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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
OD-EOndes mécaniques

Cuve à ondes : stroboscopie, célérité et milieu dispersif

Idée directrice

Le bac couple souvent stroboscopie (aspect immobile de la surface) et un tableau distance parcourue / fréquence pour conclure à la dispersion.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

Déterminer la fréquence du vibreur par stroboscopie

Calculer v à partir d'une distance et d'un retard

Justifier qu'un milieu est dispersif à partir d'un tableau v(N)

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode

Fréquence du vibreur = plus grande fréquence d'éclairs donnant l'immobilité apparente (parmi les valeurs Ne=N/kN_e=N/k). Puis v=d/tv=d/t ; comparer vv à plusieurs NN.

Les pièges à vérifier dans ta démarche

Prendre une sous-harmonique du stroboscope pour NN du vibreur ; conclure « dispersif » sans montrer que vv varie avec NN.

Sujet principal

Ondes de surface : stroboscope et dispersion

4 questionsCorrigé masqué

Une réglette mince entraînée par un vibreur de fréquence NN réglable perturbe perpendiculairement la surface libre d'une nappe d'eau dans une cuve rectangulaire, ce qui crée une onde progressive transversale. On suppose ni réflexion ni amortissement notable. L'amplitude des oscillations de surface est a=2,0 mma=2{,}0\,\mathrm{mm}.

Expérience 1 — stroboscopie. On règle le vibreur à une fréquence inconnue N1N_1. En éclairant la surface par un stroboscope de fréquence d'éclairs NeN_e réglable (Ne≤40 HzN_e\le 40\,\mathrm{Hz}), la surface paraît immobile uniquement pour Ne∈{36 Hz; 18 Hz; 12 Hz}N_e\in\{36\,\mathrm{Hz};\,18\,\mathrm{Hz};\,12\,\mathrm{Hz}\}.

Expérience 2. On fixe N=N2=25 HzN=N_2=25\,\mathrm{Hz}. Une coupe verticale de la surface, prise à l'instant t1t_1 où le front d'onde a parcouru d=2,5 λd=2{,}5\,\lambda depuis la réglette, donne λ=1,0 cm\lambda=1{,}0\,\mathrm{cm} (mesurée entre crêtes successives sur la coupe).

Expérience 3. On fait varier NN et on mesure la distance dd parcourue par le front d'onde à un même instant de date t1=0,10 st_1=0{,}10\,\mathrm{s} :

NN (Hz)122548
dd (mm) à t1t_1232528
  1. Justifier que l'onde à la surface de l'eau est une onde mécanique progressive transversale. Préciser ce que représente la longueur d'onde le long d'un rayon de propagation.
  2. En exploitant l'expérience 1, préciser la valeur de la fréquence N1N_1 du vibreur. Justifier le choix parmi les fréquences d'éclairs.
  3. À partir de l'expérience 2, déterminer t1t_1 (en fonction de T2=1/N2T_2=1/N_2) puis calculer la célérité vv à N2=25 HzN_2=25\,\mathrm{Hz}. Application numérique.
  4. En exploitant le tableau de l'expérience 3, calculer vv pour chaque fréquence. Conclure quant au caractère dispersif ou non du milieu (surface de l'eau).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. La propagation nécessite le milieu matériel « surface de l'eau » → onde mécanique. Le front d'onde s'éloigne de la réglette en transportant de l'énergie → onde progressive. La déformation des points de surface est verticale, perpendiculaire à la direction de propagation horizontale → onde transversale. La longueur d'onde λ\lambda est la distance parcourue par l'onde pendant une période temporelle, ou l'écart spatial entre deux crêtes successives en phase.

2. L'aspect immobile apparaît lorsque la fréquence des éclairs est un sous-multiple de la fréquence du vibreur : Ne=N1/kN_e=N_1/k (kk entier). La plus grande valeur observée est Ne=36 HzN_e=36\,\mathrm{Hz}, compatible avec 18=36/218=36/2 et 12=36/312=36/3. D'où N1=36 HzN_1=36\,\mathrm{Hz}.

