Exercice 1 — pendule élastique (7 points), dans l'esprit des sessions 2020–2026 (section Sport)
Un solide , supposé ponctuel, de masse inconnue, est attaché à l'une des extrémités d'un ressort à spires non jointives, de masse négligeable et de raideur ; l'autre extrémité du ressort est fixe. se déplace sur un banc horizontal, suivant un axe . La position de son centre d'inertie est repérée par son abscisse dans un repère supposé galiléen, où est la position de à l'équilibre ; on note le vecteur vitesse de . Le plan horizontal passant par est pris comme plan de référence de l'énergie potentielle de pesanteur.
I. Les frottements sont négligeables. On écarte de sa position d'équilibre d'une distance , puis on le lâche sans vitesse initiale à l'instant . Un dispositif d'acquisition enregistre l'élongation de (figure 1).
- Étude dynamique.
- Représenter les forces qui s'exercent sur à un instant où .
- Ce pendule élastique est un oscillateur libre non amorti. Justifier chacune de ces deux appellations.
- L'équation différentielle du mouvement s'écrit . Sachant que en est solution, vérifier que la pulsation propre est .
- En exploitant la courbe de la figure 1 :
- préciser, en le justifiant, si a été écarté, à l'instant , dans le sens positif ou dans le sens négatif des élongations ;
- en déduire la valeur de ;
- déterminer l'amplitude , la période propre et la phase initiale ;
- calculer la pulsation propre , puis préciser la nature du mouvement de .
- Exprimer la masse du solide en fonction de et de , puis calculer sa valeur.
- Étude énergétique du système {solide , ressort , Terre}.
- Préciser, en le justifiant, si ce système est conservatif.
- Exprimer son énergie mécanique à un instant en fonction de , , et .
- Montrer qu'à l'instant , l'énergie mécanique s'écrit , puis calculer .
- En déduire la date du premier passage de par la position d'équilibre et la valeur de sa vitesse à cet instant.
- On fixe sur une masselotte de masse ; la période propre de l'oscillateur devient .
- Exprimer en fonction de , et .
- Montrer que , puis calculer .
- II. Les frottements ne sont plus négligeables. On retire la masselotte ; est soumis à une force de frottement visqueux . Pour deux valeurs du coefficient , on refait l'expérience (même écart initial, lâcher sans vitesse) : on obtient les courbes (1) et (2) de la figure 2 ci-dessous.
- Préciser, pour chaque courbe, le régime des oscillations (pseudo-périodique ou apériodique) et si les oscillations sont faiblement ou fortement amorties.
- Attribuer, en le justifiant, chaque courbe à son coefficient de frottement.
- Deux minimums de la courbe (1), atteints aux dates (repérée sur la figure 2) et , sont séparés par quatre pseudo-périodes : . Calculer la pseudo-période et la comparer à .
- Pour la courbe (1) :
- déterminer l'énergie mécanique du système à l'instant et son énergie mécanique à la date ;
- en déduire l'énergie perdue entre et ; le système est-il conservatif ? Justifier.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1.a Système : le solide , dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Il est soumis à son poids (vertical, vers le bas), à la réaction du banc (verticale, vers le haut, puisqu'il n'y a pas de frottement) et à la tension du ressort , horizontale : pour , elle est dirigée vers , suivant .
1.b Libre : une fois lâché, n'est soumis à aucune action extérieure qui entretienne son mouvement ; il oscille à sa fréquence propre. Non amorti : les frottements étant négligeables, l'amplitude reste constante — la figure 1 garde la même amplitude de .
1.c Idée : reporter la solution dans l'équation. et . L'équation différentielle devient à chaque instant ; n'étant pas identiquement nul, , soit .
2.a À , la courbe part de : a été écarté dans le sens négatif des élongations.
2.b Lâché sans vitesse, part d'une position extrême : .
2.c D'après la courbe : . On compte quatre oscillations complètes entre et s, donc , soit . Idée : la valeur de fixe la phase. , donc et .
2.d . L'élongation (en cm) est une fonction sinusoïdale du temps : le mouvement de est rectiligne sinusoïdal.
3. , d'où . AN : .
4.a Oui. Les frottements sont négligés ; et , perpendiculaires au déplacement, ne travaillent pas, et la seule force qui travaille, la tension du ressort, est conservative : l'énergie mécanique se conserve, ce que confirme l'amplitude constante de la figure 1.
4.b avec : .
4.c À : (lâcher sans vitesse) et , donc . AN : .
4.d Idée : parti d'une position extrême, atteint au bout d'un quart de période ; en , et toute l'énergie est cinétique. Premier passage : . Conservation de l'énergie : , d'où
soit (on retrouve ). Venant de , se déplace alors dans le sens de : .
5.a La masse oscillante devient : .
5.b , d'où . AN : et , donc , soit .
6.a Courbe (1) : oscille de part et d'autre de avec une amplitude qui décroît — régime pseudo-périodique, oscillations faiblement amorties. Courbe (2) : revient à sans le dépasser, sans osciller — régime apériodique, oscillations fortement amorties.
6.b Idée : plus le frottement est fort, plus l'énergie est dissipée vite. Le régime apériodique correspond au frottement le plus fort : la courbe (2) correspond à et la courbe (1) à .
6.c , pour : la pseudo-période est très légèrement supérieure à la période propre (écart d'environ ) ; pour un faible amortissement, .
7.a Idée : aux extrémums de , la tangente est horizontale, donc et . À : . À , on lit : .
7.b Énergie perdue : , dissipée par les frottements (en chaleur). L'énergie mécanique diminue au cours du temps : le système n'est pas conservatif.