À la surface d'une nappe d'eau, un vibreur de fréquence N=25 HzN=25\,\mathrm{Hz} crée une onde progressive sinusoïdale. On mesure λ=1,6 cm\lambda=1{,}6\,\mathrm{cm} entre deux crêtes successives le long d'un rayon.

  1. Justifier en une phrase que l'onde est mécanique et transversale.
  2. Calculer la célérité vv de propagation. Unités SI.
  3. Si la profondeur diminue localement et que λ\lambda passe à 1,2 cm1{,}2\,\mathrm{cm} à NN inchangée, comment évolue vv ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Propagation dans un milieu matériel (eau) → mécanique ; déformation verticale des points de surface, perpendiculaire à la propagation → transversale.

2.

v=λN=1,6×10−2×25=0,40 m⋅s−1.v=\lambda N=1{,}6\times10^{-2}\times25=0{,}40\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}.

3. NN fixe, λ\lambda diminue → v=λNv=\lambda N diminue avec la profondeur. La célérité de l'onde de surface augmente avec la profondeur ; ici la zone moins profonde ralentit l'onde progressive (v′=1,2×10−2×25=0,30 m⋅s−1v'=1{,}2\times10^{-2}\times25=0{,}30\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}).

2 Drill OD-D.x — cuve à ondes : longueur d'onde, célérité, instant de la coupe, puis milieu dispersif (2016)
Entraînement 02 / 05

Drill OD-D.x — cuve à ondes : longueur d'onde, célérité, instant de la coupe, puis milieu dispersif (2016)

3 questionsCorrigé masqué

Une pointe fixée à un vibreur impose au point SS de la surface d'une nappe d'eau des vibrations sinusoïdales verticales d'amplitude a=2 mma=2\ \mathrm{mm} et de fréquence N1=40 HzN_1=40\ \mathrm{Hz} ; l'onde progressive naît à t=0t=0 et se propage sans réflexion ni amortissement. Une coupe de la surface par un plan vertical passant par SS, prise à l'instant t1t_1, montre qu'entre SS (élongation nulle) et le point AA atteint par le front d'onde, distant de d=SA=9 mmd=SA=9\ \mathrm{mm}, la surface présente exactement une crête et demie, soit SA=32λ1SA=\dfrac32\lambda_1.

  1. Déterminer la valeur de la longueur d'onde λ1\lambda_1, puis celle de la célérité v1v_1.
  2. Déterminer la valeur de t1t_1.
  3. On règle la fréquence à N2N_2. Au même instant t1t_1, le front d'onde n'est plus qu'à 9,75 mm9{,}75\ \mathrm{mm} de SS et l'on mesure λ2=13 mm\lambda_2=13\ \mathrm{mm}. Déterminer v2v_2 et N2N_2. Déduire que l'eau est un milieu dispersif.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : λ\lambda est la distance entre deux crêtes successives, lue sur la coupe. 32λ1=9 mm⇒λ1=6,0 mm\dfrac32\lambda_1=9\ \mathrm{mm}\Rightarrow\lambda_1=\boxed{6{,}0\ \mathrm{mm}}, puis v1=λ1N1=6,0×10−3×40=0,24 m⋅s−1v_1=\lambda_1N_1=6{,}0\times10^{-3}\times40=\boxed{0{,}24\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}}.

2. Idée : à t1t_1 le front est en AA, il a parcouru dd à la célérité v1v_1. t1=dv1=9×10−30,24=3,75×10−2 s=1,5 T1t_1=\dfrac{d}{v_1}=\dfrac{9\times10^{-3}}{0{,}24}=\boxed{3{,}75\times10^{-2}\ \mathrm s}=1{,}5\,T_1 : cohérent avec la crête et demie observée.

3. Idée : même durée t1t_1, distance différente ⇒\Rightarrow célérité différente ; puis N=v/λN=v/\lambda. v2=9,75×10−33,75×10−2=0,26 m⋅s−1v_2=\dfrac{9{,}75\times10^{-3}}{3{,}75\times10^{-2}}=\boxed{0{,}26\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}} et N2=v2λ2=0,2613×10−3=20 HzN_2=\dfrac{v_2}{\lambda_2}=\dfrac{0{,}26}{13\times10^{-3}}=\boxed{20\ \mathrm{Hz}}. La célérité a changé (0,260{,}26 contre 0,24 m⋅s−10{,}24\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}) quand la fréquence a changé : la célérité dépend de la fréquence, l'eau est un milieu dispersif pour ces ondes de surface.