3. d=2,5 λd=2{,}5\,\lambda avec λ=vT2\lambda=v T_2 et T2=1/N2T_2=1/N_2, d'où d=2,5 vT2d=2{,}5\,v T_2 et le temps pour parcourir dd à célérité vv est t1=d/v=2,5 T2t_1=d/v=2{,}5\,T_2 :

t1=2,5×125=0,10 s,v=dt1=2,5×10−20,10=0,25 m⋅s−1.t_1=2{,}5\times\dfrac{1}{25}=0{,}10\,\mathrm{s},\qquad v=\dfrac{d}{t_1}=\dfrac{2{,}5\times10^{-2}}{0{,}10}=0{,}25\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}.

4. À t1t_1 commun, v=d/t1v=d/t_1 :

v(12 Hz)=23×10−30,10=0,23 m⋅s−1,v(25)=0,25 m⋅s−1,v(48)=0,28 m⋅s−1.v(12\,\mathrm{Hz})=\dfrac{23\times10^{-3}}{0{,}10}=0{,}23\,\mathrm{m\cdot s^{-1}},\quad v(25)=0{,}25\,\mathrm{m\cdot s^{-1}},\quad v(48)=0{,}28\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}.

La célérité dépend de la fréquence. Ce résultat est caractéristique d'un milieu dispersif. Il y a donc dispersion des ondes mécaniques à la surface de l'eau.

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill OD-E.1 — milieu dispersif à partir d'un tableau
Entraînement 01 / 02

Drill OD-E.1 — milieu dispersif à partir d'un tableau

3 questionsCorrigé masqué

Des ondes progressives transversales se propagent à la surface de l'eau. On mesure la célérité pour trois fréquences du vibreur :

NN (Hz)102040
vv (m·s−1^{-1})0,220,250,30
  1. Le milieu est-il dispersif ? Justifier à partir du tableau.
  2. Calculer la longueur d'onde λ\lambda pour N=20 HzN=20\,\mathrm{Hz}.
  3. Comparer qualitativement avec les ondes sonores dans l'air, pour lesquelles la célérité ne dépend pas de la fréquence.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. vv varie nettement avec NN (de 0,220{,}22 à 0,30 m⋅s−10{,}30\,\mathrm{m\cdot s^{-1}}) : la célérité de l'onde progressive dépend de la fréquence. Le milieu (surface de l'eau) est donc dispersif ; il y a dispersion des ondes mécaniques de surface. La longueur d'onde λ=v/N\lambda=v/N change donc avec NN même si le dispositif de propagation reste le même.

2.

λ=vN=0,2520=1,25×10−2 m=1,25 cm.\lambda=\dfrac{v}{N}=\dfrac{0{,}25}{20}=1{,}25\times10^{-2}\,\mathrm{m}=1{,}25\,\mathrm{cm}.

3. Dans l'air, pour les ondes sonores, vv est indépendante de NN (milieu non dispersif pour le son). Ici v=v(N)v=v(N) : comportement opposé, typique de la surface libre d'une nappe d'eau.

2 Transfert — stroboscopie : compter les crêtes, régler les éclairs et prévoir le mouvement apparent
Entraînement 02 / 02

Transfert — stroboscopie : compter les crêtes, régler les éclairs et prévoir le mouvement apparent

5 questionsCorrigé masquéEn cours de relecture

Dans une cuve à ondes, une réglette liée à un vibreur de fréquence N=40 HzN=40\ \mathrm{Hz} frappe la surface de l'eau et engendre des ondes progressives rectilignes. Les bords de la cuve sont garnis de mousse. On éclaire la surface avec un stroboscope dont la fréquence des éclairs NeN_e est réglable. Pour Ne=40 HzN_e=40\ \mathrm{Hz} la surface paraît immobile ; on place alors une règle graduée le long de la direction de propagation et l'on mesure que six crêtes rectilignes consécutives occupent une longueur de 4,0 cm4{,}0\ \mathrm{cm} (de la première crête à la sixième).

