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Fahmio
Fahmio
Bac Tunisie
OM-GOscillations mécaniques

Pendule élastique forcé par F(t)=Fmsin⁡(2πNt)F(t)=F_m\sin(2\pi Nt) : identifier F(t)F(t), construction de Fresnel à l'échelle, Xm(N)X_m(N) et Vm(N)V_m(N), résonances d'élongation et de vitesse

Idée directrice

En régime sinusoïdal forcé, l'excitateur impose sa fréquence NN. La force F(t)=Fmsin⁡(2πNt)F(t)=F_m\sin(2\pi Nt) a une phase initiale nulle : on reconnaît sa courbe, et le décalage horaire donne la phase φx\varphi_x de l'élongation, toujours en retard. Chaque terme de mx¨+hx˙+kx=Fm\ddot x+h\dot x+kx=F devient un vecteur de Fresnel — kXmkX_m à la phase φx\varphi_x, 4π2N2mXm4\pi^2N^2mX_m opposé, 2πNhXm2\pi NhX_m en quadrature avance — dont la somme ferme sur FmF_m : le triangle rectangle obtenu donne kk, hh, mm, puis la loi Xm(N)X_m(N). En balayant NN, l'élongation résonne à Nr<N0N_r<N_0, seulement si h<2kmh<\sqrt{2km} ; la vitesse résonne toujours à N0N_0, avec Vm0=FmhV_{m0}=\frac{F_m}{h}.

Ce qui aide à reconnaître la démarche

« Justifier que la courbe (C2)(C_2) correspond à F(t)F(t) » ; « Déterminer graphiquement les valeurs de XmX_m, FmF_m, N1N_1 et φx\varphi_x » ; « En respectant l'échelle donnée, compléter la construction de Fresnel » ; « Montrer que pour Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\frac{h^2}{8\pi^2m^2} l'amplitude XmX_m prend sa plus grande valeur » ; « Justifier que la courbe (b) représente l'évolution de XmX_m en fonction de NN » ; « Justifier que l'oscillateur est en état de résonance de vitesse »

Besoin d’un point de départ ? Voir la méthode
  • Reconnaître F(t)F(t) : sa phase initiale est nulle (courbe nulle et croissante à t=0t=0). Lire φx\varphi_x par ∣Δφ∣=2πΔtT|\Delta\varphi|=2\pi\frac{\Delta t}{T} : en régime forcé, l'élongation est toujours en retard sur la force (−π<φx<0-\pi<\varphi_x<0).
  • Fresnel mécanique : kXmkX_m à la phase φx\varphi_x, 4π2N2mXm4\pi^2N^2mX_m dans le sens opposé, 2πNhXm2\pi NhX_m en avance de π2\frac\pi2 ; leur somme est FmF_m sur l'axe des phases. Mesurer, convertir avec l'échelle, puis diviser par XmX_m, 2πNXm2\pi NX_m ou 4π2N2Xm4\pi^2N^2X_m.
  • Le triangle rectangle OBCOBC donne Xm(N)X_m(N) par Pythagore ; XmX_m est maximale pour Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\frac{h^2}{8\pi^2m^2}, seulement si h<2kmh<\sqrt{2km}.
  • Vm=2πNXmV_m=2\pi NX_m est maximale à N0N_0 quel que soit hh : Vm0=FmhV_{m0}=\frac{F_m}{h}, vv en phase avec FF, φx=−π2\varphi_x=-\frac\pi2.
  • Identifier les courbes de résonance : Xm(0)=Fmk≠0X_m(0)=\frac{F_m}{k}\ne0 alors que Vm(0)=0V_m(0)=0 ; le maximum de XmX_m est à gauche de celui de VmV_m.
Les pièges à vérifier dans ta démarche

Prendre pour F(t)F(t) la courbe de plus grande amplitude (les deux grandeurs n'ont pas la même unité) ; annoncer φx>0\varphi_x>0 alors que l'élongation est en retard sur la force ; oublier l'échelle, ou diviser BCBC par XmX_m au lieu de 2πN1Xm2\pi N_1X_m ; tracer le vecteur de md2xdt2m\frac{d^2x}{dt^2} dans le sens de OA→\overrightarrow{OA} ; placer la résonance d'élongation à N0N_0 ou la croire toujours possible — elle disparaît pour h≥2kmh\ge\sqrt{2km}, alors que la résonance de vitesse reste à N0N_0 quel que soit hh ; confondre Xm(N)X_m(N) et Vm(N)V_m(N) en ne regardant que les sommets, sans vérifier les valeurs aux très basses fréquences.

Sujet principal

Exercice — pendule élastique en oscillations forcées (6,5 points), dans l'esprit des sessions 2015–2026

4 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un pendule élastique horizontal est constitué d'un solide (S)(S) de masse mm, attaché à l'une des extrémités d'un ressort (R)(R) à spires non jointives, de masse négligeable et de raideur kk, dont l'autre extrémité est fixe. Le solide coulisse le long d'une tige horizontale et subit des frottements visqueux équivalents à une force f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v, où hh est une constante positive. À l'équilibre, le centre d'inertie GG de (S)(S) coïncide avec l'origine OO d'un repère (O,i⃗)(O,\vec i) porté par l'axe du ressort.

Un excitateur exerce sur (S)(S) une force F⃗(t)=Fmsin⁡(2πNt) i⃗\vec F(t)=F_m\sin(2\pi Nt)\,\vec i, d'amplitude FmF_m constante et de fréquence NN réglable. En régime permanent, l'élongation de GG s'écrit x(t)=Xmsin⁡(2πNt+φx)x(t)=X_m\sin(2\pi Nt+\varphi_x). Un dispositif approprié enregistre simultanément x(t)x(t) et F(t)F(t) ; pour une fréquence N1N_1, on obtient les courbes (C1)(C_1) et (C2)(C_2) de la figure 1.