3 Drill OD-D.2 — diffraction d'une onde plane par une fente : condition sur ℓ\ell, λ′=λ\lambda'=\lambda et forme des rides
Entraînement 03 / 05

Drill OD-D.2 — diffraction d'une onde plane par une fente : condition sur ℓ\ell, λ′=λ\lambda'=\lambda et forme des rides

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Dans une cuve à ondes à fond plat et à bords absorbants, une réglette liée à un vibreur de fréquence N=20 HzN=20\ \text{Hz} produit à la surface de l'eau une onde progressive plane. Un obstacle rectiligne, parallèle à la réglette, est percé d'une fente FF de largeur ℓ=9 mm\ell=9\ \text{mm}. La figure représente la surface de l'eau vue de dessus, en éclairage stroboscopique ; la distance entre cinq rides consécutives est d=4,8 cmd=4{,}8\ \text{cm}.

  1. Déterminer la longueur d'onde λ\lambda et la célérité vv de propagation de l'onde incidente.
  2. Nommer le phénomène observé au-delà de la fente. Donner une condition sur la largeur ℓ\ell pour que ce phénomène soit nettement observé ; est-elle vérifiée ici ?
  3. Comparer la fréquence N′N', la célérité v′v' et la longueur d'onde λ′\lambda' de l'onde diffractée à celles de l'onde incidente.
  4. Représenter la forme des rides au-delà de la fente.
  5. On remplace l'obstacle par un autre dont la fente a pour largeur ℓ′=8 cm\ell'=8\ \text{cm}. Décrire l'aspect de la surface de l'eau au-delà de la fente.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Cinq rides consécutives délimitent quatre intervalles : 4λ=4,8 cm4\lambda=4{,}8\ \text{cm}, d'où λ=12 mm\lambda=\boxed{12\ \text{mm}} et v=λN=12×10−3×20=0,24 m⋅s−1v=\lambda N=12\times10^{-3}\times20=\boxed{0{,}24\ \text{m·s}^{-1}}.

2. C'est la diffraction : la fente se comporte comme une source secondaire d'où partent des rides circulaires. Elle est nette lorsque la largeur de la fente est inférieure ou de l'ordre de la longueur d'onde : ℓ≤λ\ell\le\lambda. Ici ℓ=9 mm<λ=12 mm\ell=9\ \text{mm}<\lambda=12\ \text{mm} : la condition est vérifiée.

3. Idée : la fréquence est imposée par la source, la célérité par le milieu. La fréquence ne change pas : N′=N=20 HzN'=N=20\ \text{Hz}. La profondeur de l'eau est la même de part et d'autre de la fente, donc v′=vv'=v ; par suite λ′=v′N′=λ=12 mm\lambda'=\frac{v'}{N'}=\lambda=\boxed{12\ \text{mm}}.

4. Au-delà de la fente, les rides sont des demi-cercles centrés sur FF, espacés de λ′=λ=12 mm\lambda'=\lambda=12\ \text{mm}, le même espacement que les rides incidentes.

5. ℓ′=8 cm\ell'=8\ \text{cm} est grande devant λ\lambda (près de 7λ7\lambda) : la diffraction est négligeable. Les rides restent rectilignes et parallèles à l'obstacle, dans un faisceau de largeur voisine de ℓ′\ell' ; elles ne s'incurvent qu'à ses bords.