  1. Quel est le rôle de la mousse sur les bords de la cuve ?
  2. Déterminer la longueur d'onde λ\lambda à partir de la mesure sur la règle (attention au nombre d'intervalles entre six crêtes), puis la célérité vv des ondes à la surface de l'eau.
  3. Pour quelles autres valeurs de NeN_e, inférieures à 40 Hz40\ \mathrm{Hz}, la surface paraît-elle encore immobile ? Justifier.
  4. Décrire le mouvement apparent des crêtes pour Ne=39 HzN_e=39\ \mathrm{Hz} puis pour Ne=41 HzN_e=41\ \mathrm{Hz}.
  5. Deux points de la surface, situés sur une même direction de propagation, sont distants de d=2,0 cmd=2{,}0\ \mathrm{cm}. Vibrent-ils en phase ou en opposition de phase ? Justifier.

Cet exercice et sa correction sont en cours de relecture. Tu peux les consulter ; l’exercice n’est pas encore proposé en séance.

Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Idée : une onde qui atteint un bord rigide se réfléchit et se superpose à l'onde incidente. La mousse absorbe l'onde qui arrive sur les bords et empêche le phénomène de réflexion, afin de n'observer que l'onde progressive issue de la réglette.

2. Idée : entre six crêtes consécutives il y a cinq intervalles, chacun égal à λ\lambda. Six crêtes consécutives délimitent 6−1=56-1=5 longueurs d'onde : 5λ=4,0 cm5\lambda=4{,}0\ \mathrm{cm}, d'où

λ=4,05=0,80 cm=8,0×10−3 m,v=λN=8,0×10−3×40=0,32 m⋅s−1\lambda=\frac{4{,}0}{5}=0{,}80\ \mathrm{cm}=8{,}0\times10^{-3}\ \mathrm{m},\qquad v=\lambda N=8{,}0\times10^{-3}\times40=\boxed{0{,}32\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}}

(Diviser 4,0 cm4{,}0\ \mathrm{cm} par 66 donnerait 0,67 cm0{,}67\ \mathrm{cm} et une célérité fausse de 0,27 m⋅s−10{,}27\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} : l'erreur de comptage se propage directement sur vv.)

3. Idée : immobilité apparente   ⟺  \iff entre deux éclairs chaque crête avance d'un nombre entier de λ\lambda, c'est-à-dire Te=kTT_e=kT. La surface paraît immobile si Ne=NkN_e=\dfrac{N}{k} avec kk entier non nul. Pour Ne<40 HzN_e<40\ \mathrm{Hz} : k=2k=2 donne Ne=20 HzN_e=20\ \mathrm{Hz}, k=3k=3 donne Ne≈13,3 HzN_e\approx13{,}3\ \mathrm{Hz}, k=4k=4 donne Ne=10 HzN_e=10\ \mathrm{Hz}, etc. La plus grande fréquence d'éclairs donnant l'immobilité est Ne=N=40 HzN_e=N=40\ \mathrm{Hz}, ce qui justifie que 40 Hz40\ \mathrm{Hz} est bien la fréquence du vibreur et non un sous-multiple.

4. Idée : comparer la période des éclairs à la période de l'onde. Pour Ne=39 Hz<NN_e=39\ \mathrm{Hz}<N, Te>TT_e>T : entre deux éclairs chaque crête parcourt un peu plus que λ\lambda ; on croit voir la crête précédente légèrement avancée : les crêtes semblent se déplacer au ralenti dans le sens réel de propagation. Pour Ne=41 Hz>NN_e=41\ \mathrm{Hz}>N, Te<TT_e<T : chaque crête a parcouru un peu moins que λ\lambda ; on la voit un peu en arrière de la position de la crête précédente : mouvement apparent au ralenti en sens inverse de la propagation.

5. Idée : le déphasage entre deux points distants de dd vaut 2πd/λ2\pi d/\lambda. dλ=2,00,80=2,5\dfrac{d}{\lambda}=\dfrac{2{,}0}{0{,}80}=2{,}5, donc ∣Δφ∣=2π×2,5=5π=π+2×2π|\Delta\varphi|=2\pi\times2{,}5=5\pi=\pi+2\times2\pi. Comme d=2,5 λ=(2×2+1)λ2d=2{,}5\,\lambda=(2\times2+1)\dfrac{\lambda}{2} est un nombre impair de demi-longueurs d'onde, les deux points vibrent en opposition de phase : quand l'un est sur une crête, l'autre est dans un creux.

Relier ce raisonnement au bac

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