  1. Étude des enregistrements.
    1. En appliquant la deuxième loi de Newton au solide (S)(S), établir l'équation différentielle md2xdt2+hdxdt+kx=F(t)m\dfrac{d^2x}{dt^2}+h\dfrac{dx}{dt}+kx=F(t).
    2. Justifier que la courbe (C2)(C_2) correspond à F(t)F(t).
    3. Déterminer graphiquement les valeurs de XmX_m, de FmF_m et de N1N_1, puis, à partir du décalage horaire entre les deux courbes, celle de la phase initiale φx\varphi_x.
  2. La figure 2 (à compléter) représente la construction de Fresnel inachevée, à la fréquence N1N_1, relative à l'équation différentielle précédente ; le vecteur OA→\overrightarrow{OA}, de longueur 8 cm8\ \text{cm}, est associé à kx(t)kx(t).
    1. En respectant l'échelle 1 cm↔0,1 N1\ \text{cm}\leftrightarrow0{,}1\ \text{N}, compléter la construction en représentant les vecteurs AB→\overrightarrow{AB}, BC→\overrightarrow{BC} et OC→\overrightarrow{OC} associés respectivement à md2xdt2m\dfrac{d^2x}{dt^2}, à hdxdth\dfrac{dx}{dt} et à F(t)F(t).
    2. En déduire les valeurs de kk, de hh et de mm.
  3. Étude théorique.
    1. En exploitant la construction de Fresnel pour une fréquence NN inférieure à la fréquence propre N0N_0 de l'oscillateur, montrer que Xm=Fm4π2h2N2+(k−4π2N2m)2X_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{4\pi^2h^2N^2+(k-4\pi^2N^2m)^2}}.
    2. Montrer que XmX_m prend sa plus grande valeur pour la fréquence NrN_r telle que Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}. Nommer le phénomène qui se produit à NrN_r.
    3. Établir la condition que doit vérifier hh pour que ce phénomène puisse se produire ; calculer la valeur limite hℓh_\ell et conclure pour l'oscillateur étudié.
    4. Montrer que l'amplitude de la vitesse s'écrit Vm=Fmh2+(k2πN−2πNm)2V_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{h^2+\left(\frac{k}{2\pi N}-2\pi Nm\right)^2}} ; en déduire qu'elle est maximale pour N=N0N=N_0, exprimer cette valeur maximale Vm0V_{m0} et préciser alors le déphasage entre v(t)v(t) et F(t)F(t).
  4. En gardant FmF_m constante, on fait varier la fréquence NN ; pour chaque valeur on mesure XmX_m et on détermine VmV_m. On obtient les courbes (a) et (b) de la figure 3.
    1. Justifier que la courbe (b) représente l'évolution de XmX_m en fonction de NN.
    2. Préciser les valeurs de NrN_r et de N0N_0. Nommer le phénomène dont l'oscillateur est le siège pour N=N0N=N_0.
    3. En exploitant la figure 3, retrouver les valeurs de hh, de mm et de kk.
    4. On augmente le coefficient de frottement jusqu'à h′=1,6 kg⋅s−1h'=1{,}6\ \text{kg·s}^{-1}. Préciser, en le justifiant, comment sont modifiés la valeur de XmX_m aux très basses fréquences, puis la fréquence et la hauteur du maximum de la courbe Xm(N)X_m(N). Que devient cette courbe si le coefficient de frottement dépasse hℓh_\ell ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1.a Idée : isoler le solide et projeter sur l'axe du mouvement. Système : le solide (S)(S), dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Forces : le poids P⃗\vec P et la réaction R⃗\vec R de la tige (verticales, elles se compensent), la tension du ressort T⃗=−kx i⃗\vec T=-kx\,\vec i, la force de frottement f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v et la force excitatrice F⃗\vec F. D'après la deuxième loi de Newton, P⃗+R⃗+T⃗+f⃗+F⃗=ma⃗\vec P+\vec R+\vec T+\vec f+\vec F=m\vec a ; en projection sur l'axe (O,i⃗)(O,\vec i) : −kx−hdxdt+F(t)=md2xdt2-kx-h\dfrac{dx}{dt}+F(t)=m\dfrac{d^2x}{dt^2}, d'où l'équation différentielle md2xdt2+hdxdt+kx=F(t)m\dfrac{d^2x}{dt^2}+h\dfrac{dx}{dt}+kx=F(t).

1.b Idée : la force excitatrice a une phase initiale nulle. F(0)=Fmsin⁡0=0F(0)=F_m\sin0=0 et FF croît à t=0t=0 : sa courbe passe par zéro en croissant à l'origine des dates. C'est le cas de (C2)(C_2) ; (C1)(C_1) vaut environ −3,5-3{,}5 à t=0t=0, sa phase initiale n'est pas nulle : c'est l'élongation x(t)x(t).

1.c D'après les courbes : Xm=4,0 cmX_m=\boxed{4{,}0\ \text{cm}} (amplitude de (C1)(C_1)) et Fm=5×10−1 N=0,50 NF_m=5\times10^{-1}\ \text{N}=\boxed{0{,}50\ \text{N}}. Les deux courbes ont la même période T1=0,6 sT_1=0{,}6\ \text{s}, donc N1=1T1=53 Hz≈1,67 HzN_1=\frac{1}{T_1}=\frac53\ \text{Hz}\approx\boxed{1{,}67\ \text{Hz}}.

Idée : un décalage horaire Δt\Delta t correspond à un déphasage ∣Δφ∣=2πΔtT1|\Delta\varphi|=2\pi\frac{\Delta t}{T_1}. FF est maximale à t=0,15 st=0{,}15\ \text{s} et xx à t=0,25 st=0{,}25\ \text{s} : l'élongation est en retard de Δt=0,10 s\Delta t=0{,}10\ \text{s} sur la force, et ∣Δφ∣=2π×0,100,6=π3|\Delta\varphi|=2\pi\times\frac{0{,}10}{0{,}6}=\frac\pi3. Comme φF=0\varphi_F=0 et que xx est en retard : φx=−π3 rad\boxed{\varphi_x=-\frac\pi3\ \text{rad}}. Contrôle : x(0)=4sin⁡(−π3)≈−3,46 cmx(0)=4\sin\left(-\frac\pi3\right)\approx-3{,}46\ \text{cm}, la valeur lue sur (C1)(C_1).