4 Drill OD-D.3 — cuve à trois zones : célérité et profondeur, puis réfraction à une frontière oblique et rides de la zone (3)
Entraînement 04 / 05

Drill OD-D.3 — cuve à trois zones : célérité et profondeur, puis réfraction à une frontière oblique et rides de la zone (3)

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Une lame (L)(L) liée à un vibreur de fréquence N=25 HzN=25\ \text{Hz} fait vibrer verticalement la surface libre de l'eau d'une cuve à ondes horizontale, dont les bords sont garnis de mousse : elle produit une onde rectiligne. Une plaque (P)(P) mince, posée sur le fond, rend l'eau moins profonde au-dessus d'elle et partage la cuve en trois zones. La zone (1)(1), où se trouve la lame, et la zone (3)(3) ont la même profondeur ; la zone (2)(2), au-dessus de la plaque, est moins profonde. La frontière entre (1)(1) et (2)(2) est parallèle à la lame ; la frontière entre (2)(2) et (3)(3) fait un angle de 30∘30^\circ avec la direction de la lame.

En éclairage stroboscopique de fréquence Ne=25 HzN_e=25\ \text{Hz}, on observe dans chaque zone des rides rectilignes, immobiles et équidistantes. La figure représente la surface vue de dessus : la cote d1=3,6 cmd_1=3{,}6\ \text{cm} couvre quatre rides consécutives de la zone (1)(1), la cote d2=3,2 cmd_2=3{,}2\ \text{cm} cinq rides consécutives de la zone (2)(2) ; la zone (3)(3) est laissée vide.

  1. Montrer que, dans les trois zones, chaque point de la surface de l'eau vibre à la fréquence NN du vibreur.
  2. Déterminer les longueurs d'onde λ1\lambda_1 et λ2\lambda_2 dans les zones (1)(1) et (2)(2), puis les célérités v1v_1 et v2v_2. Dégager un facteur dont dépend la célérité d'une onde à la surface de l'eau.
  3. Changement de zone.
    1. En passant de la zone (1)(1) à la zone (2)(2), l'onde change-t-elle de direction de propagation ? Justifier.
    2. À la traversée de la frontière entre (2)(2) et (3)(3), la direction de propagation de l'onde change. Nommer ce phénomène.
  4. On admet que chaque ride de la zone (2)(2) se prolonge dans la zone (3)(3) à partir du point où elle atteint la frontière.
    1. Déterminer la longueur d'onde λ3\lambda_3 dans la zone (3)(3).
    2. Compléter la figure en représentant quelques rides dans la zone (3)(3).
    3. Préciser si, dans la zone (3)(3), la direction de propagation se rapproche ou s'écarte de la normale à la frontière.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : la fréquence est imposée par la source, pas par le milieu. Chaque point de la surface reproduit, avec un retard, le mouvement de la lame : il vibre à la fréquence du vibreur, N=25 HzN=25\ \text{Hz}, quelle que soit la profondeur de l'eau. Le stroboscope le confirme : avec Ne=NN_e=N, chaque point est éclairé une fois par période, toujours dans le même état, d'où des rides immobiles dans toutes les zones.

2. Idée : nn rides consécutives délimitent n−1n-1 longueurs d'onde. 3λ1=d1=3,6 cm3\lambda_1=d_1=3{,}6\ \text{cm}, d'où λ1=1,2 cm\lambda_1=\boxed{1{,}2\ \text{cm}} ; 4λ2=d2=3,2 cm4\lambda_2=d_2=3{,}2\ \text{cm}, d'où λ2=0,8 cm\lambda_2=\boxed{0{,}8\ \text{cm}}.

v1=λ1N=1,2×10−2×25=0,30 m⋅s−1v_1=\lambda_1N=1{,}2\times10^{-2}\times25=\boxed{0{,}30\ \text{m·s}^{-1}}
v2=λ2N=0,8×10−2×25=0,20 m⋅s−1v_2=\lambda_2N=0{,}8\times10^{-2}\times25=\boxed{0{,}20\ \text{m·s}^{-1}}

Le liquide et la fréquence sont les mêmes ; seule la profondeur change, la plaque étant sous la zone (2)(2). La célérité dépend donc de la profondeur de l'eau : elle est plus grande là où l'eau est plus profonde (v1>v2v_1>v_2).

3.a Idée : la direction de propagation est perpendiculaire aux rides. La frontière (1)/(2)(1)/(2) est parallèle à la lame, donc aux rides : l'onde arrive perpendiculairement à cette frontière. Elle la traverse sans changer de direction ; seules sa célérité et sa longueur d'onde changent (λ1→λ2\lambda_1\to\lambda_2).