2.a Idée : dériver une fonction sinusoïdale avance sa phase de π2\frac\pi2 ; chaque terme de l'équation devient un vecteur de Fresnel dont la phase se déduit de φx\varphi_x.

  • kx ↦ OA→ [kXm ; φx]kx\ \mapsto\ \overrightarrow{OA}\,[kX_m\ ;\ \varphi_x] : donné, 8 cm8\ \text{cm}.
  • md2xdt2 ↦ AB→ [4π2N12mXm ; φx+π]m\frac{d^2x}{dt^2}\ \mapsto\ \overrightarrow{AB}\,[4\pi^2N_1^2mX_m\ ;\ \varphi_x+\pi] : opposé à OA→\overrightarrow{OA}, donc BB est sur le segment [OA][OA].
  • hdxdt ↦ BC→ [2πN1hXm ; φx+π2]h\frac{dx}{dt}\ \mapsto\ \overrightarrow{BC}\,[2\pi N_1hX_m\ ;\ \varphi_x+\frac\pi2] : perpendiculaire à (OA)(OA), en avance de π2\frac\pi2.
  • F ↦ OC→ [Fm ; 0]F\ \mapsto\ \overrightarrow{OC}\,[F_m\ ;\ 0] : 5 cm5\ \text{cm} sur l'axe des phases, et OA→+AB→+BC→=OC→\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{OC}.

On trace OC→\overrightarrow{OC} (5 cm5\ \text{cm}) sur l'axe des phases ; BB est le pied de la perpendiculaire menée de CC à la droite (OA)(OA). On mesure OB=5cos⁡π3=2,5 cmOB=5\cos\frac\pi3=2{,}5\ \text{cm}, donc AB=8−2,5=5,5 cmAB=8-2{,}5=5{,}5\ \text{cm}, et BC=5sin⁡π3≈4,33 cmBC=5\sin\frac\pi3\approx4{,}33\ \text{cm}.

2.b OA=8 cmOA=8\ \text{cm} représente kXm=0,80 NkX_m=0{,}80\ \text{N} : k=0,800,040=20 N⋅m−1k=\frac{0{,}80}{0{,}040}=\boxed{20\ \text{N·m}^{-1}}.

BC≈4,33 cmBC\approx4{,}33\ \text{cm} représente 2πN1hXm=0,433 N2\pi N_1hX_m=0{,}433\ \text{N}, avec 2πN1Xm=2π×53×0,040≈0,419 m⋅s−12\pi N_1X_m=2\pi\times\frac53\times0{,}040\approx0{,}419\ \text{m·s}^{-1} : h=0,4330,419≈1,03 kg⋅s−1h=\frac{0{,}433}{0{,}419}\approx\boxed{1{,}03\ \text{kg·s}^{-1}}.

AB=5,5 cmAB=5{,}5\ \text{cm} représente 4π2N12mXm=0,55 N4\pi^2N_1^2mX_m=0{,}55\ \text{N}, avec 4π2N12Xm≈4,39 m⋅s−24\pi^2N_1^2X_m\approx4{,}39\ \text{m·s}^{-2} : m=0,554,39≈0,125 kgm=\frac{0{,}55}{4{,}39}\approx\boxed{0{,}125\ \text{kg}}.

3.a Idée : pour N<N0N<N_0, k>4π2N2mk>4\pi^2N^2m : le point BB reste entre OO et AA et le triangle OBCOBC est rectangle en BB. OB=OA−AB=(k−4π2N2m)XmOB=OA-AB=(k-4\pi^2N^2m)X_m, BC=2πNhXmBC=2\pi NhX_m et OC=FmOC=F_m. D'après le théorème de Pythagore, OC2=OB2+BC2OC^2=OB^2+BC^2 :

Fm2=Xm2[4π2h2N2+(k−4π2N2m)2]F_m^2=X_m^2\left[4\pi^2h^2N^2+(k-4\pi^2N^2m)^2\right]

d'où Xm=Fm4π2h2N2+(k−4π2N2m)2X_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{4\pi^2h^2N^2+(k-4\pi^2N^2m)^2}}.

3.b Idée : XmX_m est maximale quand le radicande est minimal ; on le dérive par rapport à u=N2u=N^2. Posons D(u)=4π2h2u+(k−4π2mu)2D(u)=4\pi^2h^2u+(k-4\pi^2mu)^2 :

dDdu=4π2h2−8π2m (k−4π2mu)\dfrac{dD}{du}=4\pi^2h^2-8\pi^2m\,(k-4\pi^2mu)

La dérivée s'annule pour k−4π2mu=h22mk-4\pi^2mu=\dfrac{h^2}{2m}, soit u=k4π2m−h28π2m2u=\dfrac{k}{4\pi^2m}-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}, et d2Ddu2=32π4m2>0\dfrac{d^2D}{du^2}=32\pi^4m^2>0 : c'est bien un minimum de DD, donc un maximum de XmX_m. Avec N02=k4π2mN_0^2=\dfrac{k}{4\pi^2m} : Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}, et Nr<N0N_r<N_0. C'est la résonance d'élongation (ou d'amplitude).

3.c Le phénomène n'existe que si Nr2>0N_r^2>0, soit h28π2m2<k4π2m\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}<\dfrac{k}{4\pi^2m}, c'est-à-dire h2<2kmh^2<2km : h<hℓ=2kmh<h_\ell=\sqrt{2km}. AN : hℓ=2×20×0,125=5≈2,24 kg⋅s−1h_\ell=\sqrt{2\times20\times0{,}125}=\sqrt5\approx\boxed{2{,}24\ \text{kg·s}^{-1}}. Ici h≈1,03 kg⋅s−1<hℓh\approx1{,}03\ \text{kg·s}^{-1}<h_\ell : la résonance d'élongation peut se produire.

3.d Idée : v=dxdtv=\frac{dx}{dt}, donc Vm=2πNXmV_m=2\pi NX_m ; on fait entrer 2πN2\pi N sous le radical.