3.b C'est la réfraction : l'onde change de direction de propagation en passant d'une zone à une autre où sa célérité est différente.

4.a Idée : même profondeur que la zone (1)(1) et même fréquence, donc même célérité. v3=v1=0,30 m⋅s−1v_3=v_1=0{,}30\ \text{m·s}^{-1} et λ3=v3N=1,2 cm\lambda_3=\dfrac{v_3}{N}=\boxed{1{,}2\ \text{cm}}.

4.b Idée : deux conditions fixent les rides de la zone (3)(3) : elles partent des points où les rides de la zone (2)(2) atteignent la frontière, et deux rides consécutives sont distantes de λ3\lambda_3. Les rides de la zone (2)(2) font 30∘30^\circ avec la frontière ; deux rides consécutives, distantes de λ2\lambda_2, la coupent en deux points distants de ℓ=λ2sin⁡30∘=1,6 cm\ell=\dfrac{\lambda_2}{\sin30^\circ}=1{,}6\ \text{cm} : P1P_1 sur la ride en avance (la plus éloignée de la lame), P2P_2 sur la ride qui la suit.

Construction : dans la zone (3)(3), la ride issue de P1P_1 est en avance de λ3\lambda_3 sur la ride issue de P2P_2. On trace donc, du côté de la zone (3)(3), le cercle de centre P2P_2 et de rayon λ3=1,2 cm\lambda_3=1{,}2\ \text{cm} ; la ride issue de P1P_1 est la tangente à ce cercle menée de P1P_1, qui le touche en un point TT de la zone (3)(3). Les autres rides lui sont parallèles et passent par P2P_2, P3P_3, … On obtient des rides rectilignes, plus espacées que dans la zone (2)(2). Dans le triangle P1TP2P_1TP_2, rectangle en TT, l'angle β3\beta_3 entre ces rides et la frontière vérifie sin⁡β3=P2TP1P2=λ3ℓ=0,75\sin\beta_3=\dfrac{P_2T}{P_1P_2}=\dfrac{\lambda_3}{\ell}=0{,}75, soit β3≈49∘\beta_3\approx49^\circ.

4.c L'angle entre la direction de propagation et la normale à la frontière est égal à l'angle entre les rides et la frontière (côtés perpendiculaires) : 30∘30^\circ dans la zone (2)(2), environ 49∘49^\circ dans la zone (3)(3). La direction de propagation s'écarte de la normale : l'onde passe dans une zone où elle est plus rapide (v3>v2v_3>v_2). Quand l'énoncé rappelle la loi sin⁡i2v2=sin⁡i3v3\dfrac{\sin i_2}{v_2}=\dfrac{\sin i_3}{v_3} (session 2025), on trace ces rides à partir de sin⁡i3=v3v2sin⁡30∘=0,75\sin i_3=\dfrac{v_3}{v_2}\sin30^\circ=0{,}75 : c'est le même angle que celui de la construction.

5 Drill OD-D.4 — liquide homogène : la fréquence du vibreur change, la célérité se conserve et la longueur d'onde se recalcule
Entraînement 05 / 05

Drill OD-D.4 — liquide homogène : la fréquence du vibreur change, la célérité se conserve et la longueur d'onde se recalcule

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Une cuve à ondes à parois absorbantes contient un liquide homogène, de profondeur constante, initialement au repos. On admet que, pour les fréquences utilisées, ce liquide se comporte comme un milieu non dispersif. On néglige l'amortissement.

Ébranlement. On laisse tomber une goutte du même liquide en un point OO de la surface. Deux photographies prises à Δt=0,25 s\Delta t=0{,}25\ \text{s} d'intervalle montrent l'ébranlement circulaire centré sur OO, de rayon r1=3,0 cmr_1=3{,}0\ \text{cm} puis r2=9,0 cmr_2=9{,}0\ \text{cm}.

Onde entretenue. Une pointe liée à un vibreur affleure ensuite la surface en un point SS. À t=0t=0, SS commence à vibrer vers le haut, avec une amplitude a=3 mma=3\ \text{mm} et une fréquence N1=6 HzN_1=6\ \text{Hz} : une onde progressive sinusoïdale se propage à partir de SS. À l'instant t1=0,50 st_1=0{,}50\ \text{s}, on règle la fréquence du vibreur à N2=8 HzN_2=8\ \text{Hz} sans changer l'amplitude. La figure représente une coupe de la surface par un plan vertical passant par SS, à un instant t2>t1t_2>t_1.