Vm=2πN Fm4π2h2N2+(k−4π2N2m)2V_m=\dfrac{2\pi N\,F_m}{\sqrt{4\pi^2h^2N^2+(k-4\pi^2N^2m)^2}}

En divisant le numérateur et le dénominateur par 2πN>02\pi N>0 :

Vm=Fmh2+(k2πN−2πNm)2V_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{h^2+\left(\frac{k}{2\pi N}-2\pi Nm\right)^2}}

Le numérateur est constant : VmV_m est maximale quand k2πN=2πNm\frac{k}{2\pi N}=2\pi Nm, soit 4π2N2=km4\pi^2N^2=\frac km, c'est-à-dire pour N=N0N=N_0, quel que soit hh. Alors Vm0=Fmh\boxed{V_{m0}=\frac{F_m}{h}}. Sur la construction de Fresnel, k=4π2N02mk=4\pi^2N_0^2m donne OA→+AB→=0⃗\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{AB}=\vec0 : le vecteur associé à hdxdth\frac{dx}{dt} se confond avec OC→\overrightarrow{OC}, donc v(t)v(t) est en phase avec F(t)F(t) (et φx=−π2\varphi_x=-\frac\pi2).

4.a Idée : comparer les deux courbes aux très basses fréquences. Quand N→0N\to0, Xm→Fmk≠0X_m\to\frac{F_m}{k}\ne0 (allongement statique), alors que Vm=2πNXm→0V_m=2\pi NX_m\to0. La courbe (b) part de 2,5 cm=0,5020 m2{,}5\ \text{cm}=\frac{0{,}50}{20}\ \text{m} et la courbe (a) part de 00 : (b) représente Xm(N)X_m(N). De plus, le maximum de (b) est à gauche de celui de (a), comme Nr<N0N_r<N_0.

4.b D'après la figure 3 : maximum de (b), Nr≈1,78 Hz\boxed{N_r\approx1{,}78\ \text{Hz}} ; maximum de (a), N0≈2,01 Hz\boxed{N_0\approx2{,}01\ \text{Hz}}. Pour N=N0N=N_0, l'amplitude de la vitesse est maximale : l'oscillateur est le siège de la résonance de vitesse, analogue mécanique de la résonance d'intensité du circuit RLC série ; v(t)v(t) et F(t)F(t) sont en phase.

4.c Au maximum de (a), Vm0=0,484 m⋅s−1V_{m0}=0{,}484\ \text{m·s}^{-1} et Vm0=FmhV_{m0}=\frac{F_m}{h} : h=0,500,484≈1,03 kg⋅s−1h=\frac{0{,}50}{0{,}484}\approx\boxed{1{,}03\ \text{kg·s}^{-1}}. De Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\frac{h^2}{8\pi^2m^2} on tire :

m=h2π2 (N02−Nr2)m=\dfrac{h}{2\pi\sqrt{2\,(N_0^2-N_r^2)}}

avec N02−Nr2=2,012−1,782≈0,872 Hz2N_0^2-N_r^2=2{,}01^2-1{,}78^2\approx0{,}872\ \text{Hz}^2 et 2π2×0,872≈8,302\pi\sqrt{2\times0{,}872}\approx8{,}30 : m=1,0338,296≈0,1245≈0,125 kgm=\frac{1{,}033}{8{,}296}\approx0{,}1245\approx\boxed{0{,}125\ \text{kg}}. Puis k=4π2N02m≈39,5×4,04×0,1245≈19,9 N⋅m−1k=4\pi^2N_0^2m\approx39{,}5\times4{,}04\times0{,}1245\approx\boxed{19{,}9\ \text{N·m}^{-1}}. Aux erreurs de lecture près, on retrouve les valeurs de la question 2.b.

4.d Idée : le frottement n'intervient pas dans Xm(0)=FmkX_m(0)=\frac{F_m}{k}, mais il abaisse et décale le maximum. Aux très basses fréquences, Xm→Fmk=2,5 cmX_m\to\frac{F_m}{k}=2{,}5\ \text{cm} : même point de départ. Comme h′<hℓh'<h_\ell, la résonance d'élongation subsiste, mais Nr′2=N02−h′28π2m2N_r'^2=N_0^2-\frac{h'^2}{8\pi^2m^2} diminue : le maximum se produit à plus basse fréquence (Nr′≈1,41 HzN_r'\approx1{,}41\ \text{Hz}). Pour toute fréquence non nulle, le terme 4π2h2N24\pi^2h^2N^2 du radicande augmente, donc XmX_m diminue : la courbe passe en dessous de (b) et son maximum est plus bas (environ 2,87 cm2{,}87\ \text{cm} d'après la relation de 3.a) ; la résonance est floue. Si le coefficient de frottement dépasse hℓh_\ell, NrN_r n'existe plus : XmX_m décroît constamment depuis Fmk\frac{F_m}{k}, il n'y a plus de résonance d'élongation (la résonance de vitesse, elle, reste à N0N_0).

Changer d’énoncé, garder le raisonnement

Choisis un seul transfert après le sujet principal. Qu’est-ce qui change ? Quel résultat ou quelle méthode peux-tu réutiliser ? Les autres exercices restent disponibles pour une prochaine séance.

Variantes rencontrées : identifier F(t)F(t) parmi deux enregistrements, construction de Fresnel à compléter à l'échelle, puis courbes Xm(N)X_m(N) et Vm(N)V_m(N) à identifier (contrôle 2023, Mathématiques) ; « compléter les indications manquantes sur la construction de Fresnel » et quadrature retard de xx sur FF à la résonance de vitesse (principale 2015, Mathématiques) ; force excitatrice et tension du ressort T=−kxT=-kx enregistrées simultanément (principale 2017, Mathématiques) ; Fresnel pour une fréquence N<N0N<N_0 afin d'établir XmX_m, puis hh et FmF_m lus sur la courbe Xm(N)X_m(N) (principale 2026, Mathématiques) ; mesureur de vitesse placé en OO pour justifier la résonance de vitesse, puis hh et la fréquence de la résonance d'élongation (contrôle 2025, Mathématiques) ; courbes Tmax(N)T_{max}(N) et fmax(N)f_{max}(N) (contrôle 2020, Mathématiques) ; Xm1X_{m1} et N1N_1 donnés pour calculer hh et FmF_m (contrôle 2019, Mathématiques) ; tableau d'analogie électrique-mécanique et résonance de vitesse transposée de la résonance d'intensité (principale 2017, Sciences expérimentales) ; construction de Fresnel mécanique déduite, par analogie, de celle de la charge q(t)q(t) (principale 2019, Sciences expérimentales). En Sciences expérimentales, l'exercice (4,25 à 4,5 points) garde les lectures, la construction de Fresnel et l'exploitation de la résonance, sans établir Xm(N)X_m(N) ni NrN_r.

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

1 Drill OM-G.1 — mesureur de vitesse en OO : justifier la résonance de vitesse, en tirer hh, puis la fréquence de la résonance d'élongation
Entraînement 01 / 04

Drill OM-G.1 — mesureur de vitesse en OO : justifier la résonance de vitesse, en tirer hh, puis la fréquence de la résonance d'élongation

5 questionsCorrigé masqué

Un solide (S)(S) de masse m=250 gm=250\ \text{g}, accroché à un ressort horizontal de raideur k=25 N⋅m−1k=25\ \text{N·m}^{-1}, coulisse le long d'une tige horizontale. Il est soumis à des frottements visqueux f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v et à une force excitatrice F⃗(t)=Fmsin⁡(2πNt) i⃗\vec F(t)=F_m\sin(2\pi Nt)\,\vec i d'amplitude Fm=0,60 NF_m=0{,}60\ \text{N} et de fréquence NN réglable ; l'élongation de son centre d'inertie GG s'écrit x(t)=Xmsin⁡(2πNt+φx)x(t)=X_m\sin(2\pi Nt+\varphi_x). Un mesureur de vitesse est placé en OO, position d'équilibre de GG. Lorsqu'on règle la fréquence à N1=1,59 HzN_1=1{,}59\ \text{Hz}, le mesureur indique 0,40 m⋅s−10{,}40\ \text{m·s}^{-1}.

  1. Montrer que l'indication du mesureur est l'amplitude VmV_m de la vitesse de GG.
  2. Calculer la fréquence propre N0N_0 de l'oscillateur. Justifier que l'oscillateur est en état de résonance de vitesse.
  3. En déduire la valeur de hh, puis l'amplitude XmX_m des oscillations de GG à cette fréquence.
  4. Pour une fréquence N2N_2, l'amplitude XmX_m passe par une valeur maximale. Nommer ce phénomène, vérifier qu'il peut se produire et calculer N2N_2.
  5. La fréquence étant réglée à N2N_2, le mesureur indique-t-il plus ou moins que 0,40 m⋅s−10{,}40\ \text{m·s}^{-1} ? Justifier sans calcul, puis vérifier sachant qu'à cette fréquence Xm≈4,2 cmX_m\approx4{,}2\ \text{cm}.
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1. Idée : en OO, l'élongation est nulle. x=Xmsin⁡(2πNt+φx)=0x=X_m\sin(2\pi Nt+\varphi_x)=0 entraîne cos⁡(2πNt+φx)=±1\cos(2\pi Nt+\varphi_x)=\pm1 ; comme v=2πNXmcos⁡(2πNt+φx)v=2\pi NX_m\cos(2\pi Nt+\varphi_x), le mesureur lit ∣v∣=2πNXm=Vm|v|=2\pi NX_m=V_m.

2. N0=12πkm=12π250,25=102π≈1,59 HzN_0=\frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac km}=\frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{25}{0{,}25}}=\frac{10}{2\pi}\approx\boxed{1{,}59\ \text{Hz}}. La fréquence excitatrice est égale à la fréquence propre, N1=N0N_1=N_0 : l'amplitude de la vitesse est maximale et v(t)v(t) est en phase avec F(t)F(t) ; l'oscillateur est en état de résonance de vitesse, quel que soit l'amortissement.

3. À la résonance de vitesse, Vm0=FmhV_{m0}=\frac{F_m}{h}, donc h=0,600,40=1,5 kg⋅s−1h=\frac{0{,}60}{0{,}40}=\boxed{1{,}5\ \text{kg·s}^{-1}}. Et Xm=Vm02πN0=0,4010=4,0 cmX_m=\frac{V_{m0}}{2\pi N_0}=\frac{0{,}40}{10}=\boxed{4{,}0\ \text{cm}}.

4. C'est la résonance d'élongation. Elle existe si h<2km=12,5≈3,54 kg⋅s−1h<\sqrt{2km}=\sqrt{12{,}5}\approx3{,}54\ \text{kg·s}^{-1} : c'est le cas. N22=N02−h28π2m2≈2,533−0,456=2,077 Hz2N_2^2=N_0^2-\frac{h^2}{8\pi^2m^2}\approx2{,}533-0{,}456=2{,}077\ \text{Hz}^2, donc N2≈1,44 HzN_2\approx\boxed{1{,}44\ \text{Hz}}, inférieure à N0N_0.

5. Idée : l'amplitude de la vitesse n'est maximale qu'à N0N_0. N2≠N0N_2\ne N_0, donc le mesureur indique moins que 0,40 m⋅s−10{,}40\ \text{m·s}^{-1} — même si l'amplitude de l'élongation est, elle, maximale. Vérification : Vm=2πN2Xm≈2π×1,44×0,042≈0,38 m⋅s−1V_m=2\pi N_2X_m\approx2\pi\times1{,}44\times0{,}042\approx\boxed{0{,}38\ \text{m·s}^{-1}}.