  1. Déterminer la célérité vv de l'ébranlement.
  2. Justifier que l'onde issue de SS se propage avec la même célérité vv, avant comme après l'instant t1t_1.
  3. Fréquence et longueur d'onde.
    1. Un point MM de la surface est atteint par l'onde émise après t1t_1. Préciser, en le justifiant, sa fréquence de vibration.
    2. Calculer les longueurs d'onde λ1\lambda_1 et λ2\lambda_2 de l'onde avant et après le changement de fréquence.
  4. Exploitation de la coupe.
    1. Déterminer t2t_2.
    2. Déterminer l'étendue de la partie de la surface atteinte, à la date t2t_2, par l'onde émise après t1t_1 ; vérifier sur la coupe la valeur de λ2\lambda_2.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : le rayon de l'ébranlement augmente à la célérité vv. v=r2−r1Δt=6,0×10−20,25=0,24 m⋅s−1v=\dfrac{r_2-r_1}{\Delta t}=\dfrac{6{,}0\times10^{-2}}{0{,}25}=\boxed{0{,}24\ \text{m·s}^{-1}}.

2. Idée : la célérité est une propriété du milieu de propagation. Le liquide est le même, homogène et de profondeur constante : les caractéristiques du milieu n'ont pas changé. La célérité ne dépend donc pas de la forme de la perturbation (ébranlement ou onde entretenue) ; le milieu étant non dispersif, elle ne dépend pas non plus de la fréquence. D'où, avant et après t1t_1 : v1=v2=v=0,24 m⋅s−1v_1=v_2=v=0{,}24\ \text{m·s}^{-1}. L'hypothèse « non dispersif » est indispensable : dans un milieu dispersif, changer NN changerait vv.

3.a Idée : la fréquence est imposée par la source. MM reproduit, avec un retard θ=SMv\theta=\dfrac{SM}{v}, le mouvement de SS. Une fois atteint par l'onde émise après t1t_1, il vibre donc à la fréquence N2=8 HzN_2=8\ \text{Hz} imposée par le vibreur ; auparavant, il vibrait à N1=6 HzN_1=6\ \text{Hz}.

3.b λ1=vN1=0,246=4,0 cm\lambda_1=\dfrac{v}{N_1}=\dfrac{0{,}24}{6}=\boxed{4{,}0\ \text{cm}} et λ2=vN2=0,248=3,0 cm\lambda_2=\dfrac{v}{N_2}=\dfrac{0{,}24}{8}=\boxed{3{,}0\ \text{cm}} : à célérité fixée, la longueur d'onde diminue quand la fréquence augmente.

4.a Idée : le front d'onde est parti de SS à t=0t=0 et avance à la célérité constante vv. Sur la coupe, la surface est au repos au-delà de xf=24 cmx_f=24\ \text{cm} : c'est la position du front à t2t_2. D'où t2=xfv=0,240,24=1,0 st_2=\dfrac{x_f}{v}=\dfrac{0{,}24}{0{,}24}=\boxed{1{,}0\ \text{s}}.

4.b L'onde émise après t1t_1 a parcouru, à t2t_2, la distance v (t2−t1)=0,24×0,50=0,12 mv\,(t_2-t_1)=0{,}24\times0{,}50=0{,}12\ \text{m} : elle occupe la partie 0≤x≤12 cm0\le x\le12\ \text{cm}. Sur la coupe, cette partie contient 44 longueurs d'onde, d'où λ2=124=3,0 cm\lambda_2=\dfrac{12}{4}=3{,}0\ \text{cm}, en accord avec 3.b. Entre 1212 et 24 cm24\ \text{cm}, on lit 33 longueurs d'onde de 4,0 cm4{,}0\ \text{cm} : les 33 périodes émises à la fréquence N1N_1 pendant t1=0,50 st_1=0{,}50\ \text{s}.

Relier ce raisonnement au bac

Choisis une filière pour voir les sujets qui étayent ce scénario.