2 Drill OM-G.2 — Sciences expérimentales : compléter l'analogie électrique-mécanique, en tirer hh et kk, transposer la résonance d'intensité
Entraînement 02 / 04

Drill OM-G.2 — Sciences expérimentales : compléter l'analogie électrique-mécanique, en tirer hh et kk, transposer la résonance d'intensité

8 questionsCorrigé masqué

Un pendule élastique horizontal est formé d'un solide (S)(S) de masse m=250 gm=250\ \text{g} et d'un ressort de raideur kk inconnue. Le solide subit des frottements visqueux f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v et une force excitatrice F(t)=Fmsin⁡(2πNt)F(t)=F_m\sin(2\pi Nt) de fréquence NN réglable. En régime forcé, la vitesse de son centre d'inertie s'écrit v(t)=Vmsin⁡(2πNt+φv)v(t)=V_m\sin(2\pi Nt+\varphi_v). Pour N1=1,5 HzN_1=1{,}5\ \text{Hz}, les enregistrements simultanés de v(t)v(t) et de F(t)F(t) donnent Vm=0,50 m⋅s−1V_m=0{,}50\ \text{m·s}^{-1} et Fm=0,60 NF_m=0{,}60\ \text{N} ; de plus v(t)v(t) atteint son maximum 19 s\frac19\ \text{s} avant F(t)F(t).

On rappelle que, pour un circuit RLC série alimenté par u(t)=Umsin⁡(2πNt)u(t)=U_m\sin(2\pi Nt), l'intensité i(t)=Imsin⁡(2πNt+φi)i(t)=I_m\sin(2\pi Nt+\varphi_i) vérifie :

  • amplitude : Im=UmR2+(12πNC−2πNL)2I_m=\dfrac{U_m}{\sqrt{R^2+\left(\frac{1}{2\pi NC}-2\pi NL\right)^2}} ;
  • impédance : Z=UmImZ=\dfrac{U_m}{I_m} ;
  • phase : cos⁡φi=RZ\cos\varphi_i=\dfrac RZ et tan⁡φi=12πNC−2πNLR\tan\varphi_i=\dfrac{\frac{1}{2\pi NC}-2\pi NL}{R}.
  1. Déterminer la phase initiale φv\varphi_v de v(t)v(t).
  2. En utilisant l'analogie formelle électrique-mécanique, écrire pour le pendule élastique les expressions correspondantes de VmV_m, de l'impédance mécanique ZZ, de cos⁡φv\cos\varphi_v et de tan⁡φv\tan\varphi_v.
  3. Montrer que h=Fm2Vmh=\dfrac{F_m}{2V_m} et calculer sa valeur.
  4. En déduire la valeur de kk.
  5. On fait varier NN : pour N=N2N=N_2, VmV_m prend sa plus grande valeur Vm0V_{m0}. Par analogie, nommer le phénomène, puis déterminer N2N_2, Vm0V_{m0} et la nouvelle phase initiale φv′\varphi'_v de v(t)v(t).
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1. Idée : un maximum atteint plus tôt traduit une avance de phase. ∣Δφ∣=2πN1Δt=2π×1,5×19=π3|\Delta\varphi|=2\pi N_1\Delta t=2\pi\times1{,}5\times\frac19=\frac\pi3. La vitesse est en avance sur la force, dont la phase initiale est nulle : φv=+π3 rad\boxed{\varphi_v=+\frac\pi3\ \text{rad}}.

2. Analogies : u↔Fu\leftrightarrow F, i↔vi\leftrightarrow v, R↔hR\leftrightarrow h, L↔mL\leftrightarrow m, 1C↔k\frac1C\leftrightarrow k. D'où :

Vm=Fmh2+(k2πN−2πNm)2V_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{h^2+\left(\frac{k}{2\pi N}-2\pi Nm\right)^2}}

Z=FmVmZ=\dfrac{F_m}{V_m} ; cos⁡φv=hZ\cos\varphi_v=\dfrac hZ ; tan⁡φv=k2πN−2πNmh\tan\varphi_v=\dfrac{\frac{k}{2\pi N}-2\pi Nm}{h}.

3. h=Zcos⁡φv=FmVmcos⁡π3=Fm2Vmh=Z\cos\varphi_v=\frac{F_m}{V_m}\cos\frac\pi3=\frac{F_m}{2V_m}. AN : h=0,602×0,50=0,60 kg⋅s−1h=\frac{0{,}60}{2\times0{,}50}=\boxed{0{,}60\ \text{kg·s}^{-1}}.

4. tan⁡π3=3\tan\frac\pi3=\sqrt3, donc k2πN1−2πN1m=h3\frac{k}{2\pi N_1}-2\pi N_1m=h\sqrt3 et k=2πN1(2πN1m+h3)k=2\pi N_1\left(2\pi N_1m+h\sqrt3\right). Avec 2πN1≈9,42 rad⋅s−12\pi N_1\approx9{,}42\ \text{rad·s}^{-1}, 2πN1m≈2,36 kg⋅s−12\pi N_1m\approx2{,}36\ \text{kg·s}^{-1} et h3≈1,04 kg⋅s−1h\sqrt3\approx1{,}04\ \text{kg·s}^{-1} : k≈9,42×3,40≈32 N⋅m−1k\approx9{,}42\times3{,}40\approx\boxed{32\ \text{N·m}^{-1}}.

5. Idée : ImI_m maximale est la résonance d'intensité ; son analogue mécanique est VmV_m maximale. C'est la résonance de vitesse. Elle se produit à la fréquence propre : N2=N0=12πkm=12π320,25≈1,80 HzN_2=N_0=\frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac km}=\frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{32}{0{,}25}}\approx\boxed{1{,}80\ \text{Hz}}. Alors Z=hZ=h : Vm0=Fmh=1,0 m⋅s−1V_{m0}=\frac{F_m}{h}=\boxed{1{,}0\ \text{m·s}^{-1}}, et tan⁡φv′=0\tan\varphi'_v=0 avec cos⁡φv′=1\cos\varphi'_v=1 : φv′=0\boxed{\varphi'_v=0}, v(t)v(t) et F(t)F(t) sont en phase.

3 Drill OM-G.3 — courbes Tmax(N)T_{max}(N) et fmax(N)f_{max}(N) : les identifier, lire N0N_0, NrN_r et FmF_m, en tirer mm et hh
Entraînement 03 / 04

Drill OM-G.3 — courbes Tmax(N)T_{max}(N) et fmax(N)f_{max}(N) : les identifier, lire N0N_0, NrN_r et FmF_m, en tirer mm et hh

5 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Un mobile de masse mm, accroché à un ressort horizontal de raideur k=16 N⋅m−1k=16\ \text{N·m}^{-1}, glisse sur un banc horizontal ; une palette plongée dans un liquide lui impose des frottements visqueux f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v. Une force excitatrice F⃗(t)=Fmsin⁡(2πNt) i⃗\vec F(t)=F_m\sin(2\pi Nt)\,\vec i, d'amplitude constante et de fréquence NN réglable, le met en oscillations forcées. On admet que l'amplitude de l'élongation vaut Xm=Fm4π2h2N2+(k−4π2N2m)2X_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{4\pi^2h^2N^2+(k-4\pi^2N^2m)^2}} et qu'elle est maximale pour Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}, où N0N_0 est la fréquence propre de l'oscillateur mécanique {mobile + ressort}.

Pour chaque fréquence NN, un dispositif approprié mesure l'amplitude TmaxT_{max} de la tension du ressort et l'amplitude fmaxf_{max} de la force de frottement ; on obtient les courbes (C1)(C_1) et (C2)(C_2) ci-dessous.

  1. Exprimer TmaxT_{max} en fonction de kk et de XmX_m, et fmaxf_{max} en fonction de hh et de l'amplitude VmV_m de la vitesse.
  2. Justifier que la courbe (C2)(C_2) représente l'évolution de TmaxT_{max} en fonction de NN.
  3. Montrer que la plus grande valeur de fmaxf_{max} est égale à FmF_m. En exploitant les courbes, déterminer N0N_0, NrN_r et FmF_m.
  4. En déduire les valeurs de mm et de hh.
  5. Déterminer l'amplitude XmX_m des oscillations à la résonance d'élongation.
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1. T⃗=−kx i⃗\vec T=-kx\,\vec i donne Tmax=kXmT_{max}=kX_m ; f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v donne fmax=hVmf_{max}=hV_m.

2. Idée : regarder les très basses fréquences. Quand N→0N\to0, Xm→FmkX_m\to\frac{F_m}{k}, donc Tmax→Fm≠0T_{max}\to F_m\ne0 ; alors que Vm=2πNXm→0V_m=2\pi NX_m\to0, donc fmax→0f_{max}\to0. D'après les courbes, (C2)(C_2) part de 0,40 N0{,}40\ \text{N} et (C1)(C_1) de 00 : (C2)(C_2) représente Tmax(N)T_{max}(N). Son maximum est d'ailleurs à gauche de celui de (C1)(C_1), comme Nr<N0N_r<N_0.

3. fmax=hVmf_{max}=hV_m est maximale en même temps que VmV_m, c'est-à-dire à la résonance de vitesse, pour N=N0N=N_0, où Vm0=FmhV_{m0}=\frac{F_m}{h} : fmax(N0)=h⋅Fmh=Fmf_{max}(N_0)=h\cdot\frac{F_m}{h}=F_m, quel que soit hh. Lectures : sommet de (C1)(C_1), N0≈2,01 Hz\boxed{N_0\approx2{,}01\ \text{Hz}} et Fm=0,40 N\boxed{F_m=0{,}40\ \text{N}} (valeur confirmée par Tmax(0)T_{max}(0)) ; sommet de (C2)(C_2), Nr≈1,80 Hz\boxed{N_r\approx1{,}80\ \text{Hz}}.

4. m=k4π2N02=164π2×2,012≈0,100 kgm=\frac{k}{4\pi^2N_0^2}=\frac{16}{4\pi^2\times2{,}01^2}\approx\boxed{0{,}100\ \text{kg}} (0,1003 kg0{,}1003\ \text{kg}). Puis, de Nr2=N02−h28π2m2N_r^2=N_0^2-\frac{h^2}{8\pi^2m^2} :

h=2πm2 (N02−Nr2)h=2\pi m\sqrt{2\,(N_0^2-N_r^2)}

avec N02−Nr2=2,012−1,802≈0,800 Hz2N_0^2-N_r^2=2{,}01^2-1{,}80^2\approx0{,}800\ \text{Hz}^2 : h=2π×0,1003×1,600≈0,80 kg⋅s−1h=2\pi\times0{,}1003\times\sqrt{1{,}600}\approx\boxed{0{,}80\ \text{kg·s}^{-1}}.

5. Au sommet de (C2)(C_2), Tmax≈0,67 NT_{max}\approx0{,}67\ \text{N} : Xm=Tmaxk=0,6716≈4,2 cmX_m=\frac{T_{max}}{k}=\frac{0{,}67}{16}\approx\boxed{4{,}2\ \text{cm}}.

4 Drill OM-G.4 — valeur limite du coefficient de frottement : au-delà de 2km\sqrt{2km}, plus de résonance d'élongation
Entraînement 04 / 04

Drill OM-G.4 — valeur limite du coefficient de frottement : au-delà de 2km\sqrt{2km}, plus de résonance d'élongation

5 questionsCorrigé masqué

Un pendule élastique horizontal (m=200 gm=200\ \text{g}, k=20 N⋅m−1k=20\ \text{N·m}^{-1}) est soumis à une force excitatrice F(t)=Fmsin⁡(2πNt)F(t)=F_m\sin(2\pi Nt) d'amplitude Fm=0,50 NF_m=0{,}50\ \text{N} et à des frottements visqueux f⃗=−hv⃗\vec f=-h\vec v dont le coefficient hh est réglable (palette plongée dans des liquides plus ou moins visqueux). On admet que l'amplitude de l'élongation vaut Xm=Fm4π2h2N2+(k−4π2N2m)2X_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{4\pi^2h^2N^2+(k-4\pi^2N^2m)^2}} ; on note ω0=km\omega_0=\sqrt{\frac km} et N0=ω02πN_0=\frac{\omega_0}{2\pi}.

  1. On pose u=N2u=N^2 et D(u)=4π2h2u+(k−4π2mu)2D(u)=4\pi^2h^2u+(k-4\pi^2mu)^2. Montrer que DD atteint son minimum pour u0=N02−h28π2m2u_0=N_0^2-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}.
  2. En déduire que la résonance d'élongation ne peut se produire que si h<hℓh<h_\ell, avec hℓ=2km=2 m ω0h_\ell=\sqrt{2km}=\sqrt2\,m\,\omega_0. Calculer hℓh_\ell.
  3. Pour chacune des valeurs h1=0,8 kg⋅s−1h_1=0{,}8\ \text{kg·s}^{-1}, h2=2,0 kg⋅s−1h_2=2{,}0\ \text{kg·s}^{-1} et h3=3,5 kg⋅s−1h_3=3{,}5\ \text{kg·s}^{-1}, dire s'il y a résonance d'élongation ; le cas échéant, calculer sa fréquence NrN_r et l'amplitude maximale, donnée par Xm,max=Fmhω02−h24m2X_{m,max}=\dfrac{F_m}{h\sqrt{\omega_0^2-\frac{h^2}{4m^2}}}.
  4. Montrer que, pour h3h_3, XmX_m décroît constamment quand NN augmente. Donner l'allure des trois courbes Xm(N)X_m(N) sur un même graphe, en précisant leur valeur commune aux très basses fréquences.
  5. La résonance de vitesse existe-t-elle pour h3h_3 ? Préciser sa fréquence et l'amplitude Vm0V_{m0} de la vitesse pour chacune des trois valeurs de hh.
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1. dDdu=4π2h2−8π2m (k−4π2mu)\dfrac{dD}{du}=4\pi^2h^2-8\pi^2m\,(k-4\pi^2mu) s'annule pour u0=k4π2m−h28π2m2=N02−h28π2m2u_0=\dfrac{k}{4\pi^2m}-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}=N_0^2-\dfrac{h^2}{8\pi^2m^2}, et d2Ddu2=32π4m2>0\dfrac{d^2D}{du^2}=32\pi^4m^2>0 : DD est un polynôme du second degré en uu, minimal en u0u_0.

2. Idée : le minimum de DD doit être atteint pour une fréquence réelle, donc pour u0>0u_0>0. u0>0u_0>0 équivaut à h2<8π2m2N02=2m2ω02=2kmh^2<8\pi^2m^2N_0^2=2m^2\omega_0^2=2km, soit h<hℓ=2km=2 m ω0h<h_\ell=\sqrt{2km}=\sqrt2\,m\,\omega_0. Si u0≤0u_0\le0, DD croît sur [0 ;+∞[[0\ ;+\infty[ et XmX_m décroît : pas de maximum. AN : ω0=200,20=10 rad⋅s−1\omega_0=\sqrt{\frac{20}{0{,}20}}=10\ \text{rad·s}^{-1} et hℓ=2×20×0,20=8≈2,83 kg⋅s−1h_\ell=\sqrt{2\times20\times0{,}20}=\sqrt8\approx\boxed{2{,}83\ \text{kg·s}^{-1}}.

3. N02=ω024π2≈2,533 Hz2N_0^2=\frac{\omega_0^2}{4\pi^2}\approx2{,}533\ \text{Hz}^2 (N0≈1,59 HzN_0\approx1{,}59\ \text{Hz}).

  • h1=0,8<hℓh_1=0{,}8<h_\ell : résonance. h128π2m2≈0,203\frac{h_1^2}{8\pi^2m^2}\approx0{,}203, donc Nr=2,330≈1,53 HzN_r=\sqrt{2{,}330}\approx\boxed{1{,}53\ \text{Hz}} ; h124m2=4\frac{h_1^2}{4m^2}=4 et Xm,max=0,500,896≈6,4 cmX_{m,max}=\frac{0{,}50}{0{,}8\sqrt{96}}\approx\boxed{6{,}4\ \text{cm}}.
  • h2=2,0<hℓh_2=2{,}0<h_\ell : résonance. h228π2m2≈1,267\frac{h_2^2}{8\pi^2m^2}\approx1{,}267, donc Nr=1,266≈1,13 HzN_r=\sqrt{1{,}266}\approx\boxed{1{,}13\ \text{Hz}} ; h224m2=25\frac{h_2^2}{4m^2}=25 et Xm,max=0,502,075≈2,9 cmX_{m,max}=\frac{0{,}50}{2{,}0\sqrt{75}}\approx\boxed{2{,}9\ \text{cm}}.
  • h3=3,5>hℓh_3=3{,}5>h_\ell : pas de résonance d'élongation.

4. Pour h3h_3 : u0≈2,533−3,879<0u_0\approx2{,}533-3{,}879<0 ; d'après 2., DD croît pour u>0u>0, donc XmX_m décroît constamment. Les trois courbes partent de la même valeur Xm(0)=Fmk=2,5 cmX_m(0)=\frac{F_m}{k}=2{,}5\ \text{cm} : pic aigu pour h1h_1 (6,4 cm6{,}4\ \text{cm} vers 1,53 Hz1{,}53\ \text{Hz}), pic aplati pour h2h_2 (2,9 cm2{,}9\ \text{cm} vers 1,13 Hz1{,}13\ \text{Hz}), décroissance sans maximum pour h3h_3 ; toutes tendent vers 00 aux hautes fréquences.

5. Idée : Vm=2πNXm=Fmh2+(k2πN−2πNm)2V_m=2\pi NX_m=\dfrac{F_m}{\sqrt{h^2+\left(\frac{k}{2\pi N}-2\pi Nm\right)^2}} est maximale dès que k2πN=2πNm\frac{k}{2\pi N}=2\pi Nm, sans condition sur hh. La résonance de vitesse existe pour les trois valeurs, à N0≈1,59 HzN_0\approx1{,}59\ \text{Hz}, avec Vm0=FmhV_{m0}=\frac{F_m}{h} : 0,625 m⋅s−10{,}625\ \text{m·s}^{-1} pour h1h_1, 0,25 m⋅s−10{,}25\ \text{m·s}^{-1} pour h2h_2 et 0,14 m⋅s−1\boxed{0{,}14\ \text{m·s}^{-1}} pour h3h_3.

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